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Microbrasserie Le Castor – Islay (# 195)

 

Nom : Microbrasserie Le Castor – Islay

Type : Quadrupel vieillit en fût de scotch d’Islay

Région : Rigaud, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : 21 décembre 2017

La Microbrasserie Le Castor adore le vieillissement de bières en fûts.  Plusieurs de leurs créations passent par ce processus, stouts impériaux, scotchs ale et vins d’orge ont passé quelques temps dans différents types de fûts de whiskies, de rhum, de vins…

Cette fois-ci c’est une quadrupel tirant un tout petit 11% d’alcool qui a passé plus d’un an dans des fûts de scotch provenant de la région d’Islay, plus particulièrement de la distillerie Laphroaig ! Ça devrait être assez intéressant puisque comme vous le savez sûrement déjà, Laphroaig est ma distillerie favorite !

Aussitôt versée dans le verre, un parfum plutôt familier envahi la pièce, celui de la fumée et de la tourbe… c’est un bon début !  La robe de cette Quad est d’un brun rougeâtre offrant quelques reflets de couleur rubis légèrement voilé.   Sa mousse est abondante,  mais elle réduit rapidement et ne laisse qu’une mince dentelle sur les pourtours du verre.

Au nez, c’est plutôt fumé et très iodé.  La fumée me rappelle celle d’un poisson séché et fumé sur une plage de galets à la marée basse.  La tourbe apparaît par la suite, puis, timidement à l’arrière-plan, un peu de malt sucré et de céréales légèrement rôties tentent de se faire remarquer.

L’entrée en bouche est plutôt phénolique et robuste.  Un mur de tourbe et de fumée très dominantes et envahissantes ouvre la fête. Par la suite, des notes maritimes et iodées se joignent au party !  Un petit “funky” semble vouloir faire sa place (le brett à l’œuvre ?) car un léger goût acidulé rappelant la framboise et les griottes essaye de se bâtir un chemin.  Le malt sucré agrémenté de vanille et de barrique légèrement brûlée viennent clore le bal et équilibrer le tout.

La finale de cette Quad est très, mais très persistante, tourbée, fumée et iodée… comme un bon Laphroaig 10 ans ? Bien sûr que non, mais c’est quand même très surprenant…

La “Islay” de la Microbrasserie Le Castor est très intense côté saveur et influence du fût.  En effet, la majorité des caractéristiques typiques de Laphroaig s’y retrouvent dans la bière, la tourbe phénolique, la fumée et l’iode le tout agrémenté d’un peu de malt vanillé et boisé.  Je me dois de préciser que, selon moi, cette bière ne fera vraiment pas l’unanimité chez les amateurs de bières…

Étant brasseur maison et ayant déjà travaillé quelques recettes avec du “peated malt” je me demandais si Le Castor en avait ajouté un léger pourcentage à la recette afin d’augmenter le feeling “Islay” ? J’ai donc posé la question.  Voici la réponse de Daniel Addey Jibb, brasseur et co-fondateur de la microbrasserie Le Castor (en anglais):

“ Yes it was aged in 100% Laphroaig barrels for one year.  No peated or smoked malt in the grain bill, it all comes from the barrels. ”

Il faut alors constater qu’un fût ayant contenu du scotch whisky en provenance de Laphroaig est vraiment rempli de caractère et d’intensité afin de pouvoir transmettre autant d’influence et de saveurs à une bière…

Fait intéressant, M. Jibb m’a également confié que la Islay a failli ne jamais apparaître sur les tablettes:

“ To be honest I debated whether or not we should release the beer at all as the nose is so powerful with Islay aromatics. The flavour is more balanced.  But we figured there are enough whisky fans in Québec that maybe they would enjoy the beer. “

Une chance pour nous…

Il me reste une bouteille et j’ai l’intention de la laisser vieillir une année afin de voir si les phénols vont s’estomper et si les levures bretts vont s’exprimer d’avantage !

À suivre…

 

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Ardmore – Traditional Cask (# 87)

087 W Ardmore Traditional Cask bottleNom : Ardmore – Traditional Cask

Type : Scotch single malt

Région : Highlands, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : http://www.ardmorewhisky.com/

Prix : environ 50$ US

Disponibilité : pas disponible à la SAQ ou LCBO

Premièrement, merci à Peter Lemon de la communauté Whisky Bloggers sur Facebook pour la belle photo. Voici le lien vers l’article à propos de l’Ardmore Traditional Cask sur son magnifique blog The Casks .

Ardmore serait l’une des plus grandes distilleries d’Écosse. Elle demeure quand même quelque peu méconnue car la très grande majorité de son distillat est réservée pour l’assemblage du Teacher’s, un blend très populaire. Aussi, le manque d’embouteillage officiel contribue à la garder légèrement dans l’ombre. À ma connaissance, seulement le Traditionnal Cask ainsi que des versions de 25 et 30 ans sont embouteillées comme single malt sur une base régulière. On peut également trouver des versions d’embouteilleurs indépendants, tels Signatory et Gordon & MacPhail.

Le Traditional Cask commence son vieillissement dans d’ex-fûts de Bourbon, pour être ensuite transféré dans des « quarter casks » afin d’en accélérer le vieillissement.

Nez : Tourbe, odeurs médicinales, pain aux noix grillées

Goût : Tourbe médicinale, citron frais, boisé

Finale : boisée, tourbée, feu de camp

Au nez c’est assez surprenant, je ne m’attendais vraiment pas à cela de ce petit « Speysider » ! Quand même assez délicates mais bien présentes, des odeurs de tourbe médicinale et de pain aux noix grillées sont au premier plan. Les senteurs médicinales sont très « Pharmacy », tels les diachylons et le Polysporin. Aussi, une petite touche de plastique brûlé se mélange à de légers parfums de noix grillées. Loin derrière, un petit sucré de fruits rouges tente de faire sa place.

En bouche, une tourbe médicinale et sucrée fait immédiatement son entrée! Ma foi, cette distillerie est-elle bien située dans le Speyside (ou est-ce les Highlands ?) ou alors elle se situe à quelque part entre Laphroaig et Caol Ila? Par la suite, citron frais et notes médicinales se mélangent à des saveurs végétales et florales. Un caramel légèrement salé fait ensuite acte de présence. Des épices, du bois et ses tanins arrivent ensuite et nous transportent vers la finale.

La finale est de longueur raisonnable, avec du bois, de la tourbe, une petite fumée de feu de camp et un sucré qui semble légèrement brûlé. L’ensemble est fort agréable et très surprenant.

Il est dommage que nous n’ayons pas ce scotch à la SAQ car pour le prix, il est fort intéressant et il serait très certainement capable de satisfaire et de surprendre (peut-être même à l’aveugle?) les amateurs d’Islay. Je crois qu’il pourrait très assurément faire honneur en remplacement d’un Laphroaig Quarter Cask.

Merci à JF Pilon de Whisky Plus pour l’échantillon.

Club Whisky Montréal: Soirée Islay!! (#55, 56, 57, 58, 59)

Club Whisky Montreal_logo

Mardi le 29 janvier 2013 en soirée, au Masonic Memorial Hall (2295, St-Marc, Montréal, Québec), se tenait le tout premier événement officiel du Club Whisky Montréal! Les membres inscrits se sont vu remettre leurs verres officiels du club. Six beaux verres Glencairn avec le logo du club gravé dessus. Une belle réussite, Bravo!

verres WM

La soirée avait pour thème « Islay ». Pour le choix des scotchs, la même formule que la dernière fois a été retenue, c’est-à-dire quelques semaines avant l’événement, les participants avaient accès à un sondage Doodle sur internet afin de faire leurs choix de scotchs, tous évidemment de l’île mythique d’Islay. Voici donc les cinq ayant reçu le plus de votes qui ont été retenus pour la soirée :

Bruichladdich – The Laddie Ten (46%)

Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (50%)

Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (50%)

Bowmore 15 ans Darkest (43%)

Douglas Laing – Laphroaig 15 ans (50%)

Tout au long de cette soirée, Jean-François Pilon, Président du club nous a conduit avec main de maître dans ce petit voyage sur l’île d’Islay. Informations intéressantes sur les distilleries de l’île, des différentes façons de chacune d’elles de distiller, comment elles obtiennent leurs orges maltés et quels en sont les niveaux de phénols, les différents fûts utilisés et les différences entre ceux-ci. Aussi, pour chaque scotch dégusté, tant pour le nez, le goût et la finale, une interaction entre les membres et l’animateur prenait place, chacun y allait avec ses commentaires et observations. Ce fut très intéressant et instructif !!

Maintenant, voici mes appréciations pour ces cinq scotchs :

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Bruichladdich Laddie Ten

Nom : Bruichladdich – The Laddie Ten (# 55)

Taux d’alcool : 46%

Prix : 64$

Disponibilité : LCBO

Whisky Montréal voudrait remercier Narada Brind’Amour de la boutique lecacaoyer.com pour « l’échantillon ».

Nez : Dès le versement dans le verre, une odeur de « Bubble gum » rose domine. Après quelques minutes elle disparaît et c’est maintenant la pomme verte et les poires fraîches qui s’installent. Ensuite,  un sucré d’orge malté s’ajoute au bouquet.

Goût : Dès l’entrée en bouche c’est frais et sucré. Des saveurs de fruits frais, d’orge grillé et de caramel à la fleur de sel arrivent ensuite. Les tanins sont vifs et apportent un support à l’expérience.

Finale : La finale est assez boisée et sèche. Après quelques instants, un goût de pastilles aux cerises (Halls) se fait sentir. Plus la finale s’étire et plus le salin l’emporte.

Un scotch acceptable, mais je m’attendais à un peu plus, étant donné les éloges faites sur internet depuis son embouteillage. Peut-être un peu doux pour mes attentes d’un scotch d’Islay. Certains membres l’ont décrit comme un scotch « de femme » ! Peut-être…

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Bunnahabhain 10 D&LNom : Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (# 56)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 104$

Disponibilité : SAQ #11775987

Nez : Au nez, c’est immédiatement du caramel brûlé qui se mélange à des fruits secs comme des raisins Sultana et des pruneaux. À l’arrière-plan, une légère tourbe est présente et se marie à une odeur de bois sec.

Goût : Au goût, l’orange au chocolat est bien présente. Par la suite, les pruneaux se mélangent aux épices. Le boisé, qui semble légèrement grillé, est également bien marqué.

Finale : La finale est bien enrobante et bien fruitée avec des goûts d’orange, de pruneaux et de figues séchées. Le tout s’allonge sur un salin océanique.

Wow !! Belle découverte, j’ai déjà goûté leur OB 12 ans, j’avais bien aimé. Mon voisin de table, qui possède une bouteille de 12 ans chez lui, me mentionnait que ce 10 ans lui apparaissait plus complexe.

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Caol Ila 16 and D&LNom : Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (# 57)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 149$

Disponibilité : SAQ #11776111

Nez : À la première approche, l’alcool est bien présent. Par la suite, une douce fumée accompagne une légère odeur citron/limette. Des odeurs salines et maritimes sont également présentes à l’arrière-plan.

Goût : En bouche, une douce tourbe légèrement fumée nous accueille dès les premiers instants. Par la suite, le sucré d’une cassonade légèrement brûlée accompagne brillamment des notes d’agrumes, de vanille et des tanins chaleureux.

Finale : La fumée se joint à des notes vanillées et légèrement sucrées. Plus elle s’étire, plus des notes salines et maritimes dominent.

Oh Wow! Le Caol Ila 12 ans est magnifique, mais celui-ci est sublime!…rien à redire, à part que j’en voudrais encore!!

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Bowmore 15 ans DarkestNom : Bowmore 15 ans Darkest (# 58)

Taux d’alcool : 43%

Prix : 95,75$

Disponibilité : SAQ #10870704

Nez : les effluves sont assez boisés, des notes de sherry (fruits secs) accompagnent la framboise, le chocolat et la cassonade.

Goût : en bouche, léger et plutôt floral. La lavande accompagne des notes de lilas. Par la suite, le sucre légèrement brûlé accompagne une fumée qui me rappelle un feu de camp en plein été.

Finale : la finale est très sherried, les fruits secs et des notes un peu vineuses accompagnent celles d’un feu de camp qui vient de s’éteindre. Une amertume marquée prend également place.

Je dois avouer que depuis plusieurs années je voulais m’acheter une bouteille de ce Bowmore, mais plus maintenant, ce fut définitivement ma déception de la soirée. En s’appelant « Darkest » je m’attendais à être écorché un peu plus.

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Laphroaig 15 ans D&LNom : Douglas Laing Laphroaig 15 ans (# 59)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 152$

Disponibilité : SAQ #11776007

Nez : Au nez, dès les premiers instants, ce sont des noix grillées et fumées. Puis arrivent les notes médicinales (de l’Ozonol ou du Polysporin) et un petit côté marin prend place à l’arrière-plan.

Goût : En bouche, c’est du caramel brûlé, de la tourbe et de la fumée, les notes médicinales si typiques à Laphroaig sont maintenant bien en place.

Finale : La finale est digne d’un bon Laphroaig, c’est à dire des saveurs intense de fumée, de tourbe légèrement épicée et médicinale. Ce qui me surprend, c’est que, pour un Laphroaig, la finale est intense, mais excessivement courte, on dirait qu’elle augmente en intensité et puis, tout d’un coup, plus rien! Elle se termine.

Magnifique sur toute la ligne, mais la finale semble s’écourter beaucoup plus rapidement que les Laphroaig dit « OB »…

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En conclusion, Islay est vraiment une île mythique où tout peut se produire. Les amateurs s’attendent habituellement à ce que les scotchs en provenance d’Islay soient absolument très tourbés, fumés et océaniques alors qu’elle est capable des plus subtils parfums et des délicatesses inespérées. Peut-être faut-il s’ouvrir et laisser les attentes de côté et apprécier le produit pour ce qu’il est, un bon scotch biens fignolé, et non un scotch « d’Islay » avec des caractéristiques prédéterminées! La question est lancée…

Encore une fois Bravo à toute l’équipe de Whisky Montréal pour une soirée enrichissante et un beau voyage!

Prochain rendez-vous, le 26 mars à 19h et le thème sera : Les whiskies Irlandais !

Pour vous inscrire: www.whiskymontreal.ca

Laphroaig – Triple Wood (# 53)

Laphroaig-triple wood-1

Nom : Laphroaig – Triple Wood

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web :www.laphroaig.com

Prix : 79,99$US

Disponibilité : SAQ #11805111 (90$) et LCBO #272195 (89,95$)

L’été dernier, lors des vacances estivales, nous sommes passés dans le New Hampshire. Directement sur l’Interstate 93 se trouve le célèbre « New Hampshire Liquor & Wine Outlet » et nous nous y sommes arrêtés. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça ! C’est gigantesque, il y a du choix autant du côté des vins que des spiritueux! Dans la section « Scotch/Whisky », le choix en était impressionnant! Pas de scotch mystérieux, mais les distilleries les plus connues y étaient toutes et avec plusieurs expressions pour chacune! La rangée y faisant face était tout aussi intéressante, c’était le paradis des Bourbons! Difficile de faire un choix quand tu peux choisir uniquement deux bouteilles! C’est alors que j’ai vu la bouteille de Laphroaig Triple Wood. Comme vous le savez sûrement maintenant, j’affectionne grandement cette distillerie. Mon choix était donc facile.

Le Laphroaig Triple Wood est en quelque sorte un Quarter Cask pour lequel on aurait ajouté une période supplémentaire de maturation, ou plutôt un affinage (finishing) dans d’anciens fûts de sherry Oloroso. Voyons maintenant les résultats.

Ma dégustation :

Couleur : Ambre pâle, reflets orangés

Nez : Fumée, tourbe, zeste d’agrumes et fruits confits

Goût : Citron amer, tourbe, fumée, fruits confits, salins

Finale : fumée, tourbée, citron, saline

La couleur de ce scotch est d’un ambre plutôt pâle et quand on regarde le liquide à travers la lumière, des reflets d’une teinte légèrement orangée sont bien présents. Après avoir fait tournoyer le scotch dans mon verre, de minces coulisses apparaissant sur ses parois et redescendent lentement au fond. Elles sont par contre peu nombreuses.

Au-dessus du verre, on sent bien que c’est un Laphroaig. La fumée, la tourbe et la traditionnelle odeur médicinale sont bien présentes, mais l’ensemble me semble moins « in your face » qu’à l’habitude, plus en délicatesse. Par la suite, des odeurs fruitées de zeste d’agrumes confits font leur apparition mais plutôt en douceur et en retrait. À l’arrière-plan, une odeur de pain aux noix légèrement grillé tente de se frayer un chemin à travers le tout. Une petite présence d’alcool se fait également sentir.

L’entrée en bouche, est assez douce pour un Laphroaig, pour une seconde, c’est légèrement amer (citronné) mais par la suite les notes Laphroaig se font sentir, la tourbe, les notes médicinales et la fumée sont au rendez-vous, on peut sentir que c’est puissant ou plutôt que ça devrait l’être? Il manque définitivement le petit « Oomph! » Laphroaigesque habituel, on dirait que l’ensemble est sur les « brake ». Les agrumes et les fruits confits se joignent à cette danse et des tanins boisés font également leur apparition. Puis, une amertume (zeste d’agrumes et citron) et un salin prennent place et nous transportent vers la finale.

La finale est tout de même en puissance et s’étire sur de longs moments. Fumée, tourbe, citron ainsi que des notes océaniques se complètent tout au long de cette finale. Elle perdure un long moment et les notes salines viennent qu’à finalement prendre le dessus.

Un bon Laphroaig? Oui. Mon préféré? Non. En comparaison avec le Laphroaig 10 ans, il semble manquer de « torque ». En comparaison avec le Laphroaig Quarter Cask, on dirait que le passage en fût d’Oloroso, lui aurait donné de légères notes de fruits confits mais l’aurait du même coup détroussé en partie des atouts privilégiés gagnés par la maturation dans les « quart de fût ». La finale, quant à elle, est quand même longue et agréable et ajoute un léger baume sur l’ensemble, qui selon moi, manque malheureusement un peu sa cible.

Laphroaig – 18 ans (# 23)

 

Nom : Laphroaig – 18 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web : www.laphroaig.com

Prix : SAQ 156$ (payé 99$US Virginia, USA)

Disponibilité : SAQ #11484979

 

Laphroaig est sans aucun doute l’une des distilleries les plus connues d’Islay. Cette île d’Écosse est réputée pour offrir des scotchs uniques, très tourbés, fumés et iodés. Ces saveurs sont toutes présentes dans les scotchs offerts par Laphroaig. En bonus, on retrouve dans leurs scotchs des notes médicinales plutôt uniques à Laphroaig, ce qui en fait en quelque sorte leur « signature » typique.

Depuis 2009, le Laphroaig 18 ans remplace le « légendaire » 15 ans, que je n’ai jamais eu la chance de goûter.

J’ai relu mes notes de dégustation du 10 ans (que vous pouvez retrouver ICI) et voyons maintenant ce que ces 8 années de plus en barriques peuvent apporter.

Ma dégustation :

Couleur : Ambre pâle, tirant sur un léger cuivre

Nez : fumée, floral, tourbé, boisé

Goût : Tourbe, fumée, miel

Finale : Tourbe, fumée, tanins, très persistante

La couleur ambre est pâle et les reflets sont plutôt cuivrés (le 10 ans est plutôt doré). Il est assez sirupeux et laisse des coulisses sur le rebord du verre mais elles ne demeurent pas en place bien longtemps.

Au nez, c’est assez présent mais tout en douceur. En toute délicatesse une fumée se mélange avec des notes florales et tourbées. On discerne également une odeur un peu sucrée et boisée. On sent déjà que les années supplémentaires passées en barriques ont assagi les notes plus robustes que l’on retrouve dans le 10 ans. Aussi, les notes médicinales habituelles de Laphroaig ne sont pas vraiment perceptibles au nez.

En bouche, simplement magnifique! Complexe et puissant mais sans être agressif. Les saveurs de tourbe et de fumée se mélangent à des notes un peu florales et sucrées. Une touche légèrement sucrée plutôt mielleuse tente de prendre sa place à côté des notes boisées et épicées. La sensation d’alcool est peu perceptible (48%). Une légère amertume prend place en début de finale. En ajoutant un peu d’eau, les notes de tourbe, de miel et les saveurs florales prennent encore plus de place. C’est la première fois que j’ajoute de l’eau et que je vois une aussi grande différence dans les saveurs.

Pour la finale, la tourbe, la fumée et les tanins du bois accompagnent une belle amertume qui perdure pour de longs et mémorables instants. Les notes médicinales et salines tardent à venir mais semblent timidement vouloir s’installer tout au long de la finale. Plus elle s’étire, plus le salin prend le dessus.

Finalement, je peux constater que ces huit années supplémentaires lui ont permis de se raffiner et de se complexifier. Il passe de fougueux et robuste à racé et complexe.

J’ai toujours aimé les scotchs de Laphroaig, c’est un peu ma distillerie chouchou. Le 10 ans et le Quarter Cask m’ont toujours emballé et j’ai maintenant toujours une bouteille de l’un ou l’autre à la maison. Mais là, je dois avouer qu’avec ce 18 ans, Laphroaig vient de gagner sa place de choix au sommet de mes distilleries favorites. À 156$ à la SAQ c’est un peu cher mais je dois admettre que c’est (pour moi) un bon investissement. À 99$US et avec le Dollars Canadien à ±1,05$, au moment de l’achat , comme on dit en anglais, c’est un « no-brainer »…

Laphroaig – 10 ans (# 18)

 

018 F Laphroaig 10 ansNom : Laphroaig – 10 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : www.laphroaig.com

Prix : SAQ 79,75$ (payé 42,99$US dans le Maine, USA)

Disponibilité : SAQ #11534876

La distillerie de Laphroaig (prononcé « La-froigk ») est située dans le sud de l’île d’Islay, entre celle de Lagavulin et de la mythique Port Elen (inactive à ce jour) et tout près d’Ardbeg.  Elle fut fondée en 1815 par les frères Alexander et Donald Johnston.  Originalement, les plans des deux frères étaient d’en faire une ferme!  Heureusement pour les amateurs de scotch d’Islay, alors qu’en 1926, leur premier embouteillage officiel eut lieu.  Depuis ce temps, tout comme ses proches voisins, Laphroaig offre des scotchs au style très tourbé, fumé, maritimes et avec en prime certaines notes  médicinales plutôt particulières.

Ah! Laphroaig, comment dire? Humm? L’une de mes distilleries préférées, je dirais même ma préférée!  Oups, ce sera un peu difficile de rester objectif!  Allez, essayons…

Ma dégustation :

Couleur : Ambre plutôt pâle, tirant sur le doré

Nez : Tourbe, fumée, médicinal

Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin

Finale : amère, tourbée, très persistante

La couleur ambre est plutôt pâle, tirant plutôt sur le doré.  Le whisky est moyennement sirupeux et laisse des coulisses vagues sur le rebord du verre.

Au nez, c’est assez puissant, en laissant reposer le verre quelques minutes, on sent les odeurs se répandre dans la pièce!  Des odeurs de tourbe légèrement fumée accompagnent des notes un peu médicinales.  Assez discrètement, un petit côté maritime se marie avec une fine pointe épicée de cannelle.

En bouche, c’est puissant, mais pas autant que le nez le laissait paraître.  Des saveurs de tourbe, de fumée et d’antiseptique (le Listerine jaune) sont toutes présentes et bien en force.  La sensation l’alcool est peu présente et c’est plutôt les saveurs médicinales qui nous laissent croire en un taux d’alcool un peu plus fort que 43%.  Une amertume se fait percevoir en début de finale.

Un petit sucré fait son apparition en tout début de finale mais qui est rapidement remplacé par la tourbe et le salin océanique typique au scotch d’Islay. Cette finale est interminable! Sans blague, elle perdure presque jusqu’au lendemain matin… Wow!

Comme pour le Ardbeg, il faut déjà avoir marché sur les sentiers aventureux d’Islay pour l’apprécier pleinement.  Si c’est une première visite, on risque de s’égarer et malheureusement de ne plus retrouver son chemin vers Islay!

J’avais goûté ce Laphroaig pour la première fois il y a une dizaine d’année et j’avais été bien triste d’apprendre qu’il n’était plus disponible à la SAQ.  Quelques années plus tard, il a été remplacé par le Quarter Cask (un autre excellent Laphroaig).  Cet été, lors d’un passage aux États-Unis, je me suis dis pourquoi ne pas renouer avec un de mes premiers amours, ce 10 ans.  Vous constatez que je n’ai aucun regret.  Amateurs d’Islay, une bonne nouvelle pour vous, depuis cet automne il est de retour sur les tablettes de la SAQ!

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