Archives mensuelles : novembre 2011
Laphroaig – 10 ans (# 18)

Nom : Laphroaig – 10 ans
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.laphroaig.com
Prix : SAQ 79,75$ (payé 42,99$US dans le Maine, USA)
Disponibilité : SAQ #11534876
Description/historique :
La distillerie de Laphroaig (prononcé « La-froigk ») est située dans le sud de l’île d’Islay, entre celle de Lagavulin et de la mythique Port Elen (inactive à ce jour) et tout près d’Ardbeg. Elle fut fondée en 1815 par les frères Alexander et Donald Johnston. Originalement, les plans des deux frères étaient d’en faire une ferme! Heureusement pour les amateurs de scotch d’Islay, alors qu’en 1926, leur premier embouteillage officiel eut lieu. Depuis ce temps, tout comme ses proches voisins, Laphroaig offre des scotchs au style très tourbé, fumé, maritimes et avec en prime certaines notes médicinales plutôt particulières.
Ah! Laphroaig, comment dire? Humm? L’une de mes distilleries préférées, je dirais même ma préférée! Oups, ce sera un peu difficile de rester objectif! Allez, essayons…
Ma dégustation :
Couleur : Ambre plutôt pâle, tirant sur le doré
Nez : Tourbe, fumée, médicinal
Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin
Finale : amère, tourbée, très persistante
La couleur ambre est plutôt pâle, tirant plutôt sur le doré. Le whisky est moyennement sirupeux et laisse des coulisses vagues sur le rebord du verre.
Au nez, c’est assez puissant, en laissant reposer le verre quelques minutes, on sent les odeurs se répandre dans la pièce! Des odeurs de tourbe légèrement fumée accompagnent des notes un peu médicinales. Assez discrètement, un petit côté maritime se marie avec une fine pointe épicée de cannelle.
En bouche, c’est puissant, mais pas autant que le nez le laissait paraître. Des saveurs de tourbe, de fumée et d’antiseptique (le Listerine jaune) sont toutes présentes et bien en force. La sensation l’alcool est peu présente et c’est plutôt les saveurs médicinales qui nous laissent croire en un taux d’alcool un peu plus fort que 43%. Une amertume se fait percevoir en début de finale.
Un petit sucré fait son apparition en tout début de finale mais qui est rapidement remplacé par la tourbe et le salin océanique typique au scotch d’Islay. Cette finale est interminable! Sans blague, elle perdure presque jusqu’au lendemain matin… Wow!
Comme pour le Ardbeg, il faut déjà avoir marché sur les sentiers aventureux d’Islay pour l’apprécier pleinement. Si c’est une première visite, on risque de s’égarer et malheureusement de ne plus retrouver son chemin vers Islay!
J’avais goûté ce Laphroaig pour la première fois il y a une dizaine d’année et j’avais été bien triste d’apprendre qu’il n’était plus disponible à la SAQ. Quelques années plus tard, il a été remplacé par le Quarter Cask (un autre excellent Laphroaig). Cet été, lors d’un passage aux États-Unis, je me suis dis pourquoi ne pas renouer avec un de mes premiers amours, ce 10 ans. Vous constatez que je n’ai aucun regret. Amateurs d’Islay, une bonne nouvelle pour vous, depuis cet automne il est de retour sur les tablettes de la SAQ!
Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish (# 17)
Nom : Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish
Type : Scotch single malt (cask strength)
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 53,5%
Site web : www.bowmore.com
Prix : 126$
Disponibilité : SAQ #11064739
Petite histoire :
Ce Bowmore âgé de 16 ansfait partie d’une série spéciale de « cask finish ». Celui-ci est fini dans des barriques ayant contenu du vin de Bordeaux (les autres éditions étant Bourbon, Oloroso et Porto). Il a été distillé en 1992 puis mis en barriques de Bourbon pour une durée de six ans. Ensuite, le 20 novembre 1998 il fut transféré dans des fûts ayant contenu du vin de Bordeaux pour un autre dix ans. En Juillet 2008, ayant atteint son apogée, il fut alors embouteillé à la « puissance du fût », non altéré de 53,5%.
Ma dégustation :
Couleur : ambre foncé, reflets cuivrés
Nez : Fumée légère, fruits rouges (cerises, framboises), butterscotch
Goût : Sucré et légèrement tourbé, boisé, vin (complexe)
Finale : Caramel, fumée, saline, tourbe persistante
De couleur ambre plutôt foncé avec de beaux reflets cuivrés. Ce scotch est également assez sirupeux tout en laissant de belles « jambes » sur les rebords du verre.
Au nez, l’odeur d’une fumée légère entre en jeu avec celle des petits fruits rouges comme la cerise mure et la framboise. Le butterscotch et un petit bord de mer légèrement salin font leur apparition à l’arrière plan.
L’entrée en bouche est plutôt sucrée mais est vite bousculée par la tourbe et la fumée qui, malgré leur délicatesse prennent maintenant toute la place. Puis le boisé et ses tanins se joignent à cette danse plutôt complexe. Ce petit boisé (oaky) est accompagné d’une sensation de vin, je dirais plutôt de porto tawny (un peu caramel). Toutes ces saveurs semblent bien balancées. Aussi, malgré ses 53,5% d’alcool, la brûlure est quand même très minime.
La finale persiste pour l’éternité!, enfin presque. Le porto-caramel se mélange avec la fumée et la tourbe, cette dernière revient avec un salin maintenant très perceptible.
Un scotch single malt tout de même très complexe pour mon palais si peu expérimenté. Un apprentissage très enrichissant et plaisant. J’avais ce scotch depuis un certain temps sans l’avoir vraiment dégusté à fond! Maintenant que c’est fait, je constate qu’il est bien dommage qu’il m’en reste à peine pour un service!
The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask (# 16)
Nom : The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask
Type : Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : http://www.thebalvenie.com
Prix : 59$US
Disponibilité : ABC Virginia (non disponible à la SAQ)
Petite histoire:
Située dans le Speyside, près de la ville de Dufftown, la distillerie Balvenie fut construite en 1892 par William Grant. De nos jours, la compagnie William Grant & Sons est toujours propriétaire de la distillerie Balvenie ainsi que de la très populaire distillerie Glenfiddich.
Balvenie serait la seule distillerie qui cultive toujours son orge, laquelle est maltée sur ses propres planchers de maltage traditionnel (traditional floor maltings), emploie ses propres artisans du cuivre (coppersmith) pour l’entretien de ses alambics et ses propres « coopers » pour entretenir, réparer, remplir et sceller ses tonneaux. De cette façon Balvenie assure un contrôle de qualité du début à la fin.
Ma dégustation:
Couleur : ambrée
Nez : sucré, mielleux, cassonade, odeurs plutôt subtiles
Goût : douce vanille, sucre d’orge, épices, rhum très présent
Finale : légère amertume, sucrée du rhum
Le nez est assez subtil, les odeurs semblent un peu timides, même après 15-20 minutes à s’ouvrir dans le verre. On perçoit les subtilités d’un sucré un peu mielleux et une légère odeur de cassonade. Ensuite c’est un mélange d’épices, de cannelle et un petit avant goût du rhum en arrière plan.
En bouche, ça se replace. Une douceur vanillée accompagne agréablement un goût de sucre d’orge légèrement caramélisé (toasted). Ensuite, c’est la cannelle avec une pointe d’épices. Les saveurs légères et agréables du rhum suivent et elles viennent ajouter une belle touche spéciale. En préparation de la finale, un léger picotement se fait ressentir sur la langue et les joues.
La finale est légèrement amère et le rhum prend cette fois plus de place. Par contre elle me semble un peu courte pour un 14 ans. Le léger sucré du rhum quant à lui perdure un peu plus longtemps.
Finalement, les saveurs en bouche font vite oublier les faiblesses ressenties au nez. Les saveurs apportées par le rhum s’unissent à merveille avec ce scotch. Le Balvenie Caribbean Cask est très différent du BenRiach Arumaticus Fumosus dégusté plus tôt, lequel est également un « rum finish ». En comparaison, le Balvenie est plus accessible, plus léger, tout en douceur et les saveurs du rhum semblent mieux intégrées et plus appropriées avec le Balvenie que le BerRiach. Encore un très bon scotch, avec une petite touche spéciale très appréciée!


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