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CWM: Soirée Whiskies & Bières du 19 novembre 2013

Le 19 novembre dernier avait lieu la soirée « Accords whiskies/bières » présenté par le club Whisky Montréal. Lors de cette soirée, cinq whiskies et cinq bières étaient présentés aux membres afin de les accorder, de les comparer et de les déguster. Apparemment que c’était l’une des plus belles soirées de la jeune histoire du club !!

CWM-Verre

Je dis « apparemment » car j’étais absent, j’avais un autre engagement ce soir là ! Un spectacle en famille !

Les cinq accords étaient les suivants :

 – Powers – Gold Label avec Le Sang d’Encre de Trou du Diable
Auchentoshan Three Wood avec la London Ruby de Les Brasseurs de Montréal
Glenfarclas 12 ans avec la Broughton – Old Jock Ale
Old Fitzgerald avec la Der Drachenorden de Kruhnen
Ardbeg – Ardbog avec la Yakima I.P.A. de Microbrasserie Le Castor

Afin de me permettre de recréer ces accords à la maison, je tiens à remercier Whisky Montréal pour m’avoir gentiment donné les échantillons des cinq whiskies et la bière d’importation privée (la Broughton).

Les cinq fiches d’accords suivront dans les prochains jours.

Ardbeg – Airigh Nam Beist (# 107)

107 F Airigh Nam BeistNom : Ardbeg – Airigh Nam Beist

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : inconnu

Disponibilité : très limitée

L’Ardbeg Uigeadail prend son nom de la source dans laquelle la distillerie Ardbeg puise son eau. Airigh Nam Beist est le « hill loch » (genre de cours d’eau) qui apporte l’eau du Loch Uigeadail à la distillerie ! C’est-ce qu’on appelle avoir de la suite dans les idées ! En gaélique, Airigh Nam Beist (se prononce « arry nam baysht ») pourrait se traduire par quelque chose comme « l’endroit où se cache la bête » ! Un peu effrayant…

Les stocks de whisky pour l’Airigh Nam Beist ont tous été distillés en 1990 et placés dans des fûts de chêne (ex-Bourbon ?). Par la suite trois embouteillages ont eu lieu en 2006, 2007 et 2008, donnant droit à des scotchs âgés entre 16 et 18 ans. Celui que je vous présente est l’embouteillage 2006.

Ma dégustation :

Couleur : dorée très pâle reflets orangés

Nez : tourbe sucrée, fumée, nez très discret

Goût : fumée, zeste d’oranges confites, tourbe.

Finale : saline, tourbée, sucrée, feu de camp

L’Airigh Nam Beist est d’une couleur très pâle avec des reflets légèrement orangés. Sa texture est assez sirupeuse mais les coulisses retombent rapidement au fond du verre.

Au nez, c’est relativement « Ardbeg », la tourbe sucrée et une fumée sont au premier plan, mais très « sur les brakes ». Aux premières approches, je peux dire que le nez est plutôt doux, du moins pour un Ardbeg. Puis, du zeste d’agrumes et de la mie de pain frais s’entrecroisent pour être finalement dominés par la fumée. Le nez de cet Ardbeg est l’un des plus timides à date.

En bouche, c’est plus présent, plus Ardbeg ! Fumée et zeste d’oranges confites se joignent à une tourbe sucrée et légèrement maritime. Puis, l’alcool apparaît (pas la brûlure mais plutôt son goût) et se mélange à des notes d’épices et de sucre brûlé et finalement, une dominance d’un salin maritime ouvre la porte vers la finale.

La finale est bien saline, légèrement tourbée et un peu sucrée. La fumée d’un feu de camp tout juste éteint revient légèrement. Cet amalgame de saveurs bien typiques d’Islay s’étire pour de longs et agréables moments.

Ce scotch est-il à la hauteur d’un bon Ardbeg? Oui. Suis-je déçu ? Pas vraiment, mais en même temps, je crois que mes attentes de cet embouteillage plutôt rare étaient peut être trop hautes ou trop ambitieuses. Les similarités avec différents Ardbeg sont bien là, mais je m’attendais à un gros coup de poing sur la gueule et j’ai eu droit à une gifle ! Mais une petite gifle amicale…

Merci à Charles L. pour l’échantillon.

Ardbeg – Galileo (# 89)

089 F Ardbeg GalileoNom : Ardbeg Galileo

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 49%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 155$

Disponibilité : SAQ #11940583

Une nouvelle édition par Ardbeg, le Galileo. Une édition lancée afin de célébrer une expérience d’Ardbeg, en partenariat avec une société de recherche américaine NanoRacks LLC, afin de lancer quelques fioles contenant des composés micro organiques dans l’espace afin d’analyser certains paramètres…ouf! pour plus d’info ICI (en anglais), disons que c’est assez technique et scientifique ! Disons que l’équipe de marketing d’Ardbeg ne manque pas d’imagination !

En attendant de voir ce qui adviendra de cette « expérience », attardons-nous plutôt sur la présentation du Galileo. Le lettrage et le graphisme de l’emballage donnent un look très « sci-fi-rétro-futuriste » des années cinquante rappelant un peu l’environnement de l’excellente et très populaire série de jeu vidéo Fallout, les geeks et les gamers parmi vous feront certainement le lien. Quant au whisky, il fut distillé en 1999 et embouteillé en 2012 et aurait passé ces quelques années dans d’ex-fûts de Bourbon et de Marsala et il est embouteillé à 49%. Assez intéressant ! La recette semble gagnante, voyons voir.

Ma dégustation :

Couleur : Caramel doré, texture mince

Nez : Tourbe, fumée légère, pain aux noix grillées, végétal

Goût : Tourbe, salin, boisé, floral

Finale : Tourbe sucrée/salée, fumée, maritimes

Assez pâle, la couleur est d’un caramel doré tirant légèrement sur le roux. Quant à la texture, en faisant tournoyer le précieux liquide dans le verre, il laisse de nombreuses et minces coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre au fond du verre et finissent par se transformer en gouttelettes.

Au nez, c’est bien présent et très Islay, même ma blonde assise à l’autre extrémité de la pièce a eu des effluves ! De la tourbe et une fumée légère se mélangent à des odeurs de pain aux noix grillées ainsi qu’à des notes végétales et florales. Un nez complexe dont on ne se lasse pas ! Typiquement Ardbeg !

En bouche, c’est de la tourbe sucrée et le salin maritime qui attaquent dès les premiers instants. Par la suite, des notes boisées, vanillées et épicées ainsi que la chaleur de l’alcool font acte de présence. Puis, la fumée et quelques notes florales se mélangent à une légère saveur de réglisse (ou est-ce l’anis étoilé ?) Le tout se fait en parfaite harmonie et nous transporte vers la finale…

La finale, en un mot, ce serait WOW ! Elle perdure de très longs moments et le rappel des saveurs se fait sur toutes les sphères. La tourbe sucrée/salée et de la cassonade brûlée se joignent à la fumée. Sur la langue, la sensation râpeuse et piquante des épices et des tanins du bois se font bien sentir. L’anis étoilé (ou est-ce la réglisse?) revient légèrement, puis les notes salines finissent par prendre le dessus et demeurent de longs moments.

Encore un bon coup d’Ardbeg, tant pour le whisky que pour la campagne de publicité ! En effet cette histoire de molécule dans l’espace à fait beaucoup jaser sur le net et dans les réseaux sociaux ! Les attentes étaient hautes pour le Galileo, et la marchandise a bien été livrée, tant sur Terre que dans la Station Spatiale Internationale !

Maintenant attendons la suite de cette fameuse expérience hors du commun…

Encore une fois, merci à Charles pour l’échantillon.

Ardbeg – Uigeadail (# 37)

Nom : Ardbeg – Uigeadail

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 54,2%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 147,50$

Disponibilité : SAQ #11156318

L’Ardbeg Uigeadail prend son nom de la source dans laquelle la distillerie Ardbeg puise son eau depuis des décennies, le Loch Uigeadail. En gaélique, « loch » signifie « lac » ou « étendue d’eau ». Ce scotch serait un assemblage d’anciens fûts de bourbons et de sherry contenant du whisky de 10 ans, de 13 ans et d’autres plus anciens, datant des années soixante-dix.

Pour l’année 2009, l’Uigeadail fut couronné «  Best single malt » par Jim Murray, auteur de « The Whisky Bible »

Ma dégustation :

Couleur : ambre cuivrée foncée

Nez : tourbe sucrée et fruitée, fumée, nez discret

Goût : tourbe, agrumes, fumée, sucre brûlé.

Finale : tourbe, agrumes, espresso, saline-vineuse

L’Uigeadail est d’une couleur ambre assez foncée avec des reflets légèrement orangés. Sa texture est assez sirupeuse. Comparativement au Ardbeg Day, il est plus foncé mais sa texture semble légèrement moins dense, les coulisses redescendent plus rapidement au fond du verre.

Au nez, la tourbe sucrée et fruitée est au premier plan, mais c’est assez discret. Une fumée légère vient se joindre à une odeur de pain frais et du zeste d’agrumes. Dans cet Ardbeg, l’odeur de noisette que je note habituellement est légèrement moins présente. Après une quinzaine de minutes, les parfums s’ouvrent et sont plus présents.

Au goût, c’est beaucoup plus présent et franc, la tourbe est toujours au rendez-vous et elle se fait bien accompagnée par des saveurs d’agrumes sucrées, un peu comme une marmelade au porto. Arrive ensuite la chaleur de l’alcool, la fumée ainsi que les tanins sur la langue. Après cet ensemble débordant de complexité, on se prépare à la finale avec des notes de torréfaction et d’un sucré légèrement brûlé, lesquels tapissent la langue et le palais.

La finale est bien tourbée et fumée à souhait et l’amertume de l’espresso sucré-brûlé vient s’unir dans cette finale, laquelle est des plus agréables et s’étire sur de longs moments. Une pointe légèrement saline et vineuse fait son apparition après quelques instants.

Ce scotch est digne d’un bon Ardbeg. Tourbé, fumé, costaud, raffiné et complexe. Le nez est par contre un peu timide au début, mais les saveurs sont bien présentes et marquées. J’ai trouvé que les notes de sherry étaient moins au premier niveau mais plutôt en complément aux autres saveurs.

Un scotch très intéressant et quand même assez différent de l’Ardbeg Day. En les comparants, ils ont des caractéristiques similaires mais également des saveurs assez différentes. Les deux sont bien « Ardbeg », tourbé et fumé, costaud et franc. Comparativement à l’Ardbeg Day, l’Uigeadail est définitivement plus complexe et plus lustré.

Ardbeg – Alligator (# 21)

 

Nom : Ardbeg  Alligator

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 51,2%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : ±98$ can (75€)

Disponibilité : Le Comptoir Irlandais (Paris)

 

L’« Alligator » est l’embouteillage à édition limitée d’Ardbeg pour 2011, lequel serait limité à environ 5760 bouteilles. Pour cette édition, Ardbeg a utilisé des barriques neuves de chêne américain et on y a appliqué la technique « Alligator Charring ». Le terme « Alligator » correspond à une technique de préparation des barriques. Cette technique consiste en une carbonisation (charring) à l’extrême de l’intérieur de la barrique, ce qui donne au bois l’aspect d’une peau d’alligator. Ce procédé est très utilisé pour le vieillissement des whiskeys américains. L’application de cette méthode sur les barriques apportera forcément tout au long du vieillissement des notes différentes et intéressantes à ce scotch.

Ma dégustation :

Couleur : légèrement cuivrée

Nez : tourbe, fumée, agrumes (zeste), sucré

Goût : sucré, tourbe, fumée, épices

Finale : amère, tourbée, caramel, saline

D’une couleur légèrement cuivrée et ayant une texture qui m’apparaît moyennement sirupeuse, les coulisses apparaissant sur les parois du verre semblent similaires à celles laissées par le Supernova. De plus, ce scotch est assez foncé pour un Ardbeg comparativement à ceux déjà goûtés.

Les premiers parfums, tout en étant un peu timide, sont définitivement typiques d’Ardbeg, ceux qui vous accrochent automatiquement un sourire aux lèvres. La tourbe, une fumée légère et le bord de mer salin. Puis apparaissent soudainement les agrumes, le citron ou peut-être même le pamplemousse.

En bouche, ce qui me surprend de cet Ardbeg, c’est la pointe sucrée qui arrive en premier, laquelle est rapidement engourdie par la tourbe et la fumée d’un feu de camp. Le caramel brûlé, la vanille, la cannelle et la muscade prennent ensuite place au milieu de cette fanfare de saveurs. On perçoit également les tanins du bois sur la langue et les joues. Note intéressante, ces saveurs ressemblent à celles que l’on retrouve dans un Bourbon, mais sans le goûter. Cela provient sûrement des barriques neuves de chêne américain rudement carbonisées de l’intérieur.

Je n’ai pas encore parlé de la brûlure d’alcool? Elle est bien là et elle a du « mordant », elle fait partie de l’expérience, après tout, la bête a bien le droit de se défendre!!

La finale commence sur une note amère de torréfaction et un peu tourbée. Cette dernière est légèrement adoucie par le sucré d’un caramel. Par la suite, revient la fumée d’un feu de camp. La tourbe refait surface et vient se mêler à un salin océanique, tous deux perdurent pour plusieurs instants.

Ce scotch m’a jeté par terre, il est mystérieux et demande à être dégusté de nouveau. Avec cette édition très limitée, Ardbeg sort légèrement de sa zone de confort et c’est fort apprécié. Ces nouvelles saveurs sont bien intégrées aux saveurs typiques, ce qui donne une expérience des plus intéressante! Ce qui me surprend de l’Alligator, c’est que l’alcool y est plus perceptible ( avec « seulement » 52,1%) que le Supernova, qui lui, fait un solide 60,1%.

Merci Charles qui a réussi à mettre la main sur cette bouteille.

En bonus, voici une vidéo (en anglais) racontant une légende d’Islay…

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=WguBC9IlRfE]

Ardbeg – Supernova SN2010 (# 19)

 

Nom : Ardbeg – Supernova (SN2010)

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 60,1%

Site web : http://www.ardbeg.com

Prix : ±115$ can (86€)

Disponibilité : Le Comptoir Irlandais (Paris)

 

Description/historique :

Le « Ardbeg Supernova » est l’un des scotchs qui possède le plus haut taux phénolique (concentration du gout de tourbe-fumée), soit un peu plus de 100 ppm. Son principal rival est le « Bruichladdich Octomore » avec 130 ppm. Quand on pense qu’un scotch considéré comme étant très « peated », son taux phénolique est rarement au dessus de 50 ppm! On peut voir alors que ces deux monstres de la tourbe et de la fumée sont plutôt seuls au sommet de cette montagne.

Ma dégustation :

Couleur : Dorée très pâle, légèrement sirupeux

Nez : Fumée, sucrée, odeurs de noix-bois (oak), délicat

Goût : Tourbe, fumée, amer-sucré

Finale : Tourbée, un peu fumée, saline, très persistante


La couleur de ce whisky est d’un doré très pâle, quasiment comme de l’eau.  Avec une telle couleur (tout comme son petit frère de 10 ans) on peut conclure qu’Ardbeg n’ajoute pas de caramel de coloration pour impressionner, il reste authentique et pur. Il est également légèrement sirupeux, mais par comparaison avec le 10 ans, je m’attendais à ce qu’il le soit un peu plus.

Au nez, une délicate odeur fumée et sucrée est au premier plan. Une tourbe légère se mélange ensuite au tout. Encore une fois c’est en toute timidité et en délicatesse, avec une légère perception de brûlure d’alcool. En arrière plan, encore un souvenir du 10 ans, cette odeur boisée de noix, j’irais peut-être en précisant le chêne, une « oakyness »?

En bouche, je suis scié en deux! En entrée de jeu, un sel marin est bien présent mais pour seulement une fraction de seconde. Il est immédiatement englouti par la tourbe et un peu de fumée et une chaleur, pas une brûlure, mais bien une chaleur réconfortante qui entre par la grande porte. Un bon feu de camp qui réchauffe l’âme. Vient ensuite une petite douceur qui a du mal à faire son chemin, un peu floral ou sucrée? Dure à dire avec tout ce « peat »! Cette douceur donne une sensation d’amertume ressemblant un peu à du zeste de pamplemousse. Avec l’ajout de quelques gouttes d’eau tout semble s’adoucir, mais sans s’ouvrir plus? Plutôt surprenant pour un scotch à 60,1%.

La finale est, elle aussi très tourbée avec une fumée un peu timide. Un sel marin revient finalement vers la fin de cette magnifique finale, laquelle persiste pour une longue et agréable soirée.

Pour terminer, ce whisky est très tourbé et fumé, mais suite à ce que j’avais entendu à son sujet, je m’attendais à un peu plus que ça mais c’est bien parfait ainsi. Trop ce serait comme pas assez, et ici, c’est juste parfait pour bien apprécier un bon Islay bien « peaty »!

Encore une fois, j’aimerais remercier mon bon ami Charles, qui, avec ses nombreux voyages et contacts, me permet de pouvoir apprécier d’excellents whiskies. Tout récemment, il a réussi à mettre la main sur une bouteille du prisé « Ardbeg – Alligator »! Dégustation à venir… du moins je l’espère!

Pour l’exercice et en guise de comparaison, à la fin, je me suis servi une demi-portion de mon Ardbeg 10 ans. Je vous suggère fortement d’en faire l’exercice… Une expérience plutôt enrichissante!

Ardbeg – 10 ans (# 10)

 

Nom : Ardbeg – 10 ans

Type : Scotch single malt 

Région : Islay, Écosse 

Taux d’alcool : 46% 

Site web : www.ardbeg.com 

Prix : 90,25$ 

Disponibilité : SAQ 00560474

 

 

Petite histoire :

Cette bouteille m’a été donnée par mes deux amours à la Fête des Pères 2011.  Merci à vous deux pour ce magnifique présent ! 

La distillerie d’Ardbeg est située dans la partie sud de l’ile d’Islay, près des distilleries de Lagavulin et de Laphroaig.  Elle fut fondée en 1815 par la famille MacDougall.  La distillerie ferma entre 1983 et 1989 et une ouverture partielle jusqu’en 1997.  Depuis 1998, la distillerie est complètement opérationnelle. 

 

Ma dégustation : 

Couleur : dorée très pâle (consistance sirupeuse) 

Nez : tourbe, fumée légère, terre humide, noisette(?) 

Goût : tourbe et fumée, salin, légère brûlure d’alcool (boisé ou tanin du bois?) 

Finale : Très longue, persistante, salée, tourbée, retour de fumée, poivre noir 

 

Ce scotch est de couleur dorée très pâle.  Il laisse également de belles coulisses sur le rebord du verre, démontrant une texture assez sirupeuse.  C’est un scotch qui est non filtré à froid, il pourrait alors se troubler s’il est refroidi ou si de l’eau froide y est ajoutée. 

Les odeurs, qui ont tendance à beaucoup s’ouvrir après quelques minutes en verre, sont remarquablement bien balancées, celles de la tourbe très présente, avec une belle fumée et de sel marin assez subtil.  Une odeur de « terre » humide semble se retrouver à l’arrière plan jumelée avec une odeur d’écales de noix (de noisette?). 

En bouche, les goûts de tourbe et de fumée sont bien balancés et le salin est bien présent.  La légère brûlure d’alcool donne du corps et s’équilibre bien avec les autres goûts robustes. (Goût ou sensation à déterminer, boisé ou tanin du bois?)  En début de finale, un léger « butterscotch » fait une petite apparition mais rapidement étouffé par la finale. 

La finale est très longue et persistante, salée et tourbée.  La fumée refait surface avec une légère touche boisée.  Après quelques instants une note de poivre noir (fraichement moulu) fait son apparition.

Un scotch merveilleux, les odeurs et saveurs sont très bien équilibrées, définitivement Islay!  La persistance de la finale fait en sorte qu’on en redemande et quand le verre est malheureusement vide, il est difficile de ne pas en reprendre! 

Le Ardbeg 10 ans a été couronné « World Whisky of the Year » et « Scotch Single Malt of the Year » dans le « Jim Murray’s Whisky Bible 2008 ». 

Mise en garde, il faut avoir « fais ses devoirs » avant d’y gouter car pour un premier essai sur l’ile d’Islay, ça risque d’être une aventure assez mouvementée !

 

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