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Macallan Fine Oak 10 ans (# 217)

Nom : Macallan Fine Oak 10 ans

Type : Scotch single malt

Région : Highlands, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : themacallan.com

Prix : 65,25$

Disponibilité : SAQ #10652563

Aujourd’hui, je vous présente le Macallan Fine Oak 10 ans.  Cet embouteillage provient de la défunte série “Fine Oak”, laquelle comprenait notamment plusieurs expressions entre 10 et 30 ans d’âge.  Ces embouteillages étaient issus d’un assemblage de scotchs vieillis dans d’ex-fûts de chêne européen et américain assaisonnés de Sherry ainsi que d’ex-fûts de Bourbon.  Elle a revu le jour en 2018 sous un nouveau nom: “Triple Cask Matured”, laquelle comprend un éventail d’âge un peu moins large, à savoir 12, 15 et 18 ans.

Ma dégustation :

Nez : Discret, miel, malt, floral

Goût : Sucré, fruits confits, notes florales 

Finale : Courte, maltée, boisée

Le Macallan Fine Oak 10 ans est d’une belle couleur dorée et offre des reflets légèrement ambrés.  Au nez, c’est plutôt discret et effacé, un peu de miel et de malt légèrement sucré, c’est tout.  À l’arrière-plan, quelques notes florales sont perceptibles.

L’entrée en bouche est plutôt délicate, sucrée et fruitée.  Le miel et le sucre d’orge sont au premier plan et s’accompagnent de quelques notes de fruits blancs.  Par la suite, de légères notes florales et de fruits confits légèrement vanillés font une petite apparition.  Un mélange légèrement épicé et boisé tente de se frayer un chemin, sans jamais vraiment y parvenir.

La finale est courte, plutôt maltée et boisée, et tombe à plat rapidement. Le sucré mielleux revient quelques instants pour ensuite laisser sa place à des notes de barriques et de sherry.

À mon avis, un peu décevant pour un scotch de 10 ans, il semble être un peu anémique et amorphe,  les saveurs semblent intéressantes mais manquent définitivement de punch. Un scotch pour ne pas choquer et que l’on boit sans vraiment s’y attarder.

Highland Park – Valkyrie (# 216)

Nom : Highland Park Valkyrie

Type : Scotch single malt

Région : Highlands (Île d’Orkney), Écosse

Taux d’alcool : 45.9%

Site web : highlandparkwhisky.com/valkyrie/

Prix : 93,25$

Disponibilité : SAQ #13448867 (non disponible en ce moment)

L’univers des Vikings est vraiment la nouvelle image de marque d’Highland Park et cette fois, ce sont les Valkyries qui sont à l’honneur.  Selon les croyances Vikings, les Valkyries survolaient les champs de bataille et transportaient les plus braves guerriers tombés au combat dans Valhalla, le majestueux hall du dieu Odin.  C’était la récompense ultime pour un guerrier Viking.  Le Highland Park Valkyrie est le premier de la d’une série Legend, il sera suivi du Valknut et du Valfather.

Normalement Highland Park propose des assemblages offrant un ratio troubé d’environ 1:4 (une part de malt tourbé pour 4 parts de malt régulier).  Le Valkyrie est composé de 50% de malt tourbé des Orcades, donc deux fois plus qu’à l’habitude.

Ma dégustation :

Nez : Malt sucré, fruits secs, fumée discrète

Goût : Malt mielleux, fruits secs et épices, fumée

Finale : Fumée, bois brûlé et épices, salin

La couleur du Valkyrie est d’un cuivre orangé avec quelques reflets ambrés.  Au nez, le malt sucré, les fruits secs et une pointe de fumée sont à l’avant-plan mais le tout est quand même en délicatesse.  Après quelques moments passés dans le verre, les fruits secs et les pruneaux s’accentuent. La fumée finit par s’accentuer également.

L’entrée en bouche est sucrée et fumée, le malt mielleux, les fruits confits et secs se mélangent à une fumée délicate, mais beaucoup plus présente qu’elle ne laissait présager au nez.  Par la suite, un peu de boisé et des sels marins tentent de se faire une petite place au côté de cette fumée. Plus loin à l’arrière-plan, on retrouve un peu d’épices et de poivre. Le petit côté floral et les notes de bruyères souvent retrouvés chez Highland Park ne sont pas aussi présents…

En finale, la fumée est bien confortablement installée.  Puis, les épices, le bois brûlé et les fruits confits s’étirent longuement.  À mesure que la fumée se dissipe, des notes maritimes font leur apparition.

Un Highland Park qui me semble plus fumé qu’à l’habitude, offrant de belles saveurs de fruits secs et confits, d’épices et de légères notes maritimes.  Bien hâte de voir les autres de la série, “Legend”, à savoir le Valknut qui est présentement disponible et le Valfather qui devrait l’être sous peu…

Highland Park – 10 ans “Viking Scars” (# 215)

Nom : Highland Park 10 ans “Viking Scars”

Type : Scotch Single Malt

Région : Highlands (Île d’Orkney), Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : highlandparkwhisky.com/10-year-old/

Prix : 58,75$

Disponibilité : SAQ #12183019

Le Highland Park 10 ans a longtemps été l’entrée de gamme de cette distillerie, mais suite à l’arrivée du Magnus dans la ligne régulière, il a automatiquement monté en grade.  Je dois aussi avouer que le nouveau branding sur l’honneur Viking de Highland Park me plait beaucoup. La nouvelle présentation des bouteilles et le lettrage donnent un look attrayant et mystique, j’adore.

Ma dégustation :

Nez : Toffee, floral, malt sucré

Goût : Floral, miel, tourbe sucrée, poivré

Finale : Miel, floral, poivrée, fumée légère

La couleur du Highland Park 10 ans est d’or avec quelques reflets dorés. Au nez, c’est légèrement sucré et accompagné de quelques notes florales. Un peu de sucre d’orge et de malt légèrement rôti se joignent à l’ensemble.

L’entrée en bouche est douce et florale.  Par la suite, le malt mielleux se laisse accompagner de quelques notes de bruyère et de tourbe légèrement sucrée et fumée.  Un peu de poivre, d’épices et de notes de barriques font une apparition un peu tardive.

En finale, les notes mielleuses et légèrement florales sont au premier plan, pour ensuite laisser place à un peu de poivre et d’épices, elle est cependant un peu courte et anémique. Après quelques moments, un sel marin et une fumée légère qui finissent par s’installer.

Un classique dans le style ? Assurément, mais, à bien y réfléchir, maintenant que le HP Magnus est dans le portrait…  allez y donc pour ce dernier ou mieux, passez directement au HP 12 ans !

Macallen Ferme & Brasserie – Alliances (# 210)

Nom : Alliances (colab. Macallen – Épitaphe)

Type : Scotch Ale vieillie en fût de scotch d’Islay

Région : Rawdon, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : novembre 2018

Macallen Ferme & Brasserie est une nouvelle microbrasserie lanaudoise située à Rawdon et fondée par Ryan Allen en 2017.  Mais l’histoire débute quelques années plus tôt, soit en 1944 lorsque grand-père Victor Allen achète une terre agricole à Rawdon.  Au fil du temps, petit-fils Ryan a pris la relève et s’occupe de la gestion de la ferme et ce, depuis 2004.

Ryan adore la bière et brasse ses propres élixirs houblonnés sur sa ferme.  Macallen offre maintenant deux bières régulières sur les tablettes des commerces spécialisés de la région: Le Répit du Fermier, une pale ale anglaise et La Réserve du Fermier, une IPA américaine.

En début 2018, Ryan a travaillé sur un projet spécial en collaboration avec une autre brasserie, Épitaphe.  Il réussit à mettre la main sur quelques barriques de scotch whisky en provenance de l’île d’Islay, la distillerie Laphroaig et la distillerie Ardbeg !  En inspectant les fûts, pleins de parfums de tourbe, de fumée, de sels minéraux, de grains et de céréales le frappe de plein fouet… À cet instant, l’image  d’une bière de type scotch ale se dessine, la bière parfaite pour aller recueillir les doux parfums emprisonnés dans ces barriques d’Islay !

Pour faire cette bière Ryan a utilisé de l’orge de type Marris Otter qui pousse sur sa ferme, qui a ensuite été malté et torréfié par un de ses amis.  Le houblon utilisé pousse également sur sa ferme, du East Rawdon Golding. Une fois la fermentation et les quatre fûts remplis, il ne restait qu’à attendre…et Huit mois plus tard, la magie était faite.

Maintenant, voyons voir… mais avant, Merci à Ryan Allen pour l’échantillon.

Lorsque versée doucement dans le verre, une belle mousse style crema espresso se forme à la surface en même temps que les arômes de tourbe et de fumée s’en échappent.  Cette scotch ale est d’un brun très foncé et offre de beaux reflets acajou. L’effervescence semble plutôt minimale. Au nez, c’est assurément tourbé et fumé, avec un peu de sucre brun caramélisé et de céréales torréfiés.

L’entrée en bouche est plutôt intense !  C’est fumé et très tourbé ! On pourrait facilement s’imaginer que du peated malt a été ajouté à la recette, un peu comme la Castor Islay.  Par la suite, le côté marin, salin et iodé de la tourbe prend de l’ampleur.  Les coquillages et les algues marines se mélangent à la boucane d’un feu de camp.  Un peu de sucre d’orge brûlé, de malt torréfié et quelques notes de barriques s’harmonisent à la chaleur de l’alcool qui vient enrober le tout.  Par la suite les salines et maritimes de la tourbe reviennent à la charge.

La finale est longue, persistante et tourbée.  Les notes de tourbes, de fumée et de barriques retrouvées en bouche s’étirent de très longs instants.  En s’étirant, l’ensemble laisse tout doucement place aux sels marins.

Que dire, WOW ! Malgré ses 11%, jamais les notes d’alcool sont venue gâcher la fête, simplement arrondir et agrémenter l’expérience.  Les amateurs de scotch de l’île d’Islay seraient sûrement charmés par cette bière, mais malheureusement c’était une édition plutôt limitée et le tout s’est envolé en quelques jours…

🙂 Petit scoop, Ryan m’a mentionné qu’une fois les quatre barriques d’Islay vides, elles furent remplies à nouveau, une version #2 est donc en processus… 🙂

Ryan, may I say please ?

Gibson’s Finest – 12 ans (# 209)

Nom : Gibson’s Finest 12 ans

Type : Whisky Canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.gibsonsfinest.ca

Prix : 33,25$

Disponibilité :  SAQ: 11579337

Le whisky canadien Gibson’s Finest est la création d’un certain John Gibson qui, en 1856 ouvrit sa distillerie en Pennsylvanie.  Malheureusement la période de prohibition aux États-Unis forcera à fermer boutique. En 1945 le nom fut racheté par Schenley et rapatrier au Canada, plus précisément à Valleyfield, PQ.  Le propriétaire actuel de la marque Gibson’s Finest est la Hiram Walker Distillery qui se trouve dans la ville de Windsor en Ontario.

Ma dégustation :

Nez : Alcool, seigle, épices

Goût : Alcool, épices, érable, bois léger

Finale : Courte, érable, boisée

De couleur or et offrant des reflets ambre pâle, ce whisky est tout ce qu’il y a de typique mais la texture semble un peu mince.  Au nez, c’est une pointe d’alcool, de seigle et d’épices qui sont au premier plan. Par la suite, un peu de sucre brûlé et de vanille font acte de présence.

L’entrée en bouche est tout comme le nez, sur l’alcool, les épices et le seigle.  Par la suite, un peu de beurre d’érable légèrement vanillé apparaît puis, les épices et le chêne légèrement brûlé ferment le tout. L’ensemble est plutôt fade et sans punch.

La finale est un peu courte mais sans désagrément, un peu de sirop d’érable et de notes boisées perdurent quelques moments.

Un peu décevant pour un whisky âgé de 12 ans, je m’attendais à beaucoup plus de complexité et de profondeur.  En même temps, à 33$ faut pas non plus s’attendre à de grands miracles. Un simple whisky de semaine ou de terrasse avec des glaçons…

Aberlour 12 ans (#208)

Nom : Aberlour 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Highland (Speyside), Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.aberlour.com

Prix : 60,50$

Disponibilité : SAQ #10866887

Fondée en 1878, la distillerie Aberlour est située en plein cœur de la vallée Spey, une région très riche en distillerie. En effet, dans un rayon d’une trentaine de kilomètres on y retrouve plus d’une cinquantaine de distilleries, notamment Macallan, Balvenie, Glenfiddich et Glenfarclas, c’est une belle région à ajouter au carnet de voyage ! La gamme de base d’Aberlour est composée de scotchs de 10, 12 et 18 ans mais elle est surtout réputée pour son fameux A’bunadh, lequel est un whisky “small batch” très réputé et recherché par les amateurs.

Je vous présente aujourd’hui le 12 ans.  Il a maturé pendant 11 ans dans d’ex-fûts de Bourbon et ensuite affiné pendant un an dans des fûts de Sherry.

Ma dégustation :

Nez : Délicat, fruits confits, malt sucré

Goût : Mielleux, fruits confits, épices, boisé

Finale : Courte, agréable et douce, fruits confits, miel

Au regard, le Aberlour 12 ans offre une jolie robe cuivrée offrant des reflets ambre profond. L’approche du verre au nez nous offre des parfums de fruits confits et de malt sucré.  Les dattes, les abricots et les pruneaux confits au miel sont au premier plan avec un peu de vanille et de malt sucré. Par la suite, quelques notes d’oranges confites et de barrique prennent place.

L’entrée en bouche est douce, mielleuse et sucrée.  Les fruits confits au miel sont de retour et s’accompagnent d’un doux sucre d’orge.  Par la suite un peu d’épices, de vanille et de chêne sec se joignent à l’ensemble.

La finale, quoique relativement courte est très agréable, douce et sucrée.  Les fruits confits, le miel et le bois sec sont au rendez-vous et nous forcent à reprendre une petite gorgée afin de prolonger l’expérience.

Un bon scotch qui est tout simplement efficace et facile d’approche, qui est bien équilibré du début à la fin malgré une finale un peu courte, laquelle nous invite à s’y replonger rapidement.  Ce scotch est une belle porte d’entrée pour un amateur en devenir ou un bon “every day dram” pour l’amateur déjà conquis !

The Glenlivet – Captain’s Reserve (#207)

Nom : The Glenlivet – Captain’s Reserve

Type : Scotch single malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : theglenlivet.com/captains-reserve

Prix : 67,75$

Disponibilité : SAQ #13806126

Le tout dernier scotch de la lignée principale de la distillerie The Glenlivet est le Captain’s  Reserve. L’idée derrière ce scotch est de rendre hommage au Capitaine Bill Grant Smith, l’arrière-petit-fils du fondateur de Glenlivet, M. George Smith.  Dans son jeune temps, ce brave capitaine a combattu au sein de l’armée britannique pendant la Première Guerre Mondiale.  Il s’est ensuite investi dans la distillerie de son ancêtre afin de s’assurer qu’elle perdure pendant la très difficile période de Prohibition.

Tout comme le Founder’s Reserve, c’est un scotch sans mention d’âge (NAS), lequel est vieilli dans d’ex-fûts de bourbon et de sherry pour ensuite être affiné dans des fûts ayant contenus du Cognac.  L’affinement en ex-fût de Cognac est plutôt rare dans le monde du scotch whisky.

Je tiens à  remercier The Glenlivet Distillery pour la  bouteille.

Ma dégustation :

Nez : timide, miel, poire, épices

Goût : fruits blancs, miel, épices, bois épicé

Finale : moyenne, miel, malt, épices, léger boisé

The Captain’s Réserve est d’un cuivré bien brillant.  Au nez, c’est timide et délicat aux premiers instants.  Tout doucement, le miel sucré et les poires se pointent le bout du nez.  Par la suite, la mie de pain et les épices de boulangerie, plus particulièrement la cannelle sucrée, prennent place.  Loin à l’arrière-plan, on peut retrouver quelques notes de tabac frais.

L’entrée en bouche est douce et légèrement sucrée, le miel doré, la poire et la pêche bien mûres sont au premier plan.  Par la suite, sucre d’orge, raisins secs “golden” et petits fruits rouges se marient aux épices de boulangerie. Lentement, quelques notes boisées se laissent accompagner de gingembre.  Un peu de tabac frais apparaît en début de finale.

La finale, que je qualifierais d’un peu courte, est remplie de notes très agréables de miel, de malt et d’épices, cela nous pousse alors à replonger aussitôt dans l’expérience.  Si on laisse le temps à l’ensemble de s’étirer un peu, on a droit à un retour du tabac frais et à quelques notes de barrique légèrement sucrée.

Je ne suis vraiment pas un expert en Cognac et ne peux vous confirmer que ses saveurs y sont bien présentes et prennent leur place…. Cependant, l’ensemble est, selon moi, plus qu’intéressant ! les saveurs, quoiqu’un peu discrètes, sauront quand même plaire à plusieurs.  C’est un beau scotch à offrir aux convives lors des célébrations entourant les Fêtes et même en cadeau à l’amateur curieux qui désire s’aventurer un peu.

Petite réflexion personnelle, peut-être qu’un embouteillage à 43% ou même 46% aurait permis aux différentes saveurs de s’exprimer plus promptement…

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