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Ardbeg – Kelpie (# 198)

198 PG Ardbeg Kelpie
Nom : Ardbeg – Kelpie (Ardbeg Day 2017)

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 177,75$

Disponibilité : SAQ: #13342376

Depuis maintenant quelques années, la distillerie Ardbeg offre un scotch d’édition limitée pour le “Ardbeg Day”. Pas d’exception pour 2017, cette fois, elle offre le “Kelpie”.  Selon les légendes écossaises, un “Kelpie” serait une créature mystérieuse vivant dans les eaux entourant l’île d’Islay.  Le scotch Kelpie est quant à lui un assemblage de whiskies ayant vieilli dans d’ex fûts de Bourbon et de fûts neufs fabriqués à partir de chêne en provenance de la République de Adyghe en Russie, tout près de la Mer Noire.

Un gros merci à Philippe G., collègue de travail et ami qui m’a gentiment donné cet échantillon.

Ma dégustation :

Couleur : Or pâle, reflets or, sirupeux

Nez : Tourbe timide, varek, salin

Goût : Tourbe fumée et saline, bord de mer

Finale :  Amertume, tourbe maritime et fumée, saline

La couleur du Kelpie est d’un or pâle et léger laissant paraître quelques reflets de la même palette de couleurs.  Il semble sirupeux à souhait, pas trop huileux, pas trop mince, les jambes sont fines, nombreuses et redescendent lentement le long des parois du verre.

Au nez, c’est un peu timide, tourbe timide mais au premier plan, un peu d’algues maritimes accompagnent une fumée légère et quelques notes de chocolat noir et d’épices et après quelques instants, c’est très salin.

L’entrée en bouche est très brusque, une tourbe bien punchée, légèrement fumée et saline domine.  Les algues et les coquillages suivent mais la tourbe finit par reprendre le dessus. À l’arrière-plan, un peu de sucre brun légèrement chauffé et de bois brûlé font brièvement acte de présence.

En début de finale il y a une légère sensation d’amertume qui fait son apparition.  Par la suite, la tourbe iodée et fumée reprend le dessus et s’étire de longs instants.  Plus elle s’étire et plus les notes salines se développent.

Un Ardbeg qui est bien maritime et tourbé, le tout, respectant les attentes de cette distillerie, mais personnellement, je le trouve tout de même un peu “simplet”, il semble manquer un peu de complexité et de diversité de saveurs…  Le fameux chêne en provenance des lointaines forêts de Russie semble se faire un peu oublier…

Voici une petite liste des différents scotchs “Ardbeg Day”, ainsi que les liens vers ceux que j’ai déjà dégustés:

2012: Ardbeg Day
2013: Ardbog
2014: Auriverdes
2015: Perpetuum
2016: Dark Cove
2017: Kelpie
2018: Groove

Il faudrait bien que je déniche le Auriverdes et le Groove… à l’aide !

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Microbrasserie Le Castor – Islay (# 195)

 

Nom : Microbrasserie Le Castor – Islay

Type : Quadrupel vieillit en fût de scotch d’Islay

Région : Rigaud, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : 21 décembre 2017

La Microbrasserie Le Castor adore le vieillissement de bières en fûts.  Plusieurs de leurs créations passent par ce processus, stouts impériaux, scotchs ale et vins d’orge ont passé quelques temps dans différents types de fûts de whiskies, de rhum, de vins…

Cette fois-ci c’est une quadrupel tirant un tout petit 11% d’alcool qui a passé plus d’un an dans des fûts de scotch provenant de la région d’Islay, plus particulièrement de la distillerie Laphroaig ! Ça devrait être assez intéressant puisque comme vous le savez sûrement déjà, Laphroaig est ma distillerie favorite !

Aussitôt versée dans le verre, un parfum plutôt familier envahi la pièce, celui de la fumée et de la tourbe… c’est un bon début !  La robe de cette Quad est d’un brun rougeâtre offrant quelques reflets de couleur rubis légèrement voilé.   Sa mousse est abondante,  mais elle réduit rapidement et ne laisse qu’une mince dentelle sur les pourtours du verre.

Au nez, c’est plutôt fumé et très iodé.  La fumée me rappelle celle d’un poisson séché et fumé sur une plage de galets à la marée basse.  La tourbe apparaît par la suite, puis, timidement à l’arrière-plan, un peu de malt sucré et de céréales légèrement rôties tentent de se faire remarquer.

L’entrée en bouche est plutôt phénolique et robuste.  Un mur de tourbe et de fumée très dominantes et envahissantes ouvre la fête. Par la suite, des notes maritimes et iodées se joignent au party !  Un petit “funky” semble vouloir faire sa place (le brett à l’œuvre ?) car un léger goût acidulé rappelant la framboise et les griottes essaye de se bâtir un chemin.  Le malt sucré agrémenté de vanille et de barrique légèrement brûlée viennent clore le bal et équilibrer le tout.

La finale de cette Quad est très, mais très persistante, tourbée, fumée et iodée… comme un bon Laphroaig 10 ans ? Bien sûr que non, mais c’est quand même très surprenant…

La “Islay” de la Microbrasserie Le Castor est très intense côté saveur et influence du fût.  En effet, la majorité des caractéristiques typiques de Laphroaig s’y retrouvent dans la bière, la tourbe phénolique, la fumée et l’iode le tout agrémenté d’un peu de malt vanillé et boisé.  Je me dois de préciser que, selon moi, cette bière ne fera vraiment pas l’unanimité chez les amateurs de bières…

Étant brasseur maison et ayant déjà travaillé quelques recettes avec du “peated malt” je me demandais si Le Castor en avait ajouté un léger pourcentage à la recette afin d’augmenter le feeling “Islay” ? J’ai donc posé la question.  Voici la réponse de Daniel Addey Jibb, brasseur et co-fondateur de la microbrasserie Le Castor (en anglais):

“ Yes it was aged in 100% Laphroaig barrels for one year.  No peated or smoked malt in the grain bill, it all comes from the barrels. ”

Il faut alors constater qu’un fût ayant contenu du scotch whisky en provenance de Laphroaig est vraiment rempli de caractère et d’intensité afin de pouvoir transmettre autant d’influence et de saveurs à une bière…

Fait intéressant, M. Jibb m’a également confié que la Islay a failli ne jamais apparaître sur les tablettes:

“ To be honest I debated whether or not we should release the beer at all as the nose is so powerful with Islay aromatics. The flavour is more balanced.  But we figured there are enough whisky fans in Québec that maybe they would enjoy the beer. “

Une chance pour nous…

Il me reste une bouteille et j’ai l’intention de la laisser vieillir une année afin de voir si les phénols vont s’estomper et si les levures bretts vont s’exprimer d’avantage !

À suivre…

 

Longrow Peated Single Malt (# 194)

Nom : Longrow Peated Single Malt

Type : Scotch single malt

Région : Campbeltown, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : springbankwhisky.com/whisky/longrow/peated 

Prix : 89$

Disponibilité : SAQ #11691847

La distillerie Springbank est située dans la région de Campbletown, dans le sud-ouest de l’Écosse, plus précisément sur la péninsule de Kintyre, entre les îles d’Islay et d’Arran.

La distillerie Springbank produit sa propre gamme de scotch, lesquels sont tous légèrement tourbés et affinés dans une panoplie de fûts différents.  Ils produisent également deux autres gammes de produits, soit les scotchs d’Hazelburn, triple distillé et plutôt léger, et les très tourbés de Longrow.  Fait important à noter concernant ces derniers, un peu moins de 100 fûts de Longrow sont remplis chaque année, de là cette disponibilité plutôt réduite….

Aujourd’hui je m’attaque au Longrow Peated.

Ma dégustation :

Couleur : jaune pâle, reflets dorés, sirupeuse

Nez : tourbe sale, zeste de citron, cire

Goût : tourbe sucrée, fumée, bois, épices

Finale : longue, tourbe sucrée, fumée, légèrement maritime

Côté visuel, le Longrow est d’un jaune plutôt pâle, ce qui me rappelle certains scotchs d’Islay.  En ce qui concerne la texture, c’est collant, huileux et sirupeux, les jambes sont fines et nombreuses.

Au nez, c’est de la tourbe un peu timide mais quand même sale et crasseuse, une tourbe rappelant le feu de camp pas encore éteint. À l’arrière-plan, quelques notes de fruits, de zeste de citron et de cire à bois.

En bouche, c’est  la tourbe légèrement sucrée ainsi qu’une légère chaleur d’alcool qui sont au premier plan. Par la suite, un peu de fruits sucrés, de tourbe fumée et légèrement saline se mélangent à quelques timides notes de bois humide.  Loin derrière, quelques notes d’épices et de poivre noir parviennent à surmonter la tourbe.

La finale est longue, chaleureuse, tourbée, fumée et légèrement sucrée. Quelques notes de citron et de coquillages marins font également acte de présence.

Que dire de mon premier Campbelltown… Je peux dire que c’est un peu déstabilisant et intriguant !  Je ne m’attendais vraiment pas à un scotch aussi tourbé, mais plutôt à une tourbe légère, en retrait et timide.  Timide au nez certes, mais en bouche elle est bien présente, crasseuse, elle persiste jusqu’en finale et demeure de longs moments !

Recommandé à un public averti et aventureux !

 

Amrut Peated Indian Single Malt Whisky (# 193)

Nom : Amrut Peated Indian Single Malt Whisky

Type : Indian Single Malt

Région : Bangalore, Inde

Taux d’alcool : 46%

Site web : amrutwhisky.co.uk

Prix : 84,50$

Disponibilité : SAQ #12637050

Après ma dégustation du Amrut Indian Single Malt, je fais maintenant face à la version tourbée du Amrut Single Malt.

 

Je tiens à nouveau à remercier Maxime Pelletier pour ces deux échantillons d’Amrut.

Ma dégustation :

Couleur : Or foncé, reflets ambrés, sirupeux

Nez : Tourbe légèrement fumée, fruits frais et fleurs

Goût : Tourbe sucrée, fruitée, maltée et mielleuse

Finale : moyenne, tourbée, sucrée

La version tourbée du whisky indien Amrut offre une couleur or légèrement plus foncée que son frère et ses reflets sont plutôt du côté ambre que doré.  La texture semble plus définie, les coulisses sont larges, peu nombreuses et tardent à redescendre au fond du verre.

Au nez c’est une tourbe délicate et peu dominante.  Un peu de fumée et de tourbe se mélangent à quelques notes sucrées, maltées et florales.

En bouche, c’est une tourbe légèrement fumée, sucrée et fruitée qui est au premier plan.  Par la suite, un peu de fruits frais et de notes boisées se joignent à l’ensemble.  Puis, la tourbe revient tout en étant un peu maltée et mielleuse, sans pour autant prendre le dessus.  Ce n’est pas choquant et quand même bien agréable.

La finale est relativement longue, sans pour autant s’éterniser comme certains Scotch d’Islay savent si bien le faire.  Tout au long de cette finale, la tourbe demeure sucrée et légèrement maltée.  Par la suite, quelques notes de barriques brulées viennent ajouter un peu de substance.

Ce n’est pas le plus tourbé des whiskies, mais c’est un beau petit dram d’initiation pour celui qui voudrait commencer à s’initier aux whiskies « peat & smoke ». Ce n’est pas choquant ou troublant tout en étant quand même très bien peaufiné.

Ardbeg Dark Cove – Committee Release (# 191)

Nom : Ardbeg Dark Cove – Committee Release

Type : Scotch Single Malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 55%

Site web : ardbeg.com

Prix : ?

Disponibilité : Non disponible à la SAQ

Ardbeg, cette distillerie que l’on glorifie ou que l’on déteste, tant pour ses scotchs hypers tourbés que pour son image de marque plutôt « trendy » …

Afin de satisfaire ses plus avides fans, Ardbeg créa le « Ardbeg Committee », un genre de fanclub, pour lequel les membres ont accès à certains avantages et à de l’information privilégiée. Le plus intéressant de tous est sans aucun doute la possibilité de pouvoir se procurer les versions « Committee » de certains de leurs embouteillages spéciaux. C’est un peu comme des « éditions limitées d’édition limitée » ! Il faut cependant être rapide sur le clic de souris car il y a plus de 120 000 membres dans ce fanclub et ces embouteillages sont très limités, à savoir de 500 à 5000 bouteilles.

Le Dark Cove Committee est la version limitée du scotch « Ardbeg Day 2016 », il a été maturé dans d’ex-fûts de Bourbon et de dark Sherry. Ce serait le Ardbeg le plus foncé à ce jour.

Je tiens à remercier Maxime Pelletier qui, lors d’un échange organisé sur un groupe Facebook, m’a permis de mettre la main sur un échantillon de ce scotch.

Ma dégustation :

Couleur : Cuivre bronze, reflets ambre, sirupeux

Nez : Tourbe maritime, fruits rouges, barrique

Goût : Tourbe sucrée, alcool, fruits, épices

Finale : Tourbée, sucrée, très sur le Sherry

« Dark Cove », il porte bien son nom, il est d’un bronze cuivré foncé et rempli de reflets ambre profond. La texture est bien grasse, les jambes très fines demeurent fixées aux parois du verre et ne veulent tout simplement pas redescendre.

Au nez, c’est définitivement Ardbeg en pleine puissance! La tourbe bien présente, est sucrée et en même temps organique et océanique. En effet les odeurs de terre légèrement humide et les coquillages se mélangent à la tourbe légèrement fumée et sucrée. À l’arrière-plan, les fruits rouges, notamment la cerise et la framboise ainsi que des notes de grains rôtis se mélangent à des relents de barriques et de mie de pain.

L’entrée en bouche est également puissante! Pas de temps à perdre, c’est immédiatement la tourbe sucrée, chaleur d’alcool, les fruits rouges confits au Sherry qui se mélangent aux épices de boulangerie et au poivre noir. Puis, la fumée de feu de camp et quelques notes maritimes arrivent et s’accompagnent de quelques élans de bois et de grains torréfiés. Le retour de la tourbe sucrée et de quelques notes vineuses de sherry nous transportent vers la finale.

La finale est tourbée, légèrement fumée et très sucrée. Le passage en fûts de Sherry se fait vraiment ressentir ici car malgré la tourbe puissante, c’est l’élément qui est mis le plus en valeur. Puis, quelques notes salines s’ajoutent à cet heureux mélange de saveurs typiquement « Ardbego-Islayesque » !

Que dire? Ce n’est pas trop compliqué… c’est un maudit bon Ardbeg ! Je ne suis pas en mesure de comparer la version régulière avec celui-ci, mais je peux dire que celui-ci est vachement bien réussi…

Caol Ila Distillers Editions (# 177)

177-f-caol-ila-distillers-editionNom : Caol Ila Distillers Editions (Moscatel Cask)

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : malts.com/caol-ila-distillers-edition

Prix : 135$

Disponibilité : SAQ #11012701

Les scotchs « Distiller’s Edition » sont habituellement des versions « pimpées » aux désirs et exigences particulières du Maître distilleur. Souvent ce sera un affinement dans un fût de spécialité ou un mariage de différents fûts dans le chai. Le Maître distilleur chez Caol Ila a décidé d’affiner son scotch de 12 ans d’âge pendant quelques mois dans des fûts de vin de Moscatel. Ceci va fort probablement contribuer à lui procurer une couche supplémentaire de flaveurs et de complexité.

Ma dégustation :

Couleur : jaune or, reflets rosés, sirupeux

Nez : tourbe sucrée et vineuse, fruits rouges et agrumes

Goût : tourbe sucrée et fumée, épices, boisé

Finale : tourbe sucrée et vineuse, épicée, boisée

Comparé côte à côte, le Caol Ila Distillers Edition est un peu plus foncé et rosé que son petit frère de 12 ans. En effet, tout en se présentant dans une jolie robe jaune légèrement dorée, cette dernière est rehaussée par d’étincelants reflets rosés, l’influence du fût de Moscatel se fait déjà sentir. La texture est relativement sirupeuse, les coulisses sont minces et nombreuses et retournent très lentement au fond du verre.

À l’approche du nez, une délicieuse tourbe sucrée mais un peu sale ouvre la porte et s’accompagne de quelques notes légèrement vineuses. La tourbe sucrée finit par se mélanger à quelques notes de fruits rouges comme la cerise et la framboise. Par la suite, l’huile de zeste d’agrumes fait acte de présence. La tourbe légèrement sucrée et vineuse quant à elle ne cède jamais sa place.

L’entrée en bouche est plutôt surprenante, la tourbe sucrée et légèrement fumée est bien évidemment au rendez-vous mais est accompagnée de quelques notes d’épices de boulangerie, de poivre et d’anis (cette dernière est quand même plutôt réservée). Par la suite s’ajoute à cet ensemble une chaleur d’alcool, quelques notes de cerises, de vin sucré et un soupçon de barrique, le tout rappelant légèrement un Spice wine bien chaud. Après coup, la tourbe refait acte de présence et s’accompagne cette fois de légères notes d’agrumes bien juteux, ouvrant la porte à la finale.

La finale est douce mais longue et persistante. Elle offre des souvenirs de tourbe légèrement sucrée et vineuse avec quelques notes d’épices et de barrique. Un léger salin maritime finit par percer à la toute fin.

Le Distillers Edition est définitivement au-dessus du Caol Ila 12 ans de base. Le passage en fût de Moscatel apporte une belle couche de complexité que le 12 ans ne peut offrir. Il faut par contre débourser quelques dizaines de dollars de plus mais qui en valent certainement le coup ! C’est facilement justifiable pour une occasion spéciale ou simplement pour se faire plaisir.

Caol Ila 12 ans (# 176)

176-f-caol-ila-12-ansNom : Caol Ila 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : malts.com/caol-ila-12-years-old

Prix : 83$

Disponibilité : SAQ #12273049

La distillerie Caol Ila est située dans la région de Port Askaig sur l’Île d’Islay et elle fut fondée en 1846 par un certain Hector Henderson. En gaélique “Caol Ìle” voudrait dire “Le son d’Islay”. Malgré très peu d’offre d’embouteillage original, Caol Ila serait une des distilleries d’Islay avec le plus grand volume d’alcool pur distillé par année et la majorité de son distillat entrerait dans la confection de blends, dont ceux de la populaire marque Johnnie Walker.

Ma dégustation :

Couleur : jaune paille, reflets d’or, sirupeux

Nez : tourbe crasseuse, agrumes, épices

Goût : tourbe sucrée et fumée, épices boisées

Finale : tourbe vanillée et fumée, légèrement saline

Le Caol Ila 12 ans se présente dans une belle robe jaune pâle style « Chardonnay » tout en offrant de gracieux reflets dorés. La texture est relativement sirupeuse, les nombreuses jambes sont toutes en finesse et demeurent sur les parois du verre de longs moments.

Lors de l’approche initiale du verre au nez, on est directement attaqué par une tourbe bien grasse et crasseuse. Cette dernière est finalement adoucie par quelques notes sucrées et fruitées. Par la suite, une bouffée de zestes d’orange et de citron invoquant un peu l’huile pour polir les meubles. La tourbe demeure toujours bien en place et domine quand même l’ensemble.

Dès l’entrée en bouche, la tourbe sucrée et très légèrement fumée prend confortablement sa place pour ne jamais la perdre ! Puis, quelques touches de vanille, d’épices et de boisée se joignent à la danse. Ce cocktail, quoique relativement simple mais ô combien satisfaisant, s’installe et perdure de longs moments. Puis, une bien discrète touche d’huile de citron et d’orange tente difficilement de faire sa place mais les épices et le boisé reprennent rapidement le contrôle. C’est simplement magique !

La finale est sur la tourbe vanillée et fumée laquelle s’étire éternellement. Après quelques instants, un léger salin maritime se développe, ce qui ne fait qu’ajouter un degré de satisfaction.

Caol Ila, la « petite » distillerie est selon moi dissimulée derrière les géants Ardbeg, Bruichladdich et Laphroaig, auxquels elle n’a absolument rien à envier ! Le Caol Ila 12 ans est un classique qui évoque à merveille l’esprit des scotchs de l’île d’Islay. Une tourbe bien en évidence, une fumée légère, quelques notes boisées et épicées, un peu d’agrumes et quelques notes salines. Que demander de plus !

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