Archives du blogue

Four Roses 125e Anniversaire (# 211)

crédit photo: breakingbourbon.com

Nom : Four Roses 125e Anniversaire

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 51.6%

Site web : fourrosesbourbon.com

Prix : 85$US

Disponibilité : Inconnu

 

La distillerie Four Roses est située dans le “Speyside” du whisky américain, à savoir, le Kentucky, plus précisément dans la ville de Lawrenceburg .  L’histoire derrière Four Roses est un peu nébuleuse, l’une d’entre elles concerne un type du nom de Paul Jones Jr qui aurait fondé la marque en 1888… Puisque la distillerie a présenté en 2013 une édition pour commémorer les 125 ans de la distillerie, il faut alors croire que dans les livres d’histoires de la distillerie,  Mr Jones en est le fondateur officiel.

Les prochaines fiches seront issues d’un petit lot de trois échantillons de la distillerie Four Roses, à savoir le Small Batch, le Single Barrel et l’édition 125e Anniversaire.  Merci à Maryse P. de Whisky Montréal et à Alex Atman de La Décapsule pour les échantillons.

Parlons maintenant un peu de l’édition 125e Anniversaire, ce Bourbon est embouteillé à la puissance du fût (barrel strength) à 103.2 Proof (51.6%).  Il serait un assemblage de bourbons issus des différentes recettes de Four Roses tous âgés entre 13 et 18 ans (pour les intéressés plus pointilleux: OBSV 18 ans, OBSK 13 ans et OESK 13 ans).  L’embouteillage était limité à un peu moins de 12 500 bouteilles.

Ma dégustation :

Nez :  Alcool, cerise noire, réglisse, épices

Goût : Petits fruits rouges frais et en jujubes, épices, boisé

Finale : Longue, cerises en bonbons, boisée

La couleur de ce bourbon est d’un ambre cuivré qui se laisse accompagner de quelques reflets légèrement rosés.  Au nez, c’est puissant en alcool, faut être prudent en approche ! La  cerise noire, la réglisse rouge et le maïs sont au premier plan.  Par la suite un peu d’épices et de bois bien sec.

En bouche c’est une explosion de framboises et de cerises, tant fraîches que dans leur version jujubes lesquels macèrent dans l’alcool. Par la suite la chaleur d’alcool, cannelle, muscade et poivre de Jamaïque se développent avec une intensité soutenue.  Le sucre blanc et le maïs crémeux viennent adoucir le tout et ouvrir la porte au bois et à ses tanins.

La finale est longue, sucrée et en douceur.  Les cerises en bonbons, le sucre blanc et le maïs s’étirent de longs moments.  Le tout me rappelle les petites bouchées de réglisse rouge ‘’Nibs’’ ! Puis la barrique prend place avec les épices et une légère touche de vanille.

Un bon bourbon avec des saveurs pleines d’intensité et de kick ! Une édition spéciale qui ne déçoit pas sans non plus ébranler les fondations du temple !  L’édition 125e Anniversaire n’est plus disponible, mais sur le site de Four Roses on mentionne que l’édition 130e serait offerte depuis septembre 2018…

Si jamais vous avez cette bouteille…

Eagle Rare Bourbon 10 ans (#202)

Nom : Eagle Rare Bourbon 10 ans  

Type : Straight Bourbon Whiskey 

Région : Kentucky, É-U 

Taux d’alcool : 45% 

Site web : eaglerare.com 

Prix : 55$ 

Disponibilité :  SAQ #10747781 (en arrivage SAQ Signature seulement)

Pendant les vacances estivales en famille dans les Jersey Shores, il fait chaud et il fait beau, qu’est ce que l’on boit au pays de l’Oncle Sam ? du Bourbon bien évidemment et cette fois c’est le Eagle Rare 10 ans.

Eagle Rare est une marque de Bourbon créée par le Maître distillateur Charles L. Beam dans le milieu des années 70.  Eagle Rare appartient maintenant au groupe Buffalo Trace Distillery et il est distillé dans leurs installations à Frankfort dans le Kentucky.  Il est offert en deux déclinaisons, le 17 ans qui fait partie de la Antique Collection de Buffalo Trace, et le 10 ans que je vous présente aujourd’hui.

Ma dégustation : 

Nez : Maïs, vanille, boisé

Goût : Maïs sucré, réglisse, cerise noire, bois brûlé

Finale : Moyenne, sucrée, épices, boisée

Au nez, c’est immédiatement le maïs bien sucré et la vanille qui sont en dominance.  Par la suite, les cerises noires et quelques notes épicées et légèrement poivrées entrent en scène. Le bois sec et légèrement brûlé est également présent en arrière plan.

En bouche, c’est encore le maïs sucré qui domine et il s’accompagne de quelques notes de vanille, de sucre brun et d’épices de boulangerie.  Par la suite arrivent la réglisse et les cerises noires en alternance.  La vanille refait surface et s’accompagne de saveurs de bois brûlé et de poivre noir.

La finale est moyennement longue et fait un bon retour sur les épices et le maïs sucré.  La vanille et le bois légèrement brûlé s’étirent un certain temps.   En y ajoutant un cube de glace, il devient bien rafraîchissant et agréable, par la suite, le poivre et les épices deviennent plus présents.

Un excellent Boubon, franc, facile d’approche tout en ayant un bon degré de complexité. Highly recommended !

Deanston Virgin Oak (# 201)

Nom : Deanston – Virgin Oak

Type : Scotch Single Malt

Région : Highlands, Écosse

Taux d’alcool : 46.3%

Site web : deanstonmalt.com

Prix : 49,75$

Disponibilité : SAQ #13416671

46.3% alc./vol.

Fondée en 1965, la distillerie Deanston est située dans le sud des Highlands sur les berges de la rivière Teith où se trouvait une ancienne filature à coton.  Initialement, sa production était majoritairement pour la confection de blends de grandes marques. Le Virgin Oak est vieilli dans d’ex-fûts de bourbon et par la suite affiné dans des fûts neufs pour une période indéterminée.

Depuis quelques années, la fin du printemps annonce le traditionnel voyage de pêche avec mon beau frère.  Que font deux gars dans un camp de pêche le soir venu après une longue et agréable journée passée sur le lac?  Ils décrochent ! Ils se déconnectent de toutes les ondes LTE et Hertziennes du quotidien urbain et profitent de la quiétude sauvage.  Ils se font de copieux repas, ajoutent quelques bûches dans le poêle, jasent de tout et de rien tout en sirotant un petit whisky…

Cette année je fais découvrir un scotch léger et doux à mon beau frère, qui, tranquillement, redécouvre le whisky, un alcool qui lui rappelle plutôt des soirées étudiantes embrumées de sa lointaine jeunesse.

Ma dégustation :

Nez: Malt sucré, marmelade d’orange, florale

Goût: Sucre d’orge, marmelade, miel doré, bois sec

Finale: Longue, maltée, boisée, vanille

Ce Deanston offre une robe de couleur jaune paille plutôt pâle et au nez c’est très céréalier et sucré, le malt est en effet au premier plan et s’agrémente d’une délicieuse et fine marmelade d’agrumes et d’ananas.  Par la suite, quelques notes florales et légèrement végétales accompagnent l’ensemble.

En bouche, c’est un délicieux sucre d’orge qui ouvre la parade. Par la suite, la marmelade d’agrume que l’on retrouvait au nez s’accompagne de quelques notes de confiseries rappelant la vanille et la pâte d’amandes (marzipan).  Le miel doré et le bois sec s’installent pour la finale.

Le côté “virgin oak” s’exprime plus en finale, elle est longue et maltée, des notes boisées de barriques, de vanille et de pâte d’amandes s’étirent de longs moments.

Bon petit scotch léger, doux et plutôt facile d’approche.  Malgré sa douceur, il réussit quand même à démontrer l’influence que les fûts de bois neuf peuvent avoir sur le produit final…

Buffalo Trace (#196)

Nom : Buffalo Trace

Type : Straight Bourbon whiskey

Région : Kentucky,  É-U

Taux d’alcool : 45%

Site web : buffalotrace.com

Prix : 43,25$

Disponibilité : SAQ #10263891

La Buffalo Trace Distillery est située dans la ville de Frankfort au Kentucky.  Selon les propriétaires actuels, The Sazerac Company, elle serait la distillerie la plus ancienne des États-Unis, et ce, sans aucun arrêt de production depuis le début du 19e siècle.  Pendant la Prohibition elle fut quand même autorisée à distiller pour des besoins médicinaux.

C’est un Bourbon plutôt abordable, grandement disponible avec une présentation quand même attrayante.  Voyons maintenant s’il peut livrer la marchandise…

Ma dégustation :

Couleur : Ambre profond, reflets cuivrés orangés, très sirupeux

Nez : Maïs, cerise noire, vanille, boisé

Goût : Maïs, seigle, épicé, boisé

Finale : Sucrée, vanillée, fumée légère, boisée

À l’oeil on peut constater qu’on est en présence d’un vrai et authentique Bourbon ! D’un bel ambre bien profond et rempli de reflets orangés, il est également pourvu d’une texture collante et bien sirupeuse.

Le nez est de ce qu’il y a de plus « Bourbon » !  Les premières effluves sont remplies de maïs sucré accompagné de quelques notes de cerise noire, de vanille et de bois sec.  Par la suite, s’ajoutent un peu de caramel mou, d’épices de boulangerie et de poivre.

En bouche, c’est un plein de saveurs, du maïs, un peu de seigle, un peu de fruits rouges et de cerises se mélangent aux épices de boulangerie, à la cassonade foncée et une légère vanille boisée ! Il est bien fougueux ce petit buffle !

La finale est sur le maïs et le seigle tout en gardant un petit côté épices de boulangerie. Une vanille légèrement sucrée accompagne à merveille les notes boisées et légèrement brûlées.  En effet, une fumée légère fait son entrée lors de l’étirement de la finale.

Selon moi, c’est le “Day to Day” Bourbon à avoir à la maison ! Je l’ai essayé Straight mais également dans différentes déclinaisons: On the Rocks, en Old Fashioned, avec Cola, dans un mix avec différents jus de fruits tropicaux, il y a rien à redire, tout est parfait !

Voilà, c’est dit…

Crown Royal – Monarch (# 179)

Nom : Crown Royal Monarch 

Type : Whisky canadien 

Région : Gimli, Manitoba, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : http://www.crownroyal.ca/ 

Prix : 75,50$ 

Disponibilité : SAQ #12431203 (plus disponible)

Comme je vous le disais dans ma fiche du Crown Royal Special Reserve, en 1939, afin de souligner la célèbre visite du roi George VI et de la Reine Elizabeth, le Président de Seagram à l’époque leur concocta un whisky bien spécial.  C’est ainsi qu’est né le whisky « Crown Royal ».

En 2014, afin de célébrer les 75 ans de cette visite historique, le Master Blender de Crown Royal, Andrew MacKay, décida de créer un whisky commémoratif bien spécial, le Crown Royal Monarch. Cette édition spéciale serait un peu plus centrée sur le seigle que la version régulière.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, reflets orangés, texture mince 

Nez : seigle épicé, céréales, fruits confits 

Goût : caramel au beurre, épices, seigle, boisé 

Finale : Légèrement sucrée et boisée, s’étire sur le seigle

Le Monarch est d’un beau cuivre bien brillant et ses reflets sont orangés et vifs. Dans le verre, la texture semble un peu mince, les coulisses sont peu nombreuses, minces et ne collent pas aux parois du verre.

Au nez, le Monarch est relativement discret et délicat. En effet, le seigle avec son poivre et ses épices est bien présent, mais tout en finesse et délicatesse.  Un peu de céréales, de toffee et de fruits confits sont également de la partie.  Par la suite quelques notes de barrique et de sucre brun font acte de présence.

Dès l’arrivée en bouche, c’est un doux et plaisant caramel au beurre légèrement épicé qui nous accueille. Par la suite, le poivré et les épices du seigle arrivent à la rescousse afin de donner un peu plus de corps à l’ensemble.  Quelques notes de fruits confits et de bois bien sec se joignent à l’ensemble.  À l’arrière-plan, la vanille et le sirop d’érable semblent vouloir se montrer le bout du nez.  Fait à noter, l’alcool est vraiment effacé et aucune brûlure ne se manifeste.

La finale est douce, sucrée et légèrement boisée. Malgré sa durée relativement courte, le seigle s’étire et finit par avoir raison sur les autres saveurs.

Si on compare le Monarch à son petit frère Northern Harvest dégusté précédemment, on peut facilement constater qu’il est beaucoup plus « délicat ». Il se rapproche plutôt du Crown Royal original, avec davantage de complexité et un côté seigle plus marqué.  Pour les grands amateurs de ryes bien cognés, il sera probablement un peu trop, disons justement « délicat » !

Somme toute, c’est un bon whisky, les attentes étaient assez élevées et, selon moi, il manque un petit quelque chose de vraiment magique. Si vous parvenez à en dénicher une bouteille, peut-être vous laisser tenter pour son aspect « historique », mais ne mettez pas trop d’efforts là-dessus…

Crown Royal – Northern Harvest Rye (# 178)

Nom : Crown Royal Northern Harvest Rye

Type : Whisky canadien

Région : Gimli, Manitoba, Canada

Taux d’alcool : 45%

Site web : www.crownroyal.ca

Prix : 33,75$

Disponibilité : SAQ #12820364

Dans sa « Whisky Bible 2016 », Jim Murray a décoré le Crown Royal Northern Harvest Rye de sa plus grande récompense « World Whisky of the Year» ! Ma foi on fait du bon stock au Canada ! Un whisky à moins de 35$ qui gagne les grands honneurs ? Je ne suis pas tant un « snobish whisky geek » au point d’avoir un préjugé de par son prix, mais disons que cela sème un léger doute dans mon esprit et je demeure quand même relativement sceptique…

La seule chose à faire, c’est d’y plonger le nez et la bouche, tout en gardant son esprit ouvert…

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé reflets orangés, texture sirupeuse

Nez : seigle, poivre de Jamaïque, toffee

Goût : seigle, épices, pain de seigle grillé

Finale : aigreur, pain de seigle, boisé

Le Northern Harvest est d’un cuivre relativement foncé et offre quelques reflets tirant un peu sur l’orangé. La texture est sirupeuse, les jambes sont fines, nombreuses et collent littéralement à la surface du verre.

Au nez, c’est du seigle au cube! Le pain de seigle légèrement aigre et les épices, surtout le poivre de Jamaïque, sont au premier plan. Par la suite, un boisé un peu sec et poussiéreux s’accompagne de quelques notes de vanille et de toffee. À l’arrière-plan on peut déceler quelques notes de petits fruits rouges.

En bouche, c’est un déferlement de seigle, d’épices bien piquantes et poivrées et de chaleur d’alcool. Le poivre de Jamaïque et la muscade sont solidement installés au premier plan. Un peu de bois, de toffee et de vanille tentent de percer la barrière des épices, mais en vain. Pour l’entrée en finale, l’image qui me passe à l’esprit est celle d’un pain de seigle légèrement grillé.

En finale, l’aigreur et l’amertume du seigle sont bien perceptibles et s’étirent longuement. Le pain de seigle grillé revient et la sécheresse du bois et des épices reviennent en force, le tout en s’étirant de longs moments.

Un whisky de seigle plutôt robuste, présent et assez complexe. Ce n’est pas le p’tit rye auquel vous êtes habitués, il est plein de fougue et de saveurs. Maintenant, est-ce que c’était LE meilleur whisky du monde en 2016? Je ne pourrais dire, mais personnellement, j’ai goûté à quelques « drams » qui étaient, selon mon humble avis, de beaucoup supérieures au Northern Harvest…

…mais qui suis-je pour mettre en doute les choix de M. Murray !

Bowmore 12 ans (# 162)

162 F Bowmore 12 ansNom : Bowmore 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.bowmore.com/whiskies/12-years-old/

Prix : 58,75$

Disponibilité : SAQ #330803

Le Bowmore 12 ans, quel classique ! Ma passion et mon intérêt pour le scotch et le whisky en général a débutée avec bien sûr le Lagavulin 16 ans. Mais c’est avec le Bowmore 12 ans et le Laphroaig Quatrer Cask que j’ai vraiment commencé à tripper sur Islay, sa fumée, sa tourbe maritime et ses notes iodées. Je ne peux pas croire que c’est la 162e fiche de dégustation sur mon blogue et que je n’avais pas encore parlé de ce classique !

Ma dégustation :

Couleur : Jaune or, reflets or pur, sirupeuse

Nez : Huile de citron-orange, maritime, tourbe mielleuse

Goût : Citron, fumée et tourbe saline, légèrement floral

Finale : Longue et persistante, citron, tourbe, saline

La couleur de ce classique est d’une beau jaune doré et offre de beaux reflets d’or pur, quelle belle couleur invitante. En faisant tournoyer le liquide dans le verre, plusieurs minces coulisses se forment et tentent de redescendre au fond du verre, mais en vains, elles se brisent en plusieurs petites gouttelettes.

Au nez c’est de l’huile de citron et d’orange rappelant un peu les nettoyant à meubles (Murphy’s) qui se mélange à quelques pointes maritimes et iodées. Ensuite, la vanille et une tourbe légèrement mielleuse prennent la relève. Plus le scotch s’ouvre, plus la fumée et la tourbe dominent.

En bouche, c’est un classique qui me rappelle de nombreux souvenirs de jeunesse… les merveilleuses soirées à discuter avec mon père et mon frère au salon, de festivités familiales, de longues soirées de pelletage de tempête de neige… Excusez pour ce moment d’égarement dans mes souvenirs… quelques notes de citron et de fumée se mélangent avec une tourbe légèrement mielleuse et quelques notes iodées et maritimes. Par la suite, c’est curieusement floral, la tourbe sort un peu plus végétale et florale, mais demeure quand même fumée et maritime.

En finale, la tourbe et les notes salines se mélangent à une fumée légère et réconfortante. Que demander de plus d’un classique. Petit bémol, ce classique me semble un peu moins « peat & smoke » que dans mes souvenirs. Après quelques recherches sur le web, j’ai cru comprendre que pour la « nouvelle » version de son 12 ans, Bowmore l’aurait rendu un peu moins agressif et plus accessible, et ce, fort probablement pour rejoindre un plus grand public. C’est quand même une bouteille que je vais désormais garder à la portée de la main… Ne serait-ce que pour le côté nostalgique…

Merci encore ‘Pa !

%d blogueurs aiment ce contenu :