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Jim Beam – Rye Pre-Prohibition Style (#197)

Nom : Jim Beam – Rye Pre-Prohibition Style

Type : Straight Rye whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 45%

Site web : jimbeam.com/rye

Prix : 29,85$

Disponibilité : SAQ #13271723

Je m’attaque à un autre classique américain, le Jim Beam Rye, mais cette fois, la nouvelle itération qui a été revampée “Pre-Prohibition Style”, (le Green Label) qui serait en fait la même recette que l’ancien Yellow Label, mais embouteillé à 45% au lieu de 40%…

Ma dégustation :

Couleur : Ambrée, reflets orangés, texture sirupeuse

Nez : Pain de seigle, épices de boulangerie, poivre noir

Goût : Pain de seigle, épices, sucre brun, fruits rouges

Finale : Longue, épicée et sucrée

Le Jim Beam Rye Pre-Prohibition Style est d’un ambre orangé qui offre des reflets d’autant plus orangés,  plutôt classique pour un américain.  La texture semble être relativement sirupeuse, plusieurs jambes bien minces se forment et s’éternisent sur les paroi du verre.

Au nez, c’est directement le pain de seigle sortant du four qui nous accueille.  Par la suite, les notes biens épicés et poivrés d’un bon rye s’annoncent, le poivre noir fraîchement moulu se mélange à la cannelle, la muscade et au poivre de Jamaïque (allspice).  La mie de pain chaud revient un bref instant.

En bouche, c’est chaud et épicé ! Encore le pain de seigle, et les épices sont au premier plan.  Le côté cannelle des épices me rappelle les bonbons que j’adorais étant plus jeune, les Hot Tamales ! C’est piquant et épicé à souhait et le poivre noir vient ensuite en ajouter une couche.  Un peu de sucre brun, de petits fruits rouges (framboises et mûres) et de barrique légèrement toastée viennent adoucir l’expérience.

La finale est relativement longue, épicée à souhait et légèrement sucrée.  Le petit côté légèrement aigre que je perçois habituellement dans les ryes fait maintenant son entrée, et c’est bienvenue.

Pour l’amateur d’épices et de piquant que je suis, je dois dire que ce rye livre la marchandise et fait amplement son travail.  En bonus, à moins de 30$, je dois avouer que j’ai l’impression qu’il sera un compagnon de terrasse avec l’été qui s’en vient… deux glaçons et une tranche d’orange… pas plus, ni moins…

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Buffalo Trace (#196)

Nom : Buffalo Trace

Type : Straight Bourbon whiskey

Région : Kentucky,  É-U

Taux d’alcool : 45%

Site web : buffalotrace.com

Prix : 43,25$

Disponibilité : SAQ #10263891

La Buffalo Trace Distillery est située dans la ville de Frankfort au Kentucky.  Selon les propriétaires actuels, The Sazerac Company, elle serait la distillerie la plus ancienne des États-Unis, et ce, sans aucun arrêt de production depuis le début du 19e siècle.  Pendant la Prohibition elle fut quand même autorisée à distiller pour des besoins médicinaux.

C’est un Bourbon plutôt abordable, grandement disponible avec une présentation quand même attrayante.  Voyons maintenant s’il peut livrer la marchandise…

Ma dégustation :

Couleur : Ambre profond, reflets cuivrés orangés, très sirupeux

Nez : Maïs, cerise noire, vanille, boisé

Goût : Maïs, seigle, épicé, boisé

Finale : Sucrée, vanillée, fumée légère, boisée

À l’oeil on peut constater qu’on est en présence d’un vrai et authentique Bourbon ! D’un bel ambre bien profond et rempli de reflets orangés, il est également pourvu d’une texture collante et bien sirupeuse.

Le nez est de ce qu’il y a de plus “Bourbon” !  Les premières effluves sont remplies de maïs sucré accompagné de quelques notes de cerise noire, de vanille et de bois sec.  Par la suite, s’ajoutent un peu de caramel mou, d’épices de boulangerie et de poivre.

En bouche, c’est un plein de saveurs, du maïs, un peu de seigle, un peu de fruits rouges et de cerises se mélangent aux épices de boulangerie, à la cassonade foncée et une légère vanille boisée ! Il est bien fougueux ce petit buffle !

La finale est sur le maïs et le seigle tout en gardant un petit côté épices de boulangerie. Une vanille légèrement sucrée accompagne à merveille les notes boisées et légèrement brûlées.  En effet, une fumée légère fait son entrée lors de l’étirement de la finale.

Selon moi, c’est le “Day to Day” Bourbon à avoir à la maison ! Je l’ai essayé Straight mais également dans différentes déclinaisons: On the Rocks, en Old Fashioned, avec Cola, dans un mix avec différents jus de fruits tropicaux, il y a rien à redire, tout est parfait !

Voilà, c’est dit…

Longrow Peated Single Malt (# 194)

Nom : Longrow Peated Single Malt

Type : Scotch single malt

Région : Campbeltown, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : springbankwhisky.com/whisky/longrow/peated 

Prix : 89$

Disponibilité : SAQ #11691847

La distillerie Springbank est située dans la région de Campbletown, dans le sud-ouest de l’Écosse, plus précisément sur la péninsule de Kintyre, entre les îles d’Islay et d’Arran.

La distillerie Springbank produit sa propre gamme de scotch, lesquels sont tous légèrement tourbés et affinés dans une panoplie de fûts différents.  Ils produisent également deux autres gammes de produits, soit les scotchs d’Hazelburn, triple distillé et plutôt léger, et les très tourbés de Longrow.  Fait important à noter concernant ces derniers, un peu moins de 100 fûts de Longrow sont remplis chaque année, de là cette disponibilité plutôt réduite….

Aujourd’hui je m’attaque au Longrow Peated.

Ma dégustation :

Couleur : jaune pâle, reflets dorés, sirupeuse

Nez : tourbe sale, zeste de citron, cire

Goût : tourbe sucrée, fumée, bois, épices

Finale : longue, tourbe sucrée, fumée, légèrement maritime

Côté visuel, le Longrow est d’un jaune plutôt pâle, ce qui me rappelle certains scotchs d’Islay.  En ce qui concerne la texture, c’est collant, huileux et sirupeux, les jambes sont fines et nombreuses.

Au nez, c’est de la tourbe un peu timide mais quand même sale et crasseuse, une tourbe rappelant le feu de camp pas encore éteint. À l’arrière-plan, quelques notes de fruits, de zeste de citron et de cire à bois.

En bouche, c’est  la tourbe légèrement sucrée ainsi qu’une légère chaleur d’alcool qui sont au premier plan. Par la suite, un peu de fruits sucrés, de tourbe fumée et légèrement saline se mélangent à quelques timides notes de bois humide.  Loin derrière, quelques notes d’épices et de poivre noir parviennent à surmonter la tourbe.

La finale est longue, chaleureuse, tourbée, fumée et légèrement sucrée. Quelques notes de citron et de coquillages marins font également acte de présence.

Que dire de mon premier Campbelltown… Je peux dire que c’est un peu déstabilisant et intriguant !  Je ne m’attendais vraiment pas à un scotch aussi tourbé, mais plutôt à une tourbe légère, en retrait et timide.  Timide au nez certes, mais en bouche elle est bien présente, crasseuse, elle persiste jusqu’en finale et demeure de longs moments !

Recommandé à un public averti et aventureux !

 

Amrut Peated Indian Single Malt Whisky (# 193)

Nom : Amrut Peated Indian Single Malt Whisky

Type : Indian Single Malt

Région : Bangalore, Inde

Taux d’alcool : 46%

Site web : amrutwhisky.co.uk

Prix : 84,50$

Disponibilité : SAQ #12637050

Après ma dégustation du Amrut Indian Single Malt, je fais maintenant face à la version tourbée du Amrut Single Malt.

 

Je tiens à nouveau à remercier Maxime Pelletier pour ces deux échantillons d’Amrut.

Ma dégustation :

Couleur : Or foncé, reflets ambrés, sirupeux

Nez : Tourbe légèrement fumée, fruits frais et fleurs

Goût : Tourbe sucrée, fruitée, maltée et mielleuse

Finale : moyenne, tourbée, sucrée

La version tourbée du whisky indien Amrut offre une couleur or légèrement plus foncée que son frère et ses reflets sont plutôt du côté ambre que doré.  La texture semble plus définie, les coulisses sont larges, peu nombreuses et tardent à redescendre au fond du verre.

Au nez c’est une tourbe délicate et peu dominante.  Un peu de fumée et de tourbe se mélangent à quelques notes sucrées, maltées et florales.

En bouche, c’est une tourbe légèrement fumée, sucrée et fruitée qui est au premier plan.  Par la suite, un peu de fruits frais et de notes boisées se joignent à l’ensemble.  Puis, la tourbe revient tout en étant un peu maltée et mielleuse, sans pour autant prendre le dessus.  Ce n’est pas choquant et quand même bien agréable.

La finale est relativement longue, sans pour autant s’éterniser comme certains Scotch d’Islay savent si bien le faire.  Tout au long de cette finale, la tourbe demeure sucrée et légèrement maltée.  Par la suite, quelques notes de barriques brulées viennent ajouter un peu de substance.

Ce n’est pas le plus tourbé des whiskies, mais c’est un beau petit dram d’initiation pour celui qui voudrait commencer à s’initier aux whiskies « peat & smoke ». Ce n’est pas choquant ou troublant tout en étant quand même très bien peaufiné.

Amrut Indian Single Malt Whisky (# 192)

Nom : Amrut Indian Single Malt Whisky

Type : Indian Single Malt

Région : Bangalore, Inde

Taux d’alcool : 46%

Site web : amrutwhisky.co.uk

Prix : 68$

Disponibilité : SAQ #11864269

Aujourd’hui je déguste mon premier whisky indien, le Amrut Indian Single Malt.  Ce whisky de la Amrut Distilleries a été lancé pour la première fois en août 2004 et il est le premier whisky en provenance de l’Inde pour lequel l’appellation « Indian Single Malt » peut lui être apposée.  En effet, il est fabriqué avec de l’orge maltée cultivée dans les provinces de Haryana, Punjab et Rajastan.  Il est ensuite distillé, maturé en fûts (majoritairement neufs et d’ex-Bourbon) et embouteillé en Inde.

L’une des grandes particularités des whiskies indiens c’est la période de maturation.  En effet, avec les températures extrêmement chaudes que l’on retrouve en Inde, la maturation se fait de trois à quatre fois plus rapidement.  Les barriques de whiskies vieillissent souvent entre 3 et 5 ans et sont prêts pour l’embouteillage.

Encore une fois, merci à Maxime Pelletier pour cet échantillon de ce whisky.

Ma dégustation :

Couleur : Or brillant, reflets dorés, sirupeux

Nez : Fruits frais, fleurs, barrique

Goût : Délicat, fruits du verger, tabac frais

Finale : Courte, légère, fraîche

Ce whisky indien offre une belle couleur or bien brillant et ses reflets sont tous de la même palette de couleurs.  La texture du liquide est relativement sirupeuse, les jambes ne se forment jamais et le liquide semble demeurer collé aux parois du verre.

Au nez c’est un beau panier de fruits frais et de fleurs baignant dans le miel doré. Par la suite un peu de vanille et de boisé se mélangent à des notes de tabac frais.

L’entrée en bouche est délicate, légèrement sucrée et fruitée.  La délicatesse des fruits du verger est bien présente et se mélange à quelques notes florales et mielleuses.  Par la suite les saveurs douces et sucrées du malt se joignent à quelques notes de vanille, de tabac frais et de barrique.

La finale est un peu courte mais remplie de fruits mielleux et de céréales légèrement maltées.  La légèreté et la fraîcheur donnent simplement le goût d’y replonger sans hésitation.  Cette finale est définitivement conçue pour les journées chaudes d’été sur la terrasse.

Disons que pour un whisky de départ, Amrut a frappé fort en 2004 ! Dans un monde dominé par les whiskies écossais, Amrut a quand même réussi son pari, présenter un whisky capable de rivaliser avec les Maîtres…

Voyons maintenant s’ils sont en mesure de s’élever d’un cran au-dessus de la mêlée !  Ma prochaine dégustation portera sur la version « Amrut Peated » …

Highland Park – 12 ans (# 190)

Nom : Highland Park 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Highlands (Île d’Orkney), Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : highlandparkwhisky.com/12-year-old/ 

Prix : 76$ 69,75$

Disponibilité : SAQ #204560

Comme je le mentionnais dans ma fiche du Highland Park Thor, cette distillerie s’empreigne beaucoup du fait que les Iles Orcades (dont fait partie l’ile d’Orkney) étaient un territoire Viking. Ils ont pratiquement tout revampé leur ligne de produits sur ce thème.  En effet, le 10 ans se nomme « Viking Scar », le 12 ans « Viking Honour » et le 18 ans « Viking Pride ».  Aussi, plusieurs autres éditions font références à l’esprit Viking, c’est stylé, invitant et tellement marketing, je présume que c’est vendeur…

Aujourd’hui je vous présente la version 12 ans, qui n’est malheureusement pas imprégnée de tout l’honneur Viking, c’est simplement l’ancien embouteillage…

Ma dégustation :

Couleur : cuivre, reflets or roux, sirupeux

Nez : toffee, floral, malt sucré

Goût : Toffee, champs de fleur, poivre, fumée légère

Finale : florale, poivrée, fumée légère

La couleur du Highland Park 12 ans est d’un cuivre bien franc et lorsque regardé à la lumière il offre quelques reflets dorés légèrement roux. Les jambes sont plutôt larges, peu nombreuses et assez paresseuses, en effet, elles tardent à redescendre au fond du verre.

Au nez, l’accueil est fait par un caramel toffee bien sucré et accompagné de quelques notes florales et mielleuses. Par la suite, le malt doré et rôti se joint à l’ensemble.  Un peu d’alcool et de bois se font une petite place à l’arrière-plan.

Dès l’entrée en bouche, c’est le toffee bien crémeux et collant qui s’installe. Par la suite, s’ajoutent quelques notes de fleurs des champs et de rayon de miel.  Après quelques instants en bouche, une légère brûlure d’alcool s’accompagne de quelques notes de poivre noir et d’épices.  Une petite pointe de fumée se présente à l’entrée de la finale.

En finale, les notes florales, mielleuses et poivrées se laissent bercer par une légère vague de fumée. Une finale qui s’étire quelque temps et à laquelle on finit par percevoir un léger salin.

Un classique dans le style, le Highland Park 12 ans est une belle porte d’entrée pour se familiariser avec le style de la distillerie, avant de se lancer aux éditions plus costaudes et complexes tel le très renommé 18 ans, pour lequel une fiche devrait suivre un jour, du moins je l’espère bien…

Au moment de publier cet article, je constate que la SAQ a baissé le prix de 6,25$, il est maintenant 69,75$ !

 

Bruichladdich – The Classic Laddie (# 187)

Nom : Bruichladdich – The Classic Laddie

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 50%

Site web : bruichladdich.com/the-classic-laddie 

Prix : 67$

Disponibilité : SAQ #12471715

Bruichladdich est une distillerie d’Islay qui ne nécessite plus vraiment de présentation. En effet elle fait déjà bonne figure dans le vaste monde du Scotch.  Au fil des ans, elle s’est taillé une place au sommet des Maîtres de la tourbe d’Islay, je dirais même “King of the Peat” avec ses éditions Octomore qui sont exagérément tourbées à des taux de 160 à 220PPM !!

Mais aujourd’hui avec le Classic Laddie, on est à l’antipode l’Octomore car il est non tourbé…

Ma dégustation :

Couleur : Jaune paille, reflets dorés, particules en suspension

Nez : céréales, fruits blancs, alcool, maritime

Goût : Céréale, sucré, fruits frais, boisé léger, salin

Finale : moyennement longue et plutôt saline

Au visuel, c’est la pâleur typique des whiskies d’Islay, jaune paille, et reflets légèrement dorés. Après quelques tournoiements du liquide dans le verre, de nombreuses petites coulisses se forment et tardent à redescendre dans le verre. Quelques petites particules sont en suspension dans le scotch.

Au nez, à l’approche, c’est délicat et plutôt céréalier et sucré. Par la suite, les fruits blancs fraîchement coupés font acte de présence, plus particulièrement la pomme et la poire. Il faut faire attention à la brûlure d’alcool, les 50% sont quand même bien ressenti si on hume un peu trop intensément. Quelques notes maritimes sont à l’arrière-plan.

En bouche, c’est délicat, un peu malté et légèrement sucrée, mais attention à la gorgée, car si trop volumineuse, la brûlure d’alcool anesthésie la bouche instantanément! À l’arrière de cette barrière, c’est le retour des fruits frais tels la pomme croquante, la poire bien mûre et la nectarine.  Une petite touche légèrement florale accompagne quelques notes de malt doré, légèrement boisés et maritimes.

La finale est d’une longueur convenable et s’étire surtout sur les notes de sel marin et de bord de mer. Un peu de bois et de malt sucré viennent compléter le tout, lesquels demeurent tout de même dominé par les notes salines.

Quelques fois, c’est très agréable et satisfaisant de déguster un scotch d’Islay qui n’est pas tourbé ni fumé, cela laisse toute la place à la céréale et à l’influence de l’air marin de l’île…

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