Archives mensuelles : août 2011

Auchentoshan – Three Wood (# 12)

 

Nom : Auchentoshan – Three Wood 

Type : Scotch single malt

Région : Lowlands, Écosse 

Taux d’alcool : 43% 

Site web : www.auchentoshan.com 

Prix : environ 60$ 

Disponibilité : N’est plus disponible à la SAQ

 

Petite histoire :

La distillerie d’Auchetoshan est située en banlieue de Glasgow, la plus grande ville d’Écosse.  Elle fut fondée en 1823, du moins c’est ce que prétend l’emballage, mais après quelques recherches sur internet j’ai trouvé les dates de 1800, 1817 et 1822.  Probablement que la date « officielle » est 1823.  Une particularité intéressante de cette distillerie est qu’ils utilisent la technique de triple distillation, contrairement à la grande majorité des autres distilleries d’Écosse, qui eux utilisent la double distillation.  Le site web d’Auchentoshan explique vraiment bien leur procédé de triple distillation, voici le lien : 

http://www.auchentoshan.com/triple-distillation-(our-way)/triple-distillation.aspx 

Maintenant concernant le Triple Wood, c’est un single malt whisky qui a été vieillit dans trois différents fûts (de là le nom de « Three Wood »), soit de bourbon américain, de sherry Oloroso et de Pedro Ximenez.

Ma dégustation : 

Couleur : ambrée foncée, texture sirupeuse 

Nez : légèrement fruité, butterscotch, bois torréfié (?) 

Goût : très boisé, butterscotch crémeux, léger picotement d’alcool

Finale : boisée, légère amertume et finale assez courte 

La couleur est d’un ambré assez foncé tirant légèrement sur le rouge, coloration qui vient fort probablement du passage en barrique de sherry.  Le liquide est assez sirupeux et laisse de belle « jambes » sur le rebord du verre.

Le nez est, à première approche, assez présent mais les différentes odeurs sont plutôt discrètes et difficiles à identifier.  À l’arrière plan, c’est légèrement fruité avec une touche de butterscotch.  Je perçois aussi une petite note de bois torréfié mais je ne suis pas certain (la meilleure description serait la coupe d’une planche de chêne dont la scie aurait forcée et que le bois a chauffé) un peu bizarre!  Ces odeurs sont plutôt subtiles dans l’ensemble.

En bouche, c’est très boisé et les tanins du bois sont en force et très présents.  Un léger picotement d’alcool réchauffe l’intérieur, mais sans brûlure.  Le butterscotch est crémeux et onctueux.  Après avoir ajouté quelques gouttes d’eau, le tout s’adoucit délicatement, le sherry fait finalement son apparition (à moins que ce soit moi qui le cherche trop?).  Après l’ajout de quelques gouttes d’eau le caramel prend également plus de place.

La finale est encore boisée et les tanins du bois sur la langue et les joues se font sentir un bon moment.  Le caramel-butterscotch est tout en douceur en début de finale et une légère amertume prend doucement place. Par contre, une fois les tanins disparus de la bouche, la finale s’écourte et disparaît assez rapidement.

Un scotch d’entrée de gamme et j’aimerais bien le comparer avec les 10 et 12 ans de Auchentoshan.  Il me rappelle un peu le boisé des bourbons, mais sans les belles notes sucrées et épicées de ces derniers.  C’est tout de même un bon scotch d’entrée de gamme et bien parfait comme « everyday sipper » pour l’amateur de boisé.

Sur une note plus personnelle, ce scotch m’avait enchanté il y a un an, surtout pour son prix et ses notes boisées, mais maintenant il me laisse un peu sur mon appétit, ou plutôt sur ma soif.

Finger Lakes Distilling – McKenzie Rye (# 11)

 

Nom : Finger Lakes Distilling – McKenzie Rye, Batch 4 (2011) 

Type : Rye Whisky 

Région : New York (état), ÉU 

Taux d’alcool : 45,5% 

Site web : www.fingerlakesdistilling.com 

Prix : 39$ US à la distillerie 

Disponibilité : à la distillerie directement et points de ventes locaux


 

Petite histoire :

En mai dernier, ma douce et moi avons fait un petit séjour en amoureux dans la magnifique région des « Finger Lakes » dans l’état de New York.  Nous avons visité plusieurs vignobles, quelques « brewers » et je tenais également à faire un arrêt à la distillerie.  Je ne l’ai vraiment pas regretté, superbe belle place, bien aménagée, le personnel y est accueillant dans le « tasting room », bref une belle expérience.

L’histoire de « The Finger Lakes Distilling » débute en 2007 lorsque Brian McKenzie rencontre Thomas Earl McKenzie dans une conférence de micro-distilleurs.  Un fait cocasse, les deux hommes partagent le même nom de famille, mais ne sont aucunement apparentés!  Ils partagent aussi la même passion, celle des alcools fins et de qualité.  Depuis ce temps, les deux hommes réalisent leur rêve, celui d’opérer une distillerie et d’offrir des produits issus de leur travail et de leurs idées.

Ma dégustation :

Couleur : ambrée foncée, légèrement rougeâtre

Nez : seigle, cannelle, zeste d’agrumes

Goût : seigle (pain), muscade, clou de girofle, caramel (chaleur d’alcool)

Finale : seigle, légèrement piquante, un peu amère et sèche

La couleur est ambrée assez foncée, avec une teinte légèrement rougeâtre, qui vient probablement de son passage en barrique de sherry provenant des vignobles avoisinants.

Au nez, ça sent vraiment le seigle, un peu comme si vous ouvriez un sac contenant un pain de seigle encore chaud provenant de la petite boulangerie du coin.  C’est aussi légèrement épicé, la cannelle, la muscade ainsi qu’une légère odeur de zeste d’agrumes.

En bouche c’est encore le seigle, comme une bouchée de pain de seigle.  Le coté épicé semble pencher plus sur la douceur de la muscade plutôt que le piquant de la cannelle, puis vient ensuite une légère pointe de clou de girofle.  Un sucré de caramel, de cassonade apparaît à la toute fin jumelé à une sensation de chaleur liée à l’alcool (45,5%), mais pas une brûlure, juste cette sensation chaude.

La finale, c’est bien, mais sans surprise.  Le seigle l’emporte encore.  Elle est légèrement piquante et un peu amère.  Le goût amer demeure un certain temps mais la finale en soi est peu persistante.

C’est mon premier « Rye whisky », il est alors difficile pour moi d’en faire une comparaison.  L’expérience en vaut la peine et les saveurs sont très intéressantes.  Le fait que le seigle domine et que les autres saveurs sont plus en subtilité m’amène à me demander si le whisky pourrait gagner en complexité avec un peu plus de vieillissement?

La distillerie « Finger Lake Distilling » est un très bel endroit à visiter, qui offre des produits vraiment intéressants et prometteurs.  La distillerie va sûrement continuer d’évoluer au fil du temps.

Vidéo: blogue SAQ Cellier sur les whiskies d’Islay

Voici une entrevue par Frédéric Fortin du blogue SAQ Cellier avec Philippe Letellier, spécialiste du scotch. Ils parlent des scotchs très typés de l’île d’Islay.

Voici le lien vers le blogue SAQ Cellier: http://blogue.saq.com/category/cellier/

Ardbeg – 10 ans (# 10)

 

Nom : Ardbeg – 10 ans

Type : Scotch single malt 

Région : Islay, Écosse 

Taux d’alcool : 46% 

Site web : www.ardbeg.com 

Prix : 90,25$ 

Disponibilité : SAQ 00560474

 

 

Petite histoire :

Cette bouteille m’a été donnée par mes deux amours à la Fête des Pères 2011.  Merci à vous deux pour ce magnifique présent ! 

La distillerie d’Ardbeg est située dans la partie sud de l’ile d’Islay, près des distilleries de Lagavulin et de Laphroaig.  Elle fut fondée en 1815 par la famille MacDougall.  La distillerie ferma entre 1983 et 1989 et une ouverture partielle jusqu’en 1997.  Depuis 1998, la distillerie est complètement opérationnelle. 

 

Ma dégustation : 

Couleur : dorée très pâle (consistance sirupeuse) 

Nez : tourbe, fumée légère, terre humide, noisette(?) 

Goût : tourbe et fumée, salin, légère brûlure d’alcool (boisé ou tanin du bois?) 

Finale : Très longue, persistante, salée, tourbée, retour de fumée, poivre noir 

 

Ce scotch est de couleur dorée très pâle.  Il laisse également de belles coulisses sur le rebord du verre, démontrant une texture assez sirupeuse.  C’est un scotch qui est non filtré à froid, il pourrait alors se troubler s’il est refroidi ou si de l’eau froide y est ajoutée. 

Les odeurs, qui ont tendance à beaucoup s’ouvrir après quelques minutes en verre, sont remarquablement bien balancées, celles de la tourbe très présente, avec une belle fumée et de sel marin assez subtil.  Une odeur de « terre » humide semble se retrouver à l’arrière plan jumelée avec une odeur d’écales de noix (de noisette?). 

En bouche, les goûts de tourbe et de fumée sont bien balancés et le salin est bien présent.  La légère brûlure d’alcool donne du corps et s’équilibre bien avec les autres goûts robustes. (Goût ou sensation à déterminer, boisé ou tanin du bois?)  En début de finale, un léger « butterscotch » fait une petite apparition mais rapidement étouffé par la finale. 

La finale est très longue et persistante, salée et tourbée.  La fumée refait surface avec une légère touche boisée.  Après quelques instants une note de poivre noir (fraichement moulu) fait son apparition.

Un scotch merveilleux, les odeurs et saveurs sont très bien équilibrées, définitivement Islay!  La persistance de la finale fait en sorte qu’on en redemande et quand le verre est malheureusement vide, il est difficile de ne pas en reprendre! 

Le Ardbeg 10 ans a été couronné « World Whisky of the Year » et « Scotch Single Malt of the Year » dans le « Jim Murray’s Whisky Bible 2008 ». 

Mise en garde, il faut avoir « fais ses devoirs » avant d’y gouter car pour un premier essai sur l’ile d’Islay, ça risque d’être une aventure assez mouvementée !

 

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