John E. Fitzgerald – Larceny (# 167)

Crédit Photo: Alex Atman

Nom : John E. Fitzgerald – Larceny

Type : Straight Bourbon whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 46%

Site web : larcenybourbon.com

Prix : non disponible à la SAQ

Disponibilité : États-Unis

Aujourd’hui, un petit bourbon plutôt méconnu de la grande famille Heaven Hill Distillery, le « John F. Fitzgerald Larceny ». Pour faire une histoire courte, Heaven Hill Distillery a acheté en 1999 la gamme « Old Fitzgerald ».  Ce Bourbon à haute teneur en blé, plutôt que le traditionnel seigle, est préparé en petits lots de moins de 100 barriques, lesquelles ont maturé pendant une période variant entre 6 et 12 ans.

Merci à Alex Atman pour l’échantillon et la photo !

Ma dégustation :

Couleur : cuivre pâle, reflets orangés, sirupeux

Nez : maïs, sucre brûlé, épices, alcool

Goût : sucré, maïs, cerises Marasquin, boisé

Finale : alcool, épices, boisée, courte

Ce Bourbon offre une couleur tirant sur le cuivre assez pâle et lorsque ses reflets sont d’une couleur orangée légèrement cuivrée. Après quelques tournoiements du liquide dans le verre, de nombreuses et minces jambes apparaissent sur les parois et restent en place de longs moments, pour finalement redescendre tranquillement au fond du verre.

Au nez, c’est doux et délicat. Le maïs et quelques notes de vanille sont bien installés à l’avant-plan.  Puis, un sucre vanillé et légèrement brûlé se mélange à des notes rappelant les épices de boulangerie, plus particulièrement la muscade.  À l’arrière-plan, l’alcool (acétone?) et quelques notes de cerises noires font acte de présence.

Dès l’entrée en bouche, c’est doux, velouté et légèrement sucré, le maïs est bien présent et s’accompagne à merveille de quelques notes de cerises Marasquin. Par la suite, la cassonade et la vanille s’offrent une danse avec les épices de boulangerie et quelques délicates notes de bois sec. Petite pointe d’alcool sucré s’étire sur la finale.

La finale débute sur une chaleur d’alcool légèrement poivré et finit par laisser sa place à un léger sucre épicé et boisé. Elle est cependant un peu courte.

Un bon petit Bourbon d’été. Si on l’aborde sans prétention avec quelques cubes de glace en fin d’après-midi sur la terrasse avec les « boys », la bouteille pourrait baisser assez rapidement… et avoir droit à un petit rappel de la tendre moitié :

– « Chéri, j’espère que tu as pensé mettre les poulets sur le tournebroche ? »

…Oops !

Cutty Sark – Prohibition Edition (# 166)

166 F Cutty Sark Prohib EdNom : Cutty Sark – Prohibition Edition

Type : Blended scotch whisky

Région : Écosse

Taux d’alcool : 50%

Site web : cutty-sark.com/the-whisky

Prix : 35,25$

Disponibilité : SAQ #12276400

Pendant les années 20 c’était l’époque de la Prohibition aux États-Unis. Cette époque fut très profitable pour plusieurs « importateurs » de contrebande qui réussissaient à importer des caisses d’alcool aux États-Unis. Ayant pour but de faire un maximum de profit sans se faire prendre par les autorités, la piètre qualité de l’alcool était souvent au rendez-vous. L’un d’entre eux était par contre beaucoup plus soucieux de la qualité de son produit et ce fut assez payant pour lui. En effet, le Capitaine William McCoy faisait la contrebande d’un blended whisky écossais, le Cutty Sark. La qualité du Cutty Sark était tellement supérieure comparativement aux autres choix de contrebande disponible, que les clients demandaient « don’t gimme the cheap stuff, gimme the real thing ‘ya know…the Real McCoy stuff.. », d’où l’expression populaire de nos jours « The Real McCoy », du moins c’est ce que l’équipe de marketing de Cutty Sark tente de nous faire croire…

Le Cutty Sark Prohibition Edition se veut un petit clin d’œil à cette époque. On peut dire que c’est assez réussi avec le look plutôt vintage de sa bouteille brune très foncé et son étiquette rappelant les whiskies de cette époque. Ce scotch whisky de petit lot est vieilli en barrique de chêne américain et tire un généreux 50% d’alcool.

Ma dégustation :

Couleur : jaune or, reflets d’or, sirupeux

Nez : sucre à glacer, poivre, fruits verts

Goût : fruits frais, miel, barrique, fumée légère

Finale : courte, légèrement fruitée et boisée, poivre

Le Cutty Sark Prohibition Edition offre une robe d’un jaune relativement pâle tirant sur l’or avec des reflets scintillants et cristallins. La texture est sirupeuse et bien collante, plusieurs jambes se forment sur les rebords du verre et redescendent lentement au fond.

Au nez, des parfums de sucre à glacer, de vanille et de poivre viennent à la rencontre du miel et du chêne mouillé. Par la suite, puissance d’alcool et fruits verts frais complémentent l’ensemble, plus particulièrement la poire fraîche.

L’entrée en bouche est bien mielleuse et sucrée. Les fruits baignant dans le miel et la vanille sont par la suite brusqués par une poussée d’alcool et de poivre. Quelques notes légères de barriques « toasté » et de fumée se joignent à l’ensemble. Un peu de malt légèrement sucré arrive en début de finale.

La finale, relativement courte, est fruitée et boisée en même temps. Par la suite, le poivre et le sucre légèrement brûlé s’étire un peu. Petit bémol, on voudrait avoir peut-être un peu plus de longueur et de profondeur à la finale.

À première vue, on pourrait s’imaginer un autre blend insipide avec un marketing du tonnerre. Effectivement, le département du marketing a fait un excellent travail, mais détrompez-vous, nous avons affaire à un blend qui sort de l’ordinaire et offre un degré de complexité relativement intéressant et qui dépasse les attentes. On pourrait penser qu’il est fait pour des cocktails, mais c’est un excellent whisky à déguster « neat » ou « on the rock », comme à l’époque de la Prohibition, et à 35$, c’est pratiquement un prix de contrebande !

Canadian Club – Chairman’s Select 100% Rye (# 165)

165 F Canadian Club 100% ryeNom : Canadian Club – Chairman’s Select 100% Rye

Type : Whisky canadien 100% Seigle

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : canadianclub.com/rye

Prix : 26$

Disponibilité : SAQ #12592980

Le « buzz » pour les whiskies à haut pourcentage en seigle bat son plein (lesquels contiennent souvent entre 90% et 100% de seigle), tant chez nos voisins du sud que chez nous. On peut constater que depuis quelque temps, la majorité des grandes distilleries d’Amérique du Nord offre de plus en plus ce type de whisky. Ce n’est vraiment pas surprenant quand on remarque la popularité qu’ont connue les whiskies comme Lot 40 et Alberta Premium au Canada et Whistle Pig et Sazerac aux États-Unis. Même le « 2016 World’s Best Whisky » de Jim Murray est un whisky canadien contenant 90% de seigle, mais ça, c’est un autre dossier…

Donc, nos bons amis de Canadian Club ont eux aussi emboîté le pas ils y vont « all in » et offre maintenant le « Chairman’s Select 100% Rye » que je déguste aujourd’hui.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre franc, reflets ambre, texture mince

Nez : épices de boulangerie, pain de seigle, sucre brûlé

Goût : seigle piquant, épices, sucre brûlé

Finale : seigle, épices, érable, un peu courte

Ce whisky de seigle canadien offre une robe cuivrée et remplie d’éclats ambre foncé, tout ce que l’on pourrait considérer assez classique. La texture semble par contre plutôt mince, aucune jambe ne se forme sur les parois du verre, seulement des centaines de petites gouttelettes qui demeurent en place.

Au nez, c’est une tonne d’épices de boulangerie et un bon pain de seigle bien chaud qui ouvre la parade. Par la suite quelques effluves de sucre brûlé et de vanille se mélangent à la cannelle, la muscade et le poivre. Par la suite, un peu de « pickles » ressort accompagné de quelques notes d’alcool.

En bouche, c’est vraiment le seigle bien épicé et piquant qui cogne fort. Par la suite les épices persistent et se noient dans quelques bouffées d’alcool. Le tout est rapidement adouci par un sucre vanillé et légèrement chauffé. Le poivre, les épices (particulièrement la muscade), quelques notes de barrique et le seigle reprennent le contrôle en début de finale.

La finale s’installe confortablement sur le seigle, les épices ainsi quelques notes de bois. Elle finit par être un peu sucrée, rappelant peut-être un léger sirop d’érable épicé. Elle est un peu trop courte à mon goût, mais on a simplement à reprendre une petite gorgée.

En ce qui concerne le rapport qualité-prix, à 26$ pour avoir un whisky qui est tout aussi agréable à siroter seul qu’en cocktail, c’est définitivement un incontournable. Par contre, Canadian Club est loin de faire l’unanimité auprès des amateurs de whisky, et même pour cet excellent whisky de seigle il est inévitable que « Haters Gonna Hate »… mais il ne faut surtout pas les écouter !

Arrivages SAQ 11 février 2016

Arrivages du 11 février 2016: SAQ Signature Montréal

Bonjour à tous !

Voici les nouveautés pour cette semaine à la SAQ.  En vente le jeudi à 10h.  Certaines restrictions et/ou limitations sont possibles.  À vérifier auprès de votre succursale.

Nouveautés whiskies cette semaine :

  • Clan Denny Strathclyde 9 ans Sherry Finish Single Grain, SAQ #12825253, 107$ (6 bouteilles)
  • Kilchoman Vintage Islay 2008, SAQ #12829895, 146$ (18 bouteilles)
  • Macallan No. 6 in Lalique, SAQ # 12634043, 4 000$ (2 bouteilles)
  • The Arran Malt Machrie Moor Cask Strength, SAQ #12835064 89$ (12 bouteilles)

Pour plus d’information: www.saq.com

Bonne journée !

Dogfish Head – Palo Santo Marron (# 164)

164 F Dogfishhead Palo Santo MarronNom : Dogfish Head – Palo Santo Marron

Type : Liqueur de malt vieillit sur « Palo Santo Wood »

Région : Delaware, ÉU

Taux d’alcool : 12%

Wow c’est foncé !

Je m’attendais à une ale dorée brune ! C’est presque noir et la carbonation est plutôt minime. C’est un peu un croisement entre un Imperial Stout et un Barley Wine.

La torréfaction des grains rappelle les « toasts » légèrement brûlées et l’amertume d’un espresso. Les malts très caramels croisent quelques notes de vanille, de butterscotch brûlé et un boisé plutôt inhabituel (sûrement le bois Palo Santo). Par la suite quelques accents de chaleur d’alcool accompagnent le tout. Les houblons sont plutôt discrets, ou sont peut-être effacés par les notes rôties et torréfiées

C’est vraiment un nectar très spécial et délicieux!

Merci à Chantal Héroux de Saveurs Unies  pour le cadeau !

Ardbeg Perpetuum (# 163)

163 F Ardbeg PerpetuumNom : Ardbeg – Perpetuum

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 47,4%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 164$

Disponibilité : SAQ: #12668964

« Perpetuum » signifie « perpétuité » en latin (excusez mon latin) et L’Ardbeg Perpetuum est l’édition spéciale pour l’Ardbeg Day 2015 et également pour souligner les 200 ans de la distillerie. Le Perpetuum aurait été concocté afin de représenter les différents styles de whiskies offerts par Ardbeg au cours des 200 dernières années ainsi que pour le futur, un genre de « Statement » pour les adulateurs exigeants de cette distillerie.

C’est un embouteillage relativement limité à 7600 bouteilles.

Mon ami Charles, qui est lui-même adulateur d’Ardbeg, a eu la gentillesse de m’offrir un échantillon de cet embouteillage.

Ma dégustation :

Couleur : Jaune pâle, teinte or, sirupeux

Nez : Tourbe maritime, bubble gum, fruits secs et noix salées

Goût : Tourbe fumée et sucrée, fruits secs, maritime

Finale : Tourbe sucrée, maritime, légèrement boisée

La couleur du Perpetuum est très pâle, et c’est l’un des scotchs les plus pâles que j’ai dégusté jusqu’à ce jour. Il est d’un jaune à peine doré et offre des reflets d’or blanc. La texture est relativement sirupeuse, plusieurs fines coulisses collent sur les rebords du Glencairin et redescendent très lentement.

Au nez, c’est présent et intense. Dès l’approche, c’est bel et bien un Ardbeg avec sa tourbe et sa fumée, mais si on porte attention, c’est également la « gomme balloune » rose et le poisson salé. Par la suite fruits secs et noix salées se mélangent à la tourbe fumée. Quelques notes de bois de barrique humide se manifestent à l’arrière-plan.

L’entrée en bouche est calme et enivrante, tourbe fumée et fruits secs accompagnent quelques notes maritimes, c’est définitivement très « Ardbeg ». Puis, une légère chaleur d’alcool, de la boucane de feu de camp et quelques notes « tutti frutti » de « bubble gum » se mélangent. Ils sont ensuite accompagnés de tourbe sucrée légèrement vanillée et de quelques notes boisées.

En finale, la tourbe sucrée s’accompagne de quelques notes boisées et très salines. En effet, les notes maritimes et légèrement fumées s’étirent pendant de longs moments pour cette finale mémorable.

Après quelques dégustations des éditions « Ardbeg Day », je dois dire que cette version est, de mémoire, celle qui me plaît le plus. Belle tourbe sucrée et la fumée qui n’est pas trop prenante apporte une certaine stabilité. Il y a un bel équilibre entre le sweet, le peat et les notes maritimes… J’aime bien, mais je vais demeurer plus fidèle au « Ten », « Uige» ou au « Corry » !

 

Note de la rédaction:

Adulateur : adj. m.   flatteur, génuflecteur, adorateur, flagorneur, louangeur, courtisan, complimenteur, idolâtre, admirateur, fanatique, amoureux, obséquieux, fervent…

Bowmore 12 ans (# 162)

162 F Bowmore 12 ansNom : Bowmore 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.bowmore.com/whiskies/12-years-old/

Prix : 58,75$

Disponibilité : SAQ #330803

Le Bowmore 12 ans, quel classique ! Ma passion et mon intérêt pour le scotch et le whisky en général a débutée avec bien sûr le Lagavulin 16 ans. Mais c’est avec le Bowmore 12 ans et le Laphroaig Quatrer Cask que j’ai vraiment commencé à tripper sur Islay, sa fumée, sa tourbe maritime et ses notes iodées. Je ne peux pas croire que c’est la 162e fiche de dégustation sur mon blogue et que je n’avais pas encore parlé de ce classique !

Ma dégustation :

Couleur : Jaune or, reflets or pur, sirupeuse

Nez : Huile de citron-orange, maritime, tourbe mielleuse

Goût : Citron, fumée et tourbe saline, légèrement floral

Finale : Longue et persistante, citron, tourbe, saline

La couleur de ce classique est d’une beau jaune doré et offre de beaux reflets d’or pur, quelle belle couleur invitante. En faisant tournoyer le liquide dans le verre, plusieurs minces coulisses se forment et tentent de redescendre au fond du verre, mais en vains, elles se brisent en plusieurs petites gouttelettes.

Au nez c’est de l’huile de citron et d’orange rappelant un peu les nettoyant à meubles (Murphy’s) qui se mélange à quelques pointes maritimes et iodées. Ensuite, la vanille et une tourbe légèrement mielleuse prennent la relève. Plus le scotch s’ouvre, plus la fumée et la tourbe dominent.

En bouche, c’est un classique qui me rappelle de nombreux souvenirs de jeunesse… les merveilleuses soirées à discuter avec mon père et mon frère au salon, de festivités familiales, de longues soirées de pelletage de tempête de neige… Excusez pour ce moment d’égarement dans mes souvenirs… quelques notes de citron et de fumée se mélangent avec une tourbe légèrement mielleuse et quelques notes iodées et maritimes. Par la suite, c’est curieusement floral, la tourbe sort un peu plus végétale et florale, mais demeure quand même fumée et maritime.

En finale, la tourbe et les notes salines se mélangent à une fumée légère et réconfortante. Que demander de plus d’un classique. Petit bémol, ce classique me semble un peu moins « peat & smoke » que dans mes souvenirs. Après quelques recherches sur le web, j’ai cru comprendre que pour la « nouvelle » version de son 12 ans, Bowmore l’aurait rendu un peu moins agressif et plus accessible, et ce, fort probablement pour rejoindre un plus grand public. C’est quand même une bouteille que je vais désormais garder à la portée de la main… Ne serait-ce que pour le côté nostalgique…

Merci encore ‘Pa !

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