Archives de catégorie : Canada

JP Wiser’s Triple Barrel Rye (# 224)

Nom : J.P. Wiser’s Triple Barrel Rye

Type : Whisky canadien

Région : Windsor, Ontario

Taux d’alcool : 43.4%

Site Web: jpwiserstour.ca/…triple-barrel-rye

Prix: 30,75$

Disponibilité: SAQ #13064505

Le JP Wiser’s Triple Barrel Rye est un whisky à forte teneur en seigle (près du 2/3) et, comme son nom l’indique , il a fait un passage dans trois différents fûts, ex fût de whisky canadien, ex fût de Bourbon de premier remplissage et finalement en fût de chêne neuf.

Ma dégustation :

Nez : Seigle, épices, fruits rouges

Goût : Épices, toffee, chêne

Finale : Longue, épices, bois sec

Au nez, c’est du seigle poussiéreux et légèrement poivré qui se présente dès les premiers instants. Par la suite, un peu de fruits rouges, quelques notes d’épices et de bois sec font acte de présence.  La morsure d’alcool est légère mais quand même présente.

En bouche le seigle et ses épices sont encore au premier plan et frappent fort.  Par la suite, quelques notes de toffee à la vanille se mélangent aux notes d’épices de boulangerie, notamment la muscade et la cannelle.  Finalement, un peu de fruits secs et de notes de chêne font une brève apparition.

La finale est tenace et longue, elle est très axée sur les épices et les notes boisées. Cannelle, seigle et planches de chêne s’étirent pendant de longs moments…

Pour son prix, qui est sous la barre des 30$, il offre une expérience plus que satisfaisante, pas un grand whisky, mais comme “sipper” de tous les jours… Why not !

Canadian Club – Barley Batch (# 223)

Nom : Canadian Club Barley Batch

Type : Whisky canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 42%

Site web : canadianclub.com

Prix : 49,75$

Disponibilité : SAQ #13855374

À défaut de pouvoir présentement être à mon séjour annuel de pêche pour cause de la pandémie du Covid-19 qui sévit présentement, je vous présente ma fiche de l’an passé, laquelle a été, disons un peu « oubliée »…

Encore cette année (Juin 2019), le traditionnel voyage de pêche avec mon beau frère.  Un camp de pêche, de copieux repas, quelques bûches dans le poêle tout en jasant de tout et de rien… les traditions se construisent et doivent se perpétuer !  Après la canne à pêche, il ne faut pas oublier l’essentiel,  un petit whisky…

Cette fois j’y suis allé avec un petit whisky canadien en édition limitée.  Afin de commémorer les 160 ans de la marque, Canadian Club a préparé une version spéciale  “Barley Batch”.  Il serait question ici d’un assemblage de Canadian Club 5 ans avec un whisky d’orge âgé de 6 ans provenant de la distillerie Alberta Distillers.

Nez: sucre d’orge, tabac frais, fruits noirs

Goût: orge malté, tabac frais, chêne sec, pruneaux secs

Finale : longue, malt, tabac, boisée

La couleur de ce whisky est d’un beau cuivre reluisant accompagné de quelques reflets ambrés.  Au nez, c’est timide, le sucre d’orge et le tabac frais sont aux premières loges.  Par la suite, un léger caramel vanillé se mélange à quelques notes de fruits noirs.

En bouche, c’est plutôt délicat et agréable. L’orge malté et le tabac frais sont encore au premier plan.  Par la suite, les épices, le sucre d’orge et un peu de vanille se mélangent à quelques notes de chêne sec.  Un peu de pruneaux secs sont perceptibles à l’arrière-plan.

La finale est sèche, longue et relativement satisfaisante.  Le malt et le tabac s’étirent et s’accompagnent de notes de barriques.

Un whisky simple et sans prétention, mais en bonne compagnie au camp de pêche avec quelques bûches dans le foyer, c’est tout simplement parfait !

Macallen Ferme & Brasserie – Alliances (# 210)

Nom : Alliances (colab. Macallen – Épitaphe)

Type : Scotch Ale vieillie en fût de scotch d’Islay

Région : Rawdon, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : novembre 2018

Macallen Ferme & Brasserie est une nouvelle microbrasserie lanaudoise située à Rawdon et fondée par Ryan Allen en 2017.  Mais l’histoire débute quelques années plus tôt, soit en 1944 lorsque grand-père Victor Allen achète une terre agricole à Rawdon.  Au fil du temps, petit-fils Ryan a pris la relève et s’occupe de la gestion de la ferme et ce, depuis 2004.

Ryan adore la bière et brasse ses propres élixirs houblonnés sur sa ferme.  Macallen offre maintenant deux bières régulières sur les tablettes des commerces spécialisés de la région: Le Répit du Fermier, une pale ale anglaise et La Réserve du Fermier, une IPA américaine.

En début 2018, Ryan a travaillé sur un projet spécial en collaboration avec une autre brasserie, Épitaphe.  Il réussit à mettre la main sur quelques barriques de scotch whisky en provenance de l’île d’Islay, la distillerie Laphroaig et la distillerie Ardbeg !  En inspectant les fûts, pleins de parfums de tourbe, de fumée, de sels minéraux, de grains et de céréales le frappe de plein fouet… À cet instant, l’image  d’une bière de type scotch ale se dessine, la bière parfaite pour aller recueillir les doux parfums emprisonnés dans ces barriques d’Islay !

Pour faire cette bière Ryan a utilisé de l’orge de type Marris Otter qui pousse sur sa ferme, qui a ensuite été malté et torréfié par un de ses amis.  Le houblon utilisé pousse également sur sa ferme, du East Rawdon Golding. Une fois la fermentation et les quatre fûts remplis, il ne restait qu’à attendre…et Huit mois plus tard, la magie était faite.

Maintenant, voyons voir… mais avant, Merci à Ryan Allen pour l’échantillon.

Lorsque versée doucement dans le verre, une belle mousse style crema espresso se forme à la surface en même temps que les arômes de tourbe et de fumée s’en échappent.  Cette scotch ale est d’un brun très foncé et offre de beaux reflets acajou. L’effervescence semble plutôt minimale. Au nez, c’est assurément tourbé et fumé, avec un peu de sucre brun caramélisé et de céréales torréfiés.

L’entrée en bouche est plutôt intense !  C’est fumé et très tourbé ! On pourrait facilement s’imaginer que du peated malt a été ajouté à la recette, un peu comme la Castor Islay.  Par la suite, le côté marin, salin et iodé de la tourbe prend de l’ampleur.  Les coquillages et les algues marines se mélangent à la boucane d’un feu de camp.  Un peu de sucre d’orge brûlé, de malt torréfié et quelques notes de barriques s’harmonisent à la chaleur de l’alcool qui vient enrober le tout.  Par la suite les salines et maritimes de la tourbe reviennent à la charge.

La finale est longue, persistante et tourbée.  Les notes de tourbes, de fumée et de barriques retrouvées en bouche s’étirent de très longs instants.  En s’étirant, l’ensemble laisse tout doucement place aux sels marins.

Que dire, WOW ! Malgré ses 11%, jamais les notes d’alcool sont venue gâcher la fête, simplement arrondir et agrémenter l’expérience.  Les amateurs de scotch de l’île d’Islay seraient sûrement charmés par cette bière, mais malheureusement c’était une édition plutôt limitée et le tout s’est envolé en quelques jours…

🙂 Petit scoop, Ryan m’a mentionné qu’une fois les quatre barriques d’Islay vides, elles furent remplies à nouveau, une version #2 est donc en processus… 🙂

Ryan, may I say please ?

Gibson’s Finest – 12 ans (# 209)

Nom : Gibson’s Finest 12 ans

Type : Whisky Canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.gibsonsfinest.ca

Prix : 33,25$

Disponibilité :  SAQ: 11579337

Le whisky canadien Gibson’s Finest est la création d’un certain John Gibson qui, en 1856 ouvrit sa distillerie en Pennsylvanie.  Malheureusement la période de prohibition aux États-Unis forcera à fermer boutique. En 1945 le nom fut racheté par Schenley et rapatrier au Canada, plus précisément à Valleyfield, PQ.  Le propriétaire actuel de la marque Gibson’s Finest est la Hiram Walker Distillery qui se trouve dans la ville de Windsor en Ontario.

Ma dégustation :

Nez : Alcool, seigle, épices

Goût : Alcool, épices, érable, bois léger

Finale : Courte, érable, boisée

De couleur or et offrant des reflets ambre pâle, ce whisky est tout ce qu’il y a de typique mais la texture semble un peu mince.  Au nez, c’est une pointe d’alcool, de seigle et d’épices qui sont au premier plan. Par la suite, un peu de sucre brûlé et de vanille font acte de présence.

L’entrée en bouche est tout comme le nez, sur l’alcool, les épices et le seigle.  Par la suite, un peu de beurre d’érable légèrement vanillé apparaît puis, les épices et le chêne légèrement brûlé ferment le tout. L’ensemble est plutôt fade et sans punch.

La finale est un peu courte mais sans désagrément, un peu de sirop d’érable et de notes boisées perdurent quelques moments.

Un peu décevant pour un whisky âgé de 12 ans, je m’attendais à beaucoup plus de complexité et de profondeur.  En même temps, à 33$ faut pas non plus s’attendre à de grands miracles. Un simple whisky de semaine ou de terrasse avec des glaçons…

Microbrasserie Le Castor – Islay (# 195)

 

Nom : Microbrasserie Le Castor – Islay

Type : Quadrupel vieillit en fût de scotch d’Islay

Région : Rigaud, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : 21 décembre 2017

La Microbrasserie Le Castor adore le vieillissement de bières en fûts.  Plusieurs de leurs créations passent par ce processus, stouts impériaux, scotchs ale et vins d’orge ont passé quelques temps dans différents types de fûts de whiskies, de rhum, de vins…

Cette fois-ci c’est une quadrupel tirant un tout petit 11% d’alcool qui a passé plus d’un an dans des fûts de scotch provenant de la région d’Islay, plus particulièrement de la distillerie Laphroaig ! Ça devrait être assez intéressant puisque comme vous le savez sûrement déjà, Laphroaig est ma distillerie favorite !

Aussitôt versée dans le verre, un parfum plutôt familier envahi la pièce, celui de la fumée et de la tourbe… c’est un bon début !  La robe de cette Quad est d’un brun rougeâtre offrant quelques reflets de couleur rubis légèrement voilé.   Sa mousse est abondante,  mais elle réduit rapidement et ne laisse qu’une mince dentelle sur les pourtours du verre.

Au nez, c’est plutôt fumé et très iodé.  La fumée me rappelle celle d’un poisson séché et fumé sur une plage de galets à la marée basse.  La tourbe apparaît par la suite, puis, timidement à l’arrière-plan, un peu de malt sucré et de céréales légèrement rôties tentent de se faire remarquer.

L’entrée en bouche est plutôt phénolique et robuste.  Un mur de tourbe et de fumée très dominantes et envahissantes ouvre la fête. Par la suite, des notes maritimes et iodées se joignent au party !  Un petit “funky” semble vouloir faire sa place (le brett à l’œuvre ?) car un léger goût acidulé rappelant la framboise et les griottes essaye de se bâtir un chemin.  Le malt sucré agrémenté de vanille et de barrique légèrement brûlée viennent clore le bal et équilibrer le tout.

La finale de cette Quad est très, mais très persistante, tourbée, fumée et iodée… comme un bon Laphroaig 10 ans ? Bien sûr que non, mais c’est quand même très surprenant…

La “Islay” de la Microbrasserie Le Castor est très intense côté saveur et influence du fût.  En effet, la majorité des caractéristiques typiques de Laphroaig s’y retrouvent dans la bière, la tourbe phénolique, la fumée et l’iode le tout agrémenté d’un peu de malt vanillé et boisé.  Je me dois de préciser que, selon moi, cette bière ne fera vraiment pas l’unanimité chez les amateurs de bières…

Étant brasseur maison et ayant déjà travaillé quelques recettes avec du “peated malt” je me demandais si Le Castor en avait ajouté un léger pourcentage à la recette afin d’augmenter le feeling “Islay” ? J’ai donc posé la question.  Voici la réponse de Daniel Addey Jibb, brasseur et co-fondateur de la microbrasserie Le Castor (en anglais):

“ Yes it was aged in 100% Laphroaig barrels for one year.  No peated or smoked malt in the grain bill, it all comes from the barrels. ”

Il faut alors constater qu’un fût ayant contenu du scotch whisky en provenance de Laphroaig est vraiment rempli de caractère et d’intensité afin de pouvoir transmettre autant d’influence et de saveurs à une bière…

Fait intéressant, M. Jibb m’a également confié que la Islay a failli ne jamais apparaître sur les tablettes:

“ To be honest I debated whether or not we should release the beer at all as the nose is so powerful with Islay aromatics. The flavour is more balanced.  But we figured there are enough whisky fans in Québec that maybe they would enjoy the beer. “

Une chance pour nous…

Il me reste une bouteille et j’ai l’intention de la laisser vieillir une année afin de voir si les phénols vont s’estomper et si les levures bretts vont s’exprimer d’avantage !

À suivre…

 

Microbrasserie Kruhnen – Ada Kaleh (# 188)

Premièrement, merci à Ovi Bercan, Maître Brasseur et proprio de Microbrasserie Kruhnen pour cette bouteille offerte en cadeau !

Nom : Microbrasserie Kruhnen – Ada Kaleh

Type : Stout blanche aux grains de café

Région : Blainville, Québec

Taux d’alcool : 6,4%

Embouteillage : octobre 2017

Au regard, elle est d’un orange cuivré, légèrement trouble et une effervescence minimale, de petites bulles fines remontent lentement, comme un stout.

Au nez, ce sont les grains de café frais et légèrement rôtis qui s’imposent. Ensuite, un peu de grains maltés, de chocolat noir, mais c’est vraiment le café qui domine.

En bouche, l’Ada Kaleh, « feel » pratiquement comme un stout, c’est vraiment surprenant. Si on se ferme les yeux, on a vraiment le feeling de goûter un stout au café bien rôti, peut-être légèrement moins soyeux, mais à peine. Par la suite quelques notes de malt grillé, une petite touche de chocolat noir et l’amertume bien tranchante du houblon viennent compléter le tout.

La finale offre une amertume persistante, tant de café espresso que de houblon amerrissant. Petit retour des grains grillés et de chocolat noir…

-« Stout au café vous dites? Impossible elle est de la couleur d’une belle IPA… »

-« Goûtez-y les yeux fermés j’vous l’dis… »

-… ? ? !

-«  Hmmm??? Wow!!!… je suis abasourdi, c’est impossible…! »

Hé oui, Ovi a créé l’impossible (ou presque), un stout qui trompe l’œil et l’esprit…

Bravo encore une fois à Ovi Bercan et Kruhnen pour cette autre belle réussite.

Crown Royal – Monarch (# 179)

Nom : Crown Royal Monarch 

Type : Whisky canadien 

Région : Gimli, Manitoba, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : http://www.crownroyal.ca/ 

Prix : 75,50$ 

Disponibilité : SAQ #12431203 (plus disponible)

Comme je vous le disais dans ma fiche du Crown Royal Special Reserve, en 1939, afin de souligner la célèbre visite du roi George VI et de la Reine Elizabeth, le Président de Seagram à l’époque leur concocta un whisky bien spécial.  C’est ainsi qu’est né le whisky « Crown Royal ».

En 2014, afin de célébrer les 75 ans de cette visite historique, le Master Blender de Crown Royal, Andrew MacKay, décida de créer un whisky commémoratif bien spécial, le Crown Royal Monarch. Cette édition spéciale serait un peu plus centrée sur le seigle que la version régulière.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, reflets orangés, texture mince 

Nez : seigle épicé, céréales, fruits confits 

Goût : caramel au beurre, épices, seigle, boisé 

Finale : Légèrement sucrée et boisée, s’étire sur le seigle

Le Monarch est d’un beau cuivre bien brillant et ses reflets sont orangés et vifs. Dans le verre, la texture semble un peu mince, les coulisses sont peu nombreuses, minces et ne collent pas aux parois du verre.

Au nez, le Monarch est relativement discret et délicat. En effet, le seigle avec son poivre et ses épices est bien présent, mais tout en finesse et délicatesse.  Un peu de céréales, de toffee et de fruits confits sont également de la partie.  Par la suite quelques notes de barrique et de sucre brun font acte de présence.

Dès l’arrivée en bouche, c’est un doux et plaisant caramel au beurre légèrement épicé qui nous accueille. Par la suite, le poivré et les épices du seigle arrivent à la rescousse afin de donner un peu plus de corps à l’ensemble.  Quelques notes de fruits confits et de bois bien sec se joignent à l’ensemble.  À l’arrière-plan, la vanille et le sirop d’érable semblent vouloir se montrer le bout du nez.  Fait à noter, l’alcool est vraiment effacé et aucune brûlure ne se manifeste.

La finale est douce, sucrée et légèrement boisée. Malgré sa durée relativement courte, le seigle s’étire et finit par avoir raison sur les autres saveurs.

Si on compare le Monarch à son petit frère Northern Harvest dégusté précédemment, on peut facilement constater qu’il est beaucoup plus « délicat ». Il se rapproche plutôt du Crown Royal original, avec davantage de complexité et un côté seigle plus marqué.  Pour les grands amateurs de ryes bien cognés, il sera probablement un peu trop, disons justement « délicat » !

Somme toute, c’est un bon whisky, les attentes étaient assez élevées et, selon moi, il manque un petit quelque chose de vraiment magique. Si vous parvenez à en dénicher une bouteille, peut-être vous laisser tenter pour son aspect « historique », mais ne mettez pas trop d’efforts là-dessus…

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