Archives de catégorie : Islay

Kilchoman – Inaugural 100% Islay (# 128)

128 F Kilchoman Inaugural 100% IslayNom : Kilchoman – Inaugural 100% Islay

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 50%

Site web : kilchomandistillery.com

Prix : ?

Disponibilité : très limitée 

Cette distillerie située sur la côte ouest d’Islay est capable d’offrir des scotchs « 100% Islay » ! En effet, pour cette version elle utilise les grains d’orge en provenance de sa propre ferme (Rockside Farm), qu’elle malte ensuite sur son propre plancher de maltage. À la fin du processus de maltage maison, le malt de Kilchoman est tourbé à environ 25 ppm. Elle utilise également du malt tourbé en provenance de la célèbre malterie de Port Ellen, également sur Islay. Le distillat produit est ensuite vieilli et embouteillé sur Islay.

Kilchoman n’est peut être pas auto-suffisante, mais c’est quand même bien de pouvoir produire une portion de ses matières premières et de pouvoir offrir un scotch qui est 100% fabriqué sur l’île d’Islay.

Ma dégustation :

Couleur : Jaune Chardonnay, reflets dorés pâles, sirupeux

Nez : tourbe saline et fumée délicate, huile de citron, floral

Goût : délicate tourbe, fumée de bois, citron et fruits blancs

Finale : tourbe sucrée, zeste d’agrumes, fumée de bois

La couleur jaune pâle de ce whisky me rappelle légèrement un Chardonnay. Les reflets sont d’un doré bien éclatant et scintillant. Après avoir fait tournoyer le précieux liquide dans mon verre, les nombreuses coulisses sur les rebords du verre sont fines et semblent bien figées en place.

Au nez, c’est bien Islay, les premiers parfums à prendre d’assaut les abords du verre sont ceux d’une tourbe légèrement maritime et fumée. Puis en s’approchant délicatement du verre, on peut noter quelques notes d’agrumes, avec une dominance d’huile et de zeste de citron. Il faut cependant faire attention à l’alcool qui pourrait surprendre celui qui n’est pas prudent. À l’arrière-plan, quelques parfums floraux réussissent à se frayer un chemin.

Dès l’entrée en bouche c’est la tourbe et la fumée qui nous accueillent avec une certaine délicatesse. En effet, la tourbe est douce et légèrement sucrée et la fumée rappelle un feu de bois de chêne dans la cheminée. Par la suite, c’est la réconfortante chaleur de l’alcool et des épices qui prennent la relève. Puis, quelques notes florales se mélangent aux poires, aux pommes « Granny » et à un zeste de citron. Un léger boisé est également perceptible sur la langue en début de finale.

La finale est bien longue et réconfortante. Une douce tourbe légèrement saline s’étire sur des notes de zeste d’agrumes. En effet, le zeste d’orange finit par dominer celui de citron. En s’étirant, la finale laisse place à des notes salines et maritimes ainsi que des notes de fumée de bois. Une très belle réussite !

Décidément Kilchoman continue à vraiment m’impressionner. Tel qu’indiqué sur la boite, il est assez difficile de s’imaginer que ce scotch est âgé de seulement 3 ans! Malgré son jeune âge, il a des caractéristiques assez complètes, voire même complexes !

J’ai vraiment hâte de goûter à un « Kilchoman 10 Years Old »!

Kilchoman – Spring 2011 Release (# 127)

127 F Kilchoman Spring Release-2Nom : Kilchoman – Spring 2011 Release 

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : kilchomandistillery.com

Prix : ?

Disponibilité : très limitée

Je poursuis mon aventure Kilchomanesque avec le « Spring 2011 Release », une mignonnette d’un embouteillage en édition limitée, laquelle était présentée dans une petite boite d’échantillon contenant également deux autres mignonnettes : le « 100% Islay – Inaugural Release » et le « Vintage 2006 », dont  les fiches vont évidemment suivre.

Lorsqu’une distillerie débute et commence à pouvoir embouteiller son précieux liquide, plusieurs lots sont mis sur le marché en « édition limitée » puisque les stocks de la distillerie ne sont pas encore assez volumineux pour offrir des embouteillages réguliers offrant une constance dans le produit final. Du même coup la distillerie fait des essais et travaille sur le perfectionnement de son « style ». On n’a qu’à penser à Arran Malt à ses débuts ! Il était plutôt difficile de suivre la mise en marché des différentes éditions !

Le « Spring 2011 Release » serait le 6e embouteillage officiel de Kilchoman. C’est un jeune assemblage composé de whisky ayant vieilli dans d’ex-fûts de Bourbon pendant trois ans (70%) et quatre ans (30%) pour ensuite avoir été marié et affiné pendant cinq semaines dans d’ex-fûts de sherry Oloroso.

Ma dégustation :

Couleur : Or pâle, reflets dorés

Nez : Tourbe, maritimes, fruits blancs frais

Goût : tourbe fumée, fruits tropicaux, épices légères

Finale : tourbe fumée, maritime

Ce jeune scotch nous offre une couleur d’or très pâle et les reflets sont scintillants et légèrement ambrés. Les jambes, quoique nombreuses, redescendent rapidement au fond du verre en formant de fines gouttelettes sur les parois.

Au nez, dès les premiers effluves c’est une tourbe prenante et envahissante qui ouvre le bal. Ensuite, l’iode et la boucane d’un feu de camp sur le bord de la mer viennent se mélanger à cette tourbe. Finalement, arrivent les fruits blancs frais, les poires, les pommes Granny Smith ainsi que les raisins verts.

En bouche c’est encore de la tourbe et de la boucane qui dominent l’ensemble. Après quelque temps, des saveurs de fruits tropicaux baignant dans un sirop qui aurait légèrement brûlé accompagnent quelques notes d’épices qui sont quand même discrètes. Quelque part à l’arrière-plan, des notes florales, voire un peu savonneuses, (la gomme savon du Machir Bay, mais moins prononcé) tentent de s’ouvrir mais sont rapidement étouffées par un retour de la tourbe fumée.

En début de finale, la fumée et la tourbe sont accompagnées par un salin maritime bien franc. Par la suite, on perçoit un léger retour du sirop sucré légèrement brûlé. La finale s’étire de longs moments sur des notes de tourbe sucrée et bien fumée, et ce, pour de longs moments.

Un peu plus sur les « rough edges » que le Machir Bay ! Il est jeune et fougueux et c’est fort probablement son jeune âge qui le rend aussi excité. C’est comme si tout était bien parti mais pas encore terminé, la tourbe et la fumée sont promptes et le bois (et le temps) n’a pas encore fini son œuvre…

Comme dit le proverbe: « Il faut bien que jeunesse se passe ! »

Kilchoman – Machir Bay 2012 (# 126)

126 F Kilchoman Machir BayNom : Kilchoman – Machir Bay 2012

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : kilchomandistillery.com

Prix : 86$

Disponibilité : SAQ #11919979

La distillerie de Kilchoman est située sur la côte ouest d’Islay et débuta sa production en juin 2005. Une nouvelle distillerie sur la légendaire île d’Islay ? Hé oui, c’était la première fois depuis environ 125 longues années !

Kilchoman est aussi une ferme et un plan de maltage. Rockside Farm, voisine de la distillerie fournit une partie de l’orge nécessaire à la distillerie, lequel sera ensuite malté sur son propre plancher de maltage. Elle utilise également du malt tourbé en provenance de la célèbre malterie de Port Ellen.

Le premier tonneau de Kilchoman a été produit le 14 décembre 2005 et l’embouteillage de ses whiskies (âgés de 3 ans) a commencé en septembre 2009. La distillerie utilise principalement d’ex-fûts de Bourbon. Des fûts de sherry sont également utilisés pour certains embouteillages.

Le Machir Bay est le scotch d’expression principale de Kilchoman. Il a été lancé la première fois en 2012. Il est embouteillé une fois l’an. D’année en année il contiendra toujours une portion de scotch plus mature que la précédente, ce qui permettra aux amateurs d’étudier la progression du whisky. La version 2012 a été vieillie dans d’ex-fûts de Bourbon pendant une période variant entre 3 et 5 ans et affiné quelques semaines dans d’ex-fûts de Sherry.

Ma dégustation :

Couleur : Jaune paille, sirupeuse

Nez : Végétal, tourbe saline, sucré

Goût : Fumée, fruits, épices, gomme savon

Finale : Boucane, tourbe, boucane

La couleur de ce scotch d’Islay est d’un jaune paille avec des reflets tirant sur un doré pâle. La texture est relativement sirupeuse, les coulisses sont nombreuses, fines et minces puis redescendent lentement au fond du verre.

Au nez, c’est très végétal et tourbé. Au premier plan c’est une tourbe maritime et légèrement sucrée qui est accompagnée d’un peu de fruits verts frais et de feuillage. Après quelques instants, une fumée finit par former un écran assez dense et une fois bien installée, cette fumée est quasi impénétrable et dominante. Seul un petit sucré caramel-vanille parvient à se frayer un chemin.

Dès l’entrée en bouche, la tourbe légèrement sucrée et fumée est au rendez-vous. Elle se mélange par la suite à une salade de fruits sucrée au miel et épices. Puis, de légères notes céréalières se mélangent à la fameuse gomme au savon mauve. En s’ouvrant vers la finale, de légères notes salines se mêlent lentement à la boucane, laquelle finit par engloutir l’ensemble…

La finale, c’est de la boucane et de la tourbe qui perdurent, et perdurent et perdurent, et… bon OK on se calme ! Un léger caramel salé et légèrement brûlé est également présent en arrière-plan… Une finale mémorable!

Décidément Kilchoman frappe assez fort avec leur édition « d’entrée de gamme » Machir Bay ! Tourbe, fumée, fruits, épices… Bref un ensemble admirable, surtout pour un scotch relativement jeune. Vraiment une distillerie en plein essor et en constante évolution, je vais l’ajouter à ma liste de distilleries « chou chou » !

…et regardez ce qui s’en vient pour les trois prochaines fiches !

126 F Kilchoman minis

Ardbeg – Corryvreckan (# 116)

116 F Ardbeg CorryvreckanNom : Ardbeg – Corryvreckan

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 57,1%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : de 165$ à 184$ 

Disponibilité:  déjà été en SAQ et LCBO

L’Ardbeg Corryvreckan, emprunte son nom à l’un des tourbillons les plus grands du monde. Ce « whirlpool » est situé tout juste au nord de l’Ile de Jura. De par son intensité, il mettrait au défi quiconque oserait s’y aventurer sans vraiment savoir ce qu’il fait, du moins c’est ce que les vieux marins des environs racontent ! Avec ses 57,1% d’alcool cet Ardbeg sera-t-il « domptable » ?

Ma dégustation :

Couleur : Jaune paille, teinte rosée, peu sirupeux.

Nez : pain aux noisettes, herbes salées, goudron

Goût : chaud, tourbe, très salin

Finale : saline, maritime, florale

D’une couleur légèrement dorée ressemblant à de la paille, il laisse également passer un léger éclat tirant sur le rosé. La texture semble légère et peu sirupeuse, les coulisses sont inexistantes et les gouttelettes sont fines sur les rebords.

Au nez, c’est quand même assez présent et intense. L’odeur traditionnelle de noisettes que je perçois dans la plupart des scotchs d’Ardbeg est bien présente mais cette fois-ci c’est plutôt l’odeur de pain grillé aux noisettes. Par la suite des herbes salées et des notes de goudron chaud sont bien présentes. À l’arrière-plan, de légères notes florales tentent de se frayer un chemin.

En bouche, c’est immédiatement chaud et piquant ! En effet, tel un coup de fouet, les 57,1% d’alcool ainsi que des épices attaquent ! Par la suite, une fois les ardeurs calmées, une tourbe maritime et saline arrive accompagnée de notes océaniques, algues, coquillages… Puis, tout se calme pour laisser la place à une fumée de BBQ un peu sucrée qui vient accompagner le sel marin, lequel est toujours intense.

En finale, des notes florales et boisées s’emmêlent aux notes fumées, salines et maritimes. L’ensemble est bien agréable et perdure quand même de bons instants.

Faisant cette dégustation un soir de froid intense (-27C), il manquait seulement un foyer avec deux bûches d’érable et le moment aurait été parfait. Un bon Ardbeg très salin et maritime qui réchauffe rapidement l’intérieur. Peut-être qu’un brin plus tourbé et fumé apporterait un peu plus de complexité en bouche et il serait (presque) parfait.

Il est maintenant non disponible à la SAQ mais vous pourriez peut-être vous le procurer chez nos voisins à l’Ouest pour environ 180$ . Petit scoop, je l’ai vu chez nos voisins du sud à 76$US…

Merci à mon bon ami Charles L. pour l’échantillon.

CWM: Ardbog & Yakima I.P.A. de Microbrasserie Le Castor (# 114)

114 CWM F Ardbog+Castor YakimaNom : Ardbeg – Ardbog

Type : Scorch Single Malt

Taux d’alcool : 46%

Bière: Le Castor – Yakima IPA

L’Ardbog est l’édition limitée de l’Ardbeg Day 2013. Ayant déjà fait une fiche pour l’Ardbog, vous pouvez la lire en cliquant ICI. Quelques petites différences, minimes.

La Yakima a été ma IPA préférée de l’été 2013… Elle est vraiment parfaite ! Le Castor est l’une des (nouvelles) microbrasseries qui n’arrête pas d’être créative et qui finit toujours par m’impressionner.

Voici mes notes pour l’Ardbog :

Au nez, c’est évidemment très Ardbeg. Les effluves maritimes, de tourbe et de fumée sont définitivement au premier plan. Par la suite, des fruits confits et des notes de pain aux noix grillé font acte de présence.

En bouche, le salin, la tourbe et toujours les noix grillées sont au premier plan. Les fruits confits, sirop d’érable quelques notes de chocolat noir amer et de café espresso sont bien présents. Nouveauté, une pointe de réglisse noire et de poivre noir en arrière-plan.

La finale quant à elle est bien Ardbeg. Elle est longue, salée et tourbée et on peut se laisser bercer sur des notes boisées et sucrées.

Côté Bière, Boom ! Houblon floral et fruits tropicaux de la Yakima sont dans le tapis ! L’amertume tranche mais sans dominer. Après les fruits tropicaux, le zeste d’orange et le pamplemousse arrivent en trombe pour être suivis d’une touche un peu épicée.

Pour l’accord bière et Scotch, Hou la la ! Une bière avec assez de prestance pour faire face à un Islay tel qu’Ardbeg!! L’IPA parvient quasiment à dominer la tourbe et la fumée pour laisser place aux fruits confits, au caramel légèrement brûlé et aux épices boisées du scotch ! Sublime !

Pour l’accord Scotch et bière, l’Ardbog apporte à la Yakima une nouvelle dimension. Le côté agrume demeure, mais sans son côté amer, les saveurs de fruits tropicaux (notamment l’ananas, la papaye et la mangue) et de céréales sont maintenant plus présentes.

D’un côté comme de l’autre, les deux réussissent à s’accentuer, à se « booster ». Est-ce un accord parfait ? Je crois que oui, les deux bénéficient de l’un et de l’autre. Dans les deux cas, ils finissent par s’offrir mutuellement de nouvelles dimensions !

Ardbeg – Airigh Nam Beist (# 107)

107 F Airigh Nam BeistNom : Ardbeg – Airigh Nam Beist

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : inconnu

Disponibilité : très limitée

L’Ardbeg Uigeadail prend son nom de la source dans laquelle la distillerie Ardbeg puise son eau. Airigh Nam Beist est le « hill loch » (genre de cours d’eau) qui apporte l’eau du Loch Uigeadail à la distillerie ! C’est-ce qu’on appelle avoir de la suite dans les idées ! En gaélique, Airigh Nam Beist (se prononce « arry nam baysht ») pourrait se traduire par quelque chose comme « l’endroit où se cache la bête » ! Un peu effrayant…

Les stocks de whisky pour l’Airigh Nam Beist ont tous été distillés en 1990 et placés dans des fûts de chêne (ex-Bourbon ?). Par la suite trois embouteillages ont eu lieu en 2006, 2007 et 2008, donnant droit à des scotchs âgés entre 16 et 18 ans. Celui que je vous présente est l’embouteillage 2006.

Ma dégustation :

Couleur : dorée très pâle reflets orangés

Nez : tourbe sucrée, fumée, nez très discret

Goût : fumée, zeste d’oranges confites, tourbe.

Finale : saline, tourbée, sucrée, feu de camp

L’Airigh Nam Beist est d’une couleur très pâle avec des reflets légèrement orangés. Sa texture est assez sirupeuse mais les coulisses retombent rapidement au fond du verre.

Au nez, c’est relativement « Ardbeg », la tourbe sucrée et une fumée sont au premier plan, mais très « sur les brakes ». Aux premières approches, je peux dire que le nez est plutôt doux, du moins pour un Ardbeg. Puis, du zeste d’agrumes et de la mie de pain frais s’entrecroisent pour être finalement dominés par la fumée. Le nez de cet Ardbeg est l’un des plus timides à date.

En bouche, c’est plus présent, plus Ardbeg ! Fumée et zeste d’oranges confites se joignent à une tourbe sucrée et légèrement maritime. Puis, l’alcool apparaît (pas la brûlure mais plutôt son goût) et se mélange à des notes d’épices et de sucre brûlé et finalement, une dominance d’un salin maritime ouvre la porte vers la finale.

La finale est bien saline, légèrement tourbée et un peu sucrée. La fumée d’un feu de camp tout juste éteint revient légèrement. Cet amalgame de saveurs bien typiques d’Islay s’étire pour de longs et agréables moments.

Ce scotch est-il à la hauteur d’un bon Ardbeg? Oui. Suis-je déçu ? Pas vraiment, mais en même temps, je crois que mes attentes de cet embouteillage plutôt rare étaient peut être trop hautes ou trop ambitieuses. Les similarités avec différents Ardbeg sont bien là, mais je m’attendais à un gros coup de poing sur la gueule et j’ai eu droit à une gifle ! Mais une petite gifle amicale…

Merci à Charles L. pour l’échantillon.

Ardbeg – Galileo (# 89)

089 F Ardbeg GalileoNom : Ardbeg Galileo

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 49%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 155$

Disponibilité : SAQ #11940583

Une nouvelle édition par Ardbeg, le Galileo. Une édition lancée afin de célébrer une expérience d’Ardbeg, en partenariat avec une société de recherche américaine NanoRacks LLC, afin de lancer quelques fioles contenant des composés micro organiques dans l’espace afin d’analyser certains paramètres…ouf! pour plus d’info ICI (en anglais), disons que c’est assez technique et scientifique ! Disons que l’équipe de marketing d’Ardbeg ne manque pas d’imagination !

En attendant de voir ce qui adviendra de cette « expérience », attardons-nous plutôt sur la présentation du Galileo. Le lettrage et le graphisme de l’emballage donnent un look très « sci-fi-rétro-futuriste » des années cinquante rappelant un peu l’environnement de l’excellente et très populaire série de jeu vidéo Fallout, les geeks et les gamers parmi vous feront certainement le lien. Quant au whisky, il fut distillé en 1999 et embouteillé en 2012 et aurait passé ces quelques années dans d’ex-fûts de Bourbon et de Marsala et il est embouteillé à 49%. Assez intéressant ! La recette semble gagnante, voyons voir.

Ma dégustation :

Couleur : Caramel doré, texture mince

Nez : Tourbe, fumée légère, pain aux noix grillées, végétal

Goût : Tourbe, salin, boisé, floral

Finale : Tourbe sucrée/salée, fumée, maritimes

Assez pâle, la couleur est d’un caramel doré tirant légèrement sur le roux. Quant à la texture, en faisant tournoyer le précieux liquide dans le verre, il laisse de nombreuses et minces coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre au fond du verre et finissent par se transformer en gouttelettes.

Au nez, c’est bien présent et très Islay, même ma blonde assise à l’autre extrémité de la pièce a eu des effluves ! De la tourbe et une fumée légère se mélangent à des odeurs de pain aux noix grillées ainsi qu’à des notes végétales et florales. Un nez complexe dont on ne se lasse pas ! Typiquement Ardbeg !

En bouche, c’est de la tourbe sucrée et le salin maritime qui attaquent dès les premiers instants. Par la suite, des notes boisées, vanillées et épicées ainsi que la chaleur de l’alcool font acte de présence. Puis, la fumée et quelques notes florales se mélangent à une légère saveur de réglisse (ou est-ce l’anis étoilé ?) Le tout se fait en parfaite harmonie et nous transporte vers la finale…

La finale, en un mot, ce serait WOW ! Elle perdure de très longs moments et le rappel des saveurs se fait sur toutes les sphères. La tourbe sucrée/salée et de la cassonade brûlée se joignent à la fumée. Sur la langue, la sensation râpeuse et piquante des épices et des tanins du bois se font bien sentir. L’anis étoilé (ou est-ce la réglisse?) revient légèrement, puis les notes salines finissent par prendre le dessus et demeurent de longs moments.

Encore un bon coup d’Ardbeg, tant pour le whisky que pour la campagne de publicité ! En effet cette histoire de molécule dans l’espace à fait beaucoup jaser sur le net et dans les réseaux sociaux ! Les attentes étaient hautes pour le Galileo, et la marchandise a bien été livrée, tant sur Terre que dans la Station Spatiale Internationale !

Maintenant attendons la suite de cette fameuse expérience hors du commun…

Encore une fois, merci à Charles pour l’échantillon.