Lagavulin – 8 ans “200th Anniversary Edition” (# 200)

Nom : Lagavulin 8 ans “200th Anniversary Edition”

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web : malts.com

Prix : 100,25$

Disponibilité : SAQ #13036387

On est rendu là…La 200e ! déjà 200 dégustations depuis le début de cette aventure en mai 2011 !

Pour la 200e de Freaky Whisky, quoi de mieux qu’un embouteillage spécial datant de 2016 de la distillerie Lagavulin, le 8 ans “200th Anniversary Edition” lequel commémorait, vous l’aurez deviné, l’anniversaire de fondation de la distillerie Lagavulin par John Johnston et 1816.

Ma dégustation :

Couleur : or très pâle, sirupeux

Nez : fumée, tourbe salée, toffee brûlé

Goût : brûlure d’alcool, fumée, tourbe, océanique

Finale : fumée, tourbée, océanique

La couleur de ce scotch d’Islay est d’un or très pâle, offrant quelques reflets tout aussi dorés. Côté texture, elle est relativement sirupeuse, les jambes sont minces, nombreuses et descendent rapidement au fond du verre.

Au nez, c’est de la fumé en masse !  La tourbe qui l’accompagne est légèrement sucrée et maritime en même temps. Par la suite, quelques notes de toffee brûlé et de chocolat noir font surface.

L’entrée en bouche est plutôt sucrée, du type “sweet peat”, vous savez, cette tourbe légèrement sucrée qu’on retrouve si chaleureusement dans plusieurs scotchs d’Islay. Par la suite, une petite chaleur d’alcool et quelques légères notes de fruits blancs agrémentent cette entrée en bouche.  Soudainement, la boucane crasseuse et l’iode prennent place.  Les saveurs maritimes et de feu de camp s’échangent subitement les rôles.  Le sucré tourbé revient avec un peu d’épices de boulangerie et de barrique.

La finale de ce Lagavulin, est très persistante.  Elle s’étire sur la fumée et la fameuse tourbe “sweet peat” est toujours au rendez-vous.  Par la suite un peu d’épices, de gingembre confit et de sels marins prennent d’assaut la finale interminable de ce Lagavulin.

Un autre excellent Lagavulin qui, pour célébrer les 200 ans de la distillerie fait toute honneur et rend hommage aux années de durs labeurs et ce, pour le plus grand plaisir des amateurs de scotch single malt !

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Puisque c’est une fiche un peu spécial, je voudrais prendre quelques lignes pour remercier tout d’abord ma conjointe Chantal qui agit comme “Rédactrice en chef” et qui m’appuie dans ce projet depuis le début.  Également, ma mère qui regarde les textes d’un œil éloigné tout en y analysant la mouture.

Je tiens aussi  remercier tous ceux qui m’ont permis de mettre la main sur certains échantillons de whiskies, tels mes bons amis Charles et Louis-Philippe, mon frère Benoît, Jean François Pilon et Maryse Pothier de Whisky Montréal, Alex Atman de La Décapsule ainsi que tous ceux que je pourrais avoir oubliés…

Encore une fois merci, cette grande aventure n’aurait pas été possible sans vos contributions, apports et “feedback” !

Prenez note que je suis maintenant Collaborateur pour la Centrale Scotch Whisky (CSW), Merci à Éric Godmaire pour la confiance.

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Jameson Caskmates – Stout Edition (#199)

199 F Jameson cask mates StoutNom : Jameson Caskmates – Stout Edition

Type : Blended Irish whiskey

Région : Irlande

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.jamesonwhiskey.com

Prix : 40,25$

Disponibilité : SAQ #12729798

Pour créer ses éditions “Caskmates”, la distillerie John Jameson & Sons expédie quelques uns de leurs fûts vides à la Francisian Well Brewery et ce, afin de leur permettre d’y faire vieillir leurs bières et les imprégner des saveurs du whiskey Jameson.  Par la suite, ces mêmes fûts, maintenant gorgés des saveurs du  stout, sont retournés chez Jameson pour être remplis à nouveau de whiskey pour une période d’affinage.

Deux versions sont présentement disponibles, soit Stout et IPA.  Aujourd’hui je déguste la version Stout, la seule disponible en SAQ à ce jour.

Ma dégustation :

Couleur : Dorée foncée, reflets ambrés, texture mince

Nez : Céréales, fruits verts, cacao sucré

Goût : Sucré, pommes et poires, chocolat noir, grains rôtis

Finale : Sucre brun, cacao, barrique, courte

Le Jameson Caskmate Stout Edition est d’un doré avec de légers reflets ambrés, il est légèrement plus foncé que le Jameson original.  La texture semble aussi mince que l’original, les jambes sont nombreuses et descendent rapidement au fond du verre.

Au nez, tout comme l’original, c’est timide et délicat, les céréales sont accompagnées de notes vertes comme la pelure de pomme verte et feuillage d’arbustes.  Un petit côté sucré rappelant le cacao et le sucre en poudre  fait son apparition à l’arrière-plan.

L’entrée en bouche est délicate et légèrement sucrée.  Les pommes vertes et rouges bien juteuses ainsi que les poires se mélangent à un peu de sucre blanc et d’épices.  Par la suite, on peut enfin ressentir l’influence du stout sur le whiskey.  En effet, un peu de chocolat noir, de grains rôtis et de barriques font acte de présence et apportent une certaine profondeur à l’expérience.

La finale, quoique plutôt courte, est légèrement sucrée, soyeuse et agréable.  Cette version est adoucie par quelques notes de cacao, de barriques et de sucre brun légèrement brûlé.  En comparaison,  l’Original est plus amer et linéaire.

Cette édition “pimpée” du whiskey irlandais le plus vendu sur la planète est pas mal du tout !  J’irais même jusqu’à dire que pour les quelques dollars d’extra, on a droit à une expérience relativement plus intéressante.  Il n’est pas dénaturé et conserve la majorité de ses attributs tout en offrant une profondeur supplémentaire.

Ce sera mon nouveau Jameson…  Bien hâte de pouvoir goûter à la version IPA…

Ardbeg – Kelpie (# 198)

198 PG Ardbeg Kelpie
Nom : Ardbeg – Kelpie (Ardbeg Day 2017)

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 177,75$

Disponibilité : SAQ: #13342376

Depuis maintenant quelques années, la distillerie Ardbeg offre un scotch d’édition limitée pour le “Ardbeg Day”. Pas d’exception pour 2017, cette fois, elle offre le “Kelpie”.  Selon les légendes écossaises, un “Kelpie” serait une créature mystérieuse vivant dans les eaux entourant l’île d’Islay.  Le scotch Kelpie est quant à lui un assemblage de whiskies ayant vieilli dans d’ex fûts de Bourbon et de fûts neufs fabriqués à partir de chêne en provenance de la République de Adyghe en Russie, tout près de la Mer Noire.

Un gros merci à Philippe G., collègue de travail et ami qui m’a gentiment donné cet échantillon.

Ma dégustation :

Couleur : Or pâle, reflets or, sirupeux

Nez : Tourbe timide, varek, salin

Goût : Tourbe fumée et saline, bord de mer

Finale :  Amertume, tourbe maritime et fumée, saline

La couleur du Kelpie est d’un or pâle et léger laissant paraître quelques reflets de la même palette de couleurs.  Il semble sirupeux à souhait, pas trop huileux, pas trop mince, les jambes sont fines, nombreuses et redescendent lentement le long des parois du verre.

Au nez, c’est un peu timide, tourbe timide mais au premier plan, un peu d’algues maritimes accompagnent une fumée légère et quelques notes de chocolat noir et d’épices et après quelques instants, c’est très salin.

L’entrée en bouche est très brusque, une tourbe bien punchée, légèrement fumée et saline domine.  Les algues et les coquillages suivent mais la tourbe finit par reprendre le dessus. À l’arrière-plan, un peu de sucre brun légèrement chauffé et de bois brûlé font brièvement acte de présence.

En début de finale il y a une légère sensation d’amertume qui fait son apparition.  Par la suite, la tourbe iodée et fumée reprend le dessus et s’étire de longs instants.  Plus elle s’étire et plus les notes salines se développent.

Un Ardbeg qui est bien maritime et tourbé, le tout, respectant les attentes de cette distillerie, mais personnellement, je le trouve tout de même un peu “simplet”, il semble manquer un peu de complexité et de diversité de saveurs…  Le fameux chêne en provenance des lointaines forêts de Russie semble se faire un peu oublier…

Voici une petite liste des différents scotchs “Ardbeg Day”, ainsi que les liens vers ceux que j’ai déjà dégustés:

2012: Ardbeg Day
2013: Ardbog
2014: Auriverdes
2015: Perpetuum
2016: Dark Cove
2017: Kelpie
2018: Groove

Il faudrait bien que je déniche le Auriverdes et le Groove… à l’aide !

Jim Beam – Rye Pre-Prohibition Style (#197)

Nom : Jim Beam – Rye Pre-Prohibition Style

Type : Straight Rye whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 45%

Site web : jimbeam.com/rye

Prix : 29,85$

Disponibilité : SAQ #13271723

Je m’attaque à un autre classique américain, le Jim Beam Rye, mais cette fois, la nouvelle itération qui a été revampée “Pre-Prohibition Style”, (le Green Label) qui serait en fait la même recette que l’ancien Yellow Label, mais embouteillé à 45% au lieu de 40%…

Ma dégustation :

Couleur : Ambrée, reflets orangés, texture sirupeuse

Nez : Pain de seigle, épices de boulangerie, poivre noir

Goût : Pain de seigle, épices, sucre brun, fruits rouges

Finale : Longue, épicée et sucrée

Le Jim Beam Rye Pre-Prohibition Style est d’un ambre orangé qui offre des reflets d’autant plus orangés,  plutôt classique pour un américain.  La texture semble être relativement sirupeuse, plusieurs jambes bien minces se forment et s’éternisent sur les paroi du verre.

Au nez, c’est directement le pain de seigle sortant du four qui nous accueille.  Par la suite, les notes biens épicés et poivrés d’un bon rye s’annoncent, le poivre noir fraîchement moulu se mélange à la cannelle, la muscade et au poivre de Jamaïque (allspice).  La mie de pain chaud revient un bref instant.

En bouche, c’est chaud et épicé ! Encore le pain de seigle, et les épices sont au premier plan.  Le côté cannelle des épices me rappelle les bonbons que j’adorais étant plus jeune, les Hot Tamales ! C’est piquant et épicé à souhait et le poivre noir vient ensuite en ajouter une couche.  Un peu de sucre brun, de petits fruits rouges (framboises et mûres) et de barrique légèrement toastée viennent adoucir l’expérience.

La finale est relativement longue, épicée à souhait et légèrement sucrée.  Le petit côté légèrement aigre que je perçois habituellement dans les ryes fait maintenant son entrée, et c’est bienvenue.

Pour l’amateur d’épices et de piquant que je suis, je dois dire que ce rye livre la marchandise et fait amplement son travail.  En bonus, à moins de 30$, je dois avouer que j’ai l’impression qu’il sera un compagnon de terrasse avec l’été qui s’en vient… deux glaçons et une tranche d’orange… pas plus, ni moins…

Buffalo Trace (#196)

Nom : Buffalo Trace

Type : Straight Bourbon whiskey

Région : Kentucky,  É-U

Taux d’alcool : 45%

Site web : buffalotrace.com

Prix : 43,25$

Disponibilité : SAQ #10263891

La Buffalo Trace Distillery est située dans la ville de Frankfort au Kentucky.  Selon les propriétaires actuels, The Sazerac Company, elle serait la distillerie la plus ancienne des États-Unis, et ce, sans aucun arrêt de production depuis le début du 19e siècle.  Pendant la Prohibition elle fut quand même autorisée à distiller pour des besoins médicinaux.

C’est un Bourbon plutôt abordable, grandement disponible avec une présentation quand même attrayante.  Voyons maintenant s’il peut livrer la marchandise…

Ma dégustation :

Couleur : Ambre profond, reflets cuivrés orangés, très sirupeux

Nez : Maïs, cerise noire, vanille, boisé

Goût : Maïs, seigle, épicé, boisé

Finale : Sucrée, vanillée, fumée légère, boisée

À l’oeil on peut constater qu’on est en présence d’un vrai et authentique Bourbon ! D’un bel ambre bien profond et rempli de reflets orangés, il est également pourvu d’une texture collante et bien sirupeuse.

Le nez est de ce qu’il y a de plus « Bourbon » !  Les premières effluves sont remplies de maïs sucré accompagné de quelques notes de cerise noire, de vanille et de bois sec.  Par la suite, s’ajoutent un peu de caramel mou, d’épices de boulangerie et de poivre.

En bouche, c’est un plein de saveurs, du maïs, un peu de seigle, un peu de fruits rouges et de cerises se mélangent aux épices de boulangerie, à la cassonade foncée et une légère vanille boisée ! Il est bien fougueux ce petit buffle !

La finale est sur le maïs et le seigle tout en gardant un petit côté épices de boulangerie. Une vanille légèrement sucrée accompagne à merveille les notes boisées et légèrement brûlées.  En effet, une fumée légère fait son entrée lors de l’étirement de la finale.

Selon moi, c’est le “Day to Day” Bourbon à avoir à la maison ! Je l’ai essayé Straight mais également dans différentes déclinaisons: On the Rocks, en Old Fashioned, avec Cola, dans un mix avec différents jus de fruits tropicaux, il y a rien à redire, tout est parfait !

Voilà, c’est dit…

Microbrasserie Le Castor – Islay (# 195)

 

Nom : Microbrasserie Le Castor – Islay

Type : Quadrupel vieillit en fût de scotch d’Islay

Région : Rigaud, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : 21 décembre 2017

La Microbrasserie Le Castor adore le vieillissement de bières en fûts.  Plusieurs de leurs créations passent par ce processus, stouts impériaux, scotchs ale et vins d’orge ont passé quelques temps dans différents types de fûts de whiskies, de rhum, de vins…

Cette fois-ci c’est une quadrupel tirant un tout petit 11% d’alcool qui a passé plus d’un an dans des fûts de scotch provenant de la région d’Islay, plus particulièrement de la distillerie Laphroaig ! Ça devrait être assez intéressant puisque comme vous le savez sûrement déjà, Laphroaig est ma distillerie favorite !

Aussitôt versée dans le verre, un parfum plutôt familier envahi la pièce, celui de la fumée et de la tourbe… c’est un bon début !  La robe de cette Quad est d’un brun rougeâtre offrant quelques reflets de couleur rubis légèrement voilé.   Sa mousse est abondante,  mais elle réduit rapidement et ne laisse qu’une mince dentelle sur les pourtours du verre.

Au nez, c’est plutôt fumé et très iodé.  La fumée me rappelle celle d’un poisson séché et fumé sur une plage de galets à la marée basse.  La tourbe apparaît par la suite, puis, timidement à l’arrière-plan, un peu de malt sucré et de céréales légèrement rôties tentent de se faire remarquer.

L’entrée en bouche est plutôt phénolique et robuste.  Un mur de tourbe et de fumée très dominantes et envahissantes ouvre la fête. Par la suite, des notes maritimes et iodées se joignent au party !  Un petit “funky” semble vouloir faire sa place (le brett à l’œuvre ?) car un léger goût acidulé rappelant la framboise et les griottes essaye de se bâtir un chemin.  Le malt sucré agrémenté de vanille et de barrique légèrement brûlée viennent clore le bal et équilibrer le tout.

La finale de cette Quad est très, mais très persistante, tourbée, fumée et iodée… comme un bon Laphroaig 10 ans ? Bien sûr que non, mais c’est quand même très surprenant…

La “Islay” de la Microbrasserie Le Castor est très intense côté saveur et influence du fût.  En effet, la majorité des caractéristiques typiques de Laphroaig s’y retrouvent dans la bière, la tourbe phénolique, la fumée et l’iode le tout agrémenté d’un peu de malt vanillé et boisé.  Je me dois de préciser que, selon moi, cette bière ne fera vraiment pas l’unanimité chez les amateurs de bières…

Étant brasseur maison et ayant déjà travaillé quelques recettes avec du “peated malt” je me demandais si Le Castor en avait ajouté un léger pourcentage à la recette afin d’augmenter le feeling “Islay” ? J’ai donc posé la question.  Voici la réponse de Daniel Addey Jibb, brasseur et co-fondateur de la microbrasserie Le Castor (en anglais):

“ Yes it was aged in 100% Laphroaig barrels for one year.  No peated or smoked malt in the grain bill, it all comes from the barrels. ”

Il faut alors constater qu’un fût ayant contenu du scotch whisky en provenance de Laphroaig est vraiment rempli de caractère et d’intensité afin de pouvoir transmettre autant d’influence et de saveurs à une bière…

Fait intéressant, M. Jibb m’a également confié que la Islay a failli ne jamais apparaître sur les tablettes:

“ To be honest I debated whether or not we should release the beer at all as the nose is so powerful with Islay aromatics. The flavour is more balanced.  But we figured there are enough whisky fans in Québec that maybe they would enjoy the beer. “

Une chance pour nous…

Il me reste une bouteille et j’ai l’intention de la laisser vieillir une année afin de voir si les phénols vont s’estomper et si les levures bretts vont s’exprimer d’avantage !

À suivre…

 

Longrow Peated Single Malt (# 194)

Nom : Longrow Peated Single Malt

Type : Scotch single malt

Région : Campbeltown, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : springbankwhisky.com/whisky/longrow/peated 

Prix : 89$

Disponibilité : SAQ #11691847

La distillerie Springbank est située dans la région de Campbletown, dans le sud-ouest de l’Écosse, plus précisément sur la péninsule de Kintyre, entre les îles d’Islay et d’Arran.

La distillerie Springbank produit sa propre gamme de scotch, lesquels sont tous légèrement tourbés et affinés dans une panoplie de fûts différents.  Ils produisent également deux autres gammes de produits, soit les scotchs d’Hazelburn, triple distillé et plutôt léger, et les très tourbés de Longrow.  Fait important à noter concernant ces derniers, un peu moins de 100 fûts de Longrow sont remplis chaque année, de là cette disponibilité plutôt réduite….

Aujourd’hui je m’attaque au Longrow Peated.

Ma dégustation :

Couleur : jaune pâle, reflets dorés, sirupeuse

Nez : tourbe sale, zeste de citron, cire

Goût : tourbe sucrée, fumée, bois, épices

Finale : longue, tourbe sucrée, fumée, légèrement maritime

Côté visuel, le Longrow est d’un jaune plutôt pâle, ce qui me rappelle certains scotchs d’Islay.  En ce qui concerne la texture, c’est collant, huileux et sirupeux, les jambes sont fines et nombreuses.

Au nez, c’est de la tourbe un peu timide mais quand même sale et crasseuse, une tourbe rappelant le feu de camp pas encore éteint. À l’arrière-plan, quelques notes de fruits, de zeste de citron et de cire à bois.

En bouche, c’est  la tourbe légèrement sucrée ainsi qu’une légère chaleur d’alcool qui sont au premier plan. Par la suite, un peu de fruits sucrés, de tourbe fumée et légèrement saline se mélangent à quelques timides notes de bois humide.  Loin derrière, quelques notes d’épices et de poivre noir parviennent à surmonter la tourbe.

La finale est longue, chaleureuse, tourbée, fumée et légèrement sucrée. Quelques notes de citron et de coquillages marins font également acte de présence.

Que dire de mon premier Campbelltown… Je peux dire que c’est un peu déstabilisant et intriguant !  Je ne m’attendais vraiment pas à un scotch aussi tourbé, mais plutôt à une tourbe légère, en retrait et timide.  Timide au nez certes, mais en bouche elle est bien présente, crasseuse, elle persiste jusqu’en finale et demeure de longs moments !

Recommandé à un public averti et aventureux !

 

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