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Talisker 10 ans (# 219)

Nom : Talisker 10 ans

Type : Scotch Single Malt

Région : Île de Skye, Écosse

Taux d’alcool : 45,8%

Site web : malts.com/taliskerwhisky

Prix : 99$

Disponibilité : SAQ #12361057

La distillerie Talisker est située sur l’Île de Skye, plus précisément dans le village de Carbost, face au Loch Harport.  Malgré le fait que l’île de Skye est l’une des grandes îles se trouvant sur la côte ouest de l’Écosse, Talisker en est la seule distillerie.  Le Talisker 10 ans est fait à 100% d’orge malté et il est vieilli dans des fûts de chêne américain.

Ma dégustation :

Nez : Tourbe poivrée, fumée légère, maritime

Goût : Fruits confits, tourbe, boisé

Finale : Fumée, sucrée, courte, saline

Avec sa couleur ambre orangé et son nez de tourbe poivrée et légèrement sucrée, tout est en place pour séduire.  Par la suite, des fruits secs et quelques notes de barrique s’accompagnent d’une fumée légère et une pointe maritime.

En bouche c’est la douceur des fruits confits qui s’accompagnent de la tourbe légèrement sucrée.  Par la suite chocolat et poivre noir s’accompagnent d’une fumée légère et de quelques notes de barriques.

La finale est fumée et sucrée, mais un peu courte, si elle s’étirait plus longuement elle ferait certainement apprécier les légères notes salines qui finissent par apparaître…

Un classique instantané dans le style, qui pourrait facilement se faire passer pour un Islay, malgré sa finale un peu courte, c’est un must, satisfaction assurée!

Highly recommended !

Kilkerran 12 ans (# 218)

Nom : Kilkerran 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Campbeltown, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : kilkerran.scot

Prix : 85,50$

Disponibilité : SAQ #13343539

Le Kilkerran 12 ans est produit par la Mitchell’s Glengyle Distillery, une “nouvelle” distillerie de la région de Campbeltown…  Nouvelle ? oui et non, elle a été fondée en 1872 par William Mitchell, le fils du fondateur de la distillerie Springbank, sa voisine.  Après quelques années difficiles au tournant du siècle, elle a dû malheureusement fermer ses portes. Ce n’est qu’en l’an 2000 qu’elle fût ravivée par la Mitchell’s Glendyle Limited, dirigée par Hedley Wright, Président de la J&A Mitchell and Co, propriétaire de Springbank.  M. Wright est également l’arrière petit neveu du fondateur original, William Mitchell !

Et pourquoi le nom Kilkerran ?  Eh bien, la distillerie se serait inspirée du nom de la première colonie établie par St-Kerran et ses religieux, la “Ceann Loch Cille Chiarain”.  L’emplacement correspond de nos jours à la ville de Campbelltown.

Ma dégustation :

Nez : Grains secs, huile de citron, tourbe

Goût : Huile de citron, tourbe, fruits secs, fumée

Finale : Zeste d’agrumes, tourbe fumée, courte

Avec sa couleur or plutôt pâle, ce scotch rappelle légèrement ce qui est offert sur l’île d’Islay.  Au nez, c’est des grains secs, de l’huile de citron et de sel marin, le tout mélangé à une tourbe légèrement crasseuse, mais quand même en retrait.

En bouche, huile de citron rappelant un peu les meubles antiques. Par la suite, une tourbe sale un peu industrielle tente de prendre place.  Puis, le tout est remplacé par le retour des agrumes, surtout le zeste de citron, des fruits secs au miel et d’un peu de fumée.

La finale, quoiqu’un peu courte, nous offre quelques notes de tourbe et de zeste d’agrumes tout en demeurant légèrement fumée et sucrée…

C’est un scotch assez particulier, il me semble un peu difficile à interpréter… il est un peu industriel, un peu sur les fruits et les agrumes, tout en demeurant relativement facile à boire !

Mystérieux, robuste et sauvage, qui, une fois apprivoisé, il se laisse cajoler assez aisément !

Macallen Ferme & Brasserie – Alliances (# 210)

Nom : Alliances (colab. Macallen – Épitaphe)

Type : Scotch Ale vieillie en fût de scotch d’Islay

Région : Rawdon, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : novembre 2018

Macallen Ferme & Brasserie est une nouvelle microbrasserie lanaudoise située à Rawdon et fondée par Ryan Allen en 2017.  Mais l’histoire débute quelques années plus tôt, soit en 1944 lorsque grand-père Victor Allen achète une terre agricole à Rawdon.  Au fil du temps, petit-fils Ryan a pris la relève et s’occupe de la gestion de la ferme et ce, depuis 2004.

Ryan adore la bière et brasse ses propres élixirs houblonnés sur sa ferme.  Macallen offre maintenant deux bières régulières sur les tablettes des commerces spécialisés de la région: Le Répit du Fermier, une pale ale anglaise et La Réserve du Fermier, une IPA américaine.

En début 2018, Ryan a travaillé sur un projet spécial en collaboration avec une autre brasserie, Épitaphe.  Il réussit à mettre la main sur quelques barriques de scotch whisky en provenance de l’île d’Islay, la distillerie Laphroaig et la distillerie Ardbeg !  En inspectant les fûts, pleins de parfums de tourbe, de fumée, de sels minéraux, de grains et de céréales le frappe de plein fouet… À cet instant, l’image  d’une bière de type scotch ale se dessine, la bière parfaite pour aller recueillir les doux parfums emprisonnés dans ces barriques d’Islay !

Pour faire cette bière Ryan a utilisé de l’orge de type Marris Otter qui pousse sur sa ferme, qui a ensuite été malté et torréfié par un de ses amis.  Le houblon utilisé pousse également sur sa ferme, du East Rawdon Golding. Une fois la fermentation et les quatre fûts remplis, il ne restait qu’à attendre…et Huit mois plus tard, la magie était faite.

Maintenant, voyons voir… mais avant, Merci à Ryan Allen pour l’échantillon.

Lorsque versée doucement dans le verre, une belle mousse style crema espresso se forme à la surface en même temps que les arômes de tourbe et de fumée s’en échappent.  Cette scotch ale est d’un brun très foncé et offre de beaux reflets acajou. L’effervescence semble plutôt minimale. Au nez, c’est assurément tourbé et fumé, avec un peu de sucre brun caramélisé et de céréales torréfiés.

L’entrée en bouche est plutôt intense !  C’est fumé et très tourbé ! On pourrait facilement s’imaginer que du peated malt a été ajouté à la recette, un peu comme la Castor Islay.  Par la suite, le côté marin, salin et iodé de la tourbe prend de l’ampleur.  Les coquillages et les algues marines se mélangent à la boucane d’un feu de camp.  Un peu de sucre d’orge brûlé, de malt torréfié et quelques notes de barriques s’harmonisent à la chaleur de l’alcool qui vient enrober le tout.  Par la suite les salines et maritimes de la tourbe reviennent à la charge.

La finale est longue, persistante et tourbée.  Les notes de tourbes, de fumée et de barriques retrouvées en bouche s’étirent de très longs instants.  En s’étirant, l’ensemble laisse tout doucement place aux sels marins.

Que dire, WOW ! Malgré ses 11%, jamais les notes d’alcool sont venue gâcher la fête, simplement arrondir et agrémenter l’expérience.  Les amateurs de scotch de l’île d’Islay seraient sûrement charmés par cette bière, mais malheureusement c’était une édition plutôt limitée et le tout s’est envolé en quelques jours…

🙂 Petit scoop, Ryan m’a mentionné qu’une fois les quatre barriques d’Islay vides, elles furent remplies à nouveau, une version #2 est donc en processus… 🙂

Ryan, may I say please ?

Lagavulin – 8 ans “200th Anniversary Edition” (# 200)

Nom : Lagavulin 8 ans “200th Anniversary Edition”

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web : malts.com

Prix : 100,25$

Disponibilité : SAQ #13036387

On est rendu là…La 200e ! déjà 200 dégustations depuis le début de cette aventure en mai 2011 !

Pour la 200e de Freaky Whisky, quoi de mieux qu’un embouteillage spécial datant de 2016 de la distillerie Lagavulin, le 8 ans “200th Anniversary Edition” lequel commémorait, vous l’aurez deviné, l’anniversaire de fondation de la distillerie Lagavulin par John Johnston et 1816.

Ma dégustation :

Couleur : or très pâle, sirupeux

Nez : fumée, tourbe salée, toffee brûlé

Goût : brûlure d’alcool, fumée, tourbe, océanique

Finale : fumée, tourbée, océanique

La couleur de ce scotch d’Islay est d’un or très pâle, offrant quelques reflets tout aussi dorés. Côté texture, elle est relativement sirupeuse, les jambes sont minces, nombreuses et descendent rapidement au fond du verre.

Au nez, c’est de la fumé en masse !  La tourbe qui l’accompagne est légèrement sucrée et maritime en même temps. Par la suite, quelques notes de toffee brûlé et de chocolat noir font surface.

L’entrée en bouche est plutôt sucrée, du type “sweet peat”, vous savez, cette tourbe légèrement sucrée qu’on retrouve si chaleureusement dans plusieurs scotchs d’Islay. Par la suite, une petite chaleur d’alcool et quelques légères notes de fruits blancs agrémentent cette entrée en bouche.  Soudainement, la boucane crasseuse et l’iode prennent place.  Les saveurs maritimes et de feu de camp s’échangent subitement les rôles.  Le sucré tourbé revient avec un peu d’épices de boulangerie et de barrique.

La finale de ce Lagavulin, est très persistante.  Elle s’étire sur la fumée et la fameuse tourbe “sweet peat” est toujours au rendez-vous.  Par la suite un peu d’épices, de gingembre confit et de sels marins prennent d’assaut la finale interminable de ce Lagavulin.

Un autre excellent Lagavulin qui, pour célébrer les 200 ans de la distillerie fait toute honneur et rend hommage aux années de durs labeurs et ce, pour le plus grand plaisir des amateurs de scotch single malt !

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Puisque c’est une fiche un peu spécial, je voudrais prendre quelques lignes pour remercier tout d’abord ma conjointe Chantal qui agit comme “Rédactrice en chef” et qui m’appuie dans ce projet depuis le début.  Également, ma mère qui regarde les textes d’un œil éloigné tout en y analysant la mouture.

Je tiens aussi  remercier tous ceux qui m’ont permis de mettre la main sur certains échantillons de whiskies, tels mes bons amis Charles et Louis-Philippe, mon frère Benoît, Jean François Pilon et Maryse Pothier de Whisky Montréal, Alex Atman de La Décapsule ainsi que tous ceux que je pourrais avoir oubliés…

Encore une fois merci, cette grande aventure n’aurait pas été possible sans vos contributions, apports et “feedback” !

Prenez note que je suis maintenant Collaborateur pour la Centrale Scotch Whisky (CSW), Merci à Éric Godmaire pour la confiance.

Microbrasserie Le Castor – Islay (# 195)

 

Nom : Microbrasserie Le Castor – Islay

Type : Quadrupel vieillit en fût de scotch d’Islay

Région : Rigaud, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : 21 décembre 2017

La Microbrasserie Le Castor adore le vieillissement de bières en fûts.  Plusieurs de leurs créations passent par ce processus, stouts impériaux, scotchs ale et vins d’orge ont passé quelques temps dans différents types de fûts de whiskies, de rhum, de vins…

Cette fois-ci c’est une quadrupel tirant un tout petit 11% d’alcool qui a passé plus d’un an dans des fûts de scotch provenant de la région d’Islay, plus particulièrement de la distillerie Laphroaig ! Ça devrait être assez intéressant puisque comme vous le savez sûrement déjà, Laphroaig est ma distillerie favorite !

Aussitôt versée dans le verre, un parfum plutôt familier envahi la pièce, celui de la fumée et de la tourbe… c’est un bon début !  La robe de cette Quad est d’un brun rougeâtre offrant quelques reflets de couleur rubis légèrement voilé.   Sa mousse est abondante,  mais elle réduit rapidement et ne laisse qu’une mince dentelle sur les pourtours du verre.

Au nez, c’est plutôt fumé et très iodé.  La fumée me rappelle celle d’un poisson séché et fumé sur une plage de galets à la marée basse.  La tourbe apparaît par la suite, puis, timidement à l’arrière-plan, un peu de malt sucré et de céréales légèrement rôties tentent de se faire remarquer.

L’entrée en bouche est plutôt phénolique et robuste.  Un mur de tourbe et de fumée très dominantes et envahissantes ouvre la fête. Par la suite, des notes maritimes et iodées se joignent au party !  Un petit “funky” semble vouloir faire sa place (le brett à l’œuvre ?) car un léger goût acidulé rappelant la framboise et les griottes essaye de se bâtir un chemin.  Le malt sucré agrémenté de vanille et de barrique légèrement brûlée viennent clore le bal et équilibrer le tout.

La finale de cette Quad est très, mais très persistante, tourbée, fumée et iodée… comme un bon Laphroaig 10 ans ? Bien sûr que non, mais c’est quand même très surprenant…

La “Islay” de la Microbrasserie Le Castor est très intense côté saveur et influence du fût.  En effet, la majorité des caractéristiques typiques de Laphroaig s’y retrouvent dans la bière, la tourbe phénolique, la fumée et l’iode le tout agrémenté d’un peu de malt vanillé et boisé.  Je me dois de préciser que, selon moi, cette bière ne fera vraiment pas l’unanimité chez les amateurs de bières…

Étant brasseur maison et ayant déjà travaillé quelques recettes avec du “peated malt” je me demandais si Le Castor en avait ajouté un léger pourcentage à la recette afin d’augmenter le feeling “Islay” ? J’ai donc posé la question.  Voici la réponse de Daniel Addey Jibb, brasseur et co-fondateur de la microbrasserie Le Castor (en anglais):

“ Yes it was aged in 100% Laphroaig barrels for one year.  No peated or smoked malt in the grain bill, it all comes from the barrels. ”

Il faut alors constater qu’un fût ayant contenu du scotch whisky en provenance de Laphroaig est vraiment rempli de caractère et d’intensité afin de pouvoir transmettre autant d’influence et de saveurs à une bière…

Fait intéressant, M. Jibb m’a également confié que la Islay a failli ne jamais apparaître sur les tablettes:

“ To be honest I debated whether or not we should release the beer at all as the nose is so powerful with Islay aromatics. The flavour is more balanced.  But we figured there are enough whisky fans in Québec that maybe they would enjoy the beer. “

Une chance pour nous…

Il me reste une bouteille et j’ai l’intention de la laisser vieillir une année afin de voir si les phénols vont s’estomper et si les levures bretts vont s’exprimer d’avantage !

À suivre…

 

Longrow Peated Single Malt (# 194)

Nom : Longrow Peated Single Malt

Type : Scotch single malt

Région : Campbeltown, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : springbankwhisky.com/whisky/longrow/peated 

Prix : 89$

Disponibilité : SAQ #11691847

La distillerie Springbank est située dans la région de Campbletown, dans le sud-ouest de l’Écosse, plus précisément sur la péninsule de Kintyre, entre les îles d’Islay et d’Arran.

La distillerie Springbank produit sa propre gamme de scotch, lesquels sont tous légèrement tourbés et affinés dans une panoplie de fûts différents.  Ils produisent également deux autres gammes de produits, soit les scotchs d’Hazelburn, triple distillé et plutôt léger, et les très tourbés de Longrow.  Fait important à noter concernant ces derniers, un peu moins de 100 fûts de Longrow sont remplis chaque année, de là cette disponibilité plutôt réduite….

Aujourd’hui je m’attaque au Longrow Peated.

Ma dégustation :

Couleur : jaune pâle, reflets dorés, sirupeuse

Nez : tourbe sale, zeste de citron, cire

Goût : tourbe sucrée, fumée, bois, épices

Finale : longue, tourbe sucrée, fumée, légèrement maritime

Côté visuel, le Longrow est d’un jaune plutôt pâle, ce qui me rappelle certains scotchs d’Islay.  En ce qui concerne la texture, c’est collant, huileux et sirupeux, les jambes sont fines et nombreuses.

Au nez, c’est de la tourbe un peu timide mais quand même sale et crasseuse, une tourbe rappelant le feu de camp pas encore éteint. À l’arrière-plan, quelques notes de fruits, de zeste de citron et de cire à bois.

En bouche, c’est  la tourbe légèrement sucrée ainsi qu’une légère chaleur d’alcool qui sont au premier plan. Par la suite, un peu de fruits sucrés, de tourbe fumée et légèrement saline se mélangent à quelques timides notes de bois humide.  Loin derrière, quelques notes d’épices et de poivre noir parviennent à surmonter la tourbe.

La finale est longue, chaleureuse, tourbée, fumée et légèrement sucrée. Quelques notes de citron et de coquillages marins font également acte de présence.

Que dire de mon premier Campbelltown… Je peux dire que c’est un peu déstabilisant et intriguant !  Je ne m’attendais vraiment pas à un scotch aussi tourbé, mais plutôt à une tourbe légère, en retrait et timide.  Timide au nez certes, mais en bouche elle est bien présente, crasseuse, elle persiste jusqu’en finale et demeure de longs moments !

Recommandé à un public averti et aventureux !

 

Ardbeg Dark Cove – Committee Release (# 191)

Nom : Ardbeg Dark Cove – Committee Release

Type : Scotch Single Malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 55%

Site web : ardbeg.com

Prix : ?

Disponibilité : Non disponible à la SAQ

Ardbeg, cette distillerie que l’on glorifie ou que l’on déteste, tant pour ses scotchs hypers tourbés que pour son image de marque plutôt « trendy » …

Afin de satisfaire ses plus avides fans, Ardbeg créa le « Ardbeg Committee », un genre de fanclub, pour lequel les membres ont accès à certains avantages et à de l’information privilégiée. Le plus intéressant de tous est sans aucun doute la possibilité de pouvoir se procurer les versions « Committee » de certains de leurs embouteillages spéciaux. C’est un peu comme des « éditions limitées d’édition limitée » ! Il faut cependant être rapide sur le clic de souris car il y a plus de 120 000 membres dans ce fanclub et ces embouteillages sont très limités, à savoir de 500 à 5000 bouteilles.

Le Dark Cove Committee est la version limitée du scotch « Ardbeg Day 2016 », il a été maturé dans d’ex-fûts de Bourbon et de dark Sherry. Ce serait le Ardbeg le plus foncé à ce jour.

Je tiens à remercier Maxime Pelletier qui, lors d’un échange organisé sur un groupe Facebook, m’a permis de mettre la main sur un échantillon de ce scotch.

Ma dégustation :

Couleur : Cuivre bronze, reflets ambre, sirupeux

Nez : Tourbe maritime, fruits rouges, barrique

Goût : Tourbe sucrée, alcool, fruits, épices

Finale : Tourbée, sucrée, très sur le Sherry

« Dark Cove », il porte bien son nom, il est d’un bronze cuivré foncé et rempli de reflets ambre profond. La texture est bien grasse, les jambes très fines demeurent fixées aux parois du verre et ne veulent tout simplement pas redescendre.

Au nez, c’est définitivement Ardbeg en pleine puissance! La tourbe bien présente, est sucrée et en même temps organique et océanique. En effet les odeurs de terre légèrement humide et les coquillages se mélangent à la tourbe légèrement fumée et sucrée. À l’arrière-plan, les fruits rouges, notamment la cerise et la framboise ainsi que des notes de grains rôtis se mélangent à des relents de barriques et de mie de pain.

L’entrée en bouche est également puissante! Pas de temps à perdre, c’est immédiatement la tourbe sucrée, chaleur d’alcool, les fruits rouges confits au Sherry qui se mélangent aux épices de boulangerie et au poivre noir. Puis, la fumée de feu de camp et quelques notes maritimes arrivent et s’accompagnent de quelques élans de bois et de grains torréfiés. Le retour de la tourbe sucrée et de quelques notes vineuses de sherry nous transportent vers la finale.

La finale est tourbée, légèrement fumée et très sucrée. Le passage en fûts de Sherry se fait vraiment ressentir ici car malgré la tourbe puissante, c’est l’élément qui est mis le plus en valeur. Puis, quelques notes salines s’ajoutent à cet heureux mélange de saveurs typiquement « Ardbego-Islayesque » !

Que dire? Ce n’est pas trop compliqué… c’est un maudit bon Ardbeg ! Je ne suis pas en mesure de comparer la version régulière avec celui-ci, mais je peux dire que celui-ci est vachement bien réussi…

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