Archives du blogue

Ardbeg – Galileo (# 89)

089 F Ardbeg GalileoNom : Ardbeg Galileo

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 49%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 155$

Disponibilité : SAQ #11940583

Une nouvelle édition par Ardbeg, le Galileo. Une édition lancée afin de célébrer une expérience d’Ardbeg, en partenariat avec une société de recherche américaine NanoRacks LLC, afin de lancer quelques fioles contenant des composés micro organiques dans l’espace afin d’analyser certains paramètres…ouf! pour plus d’info ICI (en anglais), disons que c’est assez technique et scientifique ! Disons que l’équipe de marketing d’Ardbeg ne manque pas d’imagination !

En attendant de voir ce qui adviendra de cette « expérience », attardons-nous plutôt sur la présentation du Galileo. Le lettrage et le graphisme de l’emballage donnent un look très « sci-fi-rétro-futuriste » des années cinquante rappelant un peu l’environnement de l’excellente et très populaire série de jeu vidéo Fallout, les geeks et les gamers parmi vous feront certainement le lien. Quant au whisky, il fut distillé en 1999 et embouteillé en 2012 et aurait passé ces quelques années dans d’ex-fûts de Bourbon et de Marsala et il est embouteillé à 49%. Assez intéressant ! La recette semble gagnante, voyons voir.

Ma dégustation :

Couleur : Caramel doré, texture mince

Nez : Tourbe, fumée légère, pain aux noix grillées, végétal

Goût : Tourbe, salin, boisé, floral

Finale : Tourbe sucrée/salée, fumée, maritimes

Assez pâle, la couleur est d’un caramel doré tirant légèrement sur le roux. Quant à la texture, en faisant tournoyer le précieux liquide dans le verre, il laisse de nombreuses et minces coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre au fond du verre et finissent par se transformer en gouttelettes.

Au nez, c’est bien présent et très Islay, même ma blonde assise à l’autre extrémité de la pièce a eu des effluves ! De la tourbe et une fumée légère se mélangent à des odeurs de pain aux noix grillées ainsi qu’à des notes végétales et florales. Un nez complexe dont on ne se lasse pas ! Typiquement Ardbeg !

En bouche, c’est de la tourbe sucrée et le salin maritime qui attaquent dès les premiers instants. Par la suite, des notes boisées, vanillées et épicées ainsi que la chaleur de l’alcool font acte de présence. Puis, la fumée et quelques notes florales se mélangent à une légère saveur de réglisse (ou est-ce l’anis étoilé ?) Le tout se fait en parfaite harmonie et nous transporte vers la finale…

La finale, en un mot, ce serait WOW ! Elle perdure de très longs moments et le rappel des saveurs se fait sur toutes les sphères. La tourbe sucrée/salée et de la cassonade brûlée se joignent à la fumée. Sur la langue, la sensation râpeuse et piquante des épices et des tanins du bois se font bien sentir. L’anis étoilé (ou est-ce la réglisse?) revient légèrement, puis les notes salines finissent par prendre le dessus et demeurent de longs moments.

Encore un bon coup d’Ardbeg, tant pour le whisky que pour la campagne de publicité ! En effet cette histoire de molécule dans l’espace à fait beaucoup jaser sur le net et dans les réseaux sociaux ! Les attentes étaient hautes pour le Galileo, et la marchandise a bien été livrée, tant sur Terre que dans la Station Spatiale Internationale !

Maintenant attendons la suite de cette fameuse expérience hors du commun…

Encore une fois, merci à Charles pour l’échantillon.

Ardmore – Traditional Cask (# 87)

087 W Ardmore Traditional Cask bottleNom : Ardmore – Traditional Cask

Type : Scotch single malt

Région : Highlands, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : http://www.ardmorewhisky.com/

Prix : environ 50$ US

Disponibilité : pas disponible à la SAQ ou LCBO

Premièrement, merci à Peter Lemon de la communauté Whisky Bloggers sur Facebook pour la belle photo. Voici le lien vers l’article à propos de l’Ardmore Traditional Cask sur son magnifique blog The Casks .

Ardmore serait l’une des plus grandes distilleries d’Écosse. Elle demeure quand même quelque peu méconnue car la très grande majorité de son distillat est réservée pour l’assemblage du Teacher’s, un blend très populaire. Aussi, le manque d’embouteillage officiel contribue à la garder légèrement dans l’ombre. À ma connaissance, seulement le Traditionnal Cask ainsi que des versions de 25 et 30 ans sont embouteillées comme single malt sur une base régulière. On peut également trouver des versions d’embouteilleurs indépendants, tels Signatory et Gordon & MacPhail.

Le Traditional Cask commence son vieillissement dans d’ex-fûts de Bourbon, pour être ensuite transféré dans des « quarter casks » afin d’en accélérer le vieillissement.

Nez : Tourbe, odeurs médicinales, pain aux noix grillées

Goût : Tourbe médicinale, citron frais, boisé

Finale : boisée, tourbée, feu de camp

Au nez c’est assez surprenant, je ne m’attendais vraiment pas à cela de ce petit « Speysider » ! Quand même assez délicates mais bien présentes, des odeurs de tourbe médicinale et de pain aux noix grillées sont au premier plan. Les senteurs médicinales sont très « Pharmacy », tels les diachylons et le Polysporin. Aussi, une petite touche de plastique brûlé se mélange à de légers parfums de noix grillées. Loin derrière, un petit sucré de fruits rouges tente de faire sa place.

En bouche, une tourbe médicinale et sucrée fait immédiatement son entrée! Ma foi, cette distillerie est-elle bien située dans le Speyside (ou est-ce les Highlands ?) ou alors elle se situe à quelque part entre Laphroaig et Caol Ila? Par la suite, citron frais et notes médicinales se mélangent à des saveurs végétales et florales. Un caramel légèrement salé fait ensuite acte de présence. Des épices, du bois et ses tanins arrivent ensuite et nous transportent vers la finale.

La finale est de longueur raisonnable, avec du bois, de la tourbe, une petite fumée de feu de camp et un sucré qui semble légèrement brûlé. L’ensemble est fort agréable et très surprenant.

Il est dommage que nous n’ayons pas ce scotch à la SAQ car pour le prix, il est fort intéressant et il serait très certainement capable de satisfaire et de surprendre (peut-être même à l’aveugle?) les amateurs d’Islay. Je crois qu’il pourrait très assurément faire honneur en remplacement d’un Laphroaig Quarter Cask.

Merci à JF Pilon de Whisky Plus pour l’échantillon.

Ardbog (# 86)

086 F ArdbogNom : Ardbog 

Type : Scotch single malt 

Région : Islay, Écosse 

Taux d’alcool : 52,1% 

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 120$US

Disponibilité : Sherry-Lehmann (NYC)

La distillerie Ardbeg récidive pour 2013 et elle a fait du 2 juin le Jour Ardbeg (Ardbeg Day), et encore une fois cette année, les amateurs de cette distillerie ont droit à une édition limitée qui se nomme, non pas « Ardbeg Day 2013 » mais plutôt Ardbog! Un jeu de mot avec le nom de la distillerie faisant aussi référence au « bog » (marais de tourbes) qui sont si présents sur l’ile d’Islay et qui sont également responsables des saveurs de tourbe et de fumée d’une bonne majorité des scotchs d’Islay. Cette tourbe est un peu devenue la « signature » des scotchs d’Islay. Cet embouteillage en édition limitée à ±12 000 bouteilles.

Cette année il est question d’un assemblage de scotch ayant séjourné 10 ans (sans mention d’âge sur la bouteille) dans d’ex-fûts de Bourbon et de Manzanilla, un vin rouge espagnol (Xérès) d’appellation d’origine contrôlée. Ce bel assemblage de fûts devrait apporter des saveurs complexes bien enfouies dans un marais de tourbe saline et de boucane !

Ça s’annonce bien !!

 Ma dégustation :

Couleur : Ambre pâle avec reflets rose-orangés

Nez : Maritime, tourbe, fumée, fruits confits, pain aux noix

Goût :Salin, tourbe, noix grillés, fruits confits, espresso

Finale : Longue, salée, tourbée, boisée, sucrée

D’un ambre assez pâle avec des reflets laissant apparaître des couleurs teintées de rose et d’orange. La texture semble quand même assez sirupeuse, les coulisses sont fines et nombreuses sur le verre.

Ardbeg? Oh que oui! De la tourbe sucrée, des odeurs salines, maritimes et fumées à profusion! Il faut aussi faire attention à la morsure d’alcool, laquelle est quand même bien présente. Derrière cette barrière quasi impénétrable de robustes parfums, on peut tout de même déceler qu’une certaine complexité est bien présente. Des effluves de pain aux noix grillés, de fruits confits ainsi que des notes légères de bois et de vanille réussissent à s’imposer dans l’ensemble, Impressionnant!

L’entrée en bouche est immédiatement imprégnée de saveurs salines et maritimes. Puis la tourbe et la fumée arrivent et sont également accompagnées de saveurs rappelant les noix grillées et salées. Tranquillement, des saveurs de fruits confits ayant cuits dans un sirop (à l’érable?) viennent adoucir le tout et apporter un peu de dentelle. Puis on reprend du mouvement, café espresso fraîchement moulu, tanins bien marqués et saveurs boisées, tout en nous transportant allègrement vers la finale.

Longue, salée, tourbée, boisée, sucrée… La finale est longue, persistante et enveloppante. Les papilles jonglent avec les notes salines et tourbées tout en se frottant à des saveurs de boisées et des tanins bien en place. Plus elle s’étire plus elle est sucrée/salée.

Hé bien, je dois avouer que l’Ardbog est, selon moi, de beaucoup supérieur à l’Ardbeg Day original (édition 2012). Aussi, ayant une période de vieillissement similaire à l’Ardbeg Ten il est difficile de ne pas les comparer. L’Ardbog me semble être plus équilibré et raffiné, c’est un peu comme si l’Ardbeg Ten s’était vêtu de sa plus belle tenue de gala. Bon OK comparaison douteuse…

Merci à Charles pour l’échantillon.

Isle of Jura – Prophecy (# 54)

Jura Prophecy

Nom : Isle of Jura – Prophecy

Type : Scotch single malt

Région : Île de Jura, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.isleofjura.com

Prix : 83$

Disponibilité : SAQ #11632476 (plus disponible pour le moment)

La distillerie de l’Île de Jura offre de nos jours des scotchs qui sont habituellement de nature plus huileuse (oily). Par contre, il arrive à l’occasion qu’elle propose une édition dite « Heavily Peated », laquelle se rapproche un peu des caractéristiques de certains scotchs offerts par les distilleries de l’Ile d’Islay, sa voisine immédiate. C’est le cas pour ce Prophecy.

Qu’en est-il de cette fameuse prophétie? Nous savons que cette distillerie fût fondée en 1810 par Archibald Campbel (voir ma fiche du 16 ans) et sur son site web, on peut y trouver une référence à cette mythique prophétie de l’Île de Jura, en voici un résumé:

 « Au début du 18ème siècle, les Campbell de Jura expulsèrent une sage voyante très âgée. Laissant libre cours à son ressentiment, elle prédit que le dernier des Campbell quitterait l’île borgne, avec ses maigres biens transportés dans un chariot tiré par un seul cheval blanc. Au fil du temps, cette histoire s’est transformée en légende et la prophétie est tombée dans l’oubli, jusqu’en 1938, date à laquelle Charles Campbell, ayant perdu un œil lors de la Première Guerre mondiale, tomba dans la déchéance et mena son vieux cheval blanc sur la jetée pour la dernière fois. »

Mythe ou réalité? Il faudrait se rendre sur l’île de Jura et poser quelques questions… En attendant, voici mes appréciations de ce scotch.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre pâle reflets orangés, sirupeux

Nez : tourbe, fumée, noisette grillée, épices

Goût : malt et miel sucré, tourbe, bois brûlé, épices

Finale : charmeuse, tourbe, épices, océanique

Ce scotch est d’une belle couleur cuivrée démontrant des reflets tirant sur l’orangé. La texture est assez sirupeuse et le liquide laisse de belles coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre.

Au dessus du verre, au premier plan c’est de la tourbe, mais pas la tourbe grasse et crasseuse de certains scotchs d’Islay, mais plutôt une tourbe légèrement sucrée et florale. Cette belle tourbe « propre » laisse passer une petite pointe de fumée. Par la suite, noisette grillée, épices et notes océaniques se joignent à ces parfums afin de compléter ce bouquet agréable et assez complexe.

L’entrée en bouche est surprenante, on s’attend à de la tourbe bien tranchante mais c’est plutôt un goût assez doux et sucré, légèrement mielleux et malté, le tout accompagné de saveurs un peu florales, voir plutôt savonneuses (soapy)! Puis, arrive en douce la tourbe carbonisée accompagnée de notes légèrement médicinales à la Laphroaig, mais en beaucoup plus subtil. À l’arrière-plan, c’est du bois légèrement brûlé et des épices boulangères telles la cannelle et la muscade. On peut également ressentir de légers tanins sur les joues et la langue.

La finale est longue et charmeuse, elle débute par une tourbe bien présente et des élans de fumées refont surface. Par la suite, le temps que les tanins se calment, un petit goût caramélisé et épicé accompagne le tout. Puis, c’est légèrement amer et des notes océaniques prennent place et se mélangent avec cette amertume. Le tout perdure pour de longs instants…

Suite à ma légère déception du Isle of Jura 16 ans, je peux dire que ce Prophecy redonne à cette distillerie l’estime que j’avais pour elle. En effet, leur 10 ans, qui avait été l’un de mes premiers single malt, m’avait beaucoup séduit et m’avait poussé à aller plus loin dans mes découvertes. Le coté tourbé « propre » de ce Prophecy plaira sûrement à l’amateur qui désire s’initier aux scotchs tourbés mais sans nécessairement se frapper à un monstre d’Islay.

Laphroaig – Triple Wood (# 53)

Laphroaig-triple wood-1

Nom : Laphroaig – Triple Wood

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web :www.laphroaig.com

Prix : 79,99$US

Disponibilité : SAQ #11805111 (90$) et LCBO #272195 (89,95$)

L’été dernier, lors des vacances estivales, nous sommes passés dans le New Hampshire. Directement sur l’Interstate 93 se trouve le célèbre « New Hampshire Liquor & Wine Outlet » et nous nous y sommes arrêtés. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça ! C’est gigantesque, il y a du choix autant du côté des vins que des spiritueux! Dans la section « Scotch/Whisky », le choix en était impressionnant! Pas de scotch mystérieux, mais les distilleries les plus connues y étaient toutes et avec plusieurs expressions pour chacune! La rangée y faisant face était tout aussi intéressante, c’était le paradis des Bourbons! Difficile de faire un choix quand tu peux choisir uniquement deux bouteilles! C’est alors que j’ai vu la bouteille de Laphroaig Triple Wood. Comme vous le savez sûrement maintenant, j’affectionne grandement cette distillerie. Mon choix était donc facile.

Le Laphroaig Triple Wood est en quelque sorte un Quarter Cask pour lequel on aurait ajouté une période supplémentaire de maturation, ou plutôt un affinage (finishing) dans d’anciens fûts de sherry Oloroso. Voyons maintenant les résultats.

Ma dégustation :

Couleur : Ambre pâle, reflets orangés

Nez : Fumée, tourbe, zeste d’agrumes et fruits confits

Goût : Citron amer, tourbe, fumée, fruits confits, salins

Finale : fumée, tourbée, citron, saline

La couleur de ce scotch est d’un ambre plutôt pâle et quand on regarde le liquide à travers la lumière, des reflets d’une teinte légèrement orangée sont bien présents. Après avoir fait tournoyer le scotch dans mon verre, de minces coulisses apparaissant sur ses parois et redescendent lentement au fond. Elles sont par contre peu nombreuses.

Au-dessus du verre, on sent bien que c’est un Laphroaig. La fumée, la tourbe et la traditionnelle odeur médicinale sont bien présentes, mais l’ensemble me semble moins « in your face » qu’à l’habitude, plus en délicatesse. Par la suite, des odeurs fruitées de zeste d’agrumes confits font leur apparition mais plutôt en douceur et en retrait. À l’arrière-plan, une odeur de pain aux noix légèrement grillé tente de se frayer un chemin à travers le tout. Une petite présence d’alcool se fait également sentir.

L’entrée en bouche, est assez douce pour un Laphroaig, pour une seconde, c’est légèrement amer (citronné) mais par la suite les notes Laphroaig se font sentir, la tourbe, les notes médicinales et la fumée sont au rendez-vous, on peut sentir que c’est puissant ou plutôt que ça devrait l’être? Il manque définitivement le petit « Oomph! » Laphroaigesque habituel, on dirait que l’ensemble est sur les « brake ». Les agrumes et les fruits confits se joignent à cette danse et des tanins boisés font également leur apparition. Puis, une amertume (zeste d’agrumes et citron) et un salin prennent place et nous transportent vers la finale.

La finale est tout de même en puissance et s’étire sur de longs moments. Fumée, tourbe, citron ainsi que des notes océaniques se complètent tout au long de cette finale. Elle perdure un long moment et les notes salines viennent qu’à finalement prendre le dessus.

Un bon Laphroaig? Oui. Mon préféré? Non. En comparaison avec le Laphroaig 10 ans, il semble manquer de « torque ». En comparaison avec le Laphroaig Quarter Cask, on dirait que le passage en fût d’Oloroso, lui aurait donné de légères notes de fruits confits mais l’aurait du même coup détroussé en partie des atouts privilégiés gagnés par la maturation dans les « quart de fût ». La finale, quant à elle, est quand même longue et agréable et ajoute un léger baume sur l’ensemble, qui selon moi, manque malheureusement un peu sa cible.

Wemyss Malts – Peat Chimney 8 ans (# 47)

Wemyss Peat Chimney 8 ans

Nom : Wemyss Malts – Peat Chimney 8 ans 

Type : Blended malts (vatted) 

Région : Écosse 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.wemyssmalts.com 

Prix : 54,50$

Disponibilité : SAQ #11607844

 Aujourd’hui je vous présente un « blended malts whisky ». Le terme « blended malts » est en fait la nouvelle désignation qui remplace l’ancienne «vatted malts ». Je vous invite à lire quelques lignes sur le sujet dans ma section « Les Whiskies » qui se trouve dans le menu ci haut ou en cliquant directement ici :blended/vatted.  Personnellement, j’aimais mieux l’ancienne désignation (vatted malt) qui portait un peu moins à confusion. 

Wemyss Malts (prononcé «weems ») est un embouteilleur indépendant, tout comme Gordon & MacPhail ou Signatory. Wemyss offre présentement deux lignes de produits, les « blended malts » et les « single cask ». Tant pour l’un que pour l’autre, la particularité chez Wemyss c’est le nom donné aux différents embouteillages. En effet le nom reflète le profil des parfums et saveurs du liquide se trouvant dans l’embouteillage en question. À titre d’exemple, l’un de leurs « single Highland Scotch whisky 1989 », le nom de l’embouteillage est « The Fruit Bowl », cela informa alors le consommateur d’un scotch des Highlands qui devrait être plutôt fruité. Il en est de même pour la série « blended malts »  8 ans et 12 ans. 

Aujourd’hui je déguste le « Peat Chimney » 8 ans.  Après quelques recherches sur le web, ce whisky serait composé de 16 single malts différents dont une bonne part des scotch proviennent de la magnifique distillerie de Caol Ila situé sur l’Ile d’Islay.  Maintenant, vérifions si c’est bien une « Cheminée de tourbe ». 

Ma dégustation : 

Couleur : or pâle, reflets dorés, texture moyenne

Nez : fumé, tourbé, citron, mie de pain

Goût : citron, tourbe, fumée, caramel

Finale : fumée, tourbée, amer

Ce scotch est d’une belle couleur or assez pâle et lorsque la lumière passe au travers du liquide, elle laisse des reflets dorés très éclatants. La texture semble quand même assez dense, les coulisses laissées sur le rebord du verre sont quand même bien définies et prennent quelques instants avant de redescendre. 

Au-dessus du verre, c’est la tourbe et une fumée légère qui nous accueillent. Ensuite, le zeste de citron et quelques notes florales et sucrées accompagnent maintenant cette tourbe. À l’arrière-plan on sent une douce odeur de mie pain frais et de noisettes. Tout cela donne un mélange tout en finesse mais laissant transparaître une certaine robustesse.

Dès l’entrée en bouche, c’est légèrement citronné et amer, puis l’attaque de la tourbe légèrement sucrée et la fumée prennent maintenant position et dominent les saveurs. Ensuite, la tourbe et la fumée se mélangent avec des notes de zeste d’agrumes et de fruits rouges. Un caramel butterscotch légèrement brûlé et vanillé fait également acte de présence à l’arrière-plan. L’amertume des agrumes revient pour s’installer en finale.

La finale, je dois le dire, est bien longue et persistante. En effet, l’amertume perdure et on a droit à un retour de la fumée et de la tourbe, lesquelles prennent maintenant toute la place et c’est bien agréable. 

Côté tourbe, c’est sûr que ce n’est pas un « peat monster » comme certains Ardbeg ou Laphroaig, mais c’est bien balancé et très agréable. Il y a un bel équilibre entre les notes tourbées, fumées et sucrées. Franchement, pour le prix, je suis agréablement surpris! Belle réussite! 

J’aimerais bien le comparer avec le Big Peat, un autre « vatted » qui a une bonne réputation pour son côté tourbé, lequel se vend tout de même près de 75$.

Laphroaig – Quarter Cask (# 39)


Nom : Laphroaig – Quarter Cask

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web : www.laphroaig.com

Prix : SAQ 65,50$

Disponibilité : SAQ #10999938

Le Laphroaig Quarter Cask est un scotch qui a passé la fin de sa maturation dans des fûts de chêne de plus petites tailles, soit l’équivalent, vous l’aurez deviné, du quart d’un tonneau standard. Ceci permet au liquide d’avoir un plus grand contact avec le bois dans dans la barrique, tout en accélérant le vieillissement. De plus, il est non filtré à froid, ce qui lui permet de conserver toutes ses saveurs ainsi que son authenticité.

La première édition du Quarter Cask fut lancée en 2004. Avec cette façon de faire, Laphroaig renoue avec une ancienne tradition datant du XIXe siècle. À cette époque, ces plus petits tonneaux facilitaient le transport à dos de cheval et assurément plus facile à cacher afin d’éviter les percepteurs de taxes!

Ma dégustation :

Couleur : Ambre pâle, reflets dorés

Nez : Tourbe, médicinal, citron, fumée

Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin

Finale : tourbée, fumée, très persistante et saline

À la lumière, la couleur est d’un ambre assez pâle et le liquide laisse passer des reflets tirant sur le doré. Quelques instants après avoir fait tournoyer le liquide dans le verre, des coulisses fines et bien définies apparaissent sur les rebords du verre. Lentement elles redescendent au fond.

Au dessus du verre, on sent définitivement que c’est un bon Laphroaig! Tourbe puissante et odeur médicinale sont au premier plan avec une petite présence d’alcool. Mais une odeur légèrement sucrée perce définitivement cette puissante barrière olfactive. Le citron, ou plutôt l’huile de citron, celle que l’on retrouve dans les produits pour le bois (style savon Murphy’s). Puis finalement arrive la fumée, laquelle vient remettre le tout en place.

Dès l’entrée en bouche, on sent que c’est puissant, la brûlure d’alcool se fait sentir immédiatement. Par la suite, la tourbe, la fumée et le zeste de citron font leur apparition et prennent toute la place, et ce, pour un bon moment. Ensuite les saveurs médicinales bien typiques de Laphroaig (le fameux Listerine) se mélangent à une cannelle bien piquante et rugueuse. La présence des tanins du bois se font bien sentir et tapissent pleinement les joues et le palais. Progressivement, une amertume (citron-pamplemousse) et une légère touche océanique se réunissent pour nous transporter vers la finale.

La finale est toute en puissance et perdure pour de longs moments. La fumée revient accompagnée de la tourbe, qui maintenant semble légèrement sucrée. Tout en s’étirant, cette finale se remplie de notes océaniques et salines, lesquelles finissent par prendre le dessus.

Comme je l’ai déjà dit, avec Laphroaig, il faut avoir fait ses devoirs et être bien averti! Pour ceux qui désirent s’aventurer sur cette avenue plutôt à sens unique, ce Laphroaig Quarter Cask est vraiment un des meilleurs, sinon LE meilleur rapport qualité/prix.

Selon moi, pour un scotch d’Islay offrant toutes ces caractéristiques, à ±65$, c’est définitivement le « Best bang for your buck » !

%d blogueueurs aiment cette page :