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The Arran Malt – Amarone Cask Finish (# 40)
Nom : The Arran Malt – Amarone Cask Finish
Type : Scotch single malt
Région : Ile d’Arran, Écosse
Taux d’alcool : 50%
Site web : www.arranwhisky.com
Prix : 60$
Disponibilité : SAQ #11544054 (plus disponible)
Pour ce scotch, la distillerie d’Arran a décidée de se lancer dans un affinage assez particulier, celui d’un vin rouge, mais pas n’importe quel vin rouge, le fameux Amarone italien. Pour savoir en quoi consiste le vin « Amarone », je vous invite à lire l’article de M. Jacques Benoît du journal La Presse sur le sujet. Une autre bonne décision de leur part, de garder leurs scotchs authentiques et naturels, sans ajout de caramel de coloration et sans filtrage à froid (non chill-filtered).
Ma dégustation :
Couleur : dorée pâle, reflets rosés, texture légère
Nez : vin rouge, fruits, alcool, céréales
Goût : tawny port, fruits, boisé
Finale : assez persistante, sucrée, légère
La couleur de ce single malt est assez particulière, la teinte plutôt dorée pâle est également garnie de reflets assez rosés, lesquelles témoignent de son séjour en barriques d’Amarone, ce fameux vin italien. La texture semble un peu légère, les jambes descendent plutôt rapidement et laissent de petites gouttelettes sur les rebords du verre.
Le nez est très intense et parfumé. Au premier plan, c’est frais et vif. Ce qui frappe en premier, c’est l’odeur d’un vin rouge mélangé à des oranges, un peu comme une bonne Sangria! La vivacité de l’alcool se fait également sentir. Par la suite, se joint un léger parfum fruité et sucré de raisins, de poire, de sucre d’orge et de zeste d’orange.
L’entrée en bouche est immédiatement sucrée. Puis, une vague de saveurs frappe comme un train! Le fruité d’un bon vin rouge, le caramélisé d’un tawny port, les fruits, le zeste d’orange aux épices. Un souffle d’alcool arrive ensuite pour se joindre à un boisé bien franc. Les papilles sont en plein travail! En entrée de finale, on finit par percevoir un certain piquant sur la langue et l’effet des tanins du bois sur les joues.
En ajoutant un peu d’eau, les saveurs s’adoucissent et on peut percevoir une petite touche céréalière à l’arrière plan.
La finale est franche, boisée et sucrée. Le bois prend maintenant beaucoup de place et les arômes de vins deviennent de plus en plus celles d’un tawny. Par contre, ces saveurs sucrées et fruitées se dissipent assez rapidement pour ne laisser que la sensation du bois en bouche.
C’est mon deuxième Arran, le premier était le 10 ans (voir ma fiche ICI) et encore une fois, cette toute jeune distillerie m’impressionne! Je me demande ce que les autres « Cask finisk » ont à offrir, Bourbon et Sherry, deux mots qui déjà m’inspirent beaucoup! Malheureusement le Amarone Cask Finish n’est plus disponible à la SAQ, mais qui sait peut-être reviendra-t-il? Et s’il était appelé à revenir, malgré une finale un peu courte, je vous le recommande fortement, une bien belle expérience!
Le Club Whisky Montréal arrive bientôt !!
Bonjour à tous et à toutes,
Une bonne nouvelle pour les amateurs de whiskies de la grande région de Montréal… Enfin un club de dégustation de whiskies est sur le point de voir le jour! En effet, les organisateurs prévoient le lancement officiel du club pour janvier 2013.
Afin de préparer le terrain, ils prévoient organiser quelques séances de dégustation et autres activités, et ce, d’ici la fin de 2012 !
Ça bouge pas mal ! Ils sont sérieux !
Assez sérieux que le site web est déjà en ligne: www.whiskymontreal.ca !
Assez sérieux que la première séance est déjà fixée!
En effet, amateurs de whiskies du Grand Montréal, mettez le 15 octobre 2012 à votre agenda !! En effet une soirée avec nul autre que Marc Laverdière, ambassadeur pour Highland Park et The Macallan ! Mais faites vites car les places sont limitées!
Voici le lien pour réserver votre place :
Dégustation Highland Park & The Macallan avec Marc Laverdière
Et bien sur, je vais y être !
(petit scoop, on pourra goûter le Highland Park – Thor, mais chut ! 😉 )
Vidéo: vlog La Décapsule « AtmanNation – Épisode 11 » on parle blogues de whiskies !
Voici une capsule vidéo des Frères Atman (David et Alex) du vlog « La Décapsule« , c’est la toute première revue de presse et elle s’intitule « AtmanNation – Épisode 11 » .
Alex parle de deux blogues sur le whisky, soit www.whiskyplus.ca de @jfpilon et bien sur de moi, Freaky Whisky!
Merci les boys!!
Aussi, voici le lien direct pour youtube: http://www.youtube.com/watch?v=8H1gfmZjGIs
Laphroaig – Quarter Cask (# 39)
Nom : Laphroaig – Quarter Cask
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web : www.laphroaig.com
Prix : SAQ 65,50$
Disponibilité : SAQ #10999938
Le Laphroaig Quarter Cask est un scotch qui a passé la fin de sa maturation dans des fûts de chêne de plus petites tailles, soit l’équivalent, vous l’aurez deviné, du quart d’un tonneau standard. Ceci permet au liquide d’avoir un plus grand contact avec le bois dans dans la barrique, tout en accélérant le vieillissement. De plus, il est non filtré à froid, ce qui lui permet de conserver toutes ses saveurs ainsi que son authenticité.
La première édition du Quarter Cask fut lancée en 2004. Avec cette façon de faire, Laphroaig renoue avec une ancienne tradition datant du XIXe siècle. À cette époque, ces plus petits tonneaux facilitaient le transport à dos de cheval et assurément plus facile à cacher afin d’éviter les percepteurs de taxes!
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, reflets dorés
Nez : Tourbe, médicinal, citron, fumée
Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin
Finale : tourbée, fumée, très persistante et saline
À la lumière, la couleur est d’un ambre assez pâle et le liquide laisse passer des reflets tirant sur le doré. Quelques instants après avoir fait tournoyer le liquide dans le verre, des coulisses fines et bien définies apparaissent sur les rebords du verre. Lentement elles redescendent au fond.
Au dessus du verre, on sent définitivement que c’est un bon Laphroaig! Tourbe puissante et odeur médicinale sont au premier plan avec une petite présence d’alcool. Mais une odeur légèrement sucrée perce définitivement cette puissante barrière olfactive. Le citron, ou plutôt l’huile de citron, celle que l’on retrouve dans les produits pour le bois (style savon Murphy’s). Puis finalement arrive la fumée, laquelle vient remettre le tout en place.
Dès l’entrée en bouche, on sent que c’est puissant, la brûlure d’alcool se fait sentir immédiatement. Par la suite, la tourbe, la fumée et le zeste de citron font leur apparition et prennent toute la place, et ce, pour un bon moment. Ensuite les saveurs médicinales bien typiques de Laphroaig (le fameux Listerine) se mélangent à une cannelle bien piquante et rugueuse. La présence des tanins du bois se font bien sentir et tapissent pleinement les joues et le palais. Progressivement, une amertume (citron-pamplemousse) et une légère touche océanique se réunissent pour nous transporter vers la finale.
La finale est toute en puissance et perdure pour de longs moments. La fumée revient accompagnée de la tourbe, qui maintenant semble légèrement sucrée. Tout en s’étirant, cette finale se remplie de notes océaniques et salines, lesquelles finissent par prendre le dessus.
Comme je l’ai déjà dit, avec Laphroaig, il faut avoir fait ses devoirs et être bien averti! Pour ceux qui désirent s’aventurer sur cette avenue plutôt à sens unique, ce Laphroaig Quarter Cask est vraiment un des meilleurs, sinon LE meilleur rapport qualité/prix.
Selon moi, pour un scotch d’Islay offrant toutes ces caractéristiques, à ±65$, c’est définitivement le « Best bang for your buck » !
The Glenrothes – Select Reserve (#38)
Nom : The Glenrothes – Select Reserve
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.theglenrothes.com
Prix : 60,50$
Disponibilité : SAQ 10769201
La distillerie The Glenrothes est située en plein cœur de la région du Speyside, tout près des distilleries bien connues de Macallan et Aberlour. Saviez-vous que cette région compte plus de 50% des distilleries de l’Écosse entière! La distillerie Glenrothes fut construite en 1878 par James Stuart & Co., qui à l’époque dirigeait également la distillerie Macallan. La particularité de Glenrothes est que plutôt que d’offrir comme la majorité des distilleries des scotchs avec mention d’âge (10 ans, 16 ans, etc.), elle a opté pour un système millésimé, comme par exemple le Glenrothes Vintage 1998, le 1995 ou le 1991.
Petite exception pour le Select Reserve que je vous présente aujourd’hui. Le « Malt Master » de la distillerie, John Ramsey, a plutôt fait une sélection de ses meilleures barriques pour ensuite en faire un assemblage représentatif des différents attributs de la distillerie, et ce, en gardant les mêmes standards de qualité.
Ma dégustation :
Couleur : dorée riche, texture assez légère
Nez : fruits, champêtre (?), céréales
Goût : fruits en conserve, raisins « Sunmaid », épices
Finale : maltée, sucrée, fruitée, vanille
La couleur est d’un beau doré riche avec des reflets bien reluisant à la lumière. Côté texture, le liquide semble assez léger, les jambes sur le verre sont nombreuses mais étroites et redescendent plutôt lentement. Aucune gouttelette ne se forme sur les rebords du verre, le liquide redescend complètement, ce qui démontre malgré tout une certaine texture.
Au nez, c’est timide, mais varié. Des parfums de fruits tels les agrumes, les raisins secs et la banane légèrement verte se mélangent à des parfums floraux et d’herbes sèches. Le tout est accompagné d’un léger sucre d’orge et de céréales.
L’entrée en bouche est très douce et agréable, le scotch est léger et frais. Le goût des petits raisins secs « Sunmaid » est au premier plan et bien marquant. C’est accompagné par les saveurs des fruits en conserve (pèches et poires), lesquelles sont également bien présentes. Par la suite viennent les épices du bois accompagnées d’un petit pimenté qui pique légèrement la langue. Une certaine astringence légèrement citronnée apparaît en début de finale.
La finale est douce et assez longue, bien maltée, sucrée et fruitée. Les saveurs reviennent encore et sont marquées par le retour du sucre d’orge, qui cette fois semble un peu plus caramélisé. Plus cette finale s’allonge, plus la vanille tente de ressortir.
Un scotch agréable, léger, frais et bien fruité. Lors de chaleurs accablantes, comme au Québec cet été, ou à la fin d’un copieux repas, ce whisky fera belle figure afin d’apporter un peu de fraîcheur et de légèreté. Bien hâte d’avoir la chance d’essayer un autre produit de cette distillerie. En terminant, petite mise en garde aux amateurs de tourbe, de fumée et de robustesse, soyez avertis qu’ici on est dans la dentelle et la finesse.
Ardbeg – Uigeadail (# 37)
Nom : Ardbeg – Uigeadail
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 54,2%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 147,50$
Disponibilité : SAQ #11156318
L’Ardbeg Uigeadail prend son nom de la source dans laquelle la distillerie Ardbeg puise son eau depuis des décennies, le Loch Uigeadail. En gaélique, « loch » signifie « lac » ou « étendue d’eau ». Ce scotch serait un assemblage d’anciens fûts de bourbons et de sherry contenant du whisky de 10 ans, de 13 ans et d’autres plus anciens, datant des années soixante-dix.
Pour l’année 2009, l’Uigeadail fut couronné « Best single malt » par Jim Murray, auteur de « The Whisky Bible »
Ma dégustation :
Couleur : ambre cuivrée foncée
Nez : tourbe sucrée et fruitée, fumée, nez discret
Goût : tourbe, agrumes, fumée, sucre brûlé.
Finale : tourbe, agrumes, espresso, saline-vineuse
L’Uigeadail est d’une couleur ambre assez foncée avec des reflets légèrement orangés. Sa texture est assez sirupeuse. Comparativement au Ardbeg Day, il est plus foncé mais sa texture semble légèrement moins dense, les coulisses redescendent plus rapidement au fond du verre.
Au nez, la tourbe sucrée et fruitée est au premier plan, mais c’est assez discret. Une fumée légère vient se joindre à une odeur de pain frais et du zeste d’agrumes. Dans cet Ardbeg, l’odeur de noisette que je note habituellement est légèrement moins présente. Après une quinzaine de minutes, les parfums s’ouvrent et sont plus présents.
Au goût, c’est beaucoup plus présent et franc, la tourbe est toujours au rendez-vous et elle se fait bien accompagnée par des saveurs d’agrumes sucrées, un peu comme une marmelade au porto. Arrive ensuite la chaleur de l’alcool, la fumée ainsi que les tanins sur la langue. Après cet ensemble débordant de complexité, on se prépare à la finale avec des notes de torréfaction et d’un sucré légèrement brûlé, lesquels tapissent la langue et le palais.
La finale est bien tourbée et fumée à souhait et l’amertume de l’espresso sucré-brûlé vient s’unir dans cette finale, laquelle est des plus agréables et s’étire sur de longs moments. Une pointe légèrement saline et vineuse fait son apparition après quelques instants.
Ce scotch est digne d’un bon Ardbeg. Tourbé, fumé, costaud, raffiné et complexe. Le nez est par contre un peu timide au début, mais les saveurs sont bien présentes et marquées. J’ai trouvé que les notes de sherry étaient moins au premier niveau mais plutôt en complément aux autres saveurs.
Un scotch très intéressant et quand même assez différent de l’Ardbeg Day. En les comparants, ils ont des caractéristiques similaires mais également des saveurs assez différentes. Les deux sont bien « Ardbeg », tourbé et fumé, costaud et franc. Comparativement à l’Ardbeg Day, l’Uigeadail est définitivement plus complexe et plus lustré.
Ardbeg Day (# 36)
Nom : Ardbeg Day
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 56,7%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 99,95$US
Disponibilité : Sherry-Lehmann (NYC)
La distillerie d’Ardbeg a fait du 2 juin 2012 le Jour Ardbeg (Ardbeg Day), une journée internationale où les amateurs du monde entier célébreront ensemble l’amour et la passion qu’ils ont pour leur distillerie préférée. Pour souligner l’événement, la distillerie a mis sur le marché un embouteillage édition limitée à ±12 000 bouteilles qui se nomme simplement « Ardbeg Day ». Y aura-t-il une nouvelle édition à chaque année? Nous le saurons sûrement le 2 juin 2013!
Les informations trouvées sur le net m’informent que ce serait fort probablement un assemblage de whiskies âgés de 8, 9 et 12 ans vieillis dans des fûts de Bourbon. Une fois l’assemblage fait, ce dernier aurait été « re-barriqué » dans d’anciens fûts de Sherry pour une période supplémentaire de 6 mois.
Ma dégustation :
Couleur : cuivrée pâle avec reflets rosés
Nez : tourbe, fumée, assez sucrée et floral, brûlure d’alcool.
Goût :tourbe, sucrée et épicée, chaud (alcool) et costaud.
Finale : Très longue, sucrée et vineuse.
La couleur cuivre assez pâle est accompagnée d’une légère teinte rosée. Le scotch donne une texture assez sirupeuse avec de belles coulisses sur les parois de la verrerie.
Au nez, c’est bien un Ardbeg, son odeur traditionnelle est bien présente. La tourbe et la fumée bien présentes se mélange cette fois à une odeur légèrement sucrée et florale, mais attention à la brûlure d’alcool. Soudainement, la cannelle passe en trombe et se transforme en une odeur bien connue de ma jeunesse, la gomme « Thrills », la gomme mauve au savon…assez spécial. L’odeur de noisette que je retrouve toujours (ou presque) dans les Ardbeg est encore une fois bien présente.
La tourbe qui entre en bouche avec vigueur est accompagnée d’un goût légèrement vineux et épicé. Ce scotch est chaud et très costaud, la fumée perse très légèrement la puissante barrière érigée par l’alcool. Une fois cette barrière brisée, les épices exotiques et les fruits confits (gâteau de Noël) accompagnent l’amertume d’un café espresso tout en nous amenant vers la finale.
La finale est longue, chaleureuse et enivrante. Maintenant que la brûlure d’alcool est rendue au fond de l’âme, les saveurs reprennent leur place. Bien tourbé et fumé, cette finale est également accompagnée de saveurs rappelant celles d’un porto tawny, de l’amertume d’un café espresso et du sucré des fruits confits. Le tout perdure un bon moment et un salin fait surface graduellement tout au long de cette finale.
Un très bon Ardbeg, l’aspect vineux et sucré apporté par les barriques de Sherry lui procure des notes très intéressantes et différentes des Ardbeg goûtés avant (à part peut-être l’Alligator). Complément d’information, j’ai lu quelque part que les barriques utilisées pour l’affinage (finishing) de cet Ardbeg Day seraient des barriques de Sherry de 2e remplissage ayant auparavant contenu de l’Uigeadail? Si c’est le cas, j’ai bien hâte de faire la dégustation de ce dernier. Ce sera justement ma prochaine fiche, quel hasard!







