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Collingwood – 21 ans (# 154)

Crédit photo @Bergamote63

Nom : Collingwood 21 ans

Type : Whisky Canadien (blend)

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : http://www.collingwoodwhisky.com

Prix : ± 45$

Disponibilité : LCBO (plus disponible)

Comme vous pouvez le voir dans ma fiche du Collingwood (fiche # 31), ce whisky est une création de la distillerie Canadian Mist. En 1991, monsieur Harold Ferguson, le Maître Distilleur de l’époque chez Canadian Mist, a choisi 50 barriques d’alcool fait à 100% de seigle malté et les laissa vieillir paisiblement. Le temps passa tranquillement et ce n’est qu’en 2012 qu’il fut enfin prêt. On lui a alors appliqué le procédé spécial de Collingwood (comme pour l’Original), c’est-à-dire d’assembler le contenu de ces 50 barriques dans un gigantesque réservoir en inox afin qu’ils se marient ensemble. En même temps, on en profite pour ajouter une couche de complexité au whisky en y ajoutant dans le réservoir des douelles (staves) d’érable légèrement grillées.

Le Collingwood 21 ans est une édition spéciale qui n’est plus disponible.

Merci à Maryse Pothier pour l’échantillon.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre, reflets rosés, sirupeuse

Nez : Épices, seigle, cerise, acétone

Goût : alcool, épices, cerise noire, seigle

Finale : longue, épicée, seigle

À la lumière, ce whisky ressemble à son jeune frère, il est d’un ambre cuivré mais offre des reflets un peu plus rosés. Côté texture, les jambes sont nombreuses, minces et retombent lentement sur les parois du verre.

Au nez, c’est relativement similaire au Collingwood régulier, mais le seigle et la barrique ressortent un peu plus. Épices, seigle bien franc et fruits rouges (particulièrement les cerises) se mélangent à quelques notes de barriques, mais une barrique un peu vieillie. À l’arrière-plan, des notes d’acétone et de plastique brûlé sont également présentes.

En bouche, c’est « raide » ! Dès l’entrée c’est une bonne claque d’alcool et d’épices, effet plutôt inattendu ! Puis la cerise noire qui baigne dans la cassonade et l’alcool se mélange à quelques notes de seigle et de bois vieilli. Ensuite, les épices de boulangerie et le poivre reviennent à la charge pour faire place à la finale.

La finale est bien marquée par les épices, le poivre et le seigle. Puis, quelques notes de boisé font acte de présence et s’accompagnent d’une petite aigreur inattendue, l’ensemble s’étire un bon moment.

Je peux comprendre pourquoi ce whisky a eu un accueil plutôt mitigé vis-à-vis les amateurs. On dirait qu’il va partout, et en même temps nulle part, rien de plus à ajouter… Personnellement, le Collingwood « Orignnal » me plaît d’avantage.

Maker’s Mark (# 125)

125 F Makers MarkNom : Maker’s Mark

Type : Straight Bourbon whisky

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 45%

Site web : www.makersmark.com

Prix : 43,25$

Disponibilité : SAQ #10817807

Le Maker’s Mark est bien facile à identifier sur les tablettes, avec sa bouteille carrée et courte et son long goulot scellé à la cire rouge, lequel est breveté soit dit en passant. Elle sait se faire remarquer parmi les autres bouteilles.

Plusieurs autres faits en font également un Bourbon bien unique. Il n’est pas forcément vieilli pour une période fixe et déterminée, mais plutôt lorsque la distillerie décide qu’il est prêt (environ 6 ans). Il ne contient pas de seigle (rye) dans son « mash », à la place du blé rouge d’hiver accompagne l’obligatoire maïs et l’orge malté. Aussi, l’orthographe sur la bouteille retire le « e » dans whisky (à l’écossaise) alors que la majorité des distilleries américaines l’écrivent avec le « e » whiskey (à l’irlandaise).

Ma dégustation :

Couleur : cuivre roux, peu sirupeuse

Nez : bois, épices, cerises au sirop

Goût : épices, bois, fruits rouges

Finale : sèche, bois, épices

Encore un Bourbon d’une couleur très cuivre avec des reflets légèrement roux, mais cette fois avec une texture peu sirupeuse, les coulisses sont peu nombreuses et fines sur les parois du verre.

Au nez, c’est assez « Bourbon », bois, épices, caramel au beurre vanillé et les cerises au sirop, lesquelles je n’avais pas notées dans ma dégustation de mon échantillon acheté aux USA en 2011. Nez très agréable, quoique un peu timide, en arrière-plan une petite pointe d’écorce d’agrumes finit par ressortir.

En bouche, c’est immédiatement les épices et le bois qui arrivent d’un coup « sec ». Puis, comme pour adoucir le tout, c’est au tour des cerises et de petits fruits rouges de bondir dans la danse. Un peu d’agrumes baignant dans un sirop mielleux et légèrement sucré s’y joignent timidement. Une petite sensation de chaleur d’alcool se fait sentir en début de finale.

La finale, est un peu plus sèche que la majorité des Bourbons que j’ai goûté. Le boisé et les épices sont de retour avec une touche légèrement vanillée. Elle s’étire tout de même pendant de longs moments sur des notes de miel et de petits fruits rouges sucrés.

En relisant mes notes express prises lors de mes vacances, je dirais qu’aujourd’hui, je l’apprécie d’avantage. C’est un beau Bourbon d’été, de terrasse et de chaleur, il fait maintenant partie de mes souvenirs. Il est rafraîchissant, de bonne qualité et sans prétention non plus… et c’est bien parfait ainsi.

Seagram’s V.O. – Vintage 1971 (# 60)

SeagramsVO 1971Nom : Seagram’s V.O. (Vintage 1971)

Type : Whisky canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : aucun

Prix : 33,25$ (1,14L)

Disponibilité : SAQ #11584136 (version actuelle)

Lors de la dernière fête du Nouvel An avec la famille de ma conjointe, une petite surprise m’attendait !

Mais avant tout, retournons quelques années en arrière. Ma conjointe a malheureusement perdu son père dans un tragique accident de travail alors qu’elle n’avait que 13 ans. Vous devinez bien sûr que je ne l’ai pas connu. Si je fais une déduction basée sur les histoires que l’on m’a racontées au fil des ans, je suis certain qu’on s’entendrait à merveille lui et moi. Un bon vivant qui aimait la bonne compagnie, la bonne bouffe, le plein-air, la chasse et la pêche. Il aimait se retrouver en famille et faire la fête, faire découvrir sa musique et ses goûts à ses enfants, ses proches et son entourage, bref pour moi, il aurait été un beau-père de rêve!

Depuis le décès de son mari, ma belle-mère a gardé les quelques bouteilles d’alcool qui étaient dans le bar personnel de son époux et ces bouteilles sont demeurées intactes et parfaitement entreposées depuis! Mais que se cache-t-il dans ce bar « oublié » ? Alors la petite surprise qui m’attendais était une bouteille de whisky canadien Seagram’s V.O. Pas un whisky d’exception vous me direz, j’en conviens, mais ce qui est intéressant, c’est plutôt le sceau mentionnant « Bottled in Bond – 1971 »! Il s’agit d’une bouteille de whisky qui fût embouteillée avant même ma naissance! Est-ce qu’après toutes ces années le whisky aurait conservé ses propriétés? Cela m’intriguait et j’ai alors décidé de m’en servir un verre et d’y goûter…

Content de l’expérience, je suis reparti à la maison avec cette bouteille avec l’intention d’en faire une dégustation un peu plus approfondie.

Ma dégustation :

J’ai tenté de trouver une bouteille échantillon afin de faire une comparaison entre le Seagram’s d’hier et celui d’aujourd’hui, mais en vain…

Couleur : dorée très pâle et peu sirupeuse

Nez : seigle, vanille, caramel épicé

Goût : vanille, épices, sucre brûlé,

Finale : amère, épices, longueur moyenne

SeagramsVO 1971 goulotAvant tout, la bouteille était pleine environ au deux tiers et quand même en bon état malgré ces quarante ans passées.

L’absence de code CUP sur la bouteille démontre qu’effectivement elle date un peu. La mention « Bottled in bond » avec un sceau sur le goulot mentionnant 1971 témoigne également de l’âge du produit.

La couleur est d’un doré quand même assez pâle et la texture assez mince et peu sirupeuse. Les coulisses sont étroites, éparpillées et se transforment rapidement en gouttelettes qui ne parviennent pas à redescendre au fond du verre.

Au nez, c’est très délicat et simple. Certains diront que ça sent le whisky! Tout est quand même là, on sent l’odeur du « rye » accompagnée de ses épices, de la vanille ainsi qu’un caramel crémeux. Également une odeur de vieux livres poussiéreux semble être présente à l’arrière-plan. Est-ce l’aspect « dusty » qu’apporte le seigle ou simplement son vieil âge qui tente de s’imposer?

En bouche, dès l’entrée c’est une vanille très présente qui nous accueille. Par la suite arrivent les traditionnelles saveurs épicées du « rye ». Un sucre légèrement brûlé est également présent. Par la suite une saveur légèrement amère accompagne la morsure d’alcool, laquelle est un peu inattendue. L’ensemble est quand même assez mince et sans complexité. C’est un peu ce à quoi je m’attendais.

La finale, amère et épicée, est de longueur moyenne et quand même agréable. On peut également sentir certains tanins sur le palais et les joues et un léger boisé qui tente de percer le tout. Soudainement une chaleur interne réconfortante se fait sentir, ce qui apporte un petit sourire sur le coin de mes lèvres.

Un whisky canadien qui avait été conçu, selon moi, (la version actuelle l’est sûrement encore) pour être mélangé dans des cocktails plutôt que pour le déguster « neat ». Par contre, le but de cet exercice n’était pas de trouver la perle rare, mais plutôt de constater si le whisky avait perdu de ses attributs au fil de ces quatre décennies. J’ai tout simplement pu constater que ce whisky est pas mal ce à quoi je m’attendais, sans surprise et sans extravagance, mais de belles saveurs épicées, de vanille et de sucre caramélisé. Je peux alors me permettre de présumer que l’altération du temps fût minimale sur le whisky.

Petite mise en garde : Toujours connaître l’origine et l’état de conservation de la bouteille, surtout si elle était déjà ouverte lorsque vous l’avez trouvée. Dans le doute, s’abstenir de consommer.

En terminant, un gros merci à mon beau-père Paul-Émile et « Cheers » !

Collingwood (# 31)

 

 

Nom : Collingwood

Type : Whisky Canadien (blend)

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : http://www.collingwoodwhisky.com

Prix : 29,95$

Disponibilité : LCBO #244186

 

Le whisky canadien Collingwood est distillé par Canadian Mist Distillery. Cette dernière est la propriété du géant américain Brown-Forman laquelle détient entre autres les marques Jack Daniel’s, Woodford Reserve et Southern Comfort.

Canadian Mist Distillery est située dans la ville de Collingwood en Ontario. Elle puise ses eaux dans la baie de Nottawasaga. Cette baie est située dans le sud de sa plus grande sœur, la majestueuse baie de Georgie, laquelle fait partie du lac Huron, l’un des «Grands Lacs », qui, à eux seuls contiennent plus de 20% de toute l’eau douce sur Terre!  Bon, assez de géographie.

Le Collingwood est issu d’une triple distillation et d’une maturation en fut de chêne blanc américain. Après la période de maturation nécessaire, les barriques sont ensuite transférées dans une gigantesque cuve en inox pour le mariage. La particularité de ce whisky se trouve à cette étape, des douelles (staves) d’érables légèrement grillées sont ajoutées pour la deuxième période de maturation ajoutant une couche supplémentaire de saveurs et de complexité. Ce procédé me rappelle un peu celui du Bourbon Maker’s 46.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre reflets rosés, texture moyenne

Nez : fruits rouges (cerises, framboises), vanille, un peu « bourboné »

Goût : Cerises noires, érable et épices

Finale : épicée, sucrée, assez courte

La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre intense et démontre des reflets tirant légèrement sur le rosé. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes se dissipent rapidement et finissent par se transformer en petites gouttelettes sur les rebords du verre.

Au nez, c’est bien présent, sucré et épicé. On sent également les fruits rouges, plus particulièrement les cerises et framboise fraîches. Une vanille légèrement grillée se mélange à ces odeurs fruitées. Viennent ensuite des effluves d’épices et de céréales qui me rappellent les Bourbons.

En bouche, c’est bien agréable, pas trop agressif, mais pas trop délicat non plus. Encore les fruits rouges avec une prédominance de cette fameuse cerise noire qui revient en bouche. Une légère pointe d’érable sucré et fumé fait surface et vient se mélanger à ces saveurs fruitées. En ouverture de finale les épices tels la muscade, la cannelle et le poivre sont bien marquées et prennent bien leur place en ce début de finale.

La finale est bien marquée par les épices et un léger piquant poivré. Par la suite, les épices s’adoucissent, sans nécessairement disparaître, et puis un retour du sucré, qui cette fois, est plus du côté de la vanille que de l’érable. Cette finale est malheureusement un peu trop courte.

C’est un bon whisky canadien qui offre des saveurs intéressantes et un peu différente, le whisky en soit « sonne » un peu comme un Bourbon mais plus doux. Est-ce que les demandes et exigences de Brown-Forman y seraient pour quelque chose? Aussi, j’aurais bien aimé que le goût d’érable soit beaucoup plus dominant, plus au premier plan, mais il arrive plutôt en renfort.

Forty Creek – Confederation Oak Reserve (# 30)

Un petit spécial cette fois, une dégustation en simultanée avec deux autres blogueurs, soit whiskyplus.ca et rhumsetbieres.com. Nous avons dégusté le même whisky canadien, à savoir le Forty Creek – Confederation Oak Reserve. Il sera intéressant de voir les différences relevées par chacun. Voici les liens vers leurs articles respectifs :

Whiskyplus.ca Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Rhumsetbieres.com Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Et voici la mienne :

030 F 40 creek confederation oakNom : Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Type : Whisky Canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.fortycreekwhisky.com

Prix : 69,95$

Disponibilité : LCBO #195651

Les whiskies Forty Creek proviennent de la Kittling Ridge Distillery, laquelle est située dans la ville de Grimsby en Ontario. Son fondateur, John K. Hall, a également été vigneron pendant 20 ans avant de se décider à se lancer dans l’art de la distillation et de fonder sa propre distillerie en 1992.

Pour cette fiche, je fais la dégustation de leur « Confederation Oak Reserve » (lot #1867, bouteille #13 092). La particularité de ce whisky canadien, c’est qu’une deuxième période de vieillissement a été faite dans des tonneaux de chêne canadien. Tel qu’expliqué sur le site www.fortycreekwhisky.com, le chêne canadien est de même variété que le chêne américain. Par contre, dû aux hivers canadiens beaucoup plus rigoureux, il mature beaucoup plus lentement. Ceci fait en sorte que le bois est beaucoup plus dense et les saveurs y sont différentes et surtout plus dominantes.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre avec reflets dorés et ambres, assez sirupeux

Nez : épicé, boisé et sirop d’érable

Goût : épices, caramel au beurre d’érable, très boisé

Finale : longue, caramel à l’érable, chêne grillé

La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre légèrement doré ayant des reflets ambrés. Sa texture est assez sirupeuse et laisse de belles coulisses onctueuses sur les rebords du verre.

Au-dessus du verre, c’est un peu timide. Des effluves épicés ce mélange à une touche boisée et légèrement vanillée. Un sirop d’érable semble également vouloir prendre une petite place. À l’arrière-plan, une pointe légèrement fruitée un peu comme un sirop de fruits en conserve réussit à se frayer un chemin.

En entrée on est marqué par un sirupeux « butterscotch » vanille-érable, lequel tapisse la langue rapidement. Ensuite, graduellement et tout en douceur, apparaissent les tanins du bois sur les papilles et les joues. Avec l’arrivée de ces tanins, on sent que les épices veulent maintenant prendre leurs places. Des épices boulangères (comme la cannelle, la muscade et le girofle) se marient avec le goût boisé du chêne, lequel est particulièrement marqué. En introduction de finale une légère amertume se fait sentir. Je n’ai pas ajouté d’eau pour ce whisky.

La finale, relativement longue, commence avec une amertume qui s’adoucit avec le retour d’un caramel onctueux à l’érable. Les tanins sont toujours perceptibles et maintenant le chêne semble avoir légèrement chauffé, voir grillé.

À la lecture de tout cela, l’expérience en bouche peut sembler violente ou robuste, mais au contraire, c’est équilibré, en douceur et très agréable. Le boisé très présent se marie à merveille avec les épices et les notes légèrement sucrées. Selon moi, c’est un excellent whisky qui offre une expérience enrichissante.

Je vais probablement me laisser tenter par leurs autres whiskies, le « Double Barrel Reserve » ou le très prisé « Port Wood Reserve », si je peux réussir à mettre la main sur une bouteille…

Isle of Jura – 16 ans (# 26)


 


Nom : Isle of Jura – 16 ans

Type : Scotch single malt

Région : Île de Jura, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : www.isleofjura.com

Prix : 68,99$US Total Wine de Miami

Disponibilité : Pas disponible à la SAQ

 

 

La distillerie de l’Île de Jura, a été fondé en 1810 par Archibald Campbel et portait originalement le nom de « Small Isles Distillery ». Au fil des décennies elle changea souvent de propriétaire et fut même détruite au début du XXe siècle. Finalement elle sera reconstruite au début des années soixante. La distillerie comme nous la connaissons aujourd’hui a été inaugurée le 23 avril 1963. À ses débuts, elle produisait des scotchs très tourbés, tout comme les distilleries se trouvant chez sa voisine immédiate, l’île d’Islay.

Ma dégustation :

Couleur : cuivrée, reflets orangés, texture assez sirupeuse

Nez : agrumes, cèdres, sucré (à la Bourbon)

Goût : pin, cèdre, toffee vanille et épices

Finale : assez courte, amère et sucrée

La couleur est d’un cuivré assez orangé et le liquide a une texture très sirupeuse, voir huileuse.

Au nez, c’est plutôt discret, on peut légèrement sentir les agrumes ainsi qu’une odeur légèrement résineuse, un peu comme le cèdre, mais pas les branches, plutôt la planche de cèdre. C’est également légèrement sucré comme un « toffee » vanillé, semblable à un Bourbon, mais pas aussi présent.

D’entrée de jeu, le whisky est frais et vif et sa texture en bouche est assez sirupeuse et tapisse la langue aisément. À cette sensation, s’ajoute le goût des agrumes (orange et citron) lesquels sont par contre assez discrets. Vient ensuite un très subtil goût de « sapinage », d’aiguilles de pin, de branches de cèdre. Puis, c’est sucré, comme un caramel mou à la vanille et aux épices.

La finale est franche mais courte, elle laisse une légère amertume (style café ou cacao?) laquelle se mélange avec un sucré rappelant encore un peu le Bourbon, mais sans toutes ses subtilités.

Un scotch pas mauvais, mais pas explosif non plus. Pour un 16 ans, je m’attendais à plus de corps, plus de charpente et plus de complexité. De belles subtilités mais plutôt isolées et difficiles à ressortir. Avec les souvenirs que j’ai du 10 ans, ce 16 ans me créait des attentes et me laissait entrevoir un scotch mémorable. Je crois que je me dois de goûter à nouveau au 10 ans car actuellement, j’en conclus que ce 16 ans est peut être une légère déception.  À suivre…

Booker’s True Barrel Bourbon (# 24)

024 F Booker's True Barrel

Nom : Booker’s True Barrel Bourbon (7 ans 11 mois, batch # B96-L-23)

Type : Straight Bourbon

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 63,4%

Site web : http://www.smallbatch.com/bookers

Prix : 58$ à la SAQ

Disponibilité : Plus disponible pour le moment, devrait revenir à l’automne

M. Booker Noe est le « Master Distiller » pour James B. Beam Distilling Co et cette version serait son whiskey signature. S’inspirant d’une tradition vieille de 200 ans, Booker Noe prépara cette édition pour la première fois en 1992 afin d’en faire un cadeau des Fêtes pour ses amis proches. Ce « True Barrel Bourbon » serait le premier Bourbon à être embouteillé directement de la barrique, non dilué, non filtré. Il a été vieilli pour une période de sept ans et onze mois et la présente bouteille porte le numéro « B96-L-23 ».

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé reflets rougeâtres

Nez : caramel au beurre, épicé, fruité

Goût : caramel, pain d’épices, fruits

Finale : anesthésiante, caramel épicé

La couleur est des plus typiques, un beau cuivre foncé avec des reflets orangés et rougeâtres. Puisque c’est un « straight Bourbon », aucun agent de coloration n’a été ajouté, c’est donc la couleur naturelle de ce Bourbon. Il est moyennement sirupeux et je dois avouer que cela me surprend légèrement.

Au nez, ouf!, il faut faire attention d’entrée de jeu, les vapeurs d’alcool sont fortes dans le verre, mais derrière se cache un agréable caramel au beurre. En y allant plus prudemment, on peut percevoir des notes d’épices comme la cannelle et la muscade. Les fruits, entre autre la pêche ainsi que le maïs se mélangent au tout et donnent une odeur des plus racées, typiquement Bourbon. L’ajout d’eau neutralise les vapeurs d’alcool, ce qui aide aux autres odeurs à prendre plus de place.

L’entrée en bouche se fait plutôt agressive, on ressent immédiatement l’alcool, c’est très présent et ça brûle dans le nez! Mais après ce stade, de merveilleuses saveurs prennent place partout en bouche, le caramel, le pain d’épices, les fruits et une chaleur au fond de l’âme se fait sentir. Les tanins sur la langue et les joues sont également bien présents et en arrière-plan, une subtile réglisse noire tente de se frayer un chemin. Bref c’est complet ! En étant plus prudent et en prenant de plus petites gorgées, l’alcool se contrôle beaucoup mieux et on peut profiter pleinement de toutes ces merveilleuses saveurs. En ajoutant de l’eau, c’est beaucoup plus domestiqué. Plus agréable? Je n’en suis pas certain, par contre c’est pas mal moins agressif. Personnellement, je préfère les plus petites gorgées « full flavor »!

La finale laisse un sentiment d’engourdissement dans la bouche. Est-ce l’alcool qui a un effet anesthésiant ou bien ce sont les tanins du bois qui sont encore bien présents ? Par la suite un doux caramel au beurre légèrement épicé prend place pour un bon moment.

Un excellent Bourbon, qui nous fait vivre une expérience « cask strength » au sens propre du mot. Brut, robuste et brûlant. Il faut y aller avec prudence car il ne pardonne pas. L’ajout d’eau adoucit légèrement le tout, mais personnellement je préfère le garder bien brut et user de plus de prudence!!

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