Microbrasserie Le Castor – Islay (# 195)

 

Nom : Microbrasserie Le Castor – Islay

Type : Quadrupel vieillit en fût de scotch d’Islay

Région : Rigaud, Québec

Taux d’alcool : 11%

Embouteillage : 21 décembre 2017

La Microbrasserie Le Castor adore le vieillissement de bières en fûts.  Plusieurs de leurs créations passent par ce processus, stouts impériaux, scotchs ale et vins d’orge ont passé quelques temps dans différents types de fûts de whiskies, de rhum, de vins…

Cette fois-ci c’est une quadrupel tirant un tout petit 11% d’alcool qui a passé plus d’un an dans des fûts de scotch provenant de la région d’Islay, plus particulièrement de la distillerie Laphroaig ! Ça devrait être assez intéressant puisque comme vous le savez sûrement déjà, Laphroaig est ma distillerie favorite !

Aussitôt versée dans le verre, un parfum plutôt familier envahi la pièce, celui de la fumée et de la tourbe… c’est un bon début !  La robe de cette Quad est d’un brun rougeâtre offrant quelques reflets de couleur rubis légèrement voilé.   Sa mousse est abondante,  mais elle réduit rapidement et ne laisse qu’une mince dentelle sur les pourtours du verre.

Au nez, c’est plutôt fumé et très iodé.  La fumée me rappelle celle d’un poisson séché et fumé sur une plage de galets à la marée basse.  La tourbe apparaît par la suite, puis, timidement à l’arrière-plan, un peu de malt sucré et de céréales légèrement rôties tentent de se faire remarquer.

L’entrée en bouche est plutôt phénolique et robuste.  Un mur de tourbe et de fumée très dominantes et envahissantes ouvre la fête. Par la suite, des notes maritimes et iodées se joignent au party !  Un petit “funky” semble vouloir faire sa place (le brett à l’œuvre ?) car un léger goût acidulé rappelant la framboise et les griottes essaye de se bâtir un chemin.  Le malt sucré agrémenté de vanille et de barrique légèrement brûlée viennent clore le bal et équilibrer le tout.

La finale de cette Quad est très, mais très persistante, tourbée, fumée et iodée… comme un bon Laphroaig 10 ans ? Bien sûr que non, mais c’est quand même très surprenant…

La “Islay” de la Microbrasserie Le Castor est très intense côté saveur et influence du fût.  En effet, la majorité des caractéristiques typiques de Laphroaig s’y retrouvent dans la bière, la tourbe phénolique, la fumée et l’iode le tout agrémenté d’un peu de malt vanillé et boisé.  Je me dois de préciser que, selon moi, cette bière ne fera vraiment pas l’unanimité chez les amateurs de bières…

Étant brasseur maison et ayant déjà travaillé quelques recettes avec du “peated malt” je me demandais si Le Castor en avait ajouté un léger pourcentage à la recette afin d’augmenter le feeling “Islay” ? J’ai donc posé la question.  Voici la réponse de Daniel Addey Jibb, brasseur et co-fondateur de la microbrasserie Le Castor (en anglais):

“ Yes it was aged in 100% Laphroaig barrels for one year.  No peated or smoked malt in the grain bill, it all comes from the barrels. ”

Il faut alors constater qu’un fût ayant contenu du scotch whisky en provenance de Laphroaig est vraiment rempli de caractère et d’intensité afin de pouvoir transmettre autant d’influence et de saveurs à une bière…

Fait intéressant, M. Jibb m’a également confié que la Islay a failli ne jamais apparaître sur les tablettes:

“ To be honest I debated whether or not we should release the beer at all as the nose is so powerful with Islay aromatics. The flavour is more balanced.  But we figured there are enough whisky fans in Québec that maybe they would enjoy the beer. “

Une chance pour nous…

Il me reste une bouteille et j’ai l’intention de la laisser vieillir une année afin de voir si les phénols vont s’estomper et si les levures bretts vont s’exprimer d’avantage !

À suivre…

 

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Longrow Peated Single Malt (# 194)

Nom : Longrow Peated Single Malt

Type : Scotch single malt

Région : Campbeltown, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : springbankwhisky.com/whisky/longrow/peated 

Prix : 89$

Disponibilité : SAQ #11691847

La distillerie Springbank est située dans la région de Campbletown, dans le sud-ouest de l’Écosse, plus précisément sur la péninsule de Kintyre, entre les îles d’Islay et d’Arran.

La distillerie Springbank produit sa propre gamme de scotch, lesquels sont tous légèrement tourbés et affinés dans une panoplie de fûts différents.  Ils produisent également deux autres gammes de produits, soit les scotchs d’Hazelburn, triple distillé et plutôt léger, et les très tourbés de Longrow.  Fait important à noter concernant ces derniers, un peu moins de 100 fûts de Longrow sont remplis chaque année, de là cette disponibilité plutôt réduite….

Aujourd’hui je m’attaque au Longrow Peated.

Ma dégustation :

Couleur : jaune pâle, reflets dorés, sirupeuse

Nez : tourbe sale, zeste de citron, cire

Goût : tourbe sucrée, fumée, bois, épices

Finale : longue, tourbe sucrée, fumée, légèrement maritime

Côté visuel, le Longrow est d’un jaune plutôt pâle, ce qui me rappelle certains scotchs d’Islay.  En ce qui concerne la texture, c’est collant, huileux et sirupeux, les jambes sont fines et nombreuses.

Au nez, c’est de la tourbe un peu timide mais quand même sale et crasseuse, une tourbe rappelant le feu de camp pas encore éteint. À l’arrière-plan, quelques notes de fruits, de zeste de citron et de cire à bois.

En bouche, c’est  la tourbe légèrement sucrée ainsi qu’une légère chaleur d’alcool qui sont au premier plan. Par la suite, un peu de fruits sucrés, de tourbe fumée et légèrement saline se mélangent à quelques timides notes de bois humide.  Loin derrière, quelques notes d’épices et de poivre noir parviennent à surmonter la tourbe.

La finale est longue, chaleureuse, tourbée, fumée et légèrement sucrée. Quelques notes de citron et de coquillages marins font également acte de présence.

Que dire de mon premier Campbelltown… Je peux dire que c’est un peu déstabilisant et intriguant !  Je ne m’attendais vraiment pas à un scotch aussi tourbé, mais plutôt à une tourbe légère, en retrait et timide.  Timide au nez certes, mais en bouche elle est bien présente, crasseuse, elle persiste jusqu’en finale et demeure de longs moments !

Recommandé à un public averti et aventureux !

 

Amrut Peated Indian Single Malt Whisky (# 193)

Nom : Amrut Peated Indian Single Malt Whisky

Type : Indian Single Malt

Région : Bangalore, Inde

Taux d’alcool : 46%

Site web : amrutwhisky.co.uk

Prix : 84,50$

Disponibilité : SAQ #12637050

Après ma dégustation du Amrut Indian Single Malt, je fais maintenant face à la version tourbée du Amrut Single Malt.

 

Je tiens à nouveau à remercier Maxime Pelletier pour ces deux échantillons d’Amrut.

Ma dégustation :

Couleur : Or foncé, reflets ambrés, sirupeux

Nez : Tourbe légèrement fumée, fruits frais et fleurs

Goût : Tourbe sucrée, fruitée, maltée et mielleuse

Finale : moyenne, tourbée, sucrée

La version tourbée du whisky indien Amrut offre une couleur or légèrement plus foncée que son frère et ses reflets sont plutôt du côté ambre que doré.  La texture semble plus définie, les coulisses sont larges, peu nombreuses et tardent à redescendre au fond du verre.

Au nez c’est une tourbe délicate et peu dominante.  Un peu de fumée et de tourbe se mélangent à quelques notes sucrées, maltées et florales.

En bouche, c’est une tourbe légèrement fumée, sucrée et fruitée qui est au premier plan.  Par la suite, un peu de fruits frais et de notes boisées se joignent à l’ensemble.  Puis, la tourbe revient tout en étant un peu maltée et mielleuse, sans pour autant prendre le dessus.  Ce n’est pas choquant et quand même bien agréable.

La finale est relativement longue, sans pour autant s’éterniser comme certains Scotch d’Islay savent si bien le faire.  Tout au long de cette finale, la tourbe demeure sucrée et légèrement maltée.  Par la suite, quelques notes de barriques brulées viennent ajouter un peu de substance.

Ce n’est pas le plus tourbé des whiskies, mais c’est un beau petit dram d’initiation pour celui qui voudrait commencer à s’initier aux whiskies « peat & smoke ». Ce n’est pas choquant ou troublant tout en étant quand même très bien peaufiné.

Amrut Indian Single Malt Whisky (# 192)

Nom : Amrut Indian Single Malt Whisky

Type : Indian Single Malt

Région : Bangalore, Inde

Taux d’alcool : 46%

Site web : amrutwhisky.co.uk

Prix : 68$

Disponibilité : SAQ #11864269

Aujourd’hui je déguste mon premier whisky indien, le Amrut Indian Single Malt.  Ce whisky de la Amrut Distilleries a été lancé pour la première fois en août 2004 et il est le premier whisky en provenance de l’Inde pour lequel l’appellation « Indian Single Malt » peut lui être apposée.  En effet, il est fabriqué avec de l’orge maltée cultivée dans les provinces de Haryana, Punjab et Rajastan.  Il est ensuite distillé, maturé en fûts (majoritairement neufs et d’ex-Bourbon) et embouteillé en Inde.

L’une des grandes particularités des whiskies indiens c’est la période de maturation.  En effet, avec les températures extrêmement chaudes que l’on retrouve en Inde, la maturation se fait de trois à quatre fois plus rapidement.  Les barriques de whiskies vieillissent souvent entre 3 et 5 ans et sont prêts pour l’embouteillage.

Encore une fois, merci à Maxime Pelletier pour cet échantillon de ce whisky.

Ma dégustation :

Couleur : Or brillant, reflets dorés, sirupeux

Nez : Fruits frais, fleurs, barrique

Goût : Délicat, fruits du verger, tabac frais

Finale : Courte, légère, fraîche

Ce whisky indien offre une belle couleur or bien brillant et ses reflets sont tous de la même palette de couleurs.  La texture du liquide est relativement sirupeuse, les jambes ne se forment jamais et le liquide semble demeurer collé aux parois du verre.

Au nez c’est un beau panier de fruits frais et de fleurs baignant dans le miel doré. Par la suite un peu de vanille et de boisé se mélangent à des notes de tabac frais.

L’entrée en bouche est délicate, légèrement sucrée et fruitée.  La délicatesse des fruits du verger est bien présente et se mélange à quelques notes florales et mielleuses.  Par la suite les saveurs douces et sucrées du malt se joignent à quelques notes de vanille, de tabac frais et de barrique.

La finale est un peu courte mais remplie de fruits mielleux et de céréales légèrement maltées.  La légèreté et la fraîcheur donnent simplement le goût d’y replonger sans hésitation.  Cette finale est définitivement conçue pour les journées chaudes d’été sur la terrasse.

Disons que pour un whisky de départ, Amrut a frappé fort en 2004 ! Dans un monde dominé par les whiskies écossais, Amrut a quand même réussi son pari, présenter un whisky capable de rivaliser avec les Maîtres…

Voyons maintenant s’ils sont en mesure de s’élever d’un cran au-dessus de la mêlée !  Ma prochaine dégustation portera sur la version « Amrut Peated » …

Ardbeg Dark Cove – Committee Release (# 191)

Nom : Ardbeg Dark Cove – Committee Release

Type : Scotch Single Malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 55%

Site web : ardbeg.com

Prix : ?

Disponibilité : Non disponible à la SAQ

Ardbeg, cette distillerie que l’on glorifie ou que l’on déteste, tant pour ses scotchs hypers tourbés que pour son image de marque plutôt « trendy » …

Afin de satisfaire ses plus avides fans, Ardbeg créa le « Ardbeg Committee », un genre de fanclub, pour lequel les membres ont accès à certains avantages et à de l’information privilégiée. Le plus intéressant de tous est sans aucun doute la possibilité de pouvoir se procurer les versions « Committee » de certains de leurs embouteillages spéciaux. C’est un peu comme des « éditions limitées d’édition limitée » ! Il faut cependant être rapide sur le clic de souris car il y a plus de 120 000 membres dans ce fanclub et ces embouteillages sont très limités, à savoir de 500 à 5000 bouteilles.

Le Dark Cove Committee est la version limitée du scotch « Ardbeg Day 2016 », il a été maturé dans d’ex-fûts de Bourbon et de dark Sherry. Ce serait le Ardbeg le plus foncé à ce jour.

Je tiens à remercier Maxime Pelletier qui, lors d’un échange organisé sur un groupe Facebook, m’a permis de mettre la main sur un échantillon de ce scotch.

Ma dégustation :

Couleur : Cuivre bronze, reflets ambre, sirupeux

Nez : Tourbe maritime, fruits rouges, barrique

Goût : Tourbe sucrée, alcool, fruits, épices

Finale : Tourbée, sucrée, très sur le Sherry

« Dark Cove », il porte bien son nom, il est d’un bronze cuivré foncé et rempli de reflets ambre profond. La texture est bien grasse, les jambes très fines demeurent fixées aux parois du verre et ne veulent tout simplement pas redescendre.

Au nez, c’est définitivement Ardbeg en pleine puissance! La tourbe bien présente, est sucrée et en même temps organique et océanique. En effet les odeurs de terre légèrement humide et les coquillages se mélangent à la tourbe légèrement fumée et sucrée. À l’arrière-plan, les fruits rouges, notamment la cerise et la framboise ainsi que des notes de grains rôtis se mélangent à des relents de barriques et de mie de pain.

L’entrée en bouche est également puissante! Pas de temps à perdre, c’est immédiatement la tourbe sucrée, chaleur d’alcool, les fruits rouges confits au Sherry qui se mélangent aux épices de boulangerie et au poivre noir. Puis, la fumée de feu de camp et quelques notes maritimes arrivent et s’accompagnent de quelques élans de bois et de grains torréfiés. Le retour de la tourbe sucrée et de quelques notes vineuses de sherry nous transportent vers la finale.

La finale est tourbée, légèrement fumée et très sucrée. Le passage en fûts de Sherry se fait vraiment ressentir ici car malgré la tourbe puissante, c’est l’élément qui est mis le plus en valeur. Puis, quelques notes salines s’ajoutent à cet heureux mélange de saveurs typiquement « Ardbego-Islayesque » !

Que dire? Ce n’est pas trop compliqué… c’est un maudit bon Ardbeg ! Je ne suis pas en mesure de comparer la version régulière avec celui-ci, mais je peux dire que celui-ci est vachement bien réussi…

Highland Park – 12 ans (# 190)

Nom : Highland Park 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Highlands (Île d’Orkney), Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : highlandparkwhisky.com/12-year-old/ 

Prix : 76$ 69,75$

Disponibilité : SAQ #204560

Comme je le mentionnais dans ma fiche du Highland Park Thor, cette distillerie s’empreigne beaucoup du fait que les Iles Orcades (dont fait partie l’ile d’Orkney) étaient un territoire Viking. Ils ont pratiquement tout revampé leur ligne de produits sur ce thème.  En effet, le 10 ans se nomme « Viking Scar », le 12 ans « Viking Honour » et le 18 ans « Viking Pride ».  Aussi, plusieurs autres éditions font références à l’esprit Viking, c’est stylé, invitant et tellement marketing, je présume que c’est vendeur…

Aujourd’hui je vous présente la version 12 ans, qui n’est malheureusement pas imprégnée de tout l’honneur Viking, c’est simplement l’ancien embouteillage…

Ma dégustation :

Couleur : cuivre, reflets or roux, sirupeux

Nez : toffee, floral, malt sucré

Goût : Toffee, champs de fleur, poivre, fumée légère

Finale : florale, poivrée, fumée légère

La couleur du Highland Park 12 ans est d’un cuivre bien franc et lorsque regardé à la lumière il offre quelques reflets dorés légèrement roux. Les jambes sont plutôt larges, peu nombreuses et assez paresseuses, en effet, elles tardent à redescendre au fond du verre.

Au nez, l’accueil est fait par un caramel toffee bien sucré et accompagné de quelques notes florales et mielleuses. Par la suite, le malt doré et rôti se joint à l’ensemble.  Un peu d’alcool et de bois se font une petite place à l’arrière-plan.

Dès l’entrée en bouche, c’est le toffee bien crémeux et collant qui s’installe. Par la suite, s’ajoutent quelques notes de fleurs des champs et de rayon de miel.  Après quelques instants en bouche, une légère brûlure d’alcool s’accompagne de quelques notes de poivre noir et d’épices.  Une petite pointe de fumée se présente à l’entrée de la finale.

En finale, les notes florales, mielleuses et poivrées se laissent bercer par une légère vague de fumée. Une finale qui s’étire quelque temps et à laquelle on finit par percevoir un léger salin.

Un classique dans le style, le Highland Park 12 ans est une belle porte d’entrée pour se familiariser avec le style de la distillerie, avant de se lancer aux éditions plus costaudes et complexes tel le très renommé 18 ans, pour lequel une fiche devrait suivre un jour, du moins je l’espère bien…

Au moment de publier cet article, je constate que la SAQ a baissé le prix de 6,25$, il est maintenant 69,75$ !

 

Wild Turkey – Forgiven (# 189)

Nom : Wild Turkey Forgiven (2013 Batch 302)

Type : Mélange de Straight Bourbon & Rye whiskies

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 45,5%

Site web : wildturkeybourbon.com/product/wild-turkey-forgiven

Prix : 55$US

Disponibilité : non disponible à la SAQ

Selon l’histoire, cette version de Wild Turkey serait en fait une erreur monumentale d’assemblage de barriques qui finalement tourna pour le mieux, de là le nom L’Excusé (Forgiven)…

L’assemblage de ce whisky est composé de 78% de Straight Bourbon de 6 ans d’âge et de 22% de Straight rye d’exception vieilli 4 ans, lesquels sont par la suite assemblés dans des barriques de chêne américain au niveau de carbonisation de type “Alligator” (#4) pour une période d’affinage supplémentaire…

Est-ce vraiment une erreur ou bien un bon coup purement marketing…?

Ma dégustation :

Couleur : Cuivre franc, reflets ambrés

Nez : Maïs (pop-corn), épices, caramel, fruits rouges

Goût : Maïs sucré, seigle épicé, caramel doré, bois brûlé

Finale : Seigle et maïs légers, boisé, courte

La couleur est plutôt typique des Bourbons avec son roux cuivré bien franc et offrant de beaux reflets ambrés et dorés. Les jambes sont fines, nombreuses et tardent à reprendre leur place au fond du verre.

Au nez, c’est le maïs éclaté bien chaud légèrement épicé. Ce pop-corn est par la suite nappé d’un caramel légèrement sucré, un brin vanillé et légèrement doré. Par la suite le seigle et ses épices font acte de présence et prennent bien leur place. Puis arrive quelques notes bien agréables de petits fruits rouges comme la framboise et la cerise rouge. À l’arrière-plan, quelques notes boisées se pointent le bout du nez.

En bouche, c’est un bon Bourbon bien franc et un Rye bien tassé qui se présente, quel délice. En effet, le charmant amalgame de Bourbon-Rye est à l’avant-plan, le maïs sucré et le seigle aigre-épicé sont tous deux au rendez-vous et se laissent vaillamment accompagner d’une chaleur d’alcool réconfortante ! Par la suite, quelques notes de petits fruits rouges (encore la framboise et la cerise), un peu de vanille et d’épices de boulangerie entrent en jeu, c’est vraiment fougueux ! Par la suite le bois de barrique brûlée s’ouvre pour la finale.

Pour ce qui est de la finale, c’est un peu de seigle, de maïs, d’épice un et de bois brûlé, mais c’est malheureusement un peu court. C’est comme si l’ensemble s’était essoufflé trop rapidement et ne pouvait finir la course et s’emparer de toute la gloire…

Pas un mauvais Bourbon, pas le meilleur non plus, j’avais des attentes peut-être un peu trop élevées, mais en même temps, à 55$ US… mouain…

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