Archives de catégorie : Canada

Forty Creek – Double Barrel Reserve (# 72)

40 creek Double Barrel ReserveNom : Forty Creek – Double Barrel Reserve 

Type : Whisky Canadien 

Région : Ontario, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : http://fortycreekwhisky.com

 Prix : 59,95$ 

Disponibilité : LCBO #94771

John K. Hall, le Chef d’orchestre chez Forty Creek, utilise trois types de grains dans l’assemblage de ses whiskies, soit l’orge, le maïs et le seigle. Il distille les différents grains séparément et le vieillissement (variant de six à dix ans) se fait également dans des barriques bien spécifiques à chaque type. Une fois la maturation désirée atteinte pour chaque distillat, un assemblage de ces derniers est fait. Lorsque l’assemblage est complété, le whisky sera alors transféré dans des fûts ayant préalablement contenu un autre type alcool pour une nouvelle période de vieillissement ou d’affinage. Dans le cas du « Double Barrel Reserve », ce sont d’ex fûts ayant contenu du Bourbon.

En regardant le site web de Forty Creek, je tentais de comprendre la différence entre le Barrel Select et le Double Barrel Reserve, dans les deux cas on semble avoir utilisé la technique « double barrel », le premier dans d’ex-fûts de sherry et le deuxième dans d’ex-fûts de Bourbon, voici un extrait du site web:

« For the Double Barrel Reserve, whisky maker John Hall again opted for a double barreling technique, but this time he put the blended whisky in first-fill ex-Bourbon barrels rather than sherry casks in order for it to marry… »

Il me manquait quelques détails, j’ai alors décidé de contacter directement Forty Creek par courriel. M. John K. Hall lui-même m’a répondu qu’effectivement c’était la façon de procéder, mais qu’il y avait une assez grande différence dans la seconde période de maturation, voici la réponse de M. Hall:

« …Forty Creek Barrel Select gets a second barreling in Sherry casks for 6 months. Double Barrel gets a secondary aging in Kentucky Bourbon barrels for 3 years … »

On peut alors constater que le Barrel Select ET le Double Barrel Reserve sont en théorie tous les deux des versions dites « double barrels » mais la période est beaucoup plus significative pour le Reserve.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre reflets ambres, texture relativement sirupeuse

Nez : raisins secs, épices, boisé

Goût : boisé, cassonade, tarte aux raisins, épices

Finale : fruits secs, épices boulangères, boisé

Le Forty Creek Double Barrel Reserve offre une belle couleur de cuivre avec des reflets légèrement ambrés. Sa texture semble être relativement sirupeuse, les coulisses sont minces mais quand même nombreuses et tardent à redescendre.

Le nez, qui est un peu timide, offre au premier plan des parfums rappelant les raisins secs enrobés d’épices et de vanille. Une petite odeur d’alcool est légèrement perceptible. Plus il s’ouvre, plus des odeurs de boisé, d’épices et de fruits secs prennent le dessus.

En bouche, dès les premiers instants, c’est un boisé bien sec qui prend l’assaut. À ces notes boisées se joignent une cassonade légèrement brûlée et de raisins secs, l’ensemble me rappelle la tarte aux raisins de ma mère! Les tanins du bois sont bien présents tout au long de la gorgée et picotent la langue et les joues. Un petit épicé de cannelle fait son apparition en début de finale. Petit bémol, La texture en bouche m’apparaît un peu mince.

La finale est bien épicée et sucrée, fruits secs (raisins, pruneaux), cannelle et muscade prennent place et demeurent un bon moment. Une douceur légèrement mielleuse tente de s’installer et est finalement repoussée par un boisé bien présent.

Finalement, malgré une légère minceur en bouche, je crois tout de même qu’il est question d’un bon whisky, très agréable à boire et bien conçu. Par contre, selon moi, il n’est pas aussi bon que le Confederation Oak. Peut-être gagnerait-il à être embouteillé à un taux d’alcool un peu plus élevé? 43% ou peut-être 45%?

À venir, les fiches du Forty Creek – Copper Pot Reserve et du fameux Forty Creek – PortWood Finish, lequel a gagné le prix du «Canadian Whisky of the Year » aux « Canadian Whisky Awards, 2012 »!

Crown Royal – Special Reserve (# 65)

Crown Royal SR1

Nom : Crown Royal Special Reserve 

Type : Whisky canadien 

Région : Ontario, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.crownroyal.ca 

Prix : 67,75$ à la SAQ et 52,95$ à la LCBO 

Disponibilité : SAQ#10285581LCBO #321208

Le « Crown Royal » est l’un des whiskies canadiens les plus connus sur la planète et il est le plus vendu aux États-Unis. Il est présentement préparé à la « Crown Royal Distillery » dans la ville de Gimli, située sur les berges du lac Winnipeg au Manitoba. En 1939, pour souligner la visite du roi George VI et de sa femme Queen Elizabeth, le président de Seagram à l’époque Samuel Bronfman décida de produire un whisky bien spécial pour marquer l’évènement, et c’est ainsi qu’est né le « Crown Royal ».

Le présent whisky est une version prémium du Crown Royal, soit la « Special Reserve ». Il fût introduit dans la famille de whiskies Crown Royal en 1992, puis renommée simplement « Reserve » et 2008. Pour la conception de ce whisky, quelques milliers de tonneaux (moins de 1% des 1,6M en réserve) sont spécialement choisis par le Master Blender, ensuite, il en supervise personnellement le vieillissement et la qualité de ceux-ci. Cette période de vieillissement est également plus longue que celle de la version standard du Crown Royal, elle n’est cependant pas indiquée sur la bouteille.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, très visqueux 

Nez : caramel au beurre, épices, alcool 

Goût : épices, vanille, caramel, seigle 

Finale : épicée, amère et sèche

Dans mon verre Glencairn, la couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre très foncé et sa texture est très sirupeuse, voire visqueuse elle me rappelle un peu la texture du Maker’s 46. En effet, les coulisses sont très larges et redescendent lentement au fond du verre.

Au nez, c’est immédiatement très sucré, bonbon au caramel au beurre mou, ça me rappelle un peu les Werther’s, ou est-ce les petits carrés Kraft ? Bref le caramel au beurre est bien présent. Ensuite, se joignent à l’ensemble la vanille et des épices bien marquées. En effet, le piquant du girofle et de la cannelle est bien perceptible dans le bouquet. À l’arrière-plan, on peut percevoir une petite pointe d’agrumes et d’alcool.

L’entrée en bouche est bien piquante et épicée. Avec la texture sur les parois du verre, je m’attendais à une certaine viscosité en bouche, mais elle est plutôt légère, voire aqueuse, plutôt bizarre! Quant aux saveurs, elles sont bien marquées, il y a beaucoup d’épices (cannelle, girofle, muscade), de la vanille et du caramel légèrement chauffé, le tout se mélange ensemble. En début de finale, un petit côté amer (comme un zeste d’agrumes) ainsi qu’un léger goût de seigle prennent place.

La finale débute par un picotement sur la langue et des relents d’épices, surtout la cannelle. L’amertume persiste et augmente en intensité pour finalement laisser sa place aux tanins et à un soudain assèchement de la bouche.

Finalement, tout de même un bon whisky qui, selon moi, se déguste entre amis, sans prétention. .N’ayant qu’un échantillon de 50ml, je n’ai pas pu faire plusieurs tentatives et mon expérience avec ce whisky était malheureusement limitée. Je crois qu’un petit cube de glace aurait peut-être aidé à l’adoucir, surtout en finale.

La présente dégustation est un bon exemple que, quelques fois, il faut « connaître » un peu plus ledit whisky. Lorsque je fais une dégustation de l’une de mes bouteilles, j’y goûte toujours quelques fois afin de me familiariser avec ses différentes caractéristiques. Avec ou sans eau? Un glaçon ou deux? À boire en hiver ou en été ? C’est l’une des limitations qu’apportent les échantillons, une courte expérience passagère. Ils sont intéressants car ils permettent de goûter à plusieurs produits sans nécessairement avoir à acheter la bouteille, mais en même temps cela limite grandement l’expérience globale.

Seagram’s V.O. – Vintage 1971 (# 60)

SeagramsVO 1971Nom : Seagram’s V.O. (Vintage 1971)

Type : Whisky canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : aucun

Prix : 33,25$ (1,14L)

Disponibilité : SAQ #11584136 (version actuelle)

Lors de la dernière fête du Nouvel An avec la famille de ma conjointe, une petite surprise m’attendait !

Mais avant tout, retournons quelques années en arrière. Ma conjointe a malheureusement perdu son père dans un tragique accident de travail alors qu’elle n’avait que 13 ans. Vous devinez bien sûr que je ne l’ai pas connu. Si je fais une déduction basée sur les histoires que l’on m’a racontées au fil des ans, je suis certain qu’on s’entendrait à merveille lui et moi. Un bon vivant qui aimait la bonne compagnie, la bonne bouffe, le plein-air, la chasse et la pêche. Il aimait se retrouver en famille et faire la fête, faire découvrir sa musique et ses goûts à ses enfants, ses proches et son entourage, bref pour moi, il aurait été un beau-père de rêve!

Depuis le décès de son mari, ma belle-mère a gardé les quelques bouteilles d’alcool qui étaient dans le bar personnel de son époux et ces bouteilles sont demeurées intactes et parfaitement entreposées depuis! Mais que se cache-t-il dans ce bar « oublié » ? Alors la petite surprise qui m’attendais était une bouteille de whisky canadien Seagram’s V.O. Pas un whisky d’exception vous me direz, j’en conviens, mais ce qui est intéressant, c’est plutôt le sceau mentionnant « Bottled in Bond – 1971 »! Il s’agit d’une bouteille de whisky qui fût embouteillée avant même ma naissance! Est-ce qu’après toutes ces années le whisky aurait conservé ses propriétés? Cela m’intriguait et j’ai alors décidé de m’en servir un verre et d’y goûter…

Content de l’expérience, je suis reparti à la maison avec cette bouteille avec l’intention d’en faire une dégustation un peu plus approfondie.

Ma dégustation :

J’ai tenté de trouver une bouteille échantillon afin de faire une comparaison entre le Seagram’s d’hier et celui d’aujourd’hui, mais en vain…

Couleur : dorée très pâle et peu sirupeuse

Nez : seigle, vanille, caramel épicé

Goût : vanille, épices, sucre brûlé,

Finale : amère, épices, longueur moyenne

SeagramsVO 1971 goulotAvant tout, la bouteille était pleine environ au deux tiers et quand même en bon état malgré ces quarante ans passées.

L’absence de code CUP sur la bouteille démontre qu’effectivement elle date un peu. La mention « Bottled in bond » avec un sceau sur le goulot mentionnant 1971 témoigne également de l’âge du produit.

La couleur est d’un doré quand même assez pâle et la texture assez mince et peu sirupeuse. Les coulisses sont étroites, éparpillées et se transforment rapidement en gouttelettes qui ne parviennent pas à redescendre au fond du verre.

Au nez, c’est très délicat et simple. Certains diront que ça sent le whisky! Tout est quand même là, on sent l’odeur du « rye » accompagnée de ses épices, de la vanille ainsi qu’un caramel crémeux. Également une odeur de vieux livres poussiéreux semble être présente à l’arrière-plan. Est-ce l’aspect « dusty » qu’apporte le seigle ou simplement son vieil âge qui tente de s’imposer?

En bouche, dès l’entrée c’est une vanille très présente qui nous accueille. Par la suite arrivent les traditionnelles saveurs épicées du « rye ». Un sucre légèrement brûlé est également présent. Par la suite une saveur légèrement amère accompagne la morsure d’alcool, laquelle est un peu inattendue. L’ensemble est quand même assez mince et sans complexité. C’est un peu ce à quoi je m’attendais.

La finale, amère et épicée, est de longueur moyenne et quand même agréable. On peut également sentir certains tanins sur le palais et les joues et un léger boisé qui tente de percer le tout. Soudainement une chaleur interne réconfortante se fait sentir, ce qui apporte un petit sourire sur le coin de mes lèvres.

Un whisky canadien qui avait été conçu, selon moi, (la version actuelle l’est sûrement encore) pour être mélangé dans des cocktails plutôt que pour le déguster « neat ». Par contre, le but de cet exercice n’était pas de trouver la perle rare, mais plutôt de constater si le whisky avait perdu de ses attributs au fil de ces quatre décennies. J’ai tout simplement pu constater que ce whisky est pas mal ce à quoi je m’attendais, sans surprise et sans extravagance, mais de belles saveurs épicées, de vanille et de sucre caramélisé. Je peux alors me permettre de présumer que l’altération du temps fût minimale sur le whisky.

Petite mise en garde : Toujours connaître l’origine et l’état de conservation de la bouteille, surtout si elle était déjà ouverte lorsque vous l’avez trouvée. Dans le doute, s’abstenir de consommer.

En terminant, un gros merci à mon beau-père Paul-Émile et « Cheers » !

Still Waters Distillery – Single Malt Vodka (# 50)

Aujourd’hui, c’est une petite fête, un évènement pour freakywhisky.ca !

Hé oui, déjà 50 fiches de dégustation! Pour cette fiche « marquante », je vais faire un petit spécial, ce n’est pas un whisky, du moins pas encore. Effectivement, ce liquide ne peut être appelé « whisky » pour le moment, car il n’a pas passé les trois années réglementaires en barriques exigées par les lois canadiennes. C’est plutôt un distillat d’orge malté provenant de la Still Waters Distillery, donc un « Canadian single malt » non vieilli.

Still Water Vodka

Nom :Still Waters Distillery – Single Malt Vodka

Type : Vodka single malt

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.stillwatersdistillery.com

Prix : 34,95$

Disponibilité : LCBO #138313 (non disponible à la SAQ)

La vodka, très populaire dans les pays de l’Europe de l’Est et la Russie, est une eau-de-vie habituellement fabriquée avec une base de pommes de terre ou de céréales. Mes expériences avec la vodka de dégustation, je dois l’avouer, sont plutôt minces. Je connais seulement les Belvedere et Grey Goose. Mon expérience se limite plus à la vodka de mixologie tels Absolut, Smirnoff, Moskovskaya ou Polar Ice.

Still Waters Distillery a vu le jour en janvier 2009, et ce grâce à deux passionnés de whisky, Barry Bernstein et Barry Stein. Après avoir agi à titre d’embouteilleur indépendant pendant plusieurs années, ils décidèrent enfin de mettre leur passion en deuxième vitesse. Ils voulaient distiller leur propre whisky. Ils firent alors venir directement d’Allemagne un « pot still » fabriqué sur mesure, et après quelques mois, la distillation débuta.

Ce qui est intéressant dans le cas présent, c’est de pouvoir goûter au « whisky » avant son passage en tonneaux, ce que les américains appellent du « White dog ». Still Waters Distillery embouteille ce produit sous le nom de Single Malt vodka.

Ma dégustation :

Couleur : éclatante comme du cristal et limpide, texture mince.

Nez : céréales, herbes, bonbons à la banane

Goût : alcool, bonbons sucre d’orge, céréales

Finale : courte, herbacée, sucrée

La couleur, ou plutôt l’absence de couleur donne l’impression du cristal liquide. Hé oui, c’est clair comme de l’eau de roche! La texture du liquide est légèrement sirupeuse, on peut le constater en regardant les coulisses sur les rebords du verre, lesquelles sont nombreuses mais fines.

Au nez, c’est délicat et fin. Le premier parfum qui arrive ressemble à celui des bonbons mous en forme et au goût (artificiel) de banane. Ensuite, viennent les odeurs d’herbes humides, de céréales et d’agrumes. L’alcool perce un peu et me rappelle que c’est avant tout une vodka. Les odeurs se mélangent bien et donnent un ensemble légèrement fruité et sucré.

La texture en bouche est plaisante et fraîche. Soudainement, l’alcool mord à belles dents et est adouci par les bonbons sucre d’orge et à la crème de banane. Ensuite, une amertume se développe, un peu comme lorsque l’on croque dans un pépin d’agrume. Puis un goût sucré et herbacé prend le dessus et s’intensifie.

Sans surprise, la finale est un peu courte. Elle demeure herbacée et sucrée pour un petit moment et pour ensuite s’écourter et ne laisser qu’un sentiment de réconfort intérieur, lequel se prolonge quand même un bon moment.

Belle découverte bien intéressante. Je dois avouer que j’avais un petit préjugé envers la vodka; qu’elle n’était qu’un simple « tord-boyau » qui servait à être mélanger avec divers jus de fruits, tels le jus de canneberges ou d’orange. Mais maintenant, avec l’arrivée de la mixologie évolutive, les alcools fins sont de plus en plus nombreux et prisés, et c’est bien ainsi.

Still Waters Distillery nous offre ici un produit qui me semble de qualité et bien fait. Maintenant, j’ai bien hâte que ce même liquide, lequel dort présentement en barrique, soit embouteillé et enfin pouvoir goûter à ce « single malt whisky » bien canadien!

Maintenant, pour ma cinquantième fiche, je m’improvise mixologue et vous donne une petite « invention » qui fera changement du « Vodka-Canneberges ».

« Peaty Nail » Martini :

1½ oz de Still Waters Single Malt Vodka
1 oz d’Ardbeg 10 ans
¾ oz de Drambuie
½ oz jus de lime

Déposer 4-5 cubes de glace dans un « shaker ».
Ajouter les alcools et le jus de lime.
Shaker quelques instants et passer au strainer dans un verre Martini.
Garnir d’un zeste de lime et servir.

Gibson’s Finest – 100th Grey Cup Limited Edition (# 48)

Gibsons 100 Coupe Grey

Nom : Gibson’s Finest 100th Grey Cup Limited Edition 

Type : Whisky Canadien 

Région :Ontario, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.gibsonsfinest.ca et 100thgreycupfestival.ca/fr 

Prix : 29,95$ 

Disponibilité : LCBO #286864

Le 25 novembre 2012, au Stade Rogers des Argonauts de Toronto, aura lieu le match du championnat de la Ligue Canadienne de Football (LCF). Lors de ce match, l’équipe championne de la division Est, soit les Argonauts de Toronto, s’opposera à l’équipe championne de la division Ouest, les Stampeeders de Calgary et ce, afin de mettre la main sur la fameuse Coupe Grey. Cette année, cette bataille de l’Est contre l’Ouest sera d’autant plus spéciale car c’est le match de la 100e Coupe Grey! La LCF est une des plus anciennes ligues de sport professionnel en Amérique du Nord et les amateurs de football canadien en sont bien fiers. Les organisateurs de la LCF s’occupant de planification de cette 100e Coupe Grey vont assurément tout mettre en place afin que cette fête soit des plus réussie!

Gibson’s Finest, un des commanditaires officiels de la LCF et afin de célébrer à leur façon cette 100e Coupe Grey, a préparé un whisky bien spécial, le « 100th Grey Cup Limited Edition ». Il est, vous l’aurez compris, en édition limitée, mais limitée jusqu’à un certain point car ils ont quand même embouteillé « seulement » 15 000 caisses. Il demeure tout de même limité puisque lorsque ces 15 000 caisses seront épuisées, ce sera fini.

J’ai personnellement réussit à mettre la main sur deux bouteilles de ce whisky à l’érable. Voici mes commentaires.

Ma dégustation : 

Couleur : ambre dorée, moyennement sirupeux 

Nez : épices, butterscotch, alcool 

Goût : érable, vanille, épices, alcool 

Finale : assez longue, épices, érable

Les reflets dorés se mélangent avec la couleur ambre pâle de ce whisky, ce qui donne un look agréable et en même temps traditionnel au whisky. La texture apparaît moyennement sirupeuse car les jambes sont assez minces, mais nombreuses sur les parois du verre.

Le nez est dominé par des odeurs d’épices de boulangerie et de sucre. Un caramel au beurre d’érable se mélange à la cannelle, la muscade et une touche poivrée. À l’arrière plan se trouve une petite odeur céréalière avec une dominance du seigle. Aussi, une odeur d’alcool est généralement perceptible.

En bouche, une perception d’alcool se fait sentir dès l’entrée en contact avec la langue, un peu surprenant pour un whisky à 40% d’alcool. Une pointe un peu amère domine pour un instant, par la suite, le beurre d’érable bien crémeux et la vanille prennent place et sont accompagnés d’épices. À une muscade bien présente, se joint le girofle et une cannelle plutôt timide. Par la suite, ce sont les fruits confits tels les pruneaux, les abricots et les cerises qui se mélangent à ces épices. Ce mélange de saveurs donne un peu l’impression du fameux gâteau aux fruits, si populaire durant le temps des Fêtes.

La finale est quand même assez longue et bien agréable. Une sensation un peu sèche et épicée domine l’ouverture de cette finale. Puis, le sirop d’érable reviens à la charge pour adoucir le tout. Par la suite, lentement un côté un peu amer prend place pour demeurer de longs instants.

N’ayant jamais goûté le 12 ans ou le Sterling, je ne peux pas le comparer avec ces derniers. Par contre, Gibson’s Finest semblent, selon moi, avoir vraiment réussi à assembler un whisky « Limited Edition » bien original et savoureux. Il saura assurément plaire à l’amateur de whisky et de sirop d’érable canadien. Ce whisky sera bien agréable à siroter au dessert lors du réveillon de Noël ou des nombreuses soirées hivernales à venir, mais avant tout pendant le match de la 100e Coupe Grey, le 25 novembre 2012!

 Merci à mon bon ami Louis Bisson pour avoir mis la main sur mes deux bouteilles et également pour son expertise en football canadien.

Collingwood (# 31)

 

 

Nom : Collingwood

Type : Whisky Canadien (blend)

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : http://www.collingwoodwhisky.com

Prix : 29,95$

Disponibilité : LCBO #244186

 

Le whisky canadien Collingwood est distillé par Canadian Mist Distillery. Cette dernière est la propriété du géant américain Brown-Forman laquelle détient entre autres les marques Jack Daniel’s, Woodford Reserve et Southern Comfort.

Canadian Mist Distillery est située dans la ville de Collingwood en Ontario. Elle puise ses eaux dans la baie de Nottawasaga. Cette baie est située dans le sud de sa plus grande sœur, la majestueuse baie de Georgie, laquelle fait partie du lac Huron, l’un des «Grands Lacs », qui, à eux seuls contiennent plus de 20% de toute l’eau douce sur Terre!  Bon, assez de géographie.

Le Collingwood est issu d’une triple distillation et d’une maturation en fut de chêne blanc américain. Après la période de maturation nécessaire, les barriques sont ensuite transférées dans une gigantesque cuve en inox pour le mariage. La particularité de ce whisky se trouve à cette étape, des douelles (staves) d’érables légèrement grillées sont ajoutées pour la deuxième période de maturation ajoutant une couche supplémentaire de saveurs et de complexité. Ce procédé me rappelle un peu celui du Bourbon Maker’s 46.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre reflets rosés, texture moyenne

Nez : fruits rouges (cerises, framboises), vanille, un peu « bourboné »

Goût : Cerises noires, érable et épices

Finale : épicée, sucrée, assez courte

La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre intense et démontre des reflets tirant légèrement sur le rosé. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes se dissipent rapidement et finissent par se transformer en petites gouttelettes sur les rebords du verre.

Au nez, c’est bien présent, sucré et épicé. On sent également les fruits rouges, plus particulièrement les cerises et framboise fraîches. Une vanille légèrement grillée se mélange à ces odeurs fruitées. Viennent ensuite des effluves d’épices et de céréales qui me rappellent les Bourbons.

En bouche, c’est bien agréable, pas trop agressif, mais pas trop délicat non plus. Encore les fruits rouges avec une prédominance de cette fameuse cerise noire qui revient en bouche. Une légère pointe d’érable sucré et fumé fait surface et vient se mélanger à ces saveurs fruitées. En ouverture de finale les épices tels la muscade, la cannelle et le poivre sont bien marquées et prennent bien leur place en ce début de finale.

La finale est bien marquée par les épices et un léger piquant poivré. Par la suite, les épices s’adoucissent, sans nécessairement disparaître, et puis un retour du sucré, qui cette fois, est plus du côté de la vanille que de l’érable. Cette finale est malheureusement un peu trop courte.

C’est un bon whisky canadien qui offre des saveurs intéressantes et un peu différente, le whisky en soit « sonne » un peu comme un Bourbon mais plus doux. Est-ce que les demandes et exigences de Brown-Forman y seraient pour quelque chose? Aussi, j’aurais bien aimé que le goût d’érable soit beaucoup plus dominant, plus au premier plan, mais il arrive plutôt en renfort.

Forty Creek – Confederation Oak Reserve (# 30)

Un petit spécial cette fois, une dégustation en simultanée avec deux autres blogueurs, soit whiskyplus.ca et rhumsetbieres.com. Nous avons dégusté le même whisky canadien, à savoir le Forty Creek – Confederation Oak Reserve. Il sera intéressant de voir les différences relevées par chacun. Voici les liens vers leurs articles respectifs :

Whiskyplus.ca Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Rhumsetbieres.com Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Et voici la mienne :

030 F 40 creek confederation oakNom : Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Type : Whisky Canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.fortycreekwhisky.com

Prix : 69,95$

Disponibilité : LCBO #195651

Les whiskies Forty Creek proviennent de la Kittling Ridge Distillery, laquelle est située dans la ville de Grimsby en Ontario. Son fondateur, John K. Hall, a également été vigneron pendant 20 ans avant de se décider à se lancer dans l’art de la distillation et de fonder sa propre distillerie en 1992.

Pour cette fiche, je fais la dégustation de leur « Confederation Oak Reserve » (lot #1867, bouteille #13 092). La particularité de ce whisky canadien, c’est qu’une deuxième période de vieillissement a été faite dans des tonneaux de chêne canadien. Tel qu’expliqué sur le site www.fortycreekwhisky.com, le chêne canadien est de même variété que le chêne américain. Par contre, dû aux hivers canadiens beaucoup plus rigoureux, il mature beaucoup plus lentement. Ceci fait en sorte que le bois est beaucoup plus dense et les saveurs y sont différentes et surtout plus dominantes.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre avec reflets dorés et ambres, assez sirupeux

Nez : épicé, boisé et sirop d’érable

Goût : épices, caramel au beurre d’érable, très boisé

Finale : longue, caramel à l’érable, chêne grillé

La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre légèrement doré ayant des reflets ambrés. Sa texture est assez sirupeuse et laisse de belles coulisses onctueuses sur les rebords du verre.

Au-dessus du verre, c’est un peu timide. Des effluves épicés ce mélange à une touche boisée et légèrement vanillée. Un sirop d’érable semble également vouloir prendre une petite place. À l’arrière-plan, une pointe légèrement fruitée un peu comme un sirop de fruits en conserve réussit à se frayer un chemin.

En entrée on est marqué par un sirupeux « butterscotch » vanille-érable, lequel tapisse la langue rapidement. Ensuite, graduellement et tout en douceur, apparaissent les tanins du bois sur les papilles et les joues. Avec l’arrivée de ces tanins, on sent que les épices veulent maintenant prendre leurs places. Des épices boulangères (comme la cannelle, la muscade et le girofle) se marient avec le goût boisé du chêne, lequel est particulièrement marqué. En introduction de finale une légère amertume se fait sentir. Je n’ai pas ajouté d’eau pour ce whisky.

La finale, relativement longue, commence avec une amertume qui s’adoucit avec le retour d’un caramel onctueux à l’érable. Les tanins sont toujours perceptibles et maintenant le chêne semble avoir légèrement chauffé, voir grillé.

À la lecture de tout cela, l’expérience en bouche peut sembler violente ou robuste, mais au contraire, c’est équilibré, en douceur et très agréable. Le boisé très présent se marie à merveille avec les épices et les notes légèrement sucrées. Selon moi, c’est un excellent whisky qui offre une expérience enrichissante.

Je vais probablement me laisser tenter par leurs autres whiskies, le « Double Barrel Reserve » ou le très prisé « Port Wood Reserve », si je peux réussir à mettre la main sur une bouteille…