Archives de Catégorie: Dégustation Whisky

The Glenlivet – Founder’s Reserve (#183)

Nom : The Glenlivet – Founder’s Reserve 

Type : Scotch single malt 

Région : Speyside, Écosse 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : theglenlivet.com/founders-reserve 

Prix : 52,50$ 

Disponibilité : SAQ #12673675

Située dans la pittoresque vallée de Livet, d’où elle tire son nom, la distillerie The Glenlivet a été fondée en 1824 par M. Georges Smith et fut la première distillerie du Speyside à obtenir un permis de distillation officiellement émis par le gouvernement. Le Founder’s Reserve est justement pour rendre hommage à son fondateur et serait une expression moderne de ce qu’était le Glenlivet de l’époque.

Ce scotch sans mention d’âge (NAS) est vieilli dans d’ex-fûts de bourbon de premier remplissage et serait le futur remplaçant du « populaire » Glenlivet 12 ans.

Espérant qu’il sera meilleur que les souvenirs que j’ai de ce dernier…

Ma dégustation :

Couleur : Or, reflets d’or, sirupeux 

Nez : fruits du verger, agrumes, miel 

Goût : délicat, fruité, miel, épices 

Finale : longue, agrumes, épices, miel

Ce Scotch de couleur or offre des reflets dans la même palette de couleurs, le tout sans artifice et bien classique. Le liquide semble bien sirupeux, de nombreuses et larges jambes se forment sur les parois du verre et ne tardent pas trop à redescendre dans le fond du verre.

Au nez, c’est bien mielleux et fruité, de la poire et des mandarines au miel sont au premier plan, lesquelles sont suivies de la pomme verte et de l’orange, le tout saupoudré d’un peu de cannelle et de poivre.

En bouche c’est plutôt délicat et fruité. En effet, dès les premiers instants, c’est la poire, la pêche et la mandarine qui sont au premier plan, par la suite le rayon de miel et les épices se joignent à cette danse.  Le zeste d’orange et les épices (cannelle, gingembre et poivre) ouvrent finalement la porte vers la finale.

La finale est moyennement longue et bien agréable, agrumes, épices et un peu de miel se retrouvent pour offrir un beau rappel sur l’ensemble de l’expérience, le tout avec une légère touche de barrique.

Beau petit scotch sans prétention et pas mal plus agréable que le Glenlivet 12 ans ! Il est généreux en saveurs fruitées et en fraîcheur, ce qui le rend bien agréable à siroter. Petit bémol, je trouve la finale un peu courte.  Pour le prix demandé, c’est une belle porte d’entrée pour s’initier au scotch single malt sans nécessairement faire un trou dans le portefeuille.

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Angel’s Envy – Port Wood Edition (# 182)

Nom : Angel’s Envy – Port Wood Edition 

Type : Straight Bourbon whiskey 

Région : Kentucky, É-U 

Taux d’alcool : 43,3% 

Site web : angelsenvy.com 

Prix : ±50$ US 

Disponibilité : non disponible en SAQ

Le Angel’s Envy est produit par la Louisville Distilling Co. situé bien évidemment dans la ville de Louisville, Kentucky. Leur Bourbon est confectionné à partir d’un mélange de céréales composé de 72% de maïs, 18% de seigle et de 10% d’orge maltée. Une fois distillé, le futur Bourbon sera vieilli pendant environ 6 ans dans des barriques de chêne américain ayant un niveau #3 de torréfaction.

Maintenant, ce qui distingue vraiment la Louisville Distilling Co. des autres distilleries c’est qu’après la période de vieillissement obligatoire du Straight Bourbon whiskey, le Bourbon passe par une période d’affinement supplémentaire de trois à six mois en barriques de chêne français importées directement du Portugal lesquelles ont servi au vieillissement du Porto. Par la suite, un assemblage en petit lot de 8 à 12 barriques sera fait pour l’embouteillage.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre orangé, texture sirupeuse 

Nez : épices, petits fruits rouges, porto

Goût : épices, barrique, fruits rouges 

Finale : courte, vineuse, grains

Ce bourbon offre une belle robe cuivrée et légèrement orangée. Après quelques tournoiements du précieux liquide dans le verre, plusieurs minces coulisses se forment et redescendent très lentement au fond du verre.

Au nez, on a droit à un festival d’épices et de fruits rouges. En effet, cannelle, muscade et vanille côtoient avec aisance cerise, framboise et raisin rouge, le tout baignant dans le porto.  Pas mal invitant.

L’entrée en bouche est similaire au nez, c’est immédiatement l’attaque des épices, de la vanille et de quelques notes de bois sec. Par la suite les fruits rouges biens mûrs viennent apaiser les papilles et se laissent accompagner de quelques notes de maïs et de seigle, lesquelles nous rappellent qu’on est quand même en présence d’un Bourbon.  Le bois des barriques de porto vient par la suite apporter une petite touche de complexité en début de finale.

La finale, quoiqu’un peu écourtée, nous laisse sur des notes de barriques vineuses légèrement épicées lesquelles s’étirent, momentanément, sur le maïs, le seigle et la vanille.

C’est, selon moi, un bon Bourbon qui nous sort un peu des sentiers battus, les notes vineuses qu’apporte le passage en barriques de porto donne une touche unique et plutôt inhabituelle pour un Bourbon, et c’est bien plaisant. Peut-être que les « Hardcore Fan » de Bourbon le trouveront cependant un peu trop dénaturé.

Old Camp – Peach Pecan Whiskey (# 181)

Nom : Old Camp – Peach Pecan Whiskey

Type : Whiskey aromatisé

Région : USA

Taux d’alcool : 35%

Un whiskey aromatisé à la pêche et pacane créé par un duo country dont je n’avais jamais entendu parler, Florida Georgia Line, faut dire que je ne suis vraiment pas amateur de ce style musical…

J’ai un léger doute sur mes attentes, mais à 1,75$US la bouteille de 100ml, ma curiosité était trop grande…

Au nez, la pêche et la pacane sont effectivement au premier plan et dominent royalement, mais quand même sans « feeling » artificiel. Ça me rappelle légèrement le Southern Comfort avec une petite touche de pacane… un peu d’épices, de vanille et de maïs sucré sont à l’arrière-plan.

En bouche, suuuucrééé !! Beaucoup trop sucré. Par la suite, la pacane grasse arrive avec un peu d’épices et de vanille, mais le sucré est vraiment trop dominant… c’est tellement sucré qu’on arrive difficilement à discerner la pêche…

La finale est courte et insipide, sucrée et vanillée, les notes de pêches et de pacane sont plutôt efacées.

Avec l’ajout une glace, il n’y pas vraiment de changement, l’alcool coupe un peu et le sucre diminue légèrement, c’est tout…

Les américains semblent bien apprécier ce genre de truc aromatisé et sucré à l’extrême, on peut prendre par exemple la quantité de whisky et de moonshine aromatisés sur le marché… faut croire que c’est très vendeur… mais pour moi, ça reste quelque chose qui ne me rejoint simplement pas !

Evan Williams – Black (# 180)

Nom : Evan Williams – Black

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, USA

Taux d’alcool : 43%

Prix : 16$US

Après une belle journée à la « beach », la famille se relaxe maintenant à la piscine, je suis donc seul sur la terrasse et j’en profite pour passer quelques moments avec mon chum Evan…

Au nez, c’est immédiatement l’alcool qui frappe, et par la suite les parfums classiques du sour mash prennent les devants. Un peu de vanille et de charbons de bois de chêne font également acte de présence.

Dès l’entrée en bouche les épices dominent (muscade, cannelle et un peu de poivre noir), puis un caramel vanillé vient adoucir le tout. Le bois sec, la réglisse noire et les saveurs légèrement aigres du sour mash arrivent par la suite. Un peu de poivre noir revient s’étirer sur la finale.

La finale est un peu courte mais bien poivrée et épicée. Par la suite, caramel, vanille et bois de chêne brûlé apparaissent mais se font quand même dominer par le poivre noir.

La chaleur des Jersey Shores d’aujourd’hui (41C avec l’humidex !) me pousse à ajouter un cube de glace… Au nez, l’alcool est maintenant absent et laisse briller la vanille et le côté plus sucré du maïs. En bouche c’est très smooth et rafraîchissant. Les saveurs de réglisse et du sour mash se font discrètes et laisse place à la vanille, aux céréales et aux petits fruits rouges. La finale est fruitée et épicée, les notes vanillées et boisées se retrouvent en retrait et laissent la place à un amalgame d’épice de boulangerie.

Honnêtement pour 16$us c’est vraiment un « no brainer »… et avec la chaleur le cube de glace le rend encore plus agréable à siroter sous le soleil de 16h !

Crown Royal – Monarch (# 179)

Nom : Crown Royal Monarch 

Type : Whisky canadien 

Région : Gimli, Manitoba, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : http://www.crownroyal.ca/ 

Prix : 75,50$ 

Disponibilité : SAQ #12431203 (plus disponible)

Comme je vous le disais dans ma fiche du Crown Royal Special Reserve, en 1939, afin de souligner la célèbre visite du roi George VI et de la Reine Elizabeth, le Président de Seagram à l’époque leur concocta un whisky bien spécial.  C’est ainsi qu’est né le whisky « Crown Royal ».

En 2014, afin de célébrer les 75 ans de cette visite historique, le Master Blender de Crown Royal, Andrew MacKay, décida de créer un whisky commémoratif bien spécial, le Crown Royal Monarch. Cette édition spéciale serait un peu plus centrée sur le seigle que la version régulière.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, reflets orangés, texture mince 

Nez : seigle épicé, céréales, fruits confits 

Goût : caramel au beurre, épices, seigle, boisé 

Finale : Légèrement sucrée et boisée, s’étire sur le seigle

Le Monarch est d’un beau cuivre bien brillant et ses reflets sont orangés et vifs. Dans le verre, la texture semble un peu mince, les coulisses sont peu nombreuses, minces et ne collent pas aux parois du verre.

Au nez, le Monarch est relativement discret et délicat. En effet, le seigle avec son poivre et ses épices est bien présent, mais tout en finesse et délicatesse.  Un peu de céréales, de toffee et de fruits confits sont également de la partie.  Par la suite quelques notes de barrique et de sucre brun font acte de présence.

Dès l’arrivée en bouche, c’est un doux et plaisant caramel au beurre légèrement épicé qui nous accueille. Par la suite, le poivré et les épices du seigle arrivent à la rescousse afin de donner un peu plus de corps à l’ensemble.  Quelques notes de fruits confits et de bois bien sec se joignent à l’ensemble.  À l’arrière-plan, la vanille et le sirop d’érable semblent vouloir se montrer le bout du nez.  Fait à noter, l’alcool est vraiment effacé et aucune brûlure ne se manifeste.

La finale est douce, sucrée et légèrement boisée. Malgré sa durée relativement courte, le seigle s’étire et finit par avoir raison sur les autres saveurs.

Si on compare le Monarch à son petit frère Northern Harvest dégusté précédemment, on peut facilement constater qu’il est beaucoup plus « délicat ». Il se rapproche plutôt du Crown Royal original, avec davantage de complexité et un côté seigle plus marqué.  Pour les grands amateurs de ryes bien cognés, il sera probablement un peu trop, disons justement « délicat » !

Somme toute, c’est un bon whisky, les attentes étaient assez élevées et, selon moi, il manque un petit quelque chose de vraiment magique. Si vous parvenez à en dénicher une bouteille, peut-être vous laisser tenter pour son aspect « historique », mais ne mettez pas trop d’efforts là-dessus…

Crown Royal – Northern Harvest Rye (# 178)

Nom : Crown Royal Northern Harvest Rye

Type : Whisky canadien

Région : Gimli, Manitoba, Canada

Taux d’alcool : 45%

Site web : www.crownroyal.ca

Prix : 33,75$

Disponibilité : SAQ #12820364

Dans sa « Whisky Bible 2016 », Jim Murray a décoré le Crown Royal Northern Harvest Rye de sa plus grande récompense « World Whisky of the Year» ! Ma foi on fait du bon stock au Canada ! Un whisky à moins de 35$ qui gagne les grands honneurs ? Je ne suis pas tant un « snobish whisky geek » au point d’avoir un préjugé de par son prix, mais disons que cela sème un léger doute dans mon esprit et je demeure quand même relativement sceptique…

La seule chose à faire, c’est d’y plonger le nez et la bouche, tout en gardant son esprit ouvert…

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé reflets orangés, texture sirupeuse

Nez : seigle, poivre de Jamaïque, toffee

Goût : seigle, épices, pain de seigle grillé

Finale : aigreur, pain de seigle, boisé

Le Northern Harvest est d’un cuivre relativement foncé et offre quelques reflets tirant un peu sur l’orangé. La texture est sirupeuse, les jambes sont fines, nombreuses et collent littéralement à la surface du verre.

Au nez, c’est du seigle au cube! Le pain de seigle légèrement aigre et les épices, surtout le poivre de Jamaïque, sont au premier plan. Par la suite, un boisé un peu sec et poussiéreux s’accompagne de quelques notes de vanille et de toffee. À l’arrière-plan on peut déceler quelques notes de petits fruits rouges.

En bouche, c’est un déferlement de seigle, d’épices bien piquantes et poivrées et de chaleur d’alcool. Le poivre de Jamaïque et la muscade sont solidement installés au premier plan. Un peu de bois, de toffee et de vanille tentent de percer la barrière des épices, mais en vain. Pour l’entrée en finale, l’image qui me passe à l’esprit est celle d’un pain de seigle légèrement grillé.

En finale, l’aigreur et l’amertume du seigle sont bien perceptibles et s’étirent longuement. Le pain de seigle grillé revient et la sécheresse du bois et des épices reviennent en force, le tout en s’étirant de longs moments.

Un whisky de seigle plutôt robuste, présent et assez complexe. Ce n’est pas le p’tit rye auquel vous êtes habitués, il est plein de fougue et de saveurs. Maintenant, est-ce que c’était LE meilleur whisky du monde en 2016? Je ne pourrais dire, mais personnellement, j’ai goûté à quelques « drams » qui étaient, selon mon humble avis, de beaucoup supérieures au Northern Harvest…

…mais qui suis-je pour mettre en doute les choix de M. Murray !

Caol Ila Distillers Editions (# 177)

177-f-caol-ila-distillers-editionNom : Caol Ila Distillers Editions (Moscatel Cask)

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : malts.com/caol-ila-distillers-edition

Prix : 135$

Disponibilité : SAQ #11012701

Les scotchs « Distiller’s Edition » sont habituellement des versions « pimpées » aux désirs et exigences particulières du Maître distilleur. Souvent ce sera un affinement dans un fût de spécialité ou un mariage de différents fûts dans le chai. Le Maître distilleur chez Caol Ila a décidé d’affiner son scotch de 12 ans d’âge pendant quelques mois dans des fûts de vin de Moscatel. Ceci va fort probablement contribuer à lui procurer une couche supplémentaire de flaveurs et de complexité.

Ma dégustation :

Couleur : jaune or, reflets rosés, sirupeux

Nez : tourbe sucrée et vineuse, fruits rouges et agrumes

Goût : tourbe sucrée et fumée, épices, boisé

Finale : tourbe sucrée et vineuse, épicée, boisée

Comparé côte à côte, le Caol Ila Distillers Edition est un peu plus foncé et rosé que son petit frère de 12 ans. En effet, tout en se présentant dans une jolie robe jaune légèrement dorée, cette dernière est rehaussée par d’étincelants reflets rosés, l’influence du fût de Moscatel se fait déjà sentir. La texture est relativement sirupeuse, les coulisses sont minces et nombreuses et retournent très lentement au fond du verre.

À l’approche du nez, une délicieuse tourbe sucrée mais un peu sale ouvre la porte et s’accompagne de quelques notes légèrement vineuses. La tourbe sucrée finit par se mélanger à quelques notes de fruits rouges comme la cerise et la framboise. Par la suite, l’huile de zeste d’agrumes fait acte de présence. La tourbe légèrement sucrée et vineuse quant à elle ne cède jamais sa place.

L’entrée en bouche est plutôt surprenante, la tourbe sucrée et légèrement fumée est bien évidemment au rendez-vous mais est accompagnée de quelques notes d’épices de boulangerie, de poivre et d’anis (cette dernière est quand même plutôt réservée). Par la suite s’ajoute à cet ensemble une chaleur d’alcool, quelques notes de cerises, de vin sucré et un soupçon de barrique, le tout rappelant légèrement un Spice wine bien chaud. Après coup, la tourbe refait acte de présence et s’accompagne cette fois de légères notes d’agrumes bien juteux, ouvrant la porte à la finale.

La finale est douce mais longue et persistante. Elle offre des souvenirs de tourbe légèrement sucrée et vineuse avec quelques notes d’épices et de barrique. Un léger salin maritime finit par percer à la toute fin.

Le Distillers Edition est définitivement au-dessus du Caol Ila 12 ans de base. Le passage en fût de Moscatel apporte une belle couche de complexité que le 12 ans ne peut offrir. Il faut par contre débourser quelques dizaines de dollars de plus mais qui en valent certainement le coup ! C’est facilement justifiable pour une occasion spéciale ou simplement pour se faire plaisir.

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