Archives de catégorie : Islay
Ardbog (# 86)
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 52,1%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 120$US
Disponibilité : Sherry-Lehmann (NYC)
La distillerie Ardbeg récidive pour 2013 et elle a fait du 2 juin le Jour Ardbeg (Ardbeg Day), et encore une fois cette année, les amateurs de cette distillerie ont droit à une édition limitée qui se nomme, non pas « Ardbeg Day 2013 » mais plutôt Ardbog! Un jeu de mot avec le nom de la distillerie faisant aussi référence au « bog » (marais de tourbes) qui sont si présents sur l’ile d’Islay et qui sont également responsables des saveurs de tourbe et de fumée d’une bonne majorité des scotchs d’Islay. Cette tourbe est un peu devenue la « signature » des scotchs d’Islay. Cet embouteillage en édition limitée à ±12 000 bouteilles.
Cette année il est question d’un assemblage de scotch ayant séjourné 10 ans (sans mention d’âge sur la bouteille) dans d’ex-fûts de Bourbon et de Manzanilla, un vin rouge espagnol (Xérès) d’appellation d’origine contrôlée. Ce bel assemblage de fûts devrait apporter des saveurs complexes bien enfouies dans un marais de tourbe saline et de boucane !
Ça s’annonce bien !!
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle avec reflets rose-orangés
Nez : Maritime, tourbe, fumée, fruits confits, pain aux noix
Goût :Salin, tourbe, noix grillés, fruits confits, espresso
Finale : Longue, salée, tourbée, boisée, sucrée
D’un ambre assez pâle avec des reflets laissant apparaître des couleurs teintées de rose et d’orange. La texture semble quand même assez sirupeuse, les coulisses sont fines et nombreuses sur le verre.
Ardbeg? Oh que oui! De la tourbe sucrée, des odeurs salines, maritimes et fumées à profusion! Il faut aussi faire attention à la morsure d’alcool, laquelle est quand même bien présente. Derrière cette barrière quasi impénétrable de robustes parfums, on peut tout de même déceler qu’une certaine complexité est bien présente. Des effluves de pain aux noix grillés, de fruits confits ainsi que des notes légères de bois et de vanille réussissent à s’imposer dans l’ensemble, Impressionnant!
L’entrée en bouche est immédiatement imprégnée de saveurs salines et maritimes. Puis la tourbe et la fumée arrivent et sont également accompagnées de saveurs rappelant les noix grillées et salées. Tranquillement, des saveurs de fruits confits ayant cuits dans un sirop (à l’érable?) viennent adoucir le tout et apporter un peu de dentelle. Puis on reprend du mouvement, café espresso fraîchement moulu, tanins bien marqués et saveurs boisées, tout en nous transportant allègrement vers la finale.
Longue, salée, tourbée, boisée, sucrée… La finale est longue, persistante et enveloppante. Les papilles jonglent avec les notes salines et tourbées tout en se frottant à des saveurs de boisées et des tanins bien en place. Plus elle s’étire plus elle est sucrée/salée.
Hé bien, je dois avouer que l’Ardbog est, selon moi, de beaucoup supérieur à l’Ardbeg Day original (édition 2012). Aussi, ayant une période de vieillissement similaire à l’Ardbeg Ten il est difficile de ne pas les comparer. L’Ardbog me semble être plus équilibré et raffiné, c’est un peu comme si l’Ardbeg Ten s’était vêtu de sa plus belle tenue de gala. Bon OK comparaison douteuse…
Merci à Charles pour l’échantillon.
Club Whisky Montréal: Soirée Islay!! (#55, 56, 57, 58, 59)

Mardi le 29 janvier 2013 en soirée, au Masonic Memorial Hall (2295, St-Marc, Montréal, Québec), se tenait le tout premier événement officiel du Club Whisky Montréal! Les membres inscrits se sont vu remettre leurs verres officiels du club. Six beaux verres Glencairn avec le logo du club gravé dessus. Une belle réussite, Bravo!
La soirée avait pour thème « Islay ». Pour le choix des scotchs, la même formule que la dernière fois a été retenue, c’est-à-dire quelques semaines avant l’événement, les participants avaient accès à un sondage Doodle sur internet afin de faire leurs choix de scotchs, tous évidemment de l’île mythique d’Islay. Voici donc les cinq ayant reçu le plus de votes qui ont été retenus pour la soirée :
Bruichladdich – The Laddie Ten (46%)
Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (50%)
Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (50%)
Bowmore 15 ans Darkest (43%)
Douglas Laing – Laphroaig 15 ans (50%)
Tout au long de cette soirée, Jean-François Pilon, Président du club nous a conduit avec main de maître dans ce petit voyage sur l’île d’Islay. Informations intéressantes sur les distilleries de l’île, des différentes façons de chacune d’elles de distiller, comment elles obtiennent leurs orges maltés et quels en sont les niveaux de phénols, les différents fûts utilisés et les différences entre ceux-ci. Aussi, pour chaque scotch dégusté, tant pour le nez, le goût et la finale, une interaction entre les membres et l’animateur prenait place, chacun y allait avec ses commentaires et observations. Ce fut très intéressant et instructif !!
Maintenant, voici mes appréciations pour ces cinq scotchs :
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Nom : Bruichladdich – The Laddie Ten (# 55)
Taux d’alcool : 46%
Prix : 64$
Disponibilité : LCBO
Whisky Montréal voudrait remercier Narada Brind’Amour de la boutique lecacaoyer.com pour « l’échantillon ».
Nez : Dès le versement dans le verre, une odeur de « Bubble gum » rose domine. Après quelques minutes elle disparaît et c’est maintenant la pomme verte et les poires fraîches qui s’installent. Ensuite, un sucré d’orge malté s’ajoute au bouquet.
Goût : Dès l’entrée en bouche c’est frais et sucré. Des saveurs de fruits frais, d’orge grillé et de caramel à la fleur de sel arrivent ensuite. Les tanins sont vifs et apportent un support à l’expérience.
Finale : La finale est assez boisée et sèche. Après quelques instants, un goût de pastilles aux cerises (Halls) se fait sentir. Plus la finale s’étire et plus le salin l’emporte.
Un scotch acceptable, mais je m’attendais à un peu plus, étant donné les éloges faites sur internet depuis son embouteillage. Peut-être un peu doux pour mes attentes d’un scotch d’Islay. Certains membres l’ont décrit comme un scotch « de femme » ! Peut-être…
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Nom : Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (# 56)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 104$
Disponibilité : SAQ #11775987
Nez : Au nez, c’est immédiatement du caramel brûlé qui se mélange à des fruits secs comme des raisins Sultana et des pruneaux. À l’arrière-plan, une légère tourbe est présente et se marie à une odeur de bois sec.
Goût : Au goût, l’orange au chocolat est bien présente. Par la suite, les pruneaux se mélangent aux épices. Le boisé, qui semble légèrement grillé, est également bien marqué.
Finale : La finale est bien enrobante et bien fruitée avec des goûts d’orange, de pruneaux et de figues séchées. Le tout s’allonge sur un salin océanique.
Wow !! Belle découverte, j’ai déjà goûté leur OB 12 ans, j’avais bien aimé. Mon voisin de table, qui possède une bouteille de 12 ans chez lui, me mentionnait que ce 10 ans lui apparaissait plus complexe.
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Nom : Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (# 57)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 149$
Disponibilité : SAQ #11776111
Nez : À la première approche, l’alcool est bien présent. Par la suite, une douce fumée accompagne une légère odeur citron/limette. Des odeurs salines et maritimes sont également présentes à l’arrière-plan.
Goût : En bouche, une douce tourbe légèrement fumée nous accueille dès les premiers instants. Par la suite, le sucré d’une cassonade légèrement brûlée accompagne brillamment des notes d’agrumes, de vanille et des tanins chaleureux.
Finale : La fumée se joint à des notes vanillées et légèrement sucrées. Plus elle s’étire, plus des notes salines et maritimes dominent.
Oh Wow! Le Caol Ila 12 ans est magnifique, mais celui-ci est sublime!…rien à redire, à part que j’en voudrais encore!!
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Nom : Bowmore 15 ans Darkest (# 58)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 95,75$
Disponibilité : SAQ #10870704
Nez : les effluves sont assez boisés, des notes de sherry (fruits secs) accompagnent la framboise, le chocolat et la cassonade.
Goût : en bouche, léger et plutôt floral. La lavande accompagne des notes de lilas. Par la suite, le sucre légèrement brûlé accompagne une fumée qui me rappelle un feu de camp en plein été.
Finale : la finale est très sherried, les fruits secs et des notes un peu vineuses accompagnent celles d’un feu de camp qui vient de s’éteindre. Une amertume marquée prend également place.
Je dois avouer que depuis plusieurs années je voulais m’acheter une bouteille de ce Bowmore, mais plus maintenant, ce fut définitivement ma déception de la soirée. En s’appelant « Darkest » je m’attendais à être écorché un peu plus.
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Nom : Douglas Laing Laphroaig 15 ans (# 59)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 152$
Disponibilité : SAQ #11776007
Nez : Au nez, dès les premiers instants, ce sont des noix grillées et fumées. Puis arrivent les notes médicinales (de l’Ozonol ou du Polysporin) et un petit côté marin prend place à l’arrière-plan.
Goût : En bouche, c’est du caramel brûlé, de la tourbe et de la fumée, les notes médicinales si typiques à Laphroaig sont maintenant bien en place.
Finale : La finale est digne d’un bon Laphroaig, c’est à dire des saveurs intense de fumée, de tourbe légèrement épicée et médicinale. Ce qui me surprend, c’est que, pour un Laphroaig, la finale est intense, mais excessivement courte, on dirait qu’elle augmente en intensité et puis, tout d’un coup, plus rien! Elle se termine.
Magnifique sur toute la ligne, mais la finale semble s’écourter beaucoup plus rapidement que les Laphroaig dit « OB »…
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En conclusion, Islay est vraiment une île mythique où tout peut se produire. Les amateurs s’attendent habituellement à ce que les scotchs en provenance d’Islay soient absolument très tourbés, fumés et océaniques alors qu’elle est capable des plus subtils parfums et des délicatesses inespérées. Peut-être faut-il s’ouvrir et laisser les attentes de côté et apprécier le produit pour ce qu’il est, un bon scotch biens fignolé, et non un scotch « d’Islay » avec des caractéristiques prédéterminées! La question est lancée…
Encore une fois Bravo à toute l’équipe de Whisky Montréal pour une soirée enrichissante et un beau voyage!
Prochain rendez-vous, le 26 mars à 19h et le thème sera : Les whiskies Irlandais !
Pour vous inscrire: www.whiskymontreal.ca
Laphroaig – Triple Wood (# 53)
Nom : Laphroaig – Triple Wood
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web :www.laphroaig.com
Prix : 79,99$US
Disponibilité : SAQ #11805111 (90$) et LCBO #272195 (89,95$)
L’été dernier, lors des vacances estivales, nous sommes passés dans le New Hampshire. Directement sur l’Interstate 93 se trouve le célèbre « New Hampshire Liquor & Wine Outlet » et nous nous y sommes arrêtés. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça ! C’est gigantesque, il y a du choix autant du côté des vins que des spiritueux! Dans la section « Scotch/Whisky », le choix en était impressionnant! Pas de scotch mystérieux, mais les distilleries les plus connues y étaient toutes et avec plusieurs expressions pour chacune! La rangée y faisant face était tout aussi intéressante, c’était le paradis des Bourbons! Difficile de faire un choix quand tu peux choisir uniquement deux bouteilles! C’est alors que j’ai vu la bouteille de Laphroaig Triple Wood. Comme vous le savez sûrement maintenant, j’affectionne grandement cette distillerie. Mon choix était donc facile.
Le Laphroaig Triple Wood est en quelque sorte un Quarter Cask pour lequel on aurait ajouté une période supplémentaire de maturation, ou plutôt un affinage (finishing) dans d’anciens fûts de sherry Oloroso. Voyons maintenant les résultats.
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, reflets orangés
Nez : Fumée, tourbe, zeste d’agrumes et fruits confits
Goût : Citron amer, tourbe, fumée, fruits confits, salins
Finale : fumée, tourbée, citron, saline
La couleur de ce scotch est d’un ambre plutôt pâle et quand on regarde le liquide à travers la lumière, des reflets d’une teinte légèrement orangée sont bien présents. Après avoir fait tournoyer le scotch dans mon verre, de minces coulisses apparaissant sur ses parois et redescendent lentement au fond. Elles sont par contre peu nombreuses.
Au-dessus du verre, on sent bien que c’est un Laphroaig. La fumée, la tourbe et la traditionnelle odeur médicinale sont bien présentes, mais l’ensemble me semble moins « in your face » qu’à l’habitude, plus en délicatesse. Par la suite, des odeurs fruitées de zeste d’agrumes confits font leur apparition mais plutôt en douceur et en retrait. À l’arrière-plan, une odeur de pain aux noix légèrement grillé tente de se frayer un chemin à travers le tout. Une petite présence d’alcool se fait également sentir.
L’entrée en bouche, est assez douce pour un Laphroaig, pour une seconde, c’est légèrement amer (citronné) mais par la suite les notes Laphroaig se font sentir, la tourbe, les notes médicinales et la fumée sont au rendez-vous, on peut sentir que c’est puissant ou plutôt que ça devrait l’être? Il manque définitivement le petit « Oomph! » Laphroaigesque habituel, on dirait que l’ensemble est sur les « brake ». Les agrumes et les fruits confits se joignent à cette danse et des tanins boisés font également leur apparition. Puis, une amertume (zeste d’agrumes et citron) et un salin prennent place et nous transportent vers la finale.
La finale est tout de même en puissance et s’étire sur de longs moments. Fumée, tourbe, citron ainsi que des notes océaniques se complètent tout au long de cette finale. Elle perdure un long moment et les notes salines viennent qu’à finalement prendre le dessus.
Un bon Laphroaig? Oui. Mon préféré? Non. En comparaison avec le Laphroaig 10 ans, il semble manquer de « torque ». En comparaison avec le Laphroaig Quarter Cask, on dirait que le passage en fût d’Oloroso, lui aurait donné de légères notes de fruits confits mais l’aurait du même coup détroussé en partie des atouts privilégiés gagnés par la maturation dans les « quart de fût ». La finale, quant à elle, est quand même longue et agréable et ajoute un léger baume sur l’ensemble, qui selon moi, manque malheureusement un peu sa cible.
Deuxième évènement du Club Whisky Montréal ! (#52, 53, 54)
Lundi le 3 décembre 2012 en soirée, au restaurant Lawrence, se tenait le deuxième évènement du Club Whisky Montréal nommé « Oloroso des Fêtes ». Quelques semaines avant ce deuxième évènement les participants pouvaient faire leur choix parmi une quinzaine de suggestions via un sondage en ligne. Les cinq whiskies qui ont été retenus pour cette soirée sont les suivants :
- Glendronach – 12 ans « Original »
- Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght »
- Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux
- Isle of Jura – Prophecy
- Ardbeg – Uigeadail
Voici mes notes pour trois de ces cinq scotchs, puisque ma fiche complète de l’Ardbeg Uigeadail se retrouve ICI. Une fiche complète suivra pour le Isle of Jura – Prophecy.
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Nom : Glendronach – 12 ans « Original »(# 52)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 58,50$
Disponibilité : SAQ #10784099
Nez : les raisins secs, les abricots et le caramel à la vanille se mélangent à des notes de porto (sherry) et de bois grillé.
Goût : l’entrée en bouche est assez vineuse et accompagnée de fruits confits. Ensuite, un caramel, qui cette fois est légèrement épicé, vient se mélanger à des saveurs de porto et de feuilles de tabac.
Finale : encore le porto qui se mélange au chocolat noir et aux fruits confits. On ressent également fortement les tanins tout au long de la finale, laquelle est d’une longueur convenable.
Pour l’expérience du « sherried » c’est bien, mais personnellement, ce n’est pas un de mes préférés!
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Nom : Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght » (# 53)
Taux d’alcool : 57,2%
Prix : 72,75$
Disponibilité : SAQ #10784136
Nez : Des parfums de fruits secs tels les abricots et les raisins « golden » se mélangent aux épices et à un caramel au beurre. Une certaine fraîcheur se fait sentir et l’alcool est plutôt discret malgré les 57,2%
Goût : En bouche, les saveurs sont dominées par les épices et la poire fraîchement coupée, le tout accompagné par des arômes de bois grillé. Encore une fois l’alcool ne se fait pas sentir.
Finale : Assez longue, une amertume (comme croquer un pépin d’agrume) et un fruité sont présents en même temps. Intéressant.
Beau Cask Strenght qui livre la marchandise et remplit les attentes sans pour autant casser la baraque.
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Nom : Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux (# 54)
Taux d’alcool : 46%
Prix : 103$
Disponibilité : SAQ #11200260
Nez : Délicat et sucré, fruits des champs, poire et raisin vert et un peu maritime(?).
Goût : raisins verts et rouges, miel, zeste d’agrumes, beaux tanins bien balancés.
Finale : Longue, vineuse, et assez liquoreuse, elle laisse un goût en bouche que je connais, mais malheureusement je n’arrive pas à l’identifier!
Ah magique, de la finesse, du luxe et en même temps de la simplicité, mais oh, combien efficace!
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Pour le Isle of Jura – Prophecy, « stay tuned » une fiche complète devrait suivre dans les prochaines semaines ! Disons que ce fut ma surprise de la soirée…
Quant au Ardbeg, que dire de plus, magnifique, voir ma fiche complète : Ardbeg – Uigeadail
En conclusion, encore une belle soirée, pleine de découvertes ! Félicitations à Jean-François Pilon pour l’animation dynamique, pertinente et intéressante ainsi qu’à toute l’équipe pour l’organisation.
BRAVO, continuez ce beau travail !!
🙂
Laphroaig – Quarter Cask (# 39)
Nom : Laphroaig – Quarter Cask
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web : www.laphroaig.com
Prix : SAQ 65,50$
Disponibilité : SAQ #10999938
Le Laphroaig Quarter Cask est un scotch qui a passé la fin de sa maturation dans des fûts de chêne de plus petites tailles, soit l’équivalent, vous l’aurez deviné, du quart d’un tonneau standard. Ceci permet au liquide d’avoir un plus grand contact avec le bois dans dans la barrique, tout en accélérant le vieillissement. De plus, il est non filtré à froid, ce qui lui permet de conserver toutes ses saveurs ainsi que son authenticité.
La première édition du Quarter Cask fut lancée en 2004. Avec cette façon de faire, Laphroaig renoue avec une ancienne tradition datant du XIXe siècle. À cette époque, ces plus petits tonneaux facilitaient le transport à dos de cheval et assurément plus facile à cacher afin d’éviter les percepteurs de taxes!
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, reflets dorés
Nez : Tourbe, médicinal, citron, fumée
Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin
Finale : tourbée, fumée, très persistante et saline
À la lumière, la couleur est d’un ambre assez pâle et le liquide laisse passer des reflets tirant sur le doré. Quelques instants après avoir fait tournoyer le liquide dans le verre, des coulisses fines et bien définies apparaissent sur les rebords du verre. Lentement elles redescendent au fond.
Au dessus du verre, on sent définitivement que c’est un bon Laphroaig! Tourbe puissante et odeur médicinale sont au premier plan avec une petite présence d’alcool. Mais une odeur légèrement sucrée perce définitivement cette puissante barrière olfactive. Le citron, ou plutôt l’huile de citron, celle que l’on retrouve dans les produits pour le bois (style savon Murphy’s). Puis finalement arrive la fumée, laquelle vient remettre le tout en place.
Dès l’entrée en bouche, on sent que c’est puissant, la brûlure d’alcool se fait sentir immédiatement. Par la suite, la tourbe, la fumée et le zeste de citron font leur apparition et prennent toute la place, et ce, pour un bon moment. Ensuite les saveurs médicinales bien typiques de Laphroaig (le fameux Listerine) se mélangent à une cannelle bien piquante et rugueuse. La présence des tanins du bois se font bien sentir et tapissent pleinement les joues et le palais. Progressivement, une amertume (citron-pamplemousse) et une légère touche océanique se réunissent pour nous transporter vers la finale.
La finale est toute en puissance et perdure pour de longs moments. La fumée revient accompagnée de la tourbe, qui maintenant semble légèrement sucrée. Tout en s’étirant, cette finale se remplie de notes océaniques et salines, lesquelles finissent par prendre le dessus.
Comme je l’ai déjà dit, avec Laphroaig, il faut avoir fait ses devoirs et être bien averti! Pour ceux qui désirent s’aventurer sur cette avenue plutôt à sens unique, ce Laphroaig Quarter Cask est vraiment un des meilleurs, sinon LE meilleur rapport qualité/prix.
Selon moi, pour un scotch d’Islay offrant toutes ces caractéristiques, à ±65$, c’est définitivement le « Best bang for your buck » !
Ardbeg – Uigeadail (# 37)
Nom : Ardbeg – Uigeadail
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 54,2%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 147,50$
Disponibilité : SAQ #11156318
L’Ardbeg Uigeadail prend son nom de la source dans laquelle la distillerie Ardbeg puise son eau depuis des décennies, le Loch Uigeadail. En gaélique, « loch » signifie « lac » ou « étendue d’eau ». Ce scotch serait un assemblage d’anciens fûts de bourbons et de sherry contenant du whisky de 10 ans, de 13 ans et d’autres plus anciens, datant des années soixante-dix.
Pour l’année 2009, l’Uigeadail fut couronné « Best single malt » par Jim Murray, auteur de « The Whisky Bible »
Ma dégustation :
Couleur : ambre cuivrée foncée
Nez : tourbe sucrée et fruitée, fumée, nez discret
Goût : tourbe, agrumes, fumée, sucre brûlé.
Finale : tourbe, agrumes, espresso, saline-vineuse
L’Uigeadail est d’une couleur ambre assez foncée avec des reflets légèrement orangés. Sa texture est assez sirupeuse. Comparativement au Ardbeg Day, il est plus foncé mais sa texture semble légèrement moins dense, les coulisses redescendent plus rapidement au fond du verre.
Au nez, la tourbe sucrée et fruitée est au premier plan, mais c’est assez discret. Une fumée légère vient se joindre à une odeur de pain frais et du zeste d’agrumes. Dans cet Ardbeg, l’odeur de noisette que je note habituellement est légèrement moins présente. Après une quinzaine de minutes, les parfums s’ouvrent et sont plus présents.
Au goût, c’est beaucoup plus présent et franc, la tourbe est toujours au rendez-vous et elle se fait bien accompagnée par des saveurs d’agrumes sucrées, un peu comme une marmelade au porto. Arrive ensuite la chaleur de l’alcool, la fumée ainsi que les tanins sur la langue. Après cet ensemble débordant de complexité, on se prépare à la finale avec des notes de torréfaction et d’un sucré légèrement brûlé, lesquels tapissent la langue et le palais.
La finale est bien tourbée et fumée à souhait et l’amertume de l’espresso sucré-brûlé vient s’unir dans cette finale, laquelle est des plus agréables et s’étire sur de longs moments. Une pointe légèrement saline et vineuse fait son apparition après quelques instants.
Ce scotch est digne d’un bon Ardbeg. Tourbé, fumé, costaud, raffiné et complexe. Le nez est par contre un peu timide au début, mais les saveurs sont bien présentes et marquées. J’ai trouvé que les notes de sherry étaient moins au premier niveau mais plutôt en complément aux autres saveurs.
Un scotch très intéressant et quand même assez différent de l’Ardbeg Day. En les comparants, ils ont des caractéristiques similaires mais également des saveurs assez différentes. Les deux sont bien « Ardbeg », tourbé et fumé, costaud et franc. Comparativement à l’Ardbeg Day, l’Uigeadail est définitivement plus complexe et plus lustré.
Ardbeg Day (# 36)
Nom : Ardbeg Day
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 56,7%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 99,95$US
Disponibilité : Sherry-Lehmann (NYC)
La distillerie d’Ardbeg a fait du 2 juin 2012 le Jour Ardbeg (Ardbeg Day), une journée internationale où les amateurs du monde entier célébreront ensemble l’amour et la passion qu’ils ont pour leur distillerie préférée. Pour souligner l’événement, la distillerie a mis sur le marché un embouteillage édition limitée à ±12 000 bouteilles qui se nomme simplement « Ardbeg Day ». Y aura-t-il une nouvelle édition à chaque année? Nous le saurons sûrement le 2 juin 2013!
Les informations trouvées sur le net m’informent que ce serait fort probablement un assemblage de whiskies âgés de 8, 9 et 12 ans vieillis dans des fûts de Bourbon. Une fois l’assemblage fait, ce dernier aurait été « re-barriqué » dans d’anciens fûts de Sherry pour une période supplémentaire de 6 mois.
Ma dégustation :
Couleur : cuivrée pâle avec reflets rosés
Nez : tourbe, fumée, assez sucrée et floral, brûlure d’alcool.
Goût :tourbe, sucrée et épicée, chaud (alcool) et costaud.
Finale : Très longue, sucrée et vineuse.
La couleur cuivre assez pâle est accompagnée d’une légère teinte rosée. Le scotch donne une texture assez sirupeuse avec de belles coulisses sur les parois de la verrerie.
Au nez, c’est bien un Ardbeg, son odeur traditionnelle est bien présente. La tourbe et la fumée bien présentes se mélange cette fois à une odeur légèrement sucrée et florale, mais attention à la brûlure d’alcool. Soudainement, la cannelle passe en trombe et se transforme en une odeur bien connue de ma jeunesse, la gomme « Thrills », la gomme mauve au savon…assez spécial. L’odeur de noisette que je retrouve toujours (ou presque) dans les Ardbeg est encore une fois bien présente.
La tourbe qui entre en bouche avec vigueur est accompagnée d’un goût légèrement vineux et épicé. Ce scotch est chaud et très costaud, la fumée perse très légèrement la puissante barrière érigée par l’alcool. Une fois cette barrière brisée, les épices exotiques et les fruits confits (gâteau de Noël) accompagnent l’amertume d’un café espresso tout en nous amenant vers la finale.
La finale est longue, chaleureuse et enivrante. Maintenant que la brûlure d’alcool est rendue au fond de l’âme, les saveurs reprennent leur place. Bien tourbé et fumé, cette finale est également accompagnée de saveurs rappelant celles d’un porto tawny, de l’amertume d’un café espresso et du sucré des fruits confits. Le tout perdure un bon moment et un salin fait surface graduellement tout au long de cette finale.
Un très bon Ardbeg, l’aspect vineux et sucré apporté par les barriques de Sherry lui procure des notes très intéressantes et différentes des Ardbeg goûtés avant (à part peut-être l’Alligator). Complément d’information, j’ai lu quelque part que les barriques utilisées pour l’affinage (finishing) de cet Ardbeg Day seraient des barriques de Sherry de 2e remplissage ayant auparavant contenu de l’Uigeadail? Si c’est le cas, j’ai bien hâte de faire la dégustation de ce dernier. Ce sera justement ma prochaine fiche, quel hasard!









