Archives de catégorie : Écosse
The Arran Malt – 10 ans (# 25)
Type : Scotch single malt
Région : Ile d’Arran, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.arranwhisky.com
Prix : 46,50$
Disponibilité : SAQ #10784144
La Distillerie d’Arran est bien évidemment située sur l’île d’Arran. Avec ses 432 km2, elle est la septième plus grande île d’Écosse (la populaire Islay fait 620 km2). La distillerie débuta ses opérations en 1993, mais fut officiellement fondée en 1995, ce qui en fait l’une des plus jeunes distilleries d’Écosse. À ses débuts, elle offrit des embouteillages spéciaux sans mentions d’âges, lesquels étaient assez bien reçus par les amateurs de scotch whisky malgré leurs très jeunes âges (entre 3 et 7 ans). Maintenant on peut trouver des embouteillages de 10 ans et de 14 ans. Ils ont également des éditions « single cask » Sherry et Bourbon (tous deux disponibles à la SAQ) et des éditions « cask finish » Amarone (disponible à la SAQ), Sauterne et Porto (non disponibles à la SAQ). Je vous présente maintenant le 10 ans.
Ma dégustation :
Couleur : dorée pâle, assez sirupeux
Nez : zeste d’agrumes, céréales, sucre d’orge
Goût : agrumes, fruits, malté
Finale : assez persistante, sucrée, légère
La couleur de ce single malt et plutôt dorée pâle et il est assez sirupeux pour laisser de belles coulisses sur le rebord du verre.
Au nez, c’est frais, vif, sucré et céréalier. On sent une certaine fraîcheur et une vivacité émanant des fruits et du zeste de différents agrumes, plus particulièrement l’orange. C’est également sucré, un sucre d’orge bien caramélisé. Le tout est très agréable et bien balancé.
En bouche, c’est tout aussi agréable et rempli de fruits et de douceur, mais avec une certaine vivacité rafraîchissante. Les agrumes et les fruits prennent le premier plan et sont accompagnés par une amertume bien balancée. Un très léger salin, pas aussi fort que certains d’Islay, tente faire sa place, mais est rapidement remis à l’arrière-plan par les fruits. Il y a également un sucré, qui n’est pas vraiment caramélisé mais plutôt malté, lequel est constamment présent en bouche, ce qui apporte une certaine douceur.
La finale est assez persistante pour un scotch de 10 ans. Elle est sucrée et maltée et on goûte encore les fruits. On ressent également la vivacité et l’amertume des agrumes et de leurs zestes et très tard en finale, le salin refait surface. Très agréable et léger comme whisky.
Cette distillerie me surprend beaucoup! Elle est d’une jeunesse frappante et pourtant elle démontre du savoir-faire et de l’expérience dans la confection de ce single malt. Je crois que je vais me laisser tenter par une autre de leurs éditions, soit le Amarone cask finish ou le Bourbon single cask, lesquelles sont apparemment pas mal du tout !
Pour le prix demandé, c’est vraiment un bon scotch. Tout en étant vif et frais, il se laisse boire facilement et agréablement. Un scotch qui se dégustera sûrement très bien sur la terrasse lors des chaudes fins de soirées d’été, et ce, bien entendu sans glaçon, mais ceci est bien sûr une simple question de goût !
Laphroaig – 18 ans (# 23)
Nom : Laphroaig – 18 ans
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web : www.laphroaig.com
Prix : SAQ 156$ (payé 99$US Virginia, USA)
Disponibilité : SAQ #11484979
Laphroaig est sans aucun doute l’une des distilleries les plus connues d’Islay. Cette île d’Écosse est réputée pour offrir des scotchs uniques, très tourbés, fumés et iodés. Ces saveurs sont toutes présentes dans les scotchs offerts par Laphroaig. En bonus, on retrouve dans leurs scotchs des notes médicinales plutôt uniques à Laphroaig, ce qui en fait en quelque sorte leur « signature » typique.
Depuis 2009, le Laphroaig 18 ans remplace le « légendaire » 15 ans, que je n’ai jamais eu la chance de goûter.
J’ai relu mes notes de dégustation du 10 ans (que vous pouvez retrouver ICI) et voyons maintenant ce que ces 8 années de plus en barriques peuvent apporter.
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, tirant sur un léger cuivre
Nez : fumée, floral, tourbé, boisé
Goût : Tourbe, fumée, miel
Finale : Tourbe, fumée, tanins, très persistante
La couleur ambre est pâle et les reflets sont plutôt cuivrés (le 10 ans est plutôt doré). Il est assez sirupeux et laisse des coulisses sur le rebord du verre mais elles ne demeurent pas en place bien longtemps.
Au nez, c’est assez présent mais tout en douceur. En toute délicatesse une fumée se mélange avec des notes florales et tourbées. On discerne également une odeur un peu sucrée et boisée. On sent déjà que les années supplémentaires passées en barriques ont assagi les notes plus robustes que l’on retrouve dans le 10 ans. Aussi, les notes médicinales habituelles de Laphroaig ne sont pas vraiment perceptibles au nez.
En bouche, simplement magnifique! Complexe et puissant mais sans être agressif. Les saveurs de tourbe et de fumée se mélangent à des notes un peu florales et sucrées. Une touche légèrement sucrée plutôt mielleuse tente de prendre sa place à côté des notes boisées et épicées. La sensation d’alcool est peu perceptible (48%). Une légère amertume prend place en début de finale. En ajoutant un peu d’eau, les notes de tourbe, de miel et les saveurs florales prennent encore plus de place. C’est la première fois que j’ajoute de l’eau et que je vois une aussi grande différence dans les saveurs.
Pour la finale, la tourbe, la fumée et les tanins du bois accompagnent une belle amertume qui perdure pour de longs et mémorables instants. Les notes médicinales et salines tardent à venir mais semblent timidement vouloir s’installer tout au long de la finale. Plus elle s’étire, plus le salin prend le dessus.
Finalement, je peux constater que ces huit années supplémentaires lui ont permis de se raffiner et de se complexifier. Il passe de fougueux et robuste à racé et complexe.
J’ai toujours aimé les scotchs de Laphroaig, c’est un peu ma distillerie chouchou. Le 10 ans et le Quarter Cask m’ont toujours emballé et j’ai maintenant toujours une bouteille de l’un ou l’autre à la maison. Mais là, je dois avouer qu’avec ce 18 ans, Laphroaig vient de gagner sa place de choix au sommet de mes distilleries favorites. À 156$ à la SAQ c’est un peu cher mais je dois admettre que c’est (pour moi) un bon investissement. À 99$US et avec le Dollars Canadien à ±1,05$, au moment de l’achat , comme on dit en anglais, c’est un « no-brainer »…
Ardbeg – Alligator (# 21)
Nom : Ardbeg Alligator
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 51,2%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : ±98$ can (75€)
Disponibilité : Le Comptoir Irlandais (Paris)
L’« Alligator » est l’embouteillage à édition limitée d’Ardbeg pour 2011, lequel serait limité à environ 5760 bouteilles. Pour cette édition, Ardbeg a utilisé des barriques neuves de chêne américain et on y a appliqué la technique « Alligator Charring ». Le terme « Alligator » correspond à une technique de préparation des barriques. Cette technique consiste en une carbonisation (charring) à l’extrême de l’intérieur de la barrique, ce qui donne au bois l’aspect d’une peau d’alligator. Ce procédé est très utilisé pour le vieillissement des whiskeys américains. L’application de cette méthode sur les barriques apportera forcément tout au long du vieillissement des notes différentes et intéressantes à ce scotch.
Ma dégustation :
Couleur : légèrement cuivrée
Nez : tourbe, fumée, agrumes (zeste), sucré
Goût : sucré, tourbe, fumée, épices
Finale : amère, tourbée, caramel, saline
D’une couleur légèrement cuivrée et ayant une texture qui m’apparaît moyennement sirupeuse, les coulisses apparaissant sur les parois du verre semblent similaires à celles laissées par le Supernova. De plus, ce scotch est assez foncé pour un Ardbeg comparativement à ceux déjà goûtés.
Les premiers parfums, tout en étant un peu timide, sont définitivement typiques d’Ardbeg, ceux qui vous accrochent automatiquement un sourire aux lèvres. La tourbe, une fumée légère et le bord de mer salin. Puis apparaissent soudainement les agrumes, le citron ou peut-être même le pamplemousse.
En bouche, ce qui me surprend de cet Ardbeg, c’est la pointe sucrée qui arrive en premier, laquelle est rapidement engourdie par la tourbe et la fumée d’un feu de camp. Le caramel brûlé, la vanille, la cannelle et la muscade prennent ensuite place au milieu de cette fanfare de saveurs. On perçoit également les tanins du bois sur la langue et les joues. Note intéressante, ces saveurs ressemblent à celles que l’on retrouve dans un Bourbon, mais sans le goûter. Cela provient sûrement des barriques neuves de chêne américain rudement carbonisées de l’intérieur.
Je n’ai pas encore parlé de la brûlure d’alcool? Elle est bien là et elle a du « mordant », elle fait partie de l’expérience, après tout, la bête a bien le droit de se défendre!!
La finale commence sur une note amère de torréfaction et un peu tourbée. Cette dernière est légèrement adoucie par le sucré d’un caramel. Par la suite, revient la fumée d’un feu de camp. La tourbe refait surface et vient se mêler à un salin océanique, tous deux perdurent pour plusieurs instants.
Ce scotch m’a jeté par terre, il est mystérieux et demande à être dégusté de nouveau. Avec cette édition très limitée, Ardbeg sort légèrement de sa zone de confort et c’est fort apprécié. Ces nouvelles saveurs sont bien intégrées aux saveurs typiques, ce qui donne une expérience des plus intéressante! Ce qui me surprend de l’Alligator, c’est que l’alcool y est plus perceptible ( avec « seulement » 52,1%) que le Supernova, qui lui, fait un solide 60,1%.
Merci Charles qui a réussi à mettre la main sur cette bouteille.
En bonus, voici une vidéo (en anglais) racontant une légende d’Islay…
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=WguBC9IlRfE]Ardbeg – Supernova SN2010 (# 19)
Nom : Ardbeg – Supernova (SN2010)
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 60,1%
Site web : http://www.ardbeg.com
Prix : ±115$ can (86€)
Disponibilité : Le Comptoir Irlandais (Paris)
Description/historique :
Le « Ardbeg Supernova » est l’un des scotchs qui possède le plus haut taux phénolique (concentration du gout de tourbe-fumée), soit un peu plus de 100 ppm. Son principal rival est le « Bruichladdich Octomore » avec 130 ppm. Quand on pense qu’un scotch considéré comme étant très « peated », son taux phénolique est rarement au dessus de 50 ppm! On peut voir alors que ces deux monstres de la tourbe et de la fumée sont plutôt seuls au sommet de cette montagne.
Ma dégustation :
Couleur : Dorée très pâle, légèrement sirupeux
Nez : Fumée, sucrée, odeurs de noix-bois (oak), délicat
Goût : Tourbe, fumée, amer-sucré
Finale : Tourbée, un peu fumée, saline, très persistante
La couleur de ce whisky est d’un doré très pâle, quasiment comme de l’eau. Avec une telle couleur (tout comme son petit frère de 10 ans) on peut conclure qu’Ardbeg n’ajoute pas de caramel de coloration pour impressionner, il reste authentique et pur. Il est également légèrement sirupeux, mais par comparaison avec le 10 ans, je m’attendais à ce qu’il le soit un peu plus.
Au nez, une délicate odeur fumée et sucrée est au premier plan. Une tourbe légère se mélange ensuite au tout. Encore une fois c’est en toute timidité et en délicatesse, avec une légère perception de brûlure d’alcool. En arrière plan, encore un souvenir du 10 ans, cette odeur boisée de noix, j’irais peut-être en précisant le chêne, une « oakyness »?
En bouche, je suis scié en deux! En entrée de jeu, un sel marin est bien présent mais pour seulement une fraction de seconde. Il est immédiatement englouti par la tourbe et un peu de fumée et une chaleur, pas une brûlure, mais bien une chaleur réconfortante qui entre par la grande porte. Un bon feu de camp qui réchauffe l’âme. Vient ensuite une petite douceur qui a du mal à faire son chemin, un peu floral ou sucrée? Dure à dire avec tout ce « peat »! Cette douceur donne une sensation d’amertume ressemblant un peu à du zeste de pamplemousse. Avec l’ajout de quelques gouttes d’eau tout semble s’adoucir, mais sans s’ouvrir plus? Plutôt surprenant pour un scotch à 60,1%.
La finale est, elle aussi très tourbée avec une fumée un peu timide. Un sel marin revient finalement vers la fin de cette magnifique finale, laquelle persiste pour une longue et agréable soirée.
Pour terminer, ce whisky est très tourbé et fumé, mais suite à ce que j’avais entendu à son sujet, je m’attendais à un peu plus que ça mais c’est bien parfait ainsi. Trop ce serait comme pas assez, et ici, c’est juste parfait pour bien apprécier un bon Islay bien « peaty »!
Encore une fois, j’aimerais remercier mon bon ami Charles, qui, avec ses nombreux voyages et contacts, me permet de pouvoir apprécier d’excellents whiskies. Tout récemment, il a réussi à mettre la main sur une bouteille du prisé « Ardbeg – Alligator »! Dégustation à venir… du moins je l’espère!
Pour l’exercice et en guise de comparaison, à la fin, je me suis servi une demi-portion de mon Ardbeg 10 ans. Je vous suggère fortement d’en faire l’exercice… Une expérience plutôt enrichissante!
Laphroaig – 10 ans (# 18)
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.laphroaig.com
Prix : SAQ 79,75$ (payé 42,99$US dans le Maine, USA)
Disponibilité : SAQ #11534876
La distillerie de Laphroaig (prononcé « La-froigk ») est située dans le sud de l’île d’Islay, entre celle de Lagavulin et de la mythique Port Elen (inactive à ce jour) et tout près d’Ardbeg. Elle fut fondée en 1815 par les frères Alexander et Donald Johnston. Originalement, les plans des deux frères étaient d’en faire une ferme! Heureusement pour les amateurs de scotch d’Islay, alors qu’en 1926, leur premier embouteillage officiel eut lieu. Depuis ce temps, tout comme ses proches voisins, Laphroaig offre des scotchs au style très tourbé, fumé, maritimes et avec en prime certaines notes médicinales plutôt particulières.
Ah! Laphroaig, comment dire? Humm? L’une de mes distilleries préférées, je dirais même ma préférée! Oups, ce sera un peu difficile de rester objectif! Allez, essayons…
Ma dégustation :
Couleur : Ambre plutôt pâle, tirant sur le doré
Nez : Tourbe, fumée, médicinal
Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin
Finale : amère, tourbée, très persistante
La couleur ambre est plutôt pâle, tirant plutôt sur le doré. Le whisky est moyennement sirupeux et laisse des coulisses vagues sur le rebord du verre.
Au nez, c’est assez puissant, en laissant reposer le verre quelques minutes, on sent les odeurs se répandre dans la pièce! Des odeurs de tourbe légèrement fumée accompagnent des notes un peu médicinales. Assez discrètement, un petit côté maritime se marie avec une fine pointe épicée de cannelle.
En bouche, c’est puissant, mais pas autant que le nez le laissait paraître. Des saveurs de tourbe, de fumée et d’antiseptique (le Listerine jaune) sont toutes présentes et bien en force. La sensation l’alcool est peu présente et c’est plutôt les saveurs médicinales qui nous laissent croire en un taux d’alcool un peu plus fort que 43%. Une amertume se fait percevoir en début de finale.
Un petit sucré fait son apparition en tout début de finale mais qui est rapidement remplacé par la tourbe et le salin océanique typique au scotch d’Islay. Cette finale est interminable! Sans blague, elle perdure presque jusqu’au lendemain matin… Wow!
Comme pour le Ardbeg, il faut déjà avoir marché sur les sentiers aventureux d’Islay pour l’apprécier pleinement. Si c’est une première visite, on risque de s’égarer et malheureusement de ne plus retrouver son chemin vers Islay!
J’avais goûté ce Laphroaig pour la première fois il y a une dizaine d’année et j’avais été bien triste d’apprendre qu’il n’était plus disponible à la SAQ. Quelques années plus tard, il a été remplacé par le Quarter Cask (un autre excellent Laphroaig). Cet été, lors d’un passage aux États-Unis, je me suis dis pourquoi ne pas renouer avec un de mes premiers amours, ce 10 ans. Vous constatez que je n’ai aucun regret. Amateurs d’Islay, une bonne nouvelle pour vous, depuis cet automne il est de retour sur les tablettes de la SAQ!
Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish (# 17)

Nom : Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish
Type : Scotch single malt (cask strength)
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 53,5%
Site web : www.bowmore.com
Prix : 126$
Disponibilité : SAQ #11064739
Petite histoire :
Ce Bowmore âgé de 16 ansfait partie d’une série spéciale de « cask finish ». Celui-ci est fini dans des barriques ayant contenu du vin de Bordeaux (les autres éditions étant Bourbon, Oloroso et Porto). Il a été distillé en 1992 puis mis en barriques de Bourbon pour une durée de six ans. Ensuite, le 20 novembre 1998 il fut transféré dans des fûts ayant contenu du vin de Bordeaux pour un autre dix ans. En Juillet 2008, ayant atteint son apogée, il fut alors embouteillé à la « puissance du fût », non altéré de 53,5%.
Ma dégustation :
Couleur : ambre foncé, reflets cuivrés
Nez : Fumée légère, fruits rouges (cerises, framboises), butterscotch
Goût : Sucré et légèrement tourbé, boisé, vin (complexe)
Finale : Caramel, fumée, saline, tourbe persistante
De couleur ambre plutôt foncé avec de beaux reflets cuivrés. Ce scotch est également assez sirupeux tout en laissant de belles « jambes » sur les rebords du verre.
Au nez, l’odeur d’une fumée légère entre en jeu avec celle des petits fruits rouges comme la cerise mure et la framboise. Le butterscotch et un petit bord de mer légèrement salin font leur apparition à l’arrière plan.
L’entrée en bouche est plutôt sucrée mais est vite bousculée par la tourbe et la fumée qui, malgré leur délicatesse prennent maintenant toute la place. Puis le boisé et ses tanins se joignent à cette danse plutôt complexe. Ce petit boisé (oaky) est accompagné d’une sensation de vin, je dirais plutôt de porto tawny (un peu caramel). Toutes ces saveurs semblent bien balancées. Aussi, malgré ses 53,5% d’alcool, la brûlure est quand même très minime.
La finale persiste pour l’éternité!, enfin presque. Le porto-caramel se mélange avec la fumée et la tourbe, cette dernière revient avec un salin maintenant très perceptible.
Un scotch single malt tout de même très complexe pour mon palais si peu expérimenté. Un apprentissage très enrichissant et plaisant. J’avais ce scotch depuis un certain temps sans l’avoir vraiment dégusté à fond! Maintenant que c’est fait, je constate qu’il est bien dommage qu’il m’en reste à peine pour un service!
The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask (# 16)
Nom : The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask
Type : Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : http://www.thebalvenie.com
Prix : 119$ (payé 59$US)
Disponibilité : SAQ #11909965
Située dans le Speyside, près de la ville de Dufftown, la distillerie Balvenie fut construite en 1892 par William Grant. De nos jours, la compagnie William Grant & Sons est toujours propriétaire de la distillerie Balvenie ainsi que de la très populaire distillerie Glenfiddich.
Balvenie serait la seule distillerie qui cultive toujours son orge, laquelle est maltée sur ses propres planchers de maltage traditionnel (traditional floor maltings), emploie ses propres artisans du cuivre (coppersmith) pour l’entretien de ses alambics et ses propres « coopers » pour entretenir, réparer, remplir et sceller ses tonneaux. De cette façon Balvenie assure un contrôle de qualité du début à la fin.
Ma dégustation:
Couleur : ambrée
Nez : sucré, mielleux, cassonade, odeurs plutôt subtiles
Goût : douce vanille, sucre d’orge, épices, rhum très présent
Finale : légère amertume, sucrée du rhum
Le nez est assez subtil, les odeurs semblent un peu timides, même après 15-20 minutes à s’ouvrir dans le verre. On perçoit les subtilités d’un sucré un peu mielleux et une légère odeur de cassonade. Ensuite c’est un mélange d’épices, de cannelle et un petit avant goût du rhum en arrière plan.
En bouche, ça se replace. Une douceur vanillée accompagne agréablement un goût de sucre d’orge légèrement caramélisé (toasted). Ensuite, c’est la cannelle avec une pointe d’épices. Les saveurs légères et agréables du rhum suivent et elles viennent ajouter une belle touche spéciale. En préparation de la finale, un léger picotement se fait ressentir sur la langue et les joues.
La finale est légèrement amère et le rhum prend cette fois plus de place. Par contre elle me semble un peu courte pour un 14 ans. Le léger sucré du rhum quant à lui perdure un peu plus longtemps.
Finalement, les saveurs en bouche font vite oublier les faiblesses ressenties au nez. Les saveurs apportées par le rhum s’unissent à merveille avec ce scotch. Le Balvenie Caribbean Cask est très différent du BenRiach Arumaticus Fumosus dégusté plus tôt, lequel est également un « rum finish ». En comparaison, le Balvenie est plus accessible, plus léger, tout en douceur et les saveurs du rhum semblent mieux intégrées et plus appropriées avec le Balvenie que le BerRiach. Encore un très bon scotch, avec une petite touche spéciale très appréciée!






