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Isle of Jura – Prophecy (# 54)

Jura Prophecy

Nom : Isle of Jura – Prophecy

Type : Scotch single malt

Région : Île de Jura, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.isleofjura.com

Prix : 83$

Disponibilité : SAQ #11632476 (plus disponible pour le moment)

La distillerie de l’Île de Jura offre de nos jours des scotchs qui sont habituellement de nature plus huileuse (oily). Par contre, il arrive à l’occasion qu’elle propose une édition dite « Heavily Peated », laquelle se rapproche un peu des caractéristiques de certains scotchs offerts par les distilleries de l’Ile d’Islay, sa voisine immédiate. C’est le cas pour ce Prophecy.

Qu’en est-il de cette fameuse prophétie? Nous savons que cette distillerie fût fondée en 1810 par Archibald Campbel (voir ma fiche du 16 ans) et sur son site web, on peut y trouver une référence à cette mythique prophétie de l’Île de Jura, en voici un résumé:

 « Au début du 18ème siècle, les Campbell de Jura expulsèrent une sage voyante très âgée. Laissant libre cours à son ressentiment, elle prédit que le dernier des Campbell quitterait l’île borgne, avec ses maigres biens transportés dans un chariot tiré par un seul cheval blanc. Au fil du temps, cette histoire s’est transformée en légende et la prophétie est tombée dans l’oubli, jusqu’en 1938, date à laquelle Charles Campbell, ayant perdu un œil lors de la Première Guerre mondiale, tomba dans la déchéance et mena son vieux cheval blanc sur la jetée pour la dernière fois. »

Mythe ou réalité? Il faudrait se rendre sur l’île de Jura et poser quelques questions… En attendant, voici mes appréciations de ce scotch.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre pâle reflets orangés, sirupeux

Nez : tourbe, fumée, noisette grillée, épices

Goût : malt et miel sucré, tourbe, bois brûlé, épices

Finale : charmeuse, tourbe, épices, océanique

Ce scotch est d’une belle couleur cuivrée démontrant des reflets tirant sur l’orangé. La texture est assez sirupeuse et le liquide laisse de belles coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre.

Au dessus du verre, au premier plan c’est de la tourbe, mais pas la tourbe grasse et crasseuse de certains scotchs d’Islay, mais plutôt une tourbe légèrement sucrée et florale. Cette belle tourbe « propre » laisse passer une petite pointe de fumée. Par la suite, noisette grillée, épices et notes océaniques se joignent à ces parfums afin de compléter ce bouquet agréable et assez complexe.

L’entrée en bouche est surprenante, on s’attend à de la tourbe bien tranchante mais c’est plutôt un goût assez doux et sucré, légèrement mielleux et malté, le tout accompagné de saveurs un peu florales, voir plutôt savonneuses (soapy)! Puis, arrive en douce la tourbe carbonisée accompagnée de notes légèrement médicinales à la Laphroaig, mais en beaucoup plus subtil. À l’arrière-plan, c’est du bois légèrement brûlé et des épices boulangères telles la cannelle et la muscade. On peut également ressentir de légers tanins sur les joues et la langue.

La finale est longue et charmeuse, elle débute par une tourbe bien présente et des élans de fumées refont surface. Par la suite, le temps que les tanins se calment, un petit goût caramélisé et épicé accompagne le tout. Puis, c’est légèrement amer et des notes océaniques prennent place et se mélangent avec cette amertume. Le tout perdure pour de longs instants…

Suite à ma légère déception du Isle of Jura 16 ans, je peux dire que ce Prophecy redonne à cette distillerie l’estime que j’avais pour elle. En effet, leur 10 ans, qui avait été l’un de mes premiers single malt, m’avait beaucoup séduit et m’avait poussé à aller plus loin dans mes découvertes. Le coté tourbé « propre » de ce Prophecy plaira sûrement à l’amateur qui désire s’initier aux scotchs tourbés mais sans nécessairement se frapper à un monstre d’Islay.

Isle of Jura – 16 ans (# 26)


 


Nom : Isle of Jura – 16 ans

Type : Scotch single malt

Région : Île de Jura, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : www.isleofjura.com

Prix : 68,99$US Total Wine de Miami

Disponibilité : Pas disponible à la SAQ

 

 

La distillerie de l’Île de Jura, a été fondé en 1810 par Archibald Campbel et portait originalement le nom de « Small Isles Distillery ». Au fil des décennies elle changea souvent de propriétaire et fut même détruite au début du XXe siècle. Finalement elle sera reconstruite au début des années soixante. La distillerie comme nous la connaissons aujourd’hui a été inaugurée le 23 avril 1963. À ses débuts, elle produisait des scotchs très tourbés, tout comme les distilleries se trouvant chez sa voisine immédiate, l’île d’Islay.

Ma dégustation :

Couleur : cuivrée, reflets orangés, texture assez sirupeuse

Nez : agrumes, cèdres, sucré (à la Bourbon)

Goût : pin, cèdre, toffee vanille et épices

Finale : assez courte, amère et sucrée

La couleur est d’un cuivré assez orangé et le liquide a une texture très sirupeuse, voir huileuse.

Au nez, c’est plutôt discret, on peut légèrement sentir les agrumes ainsi qu’une odeur légèrement résineuse, un peu comme le cèdre, mais pas les branches, plutôt la planche de cèdre. C’est également légèrement sucré comme un « toffee » vanillé, semblable à un Bourbon, mais pas aussi présent.

D’entrée de jeu, le whisky est frais et vif et sa texture en bouche est assez sirupeuse et tapisse la langue aisément. À cette sensation, s’ajoute le goût des agrumes (orange et citron) lesquels sont par contre assez discrets. Vient ensuite un très subtil goût de « sapinage », d’aiguilles de pin, de branches de cèdre. Puis, c’est sucré, comme un caramel mou à la vanille et aux épices.

La finale est franche mais courte, elle laisse une légère amertume (style café ou cacao?) laquelle se mélange avec un sucré rappelant encore un peu le Bourbon, mais sans toutes ses subtilités.

Un scotch pas mauvais, mais pas explosif non plus. Pour un 16 ans, je m’attendais à plus de corps, plus de charpente et plus de complexité. De belles subtilités mais plutôt isolées et difficiles à ressortir. Avec les souvenirs que j’ai du 10 ans, ce 16 ans me créait des attentes et me laissait entrevoir un scotch mémorable. Je crois que je me dois de goûter à nouveau au 10 ans car actuellement, j’en conclus que ce 16 ans est peut être une légère déception.  À suivre…

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