Kilkerran 12 ans (# 218)

Nom : Kilkerran 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Campbeltown, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : kilkerran.scot

Prix : 85,50$

Disponibilité : SAQ #13343539

Le Kilkerran 12 ans est produit par la Mitchell’s Glengyle Distillery, une “nouvelle” distillerie de la région de Campbeltown…  Nouvelle ? oui et non, elle a été fondée en 1872 par William Mitchell, le fils du fondateur de la distillerie Springbank, sa voisine.  Après quelques années difficiles au tournant du siècle, elle a dû malheureusement fermer ses portes. Ce n’est qu’en l’an 2000 qu’elle fût ravivée par la Mitchell’s Glendyle Limited, dirigée par Hedley Wright, Président de la J&A Mitchell and Co, propriétaire de Springbank.  M. Wright est également l’arrière petit neveu du fondateur original, William Mitchell !

Et pourquoi le nom Kilkerran ?  Eh bien, la distillerie se serait inspirée du nom de la première colonie établie par St-Kerran et ses religieux, la “Ceann Loch Cille Chiarain”.  L’emplacement correspond de nos jours à la ville de Campbelltown.

Ma dégustation :

Nez : Grains secs, huile de citron, tourbe

Goût : Huile de citron, tourbe, fruits secs, fumée

Finale : Zeste d’agrumes, tourbe fumée, courte

Avec sa couleur or plutôt pâle, ce scotch rappelle légèrement ce qui est offert sur l’île d’Islay.  Au nez, c’est des grains secs, de l’huile de citron et de sel marin, le tout mélangé à une tourbe légèrement crasseuse, mais quand même en retrait.

En bouche, huile de citron rappelant un peu les meubles antiques. Par la suite, une tourbe sale un peu industrielle tente de prendre place.  Puis, le tout est remplacé par le retour des agrumes, surtout le zeste de citron, des fruits secs au miel et d’un peu de fumée.

La finale, quoiqu’un peu courte, nous offre quelques notes de tourbe et de zeste d’agrumes tout en demeurant légèrement fumée et sucrée…

C’est un scotch assez particulier, il me semble un peu difficile à interpréter… il est un peu industriel, un peu sur les fruits et les agrumes, tout en demeurant relativement facile à boire !

Mystérieux, robuste et sauvage, qui, une fois apprivoisé, il se laisse cajoler assez aisément !

Macallan Fine Oak 10 ans (# 217)

Nom : Macallan Fine Oak 10 ans

Type : Scotch single malt

Région : Highlands, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : themacallan.com

Prix : 65,25$

Disponibilité : SAQ #10652563

Aujourd’hui, je vous présente le Macallan Fine Oak 10 ans.  Cet embouteillage provient de la défunte série “Fine Oak”, laquelle comprenait notamment plusieurs expressions entre 10 et 30 ans d’âge.  Ces embouteillages étaient issus d’un assemblage de scotchs vieillis dans d’ex-fûts de chêne européen et américain assaisonnés de Sherry ainsi que d’ex-fûts de Bourbon.  Elle a revu le jour en 2018 sous un nouveau nom: “Triple Cask Matured”, laquelle comprend un éventail d’âge un peu moins large, à savoir 12, 15 et 18 ans.

Ma dégustation :

Nez : Discret, miel, malt, floral

Goût : Sucré, fruits confits, notes florales 

Finale : Courte, maltée, boisée

Le Macallan Fine Oak 10 ans est d’une belle couleur dorée et offre des reflets légèrement ambrés.  Au nez, c’est plutôt discret et effacé, un peu de miel et de malt légèrement sucré, c’est tout.  À l’arrière-plan, quelques notes florales sont perceptibles.

L’entrée en bouche est plutôt délicate, sucrée et fruitée.  Le miel et le sucre d’orge sont au premier plan et s’accompagnent de quelques notes de fruits blancs.  Par la suite, de légères notes florales et de fruits confits légèrement vanillés font une petite apparition.  Un mélange légèrement épicé et boisé tente de se frayer un chemin, sans jamais vraiment y parvenir.

La finale est courte, plutôt maltée et boisée, et tombe à plat rapidement. Le sucré mielleux revient quelques instants pour ensuite laisser sa place à des notes de barriques et de sherry.

À mon avis, un peu décevant pour un scotch de 10 ans, il semble être un peu anémique et amorphe,  les saveurs semblent intéressantes mais manquent définitivement de punch. Un scotch pour ne pas choquer et que l’on boit sans vraiment s’y attarder.

Highland Park – Valkyrie (# 216)

Nom : Highland Park Valkyrie

Type : Scotch single malt

Région : Highlands (Île d’Orkney), Écosse

Taux d’alcool : 45.9%

Site web : highlandparkwhisky.com/valkyrie/

Prix : 93,25$

Disponibilité : SAQ #13448867 (non disponible en ce moment)

L’univers des Vikings est vraiment la nouvelle image de marque d’Highland Park et cette fois, ce sont les Valkyries qui sont à l’honneur.  Selon les croyances Vikings, les Valkyries survolaient les champs de bataille et transportaient les plus braves guerriers tombés au combat dans Valhalla, le majestueux hall du dieu Odin.  C’était la récompense ultime pour un guerrier Viking.  Le Highland Park Valkyrie est le premier de la d’une série Legend, il sera suivi du Valknut et du Valfather.

Normalement Highland Park propose des assemblages offrant un ratio troubé d’environ 1:4 (une part de malt tourbé pour 4 parts de malt régulier).  Le Valkyrie est composé de 50% de malt tourbé des Orcades, donc deux fois plus qu’à l’habitude.

Ma dégustation :

Nez : Malt sucré, fruits secs, fumée discrète

Goût : Malt mielleux, fruits secs et épices, fumée

Finale : Fumée, bois brûlé et épices, salin

La couleur du Valkyrie est d’un cuivre orangé avec quelques reflets ambrés.  Au nez, le malt sucré, les fruits secs et une pointe de fumée sont à l’avant-plan mais le tout est quand même en délicatesse.  Après quelques moments passés dans le verre, les fruits secs et les pruneaux s’accentuent. La fumée finit par s’accentuer également.

L’entrée en bouche est sucrée et fumée, le malt mielleux, les fruits confits et secs se mélangent à une fumée délicate, mais beaucoup plus présente qu’elle ne laissait présager au nez.  Par la suite, un peu de boisé et des sels marins tentent de se faire une petite place au côté de cette fumée. Plus loin à l’arrière-plan, on retrouve un peu d’épices et de poivre. Le petit côté floral et les notes de bruyères souvent retrouvés chez Highland Park ne sont pas aussi présents…

En finale, la fumée est bien confortablement installée.  Puis, les épices, le bois brûlé et les fruits confits s’étirent longuement.  À mesure que la fumée se dissipe, des notes maritimes font leur apparition.

Un Highland Park qui me semble plus fumé qu’à l’habitude, offrant de belles saveurs de fruits secs et confits, d’épices et de légères notes maritimes.  Bien hâte de voir les autres de la série, “Legend”, à savoir le Valknut qui est présentement disponible et le Valfather qui devrait l’être sous peu…

Highland Park – 10 ans “Viking Scars” (# 215)

Nom : Highland Park 10 ans “Viking Scars”

Type : Scotch Single Malt

Région : Highlands (Île d’Orkney), Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : highlandparkwhisky.com/10-year-old/

Prix : 58,75$

Disponibilité : SAQ #12183019

Le Highland Park 10 ans a longtemps été l’entrée de gamme de cette distillerie, mais suite à l’arrivée du Magnus dans la ligne régulière, il a automatiquement monté en grade.  Je dois aussi avouer que le nouveau branding sur l’honneur Viking de Highland Park me plait beaucoup. La nouvelle présentation des bouteilles et le lettrage donnent un look attrayant et mystique, j’adore.

Ma dégustation :

Nez : Toffee, floral, malt sucré

Goût : Floral, miel, tourbe sucrée, poivré

Finale : Miel, floral, poivrée, fumée légère

La couleur du Highland Park 10 ans est d’or avec quelques reflets dorés. Au nez, c’est légèrement sucré et accompagné de quelques notes florales. Un peu de sucre d’orge et de malt légèrement rôti se joignent à l’ensemble.

L’entrée en bouche est douce et florale.  Par la suite, le malt mielleux se laisse accompagner de quelques notes de bruyère et de tourbe légèrement sucrée et fumée.  Un peu de poivre, d’épices et de notes de barriques font une apparition un peu tardive.

En finale, les notes mielleuses et légèrement florales sont au premier plan, pour ensuite laisser place à un peu de poivre et d’épices, elle est cependant un peu courte et anémique. Après quelques moments, un sel marin et une fumée légère qui finissent par s’installer.

Un classique dans le style ? Assurément, mais, à bien y réfléchir, maintenant que le HP Magnus est dans le portrait…  allez y donc pour ce dernier ou mieux, passez directement au HP 12 ans !

Jim Beam – Bonded (# 214)

Nom : Jim Beam – Bonded

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 50%

Site web : jimbeam.com/bonded

Prix : 32,75$

Disponibilité : SAQ #13271740

Bonded whiskey ou Botteled in bond whiskey est un whiskey qui respecte les régulations strictes de la Botelled-In-Bond Act, une loi instaurée par le gouvernement américain en 1897. À cette époque, la qualité des alcools étiquetés en tant que “whiskey” était souvent douteuse, cette loi avait donc pour but de s’assurer un haut standard de qualité et un respect de critères bien spécifiques, notamment:

  •  être distillé par une seule distillerie, pendant la même saison;
  •  être vieilli un minimum de 4 ans dans un “federally bonded warehouse”;
  •  être embouteillé sur place et à un minimum de 100 Proof (50% d’alcool);

ainsi que d’autres exigences techniques, lesquelles je vous épargne l’énumération.  Avec ces simples exigences légiférées, il devenait alors difficile de produire des whiskies de piètre qualité et les consommateurs avaient un certain gage de qualité et le gouvernement s’assurait de récolter toutes les taxes dues sur ces whiskies, que c’est brillant !

Le Jim Beam Bonded se doit alors de rencontrer toutes ces exigences.

Ma dégustation :

Nez : Maïs, bois brûlé, vanille

Goût : Maïs, barrique brûlée, épices, vanille

Finale : Longue, bois brûlé, épices

Le Jim Beam Bonded se présente dans une couleur plutôt cuivre foncé aux reflets ambre.  Au nez, c’est le maïs sucré qui est à l’avant-plan. Par la suite, le bois brûlé vient dominer l’ensemble.  Les cerises noires accompagnées d’épices et de vanille s’installent confortablement. Une brûlure d’alcool peut apparaître si on n’est pas prudent.

L’entrée en bouche est intense.  Le maïs sucré, la barrique intensément brûlée et la chaleur d’alcool sont au premier plan.  Par la suite, les cerises et la réglisse s’accompagnent d’un peu de seigle et d’épices. Le bois brûlé est encore bien présent mais est adouci par le retour du maïs et d’un peu de caramel à la vanille.

La finale est longue et boisée, la barrique brûlée, le maïs et la vanille s’étirent de longs et agréables moments.  Les cerises et les épices reviennent également pendant de longs moments.

Wow, à 32,75$, c’est vraiment une expérience remarquable et intense.  C’est vraiment un bourbon tonne de brique, “full power” ! , Les saveurs sont intenses, brutes et au premier plan.  Le bois brûlé est dominant tout au long de l’expérience.  Un bourbon très sérieux et robuste, j’adore !

Four Roses Single Barrel (# 213)

Crédit photo: fourrosesbourbon.com

Crédit photo: fourrosesbourbon.com

Nom : Four Roses Single Barrel

Type : Straight Bourbon whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 50%

Site web : fourrosesbourbon.com

Prix :  environ 65$

Disponibilité :  Éventuellement à la SAQ ?

Cette fois-ci, c’est le Single Barrel de Four Roses, lequel provient bien évidemment d’un seul baril, information que je n’ai malheureusement pas à ma disposition.  Il est composé d’un mélange de 60% de maïs, 35% de seigle et de 5% d’orge malté.

La dégustation a été faite en comparatif avec le Four Roses Small Batch.

Merci à Alex Atman pour l’échantillon

Ma dégustation :

Nez : Fruits rouges, seigle, épices

Goût : Seigle, fruits rouges, barrique brûlée

Finale : Longue, seigle, épicée, boisée

Le Single Barrel est dans la même palette de couleurs que son petit frère “Small Batch” mais légèrement plus ambré.   Au nez, les fruits rouges sont bien présents, mais une note de seigle est beaucoup plus présente que dans le Small Batch.  La cannelle et le poivre noir se laissent accompagner de quelques notes de bois légèrement brûlé.

Lors de l’entrée en bouche, il est difficile de passer outre le seigle, lequel est bien présent.  Par la suite, les fruits rouges font leur apparition et sont en compétition avec le seigle, mais ce dernier gagne facilement la bataille.  Le piquant des épices et du poivre noir accompagnent le pain de seigle bien chaud.  La chaleur d’alcool, quoique bien présente, ne domine pas l’ensemble.  Un peu de barrique brûlée s’affiche en début de finale.

La finale est longue et intense, le seigle et la morsure d’épices ne s’estompent pas aisément.  Les fruits rouges, plus particulièrement la cerise noire, sont toujours bien marqués. Par la suite, les notes de barrique s’installe et s’accompagnent de quelques notes piquantes de cannelle et de muscade. Une légère amertume prend également place.

Intense, épicé et porté plus sur le seigle que son petit frère “Small Batch” ainsi que l’édition “125e Anniversaire”.  Très intéressant mais pour moi, son côté “high rye” (35% de seigle) fait en sorte que le seigle et ses épices dominent et brisent un peu l’équilibre.  Certains vont l’aimer, mais pour moi, le Small Batch demeure plus équilibré.

Four Roses Small Batch (# 212)

crédit photo: fourrosesbourbon.com

Nom :  Four Roses Small Batch

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 45%

Site web : fourrosesbourbon.com

Prix :  environ 50$

Disponibilité :  Éventuellement à la SAQ ?

 

Après l’édition spéciale 125e Anniversaire, cette fois-ci je m’attaque au Four Roses Small Batch.  Il est fait à partir d’un petit lot d’approximativement 250 barriques, lesquels contiennent du bourbon âgé entre 6 et 8 ans. Afin de s’assurer que le profil du lot respectera les caractéristiques requises pour leur “Small Batch”, le Maître Distillateur de Four Roses, retire un petit échantillon de chacune des barriques et crée un assemblage test.  Une fois satisfait de l’assemblage, ce lot “Small Batch” est alors identifié et embouteillé.

Encore merci à Maryse P. de Whisky Montréal pour l’échantillon.

Ma dégustation :

Nez : Fruits rouges, cerises, maïs

Goût : Fruits rouges, cerises, épices, boisé

Finale : Intense et en équilibre, fruits, boisée

Ce whisky de type small batch offre une robe de ce qu’il y a de plus “Bourbony” c’est-à-dire un bel orange cuivré avec des reflets d’ambre profond.  Au nez, les fruits rouges sont francs et se laissent accompagner de cerises et d’épices de boulangerie. Par la suite, un peu de maïs sucré se mélange aux notes boisées et de cassonade brûlée.

En bouche, les fruits rouges et la cerise confite aux épices de boulangerie sont au premier plan.  Par la suite, la cerise devient réglisse rouge et s’accompagne d’un sucre brun légèrement brûlé. Les épices, plus particulièrement la cannelle et la muscade se joignent à la chaleur d’alcool et finissent par prendre le dessus.  Un peu de seigle et de bois sec prennent place à l’arrière-plan.

La finale est longue et intense, la  cerise, le sucre brûlé et le maïs sont aux premières loges. Puis, la barrique s’installe avec quelques notes piquantes de cannelle et de muscade. Une légère amertume tente de prendre place.

Ici, on a affaire à un bourbon intense avec des saveurs biens marquées sans nécessairement en déséquilibre.  Tout est bien à sa place, les différentes saveurs sont bien présentes et intenses sans non plus tenter de voler la place de l’autre.

Sérieusement à considérer lorsque disponible… un jour peut être à la SAQ…

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