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Glen Moray 12 ans (# 186)

Nom : Glen Moray – 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : glenmoray.com

Prix : 48,75$

Disponibilité : SAQ #11904363

Glen Moray est une distillerie du Speyside située sur les berges de la rivière Lossie près de la ville d’Elgin. Elle était initialement une brasserie du nom de West Brewery et elle fut convertie en distillerie en 1897. Elle a été par la suite vendue aux propriétaires de Glenmorangie vers 1920 et est depuis 2008 la propriété de la compagnie française La Martiniquaise. La gamme des whiskies de Glen Moray est plutôt conventionnelle avec ses éditions de 12, 15 et 18 ans ainsi qu’une version « premium » de 25 ans d’âge. Ils offrent également une version tourbée à environ 40ppm.

Malheureusement la SAQ nous offre seulement la version 12 ans que je vous présente aujourd’hui.

Ma dégustation :

Couleur : or pâle, reflets dorés, sirupeux

Nez : fruits frais, sucre blanc, vanille boisée

Goût : fruits frais et confits, boisé, vanille

Finale : longue, sucrée, fruitée et boisée

Au visuel, ce scotch est d’un invitant or bien brillant offrant des reflets dans la même palette de doré. Sa texture est légèrement sirupeuse, les jambes sont tout de même nombreuses, larges et redescendent lentement au fond du verre.

Au nez, dès l’approche du verre c’est un panier de fruits du verger bien frais telles que la pomme verte, la poire et la pêche blanche le tout saupoudré de sucre blanc. Par la suite une légère touche de bois toasté et une douce vanille se mélangent à l’ensemble.

En bouche, c’est fruité, sucré, mais en toute délicatesse. Les fruits du verger sont encore au rendez-vous, mais maintenant quelques abricots secs et d’oranges confites se mélangent à l’ensemble. Puis, le bois légèrement torréfié fait apparaître une belle vanille légèrement épicée à la cannelle et au gingembre (mais quand même à faible dose). La douceur sucrée, légèrement boisée et épicée tapisse le palais et apporte un sourire sur mes lèvres.

La finale est un peu courte mais plutôt plaisante, elle est légèrement fruitée, sucrée et boisée, c’est tellement agréable que ça donne le goût d’y replonger aussitôt… dangereux !

Un très bon petit scotch facile d’approche et sans prétention, et avec un certain degré de complexité, parfait pour ceux qui voudraient s’initier au monde des singles malts, sans se ruiner… personnellement ce serait une bouteille que je pourrais avoir souvent sous la main.

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Glenfarclas 10 ans (# 175)

175-f-glenfarclas-10-ansNom : Glenfarclas 10 ans

Type : Scotch single malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.glenfarclas.co.uk/10-years-old

Prix : 64,75$

Disponibilité : SAQ #10652512

Une situation plutôt rare dans le monde du whisky, la distillerie Glenfarclas est la propriété de la même famille et ce, depuis 1865 ! En effet, le 8 juin 1865 John Grant devient le propriétaire d’un lot de terrain sur lequel se trouvait déjà une distillerie.  Glenfarclas est présentement administrée par la 5e et 6e génération de Grant, soit John L. S. et Georges S Grant.

Aujourd’hui je passe un petit moments avec le Glenfarclas 10 ans. C’est leur whisky d’entrée de gamme et est vieilli en fûts de Sherry Oloroso.  Un 8 ans a déjà fait son apparition sur le marché mais semble avoir été mis de côté par la distillerie.

Ma dégustation :

Couleur : jaune paille, reflets cuivrés, texture sirupeuse

Nez : fruits du verger, sucre, épices

Goût : fruits du verger et secs, vanille, poivre

Finale : moyenne, fruitée, légèrement boisée

La couleur du Glenfarclas 10 ans est d’un beau jaune doré rappelant le Pineau des Charentes et offre de jolis reflets de couleur cuivre bien brillant. Les nombreuses petites jambes qui se forment sur les parois du verre redescendent lentement et finissent par former plusieurs petites gouttelettes.

Dès l’approche du verre au nez, des parfums rappelant les fruits du verger tels les pommes, les poires et les prunes fraîches. Un parfum de raisins Sultana est également bien présent.  Par la suite le sucre, la vanille et les épices entrent en jeu pour équilibrer le tout.

En bouche, c’est délicat et fruité, en effet on est encore dans les fruits du verger, plus particulièrement la poire bien mûre. Par la suite, la vanille et quelques notes d’épices boisées se présentent au rendez-vous.  Les fruits séchés, la cannelle et des notes poivrées ferment la valse.

La finale est moyennement longue et fruitée. En effet, les fruits frais et séchés sont accompagnés d’un léger piquant de cannelle.  Par la suite, un doux toffee crémeux accompagne quelques souvenirs de barriques.  L’ensemble s’étire quelques instants et rend le tout bien réconfortant!

Une valeur sure à avoir à portée de main et il sera plutôt facile à servir au néophyte qui désire s’aventurer dans le monde du Scotch mais qui ne désire pas ébranler trop rapidement ses papilles !

Spicebox – Pumpkin Spiced (# 155)

155 F Spicebox Pumpkin SpicedNom : Spicebox – Pumpkin Spiced

Type : Whisky Canadien épicé (blend)

Région : Québec, Canada

Taux d’alcool : 35%

Site web : http://spiceboxwhisky.com

Prix : 25,90$

Disponibilité : SAQ #12730431

Ah! L’automne, avec ses feuilles multicolores, le froid qui s’installe tranquillement et bien sûr, la panoplie d’aliments à la citrouille offerte dans les différents commerces. Tout y passe, les beignes, les cafés, les thés, les bières et même les whiskies !  Mais attention, bien souvent, je dirais plutôt majoritairement, ces produits ne sont pas vraiment « à la citrouille », mais plutôt aromatisé aux épices qui composent une tarte classique à la citrouille, soit la cannelle, le gingembre, le poivre de Jamaïque (Allspice) et la muscade.

Le whisky Spicebox Pumpkin Spiced ne fait pas exception et ne contient évidemment pas de chair de citrouille !! Il contient la même base que son frère Spicebox, soit un mélange de whiskys de seigle canadiens en provenance de l’Alberta et vieilli entre 3 et 6 ans en fûts de bourbon auquel on y a ajouté les « Pumpkin Spices ».

Voyons maintenant si le Spicebox Pumpkin Spiced whisky nous réconforte comme une pointe de tarte à la citrouille encore chaude.

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle, reflets légèrement orangés, légèrement sirupeux

Nez : sucré, vanille, épicé

Goût : vanille, caramel au beurre, épices, boisé

Finale : sucrée, érable, épices

La couleur de ce whisky-dessert est d’un doré bien classique et avec une légère teinte d’orange. Est-ce mon subconscient qui ne cesse de me suggérer la couleur d’une citrouille… Côté texture c’est relativement sirupeux, de minces jambes se forment sur la paroi et redescendent lentement au fond du verre.

Dès l’approche du verre au nez, c’est un rye très sucré et vanillé. Tout à l’arrière, derrière le seigle, se cachent quelques notes de cannelle, de muscade et un peu de poivre de Jamaïque (allspice). Dans l’ensemble, ça sent vraiment comme une tarte à la citrouille !

En bouche, dès l’entrée c’est sucré et piquant, la douceur vanillée compense pour le coup de fouet des épices. Le sucré et les épices se complémentent bien et c’est très « dessert ». Après quelques instants, un doux caramel crémeux à la vanille valse avec la muscade et l’allspice. Puis, quelques subtiles notes de cannelle et de boisées ferment la danse.

Quant à la finale, sans surprise, elle est sucrée et relativement longue, avec la vanille et le caramel au beurre, quelques notes de sirop d’érable viennent se joindre à l’ensemble. Après un dur combat, les épices et le seigle finissent par percer la barrière sucrée et soutiennent la finale pendant de longs moments.

Un beau petit whisky dessert sans contredit que je siroterais bien tranquillement après un copieux repas. Par contre, il ne plaira sûrement pas à tous à cause de ses notes hyper sucrées. Sa grande force est probablement plus comme alcool de base dans de beaux cocktails exotiques…

Coureur des Bois (# 146)

146 F Coureur des boisNom : Coureur des Bois

Type : Liqueur de whisky Canadien à l’érable

Région : Québec, Canada

Taux d’alcool : 31,7%

Site web : domainepinnacle.com/produits/coureur-des-bois

Prix : 35,25$ / 750ml

Disponibilité : SAQ # 11724979

Mi-avril, les séries éliminatoires de la LNH et le temps des sucres sont commencés. Je suis certain qu’une bonne majorité d’entre vous aimez bien vous sucrer le bec avec quelques gâteries à l’érable. Et bien en voici une pour les « grandes personnes », une liqueur de whisky canadien et de sirop d’érable.

Il est bien sûr le compétiteur immédiat du Sortilège, dégusté il y a quelque temps sur mon blogue. Un peu plus alcoolisé que le Sortilège, arrivera-t-il à gagner ce match et à le détrôner dans mon cœur ?

Ma dégustation :

Couleur : sirop d’érable ambre, collant

Nez : sucre d’érable clair, seigle, vanille

Goût : érable, vanille, seigle, bois d’érable

Finale : sucrée, érable, épices

Côté apparence, le Coureur des Bois est beaucoup plus foncé que le Sortilège. D’une couleur rappelant le sirop d’érable ambré et sa texture est très sirupeuse. Son apparence nous démontre qu’il est lui aussi bel et bien une liqueur de whisky.

Le score est toujours 0 – 0 après une période.

Au nez, c’est par contre un peu moins sur l’érable que le Sortilège, quelques notes de sucre d’érable se mélangent au whisky de seigle, lequel appert beaucoup plus présent que dans le Sortilège. Aussi, une forte et étrange odeur de vanille prend énormément de place, laquelle me rappelle celle du whisky épicé «Spicebox » ? À l’arrière-plan, c’est de légères pointes d’épices et de bois d’érable qui s’installent.

C’est maintenant 1-0 pour le Sortilège.

En bouche c’est le sucré de l’érable et cette touche de vanille (un peu moins intense qu’au nez) qui prennent l’assaut ! Puis le whisky de seigle et ses épices arrivent et accompagnent merveilleusement les quelques notes boisées et d’érables qui maintenant prennent le contrôle et dominent l’attaque à cinq.

L’amateur de whisky en moi se doit de donner le point au Coureur des Bois. Le score est maintenant 1 -1 .

Le côté plus « whisky » en bouche du Coureur des Bois s’estompe en finale et devient beaucoup plus sur l’érable. Quelques notes de seigle, de boisé et d’épices demeurent mais sont axées beaucoup plus sur l’érable, tout comme le Sortilège.

Aucun but scoré en 3e période, le compte est donc toujours de 1 -1, nous devrons donc aller en prolongation !

Le Coureur des Bois est une liqueur de whisky vraiment marqué par son profil de whisky canadien, plus particulièrement en bouche. Très agréable à boire tout au long de l’année, spécialement lorsque l’on a un petit désir d’érable à combler !

Et pour la fin du match… Cette prolongation débute à l’instant et l’issue du match est entre vos mains ! Je vous invite donc à faire l’exercice et c’est à vous décider lequel des deux remporte le match ! Nous avons droit ici à deux excellents produits typiquement québécois et chacun a les atouts nécessaires pour vous séduire.

Le Coureur des Bois est la brute et le Sortilège saura vous ensorceler !

Glenfarclas 105 (# 138)

138 F Glenfarclas 105Nom : Glenfarclas 105

Type : Scotch single malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 60%

Site web : www.glenfarclas.co.uk/105-Cask-Strength

Prix : 86,25$

Disponibilité : SAQ #11532862

La distillerie Glenfarclas fut fondée en 1836 par un certain Robert Hay et c’est en 1865 que John Grant achète la distillerie. Elle appartient d’ailleurs toujours à la famille Grant et c’est maintenant la 6e génération qui prend la relève. John LS Grant en est le « Chairman » et George S. Grant agit à titre d’Ambassadeur pour la distillerie.

Les scotchs de Glenfarclas sont vieillis soit en fûts de Bourbon et majoritairement en fûts de Sherry Oloroso ou Fino, ce qui permet à leur scotch d’avoir un profil très axé sur le Sherry. L’éventail de la gamme est très varié, allant de l’abordable 10 ans en passant par une gamme variée d’âge (12, 15, 17…) pour atteindre le vénérable 40 ans. Depuis 2007, ils ont également la gamme « The Family Cask », comprenant 43 embouteillages dits « single cask » millésimés entre 1954 et 1994.

Le « 105 » est un scotch qui aurait vieilli pendant 10 ans et embouteillé à 60% d’alcool. Son nom proviendrait d’un souvenir de Noël 1968 que Grand-père Grant aurait fait en embouteillant à la puissance du fût de 105 « British proof », le nom est alors resté.

Ma dégustation :

Couleur : ambre avec reflets cuivrés, texture sirupeuse

Nez : fruits frais et confits, cassonade brûlée, alcool

Goût : Fruits frais, secs et confits, alcool, épices

Finale : Longue, sucrée, chaleureuse

La couleur de ce scotch est d’un cuivre relativement foncé avec un léger penchant sur l’ambre bien éclatant. Lorsque regardé à la lumière du jour, les reflets offerts sont sans rappeler ceux d’une belle « cenne noire » flambant neuve. Côté texture, c’est visqueux et collant, le liquide reste littéralement collé aux parois du verre. Après un long moment, de larges et rares coulisses se forment.

Au nez, c’est une délicate salade de fruits frais, la poire la pomme verte qui sont au premier plan. Par la suite, les fruits secs et confits (raisins, figues, pruneaux) baignent dans un sirop fait de cassonade au beurre qui a un peu trop chauffé. Attention à la force brutale de l’alcool, elle peut frapper fort !

L’entrée en bouche est, avec surprise, assez douce et sucrée. Pomme verte, poire et sucre blanc sont d’entrée de jeu. Puis les fruits secs et confits accompagnés des petits raisins secs « Sunmaid » reprennent leur place et augmentent la sensation de sucré. Puis, comme un coup de poing inattendu, le 60% d’alcool nous frappe en pleine gueule ! Cette force brutale est accompagnée d’un piquant de cannelle, de girofle et de notes boisées excessivement bien marquées. Une fois le coup encaissé, les fruits confits baignant maintenant dans le sherry viennent adoucir l’ecchymose…

La finale est relativement longue et sucrée. Les fruits confits dominent et sont également accompagnés de quelques notes rappelant le cuir et le tabac frais. Après quelques gorgées, on peut ressentir un petit feu intérieur réconfortant et bien agréable. J’adore les « Cask Strength » !

On peut dire que ce Glenfarclas est « sur la coche », du moins la mienne! Comme je le disais plus haut, j’adore les whiskies du type « Cask Strength ». La pleine puissance du fût et plein de saveurs et on peut souvent y ajouter une petite quantité d’eau sans briser sa structure et l’aider à s’ouvrir sur de nouveaux horizons !

Est-ce que je vous l’ai dit ? J’adore les « Cask Strength » !

Monkey Shoulder – Batch 27 (# 130 )

130 F Monkey ShoulderNom : Monkey Shoulder (batch #27)

Type : Blended malt scotch whisky (vatted)

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.monkeyshoulder.com

Prix : 29,95$ US

Disponibilité : un peu partout aux États-Unis

Le groupe William Grant & Sons a conçu le Monkey Shoulder en 2005, un Blended malt whisky (anciennement vatted malt), sa composition ne contient alors aucun whisky de grains. En effet, uniquement des singles malts du Speyside le composent, et pas n’importe lesquels, des malts provenant de Balvenie, de Glenfiddich et de la plus discrète Kininvie, qui est fermée depuis 2010 (je présume que maintenant ils utilisent des malts de leur super distillerie d’Alisa Bay ?). Une fois le vieillissement en ex-fûts de Bourbon terminé pour chacun, un mariage s’effectue dans un « marring tun » pour une période de trois à six mois. Ça promet !

Mais c’est quoi le « Monkey Shoulder » ? Pourquoi ce nom aussi étrange pour un scotch whisky ? Le « monkey shoulder » est une condition physique que les malteurs d’antan pouvaient développer après de longues heures à tourner l’orge manuellement dans le processus de séchage du grain. La douleur à l’épaule faisait en sorte que le bras pendouillait un peu à la manière des singes. Ce whisky est donc en l’honneur de tous ces hommes ayant connu cette condition. Aujourd’hui cette opération est effectuée majoritairement avec de la machinerie.

Ma dégustation :

Couleur : ambre-or, reflets rosés, sirupeux

Nez : délicate marmelade, miel, vanille

Goût : oranges et fruits confits, miel, tabac

Finale : longue, mielleuse, marmelade d’orange

Lorsqu’on prend le temps d’admirer ce scotch à la lumière, il offre une belle couleur valsant entre l’ambre et l’or, ses reflets légèrement rosés et ses nombreuses et fines jambes donnent l’impression d’un liquide luxuriant.

Au nez, c’est plutôt délicat et sucré. Une marmelade d’orange légèrement sucrée et acidulée se mélange à une touche mielleuse et céréalière. À l’arrière-plan, un toffee légèrement vanillé prend place.

En bouche, dès les premiers instants, ce sont les oranges et les fruits confits qui dominent. Par la suite, le miel et quelques notes d’épices prennent la relève. À l’arrière-plan, une légère vanille prend place avec des saveurs m’évoquant l’odeur de feuille de tabac.

La finale débute avec cette même saveur de tabac frais pour ensuite revenir tout doucement vers le miel et la marmelade d’orange légèrement amère. Elle s’étire de longs moments sur ces notes sucrées.

Le Monkey Shoulder, est-ce que ce serait le secret précieusement gardé par les amateurs de Balvenie et de Glenfiddich? En effet, le profil aromatique offert par l’amalgame de scotchs provenant de ces distilleries (surtout Balvenie selon moi) en fait une valeur sure, et à moins de 30$US la bouteille, « it’s a steal ! », mais chut ! Il faut par le dire trop fort !

À quand ce genre de beaux produits à la SAQ et, SVP, à un prix « compétitif ».

Spicebox (# 98)

098 F SpiceboxNom : Spicebox

Type : Whisky Canadien épicé (blend)

Région : Québec, Canada

Taux d’alcool : 35%

Site web : http://spiceboxwhisky.com

Prix : 25,70$

Disponibilité : SAQ Dépôt #11676524

Les épices, les fruits, les herbes et autres aromates sont souvent utilisés pour apporter une petite « twist » à certains types d’alcools populaires. On peut penser à la gamme d’Absolut Vodka, au Spiced Rhum de Captain Morgan ou même au Drambuie, une liqueur fait à base de scotch aromatisée de miel et d’herbes. La plupart du temps c’est bien et d’autres fois c’est superbe (le Sortilège par exemple). Malheureusement, à l’occasion c’est tout simplement un désastre, comme par exemple le Red Stag de Jim Beam qui, selon moi est exécrable, c’est le seul dram que j’ai jeté à l’évier !

Voyons maintenant où se situe le Spicebox, dans tout cela ? Il est fait d’un mélange de whisky de seigle canadien en provenance de l’Alberta et vieilli entre 3 et 6 ans en fûts de bourbon. Une fois le whisky prêt, on y ajoute une infusion de gousses de vanille pure en provenance de Nouvelle Guinée, de Madagascar et de l’Ouganda ainsi qu’un mélange « secret » d’épices. Cette combinaison devrait être assez gagnante…

Ma dégustation :

Couleur : Dorée pâle, texture moyenne

Nez : vanille, vanille et vanille

Goût : Vanille, muscade, caramel au beurre-vanille

Finale : Vanille, seigle et épices.

La couleur dorée pâle et la texture légèrement sirupeuse laissent croire à un whisky-dessert.

Au nez, c’est de la vanille au cube! De l’essence de vanille, crème glacée vanille française, gâteau d’anniversaire, un Mae West, caramel mou à la vanille, bref tous les souvenirs me rappelant la vanille refont surface! Aussi à l’arrière-plan bien caché, on perçoit une petite pointe d’épices, le gingembre et la muscade, ou est-ce le poivre de Jamaïque (All Spice) ?

En bouche, la vanille est autant au rendez-vous qu’au nez! Mais des saveurs de caramel au beurre et de muscade se mélangent à certaines saveurs de seigle et un boisé fait surface à l’arrière-plan. La texture en bouche est par contre un peu aqueuse.

La finale est, je vous laisse deviner… Hé oui, vanillé! Mais le seigle et ses épices arrivent en rafale et sont maintenant beaucoup plus dominants et livrent un brillant combat aux saveurs de vanille, lesquelles finissent par céder, ou presque.

Un beau petit whisky épicé, mais la prédominance de la vanille est un peu trop forte à mon goût. Définitivement parfait pour préparer des cocktails aux fruits tropicaux, surtout si on veut y mettre une petite touche de whisky canadien afin de remplacer le populaire capitaine !

Y a t’il quelqu’un qui pourrait m’expliquer la pertinence de l’inscription du numéro de lot sur l’étiquette? Ça fait quand même assez longtemps que le lot #001372 est offert…

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