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Glenfiddich – 15 ans Solera Reserve (# 121)
Nom : Glenfiddich – 15 ans Solera Reserve
Type : Scotch Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.glenfiddich.com/ca
Prix : 73,75$
Disponibilité : SAQ #11027031
En 1896, William Grant et ses enfants construisirent à la main la distillerie et après un an de dur labeur, la distillerie Glenfiddich vit le jour. Leur version 12 ans est l’une des plus populaires et l’une des plus vendues dans le monde. Il y avait toujours une bouteille verte triangulaire de « Glenfi » 12 ans dans l’armoire de mon père, un classique que je me dois de revisiter. Ici, je vous présente plutôt une version différente et un peu plus âgé, le 15 ans Solera Reserve. La méthode Solera est un procédé utilisé en Espagne pour la production du sherry voici un lien expliquant la méthode espagnole.
C’est un peu différent chez Glenfiddich. Il débute par faire vieillir leur whisky en barriques de Sherry et de Bourbon pour un minimum de 15 ans. Par la suite les barriques sélectionnées pour cette édition vont être transférées dans leur « Solera Vat » en pin, lequel n’est jamais complètement vidé, il reste donc toujours un peu de whisky vieillit du remplissage d’avant, et ainsi de suite… après le passage dans le « Solera Vat », une partie de ce whisky est ensuite transférée du Vat vers des foudres portugais (Portuguese tuns) pour la dernière étape de « mariage » avant l’embouteillage. Par la suite de nouvelles barriques sont sélectionnées pour remplir à nouveau le « Solera vat » pour le prochain embouteillage, et ainsi de suite…
Voyons maintenant le résultat.
Ma dégustation :
Couleur : ambre orangé, reflets rosés
Nez : fruits blancs frais et cuits, cannelle
Goût : fruits frais, léger boisé, chocolat noir
Finale : légère amertume, chocolat noir, tabac frais
À la lumière du jour, la couleur de ce scotch est d’un léger ambre orangé offrant de beaux reflets teintés de rose. La texture est moyennement sirupeuse, les coulisses sont nombreuses et fines et retombent lentement au fond du verre.
Les effluves qui se dégagent au-dessus du verre sont celles de fruits blancs. Des poires Bartlett et des pommes Granny Smith fraîchement coupée sont bien présentes. Par la suite, ces mêmes fruits se retrouvent dans une casserole à cuire lentement avec un soupçon de beurre, de sucre brun, de fruits confits et de cannelle.
En bouche c’est plutôt raffiné, délicat, frais et sucré. Les fruits frais dans un sirop épicé sont au premier plan. Par la suite, quelques notes de cannelle et de bois chatouillent la langue et ses papilles. Puis apparaît le chocolat noir avec un retour de la Bartlett et quelques notes de fruits secs (raisins et pruneaux).
En début de finale, une petite pointe d’amertume suit le chocolat noir et les fruits secs. Elle s’adoucit et un léger fruité-sucré prend place et est accompagné de légères notes de tabac frais. Elle est un peu courte et ne s’étire par sur de longs moments, mais cela nous incite simplement à reprendre une autre lampée, et c’est parfait ainsi…
Avec le 15 ans Solera Reserve, Glenfiddich nous transporte dans un monde de saveurs douce, délicate et raffinée ! Un délicieux scotch qui saura plaire à tout coup. Une valeur sûre que tout amateur devrait avoir pour la partager avec ses invités afin de les initier au monde des whiskies.
Old Pulteney – 12 ans (# 120)
Type : Scotch single malt
Région : Highlands, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.oldpulteney.com
Prix : 69,75$
Disponibilité : SAQ: #10817495
La distillerie d’Old Pulteney a été fondée en 1826. Elle est la plus au nord des distilleries continentales et est située au cœur de la ville de Pulteneytown, un village de pêcheurs bâti aux abords sud de la rivière Wick, qui se jette dans la Mer du Nord. Le chai de la distillerie d’Old Pulteney est également situé très près de ces rives maritimes et les barriques qui y dorment en absorbent généreusement les arômes salins se trouvant dans l’air ambiant.
La gamme régulière des scotchs d’Old Pulteney est constituée de scotch de 12, 17, 21 et 30 ans. Le 21 ans est également disponible à la SAQ pour un prix quand même raisonnable à 194$, et pour les poches plus garnies, une version 40 ans est également disponible à la SAQ pour la modique somme de 3 375$ ! Mais pourquoi donc la version 17 ans n’est pas disponible chez le Monopole d’État ? Je n’en ai aucune idée…
Ma dégustation :
Couleur : Cuivre reflets rosés, sirupeux
Nez : fruits frais, salin, poivre
Goût : Sucré-salé, salade de fruits, soupçon d’épices
Finale : sel de mer, maritime, fruits sucrés
La couleur est d’un cuivre ambré bien franc et lorsque porté à la lumière de beaux reflets légèrement rosés sont visibles. Le liquide enrobe bien les parois du verre et de larges coulisses se forment et redescendent lentement au fond du verre.
Au-dessus du verre, ce sont des fruits fraîchement coupés, notamment des pommes, des poires et du melon de miel, mais c’est comme si on les avait lavés à l’eau de mer ! Les notes salines sont bien en place et dominantes. Par la suite, une petite note poivrée fait son apparition.
En bouche, c’est toujours sucré-salé, la salade de fruits dans un sirop mélangé avec un goût iodé et salin me rappelant l’eau des huîtres! Ça me donne des idées pour ma prochaine dégustation d’huîtres ! Par la suite les notes maritimes se développent de plus en plus pour finir par être dominante. Quelques notes d’épices et d’alcool s’ajoutent en début de finale, vraiment très bien.
Le sel marin domine vraiment, les saveurs maritimes sont solides et s’étirent de longs moments. Le sucré des fruits essaie de revenir et tente de se faire une place tant bien que mal, mais finit par abandonner le combat !
Mon premier « Old P. » sur lequel je m’attarde vraiment, et je peux vous assurer que ce ne sera pas mon dernier… Ce 12 ans m’a plus que surpris, il m’a fait découvrir une distillerie que je vais tenter de découvrir, j’ai entendu que de bons commentaires sur le 17 ans et le 21 ans, j’ai bien hâte de pouvoir vous en parler dans une prochaine dégustation !
Merci Frérot pour le « dram » !
The BenRiach – 15 ans Tawny Port (# 119)
Nom : The BenRiach – 15 ans Tawny Port
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.benriachdistillery.co.uk
Prix : 92,50$
Disponibilité : SAQ #11092457
L’affinement dans divers fûts est vraiment à la mode depuis quelque temps. Chaque distillerie tente d’y trouver son compte et BenRiach ne fait pas exception. Les fûts de rhum, de madère, de sherry ou de vins divers ont tous été utilisés dans la gamme de BenRiach. Ici, nous avons affaire à un scotch de 15 ans d’âge dont le vieillissement a débuté dans les traditionnelles barriques de Bourbon pour ensuite passer une période d’affinage en barriques de porto tawny provenant de la vallée du Douro, au nord du Portugal. Assez intéressant comme combinaison.
Ma dégustation:
Couleur : rose-orange brûlée intense, sirupeuse
Nez : fruits confits, caramel au beurre, épices
Goût : sucré, épicé, tawny chocolat noir
Finale : épices, tawny, chocolat noir
De couleur très rosée et orange brûlée, on pourrait croire qu’il a vraiment la couleur d’un délicieux tawny de la maison Cabral ! Le liquide est assez sirupeux, les jambes sont nombreuses, fines et redescendent tranquillement au fond du verre.
Au nez, ce sont des fruits confits, des cerises et des abricots baignant dans le porto tawny. Puis un caramel au beurre légèrement brûlé et épicé à la cannelle arrive. Une légère brûlure d’alcool est perceptible.
L’entrée en bouche est bien sucrée et piquante, on retrouve encore les fruits confits et la cannelle. La brûlure d’alcool est également bien présente, c’est étonnant pour un scotch à 46% d’alcool. Par la suite, les saveurs de tawny arrivent avec le chocolat noir, le caramel brûlé et quelques notes bien boisées.
La finale est assez surprenante, après le piquant de la cannelle et du bois, les saveurs de tawny et de chocolat noir persistent et demeurent de bien longs moments.
C’est un scotch qui me fait penser à ce qu’un porto tawny pourrait devenir après avoir fait du « Chest-Bras » sur les stéroïdes ! Blagues à part, c’est tout de même une belle réalisation, le scotch intègre massivement les saveurs et la couleur du fût d’affinage (peut-être un peu trop pour certains puristes?). C’est, selon moi, un bon scotch de dessert, il irait sûrement à merveille avec un gâteau ganache chocolat noir. L’amateur de porto tawny y trouvera également son compte avec ce scotch.
Merci à Marie-Andrée L. pour l’échantillon.
Té Bheag (# 118)
Type : Blended scotch whisky
Région : Île de Skye, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.gaelicwhisky.com
Prix : 37$
Disponibilité : SAQ: #858209
Le gaélique est un langage qui est bien loin du « ça s’écrit comme ça se prononce » ! En effet « Té Bheag » se prononce en réalité « Tché-Vek » !
Pour ce Té Bheag, il est question d’un blend de « gaelic whisky » préparé par Pràban na Linne Ltd, situé sur l’île de Skye. Sans mention d’âge sur la bouteille, mes recherches laissent entrevoir des whiskies entre 8 et 12 ans d’âge provenant d’ex-fûts de bourbon et de sherry. Il est non filtré à froid (unchillfiltered), une qualité quand même plutôt rare pour un blend. Il serait également composé d’environ 40% de malt, gageons qu’une certaine quantité provient de Talisker, la seule distillerie sur l’Île de Skye…
Ma dégustation :
Couleur : cuivre, texture moyenne
Nez : délicat, tourbe maritime
Goût : tourbe légère, notes salines, caramel épicé
Finale : amertume, légère fumée, caramel salé
La couleur de ce blend est simplement cuivrée et offre de beaux reflets cuivrés également, une couleur très « whisky »! Côté texture c’est quand même intéressant, de belles coulisses fines et nombreuses se forment sur les contours et redescendent lentement.
Au nez, c’est plutôt délicat mais bien précis. Tourbe et notes maritimes sont aux premiers abords. Par la suite, des parfums légèrement sucrés et floraux (la violette) s’unissent et forment un ensemble me rappelant un peu la fameuse gomme au savon ! Des notes de céréales sont également de la partie.
Dès l’entrée en bouche on perçoit la tourbe, le salin et les épices. En effet, la tourbe semble légèrement fumée et les saveurs maritimes sont bien en place. Par la suite, quelques notes de tabac frais, d’épices et de bois s’entrecroisent momentanément. Puis, un caramel épicé arrive avec une amertume assez présente qui serait un peu entre le zeste de citron et la pelure de pamplemousse.
En début de finale, l’amertume s’étire et est ensuite remplacée par une tourbe légèrement fumée et un sel marin qui s’étire. Le caramel crémeux à la fleur de sel vient finalement clore le tout.
Un bon petit blend bien construit et qui est fort probablement inconnu ou même boudé de bien des amateurs de scotchs tourbés et fumés des îles écossaises. Ces derniers qui ne s’attendraient à rien d’intéressant dans ce blend pourraient facilement se faire surprendre. Je concède que ce n’est pas une bombe de tourbe ou de fumée, mais l’ensemble procure un « bien-être » très satisfaisant, surtout pour 37 $.
Petite remarque, c’est un produit qui a tendance à disparaître momentanément des tablettes de la SAQ pour ensuite réapparaître quelques semaines plus tard, voire quelques mois.
Balblair 2001 (# 117)
Nom: Balblair 2001
Type : Scotch Single Malt
Région : Highlands, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.balblair.com
Prix : 81$
Disponibilité : SAQ: 11871688
Balblair est l’une des plus anciennes distilleries d’Écosse, sa construction originale date de 1790 et aurait été reconstruite en 1895.
La particularité de Balblair est d’offrir des singles malts millésimés, comme The Glenrothes par exemple. En effet, au lieu d’un embouteillage avec mention d’âge (ex. 10 ans, 15 ans), ils ont plutôt choisi d’assembler plusieurs barriques d’une année donnée, comme pour la présente fiche, Il a été distillé en 2001, puis embouteillé en 2011.
Un gros merci à Maryse P. pour l’échantillon et la photo.
Ma dégustation :
Couleur : Jaune pâle, reflets dorés, sirupeuse
Nez : sucré, fruits dans un sirop épicé
Goût : fruits sucrés et doux, épices de boulangerie
Finale : douce, fraîche et fruitée
D’une couleur jaune pâle avec des reflets dorés. La texture semble sirupeuse, les jambes sont étroites et nombreuses, mais ne parviennent pas à redescendre dans le verre et finissent par former des petites bulles sur les rebords du verre.
Au nez, ce sont des poires, des pruneaux et des fruits tropicaux baignant dans un sirop sucré aux épices de boulangerie. Une petite touche végétale est également présente en arrière-plan.
L’entrée en bouche est sucrée, fruitée et très douce. Les fruits frais et confits ainsi que les pruneaux sont au premier plan. Par la suite, l’arrivée des raisins secs au chocolat dans l’ensemble vient compléter le tout. À l’arrière-plan, quelques notes très douces d’épices de boulangerie, comme la muscade et le girofle, tentent de se joindre à cette valse fruitée.
La finale est très douce et fraîche, mais relativement courte. Les fruits dans le sirop sucré prennent toute la place.
Un beau petit scotch léger et facile à boire, donnant de belles saveurs de fruits sucrés qui saurait plaire à plusieurs. Pour ma part, je les préfère avec un peu plus de punch, mais je dois avouer qu’il est quand même très agréable à boire.
Ardbeg – Corryvreckan (# 116)
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 57,1%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : de 165$ à 184$
Disponibilité: déjà été en SAQ et LCBO
L’Ardbeg Corryvreckan, emprunte son nom à l’un des tourbillons les plus grands du monde. Ce « whirlpool » est situé tout juste au nord de l’Ile de Jura. De par son intensité, il mettrait au défi quiconque oserait s’y aventurer sans vraiment savoir ce qu’il fait, du moins c’est ce que les vieux marins des environs racontent ! Avec ses 57,1% d’alcool cet Ardbeg sera-t-il « domptable » ?
Ma dégustation :
Couleur : Jaune paille, teinte rosée, peu sirupeux.
Nez : pain aux noisettes, herbes salées, goudron
Goût : chaud, tourbe, très salin
Finale : saline, maritime, florale
D’une couleur légèrement dorée ressemblant à de la paille, il laisse également passer un léger éclat tirant sur le rosé. La texture semble légère et peu sirupeuse, les coulisses sont inexistantes et les gouttelettes sont fines sur les rebords.
Au nez, c’est quand même assez présent et intense. L’odeur traditionnelle de noisettes que je perçois dans la plupart des scotchs d’Ardbeg est bien présente mais cette fois-ci c’est plutôt l’odeur de pain grillé aux noisettes. Par la suite des herbes salées et des notes de goudron chaud sont bien présentes. À l’arrière-plan, de légères notes florales tentent de se frayer un chemin.
En bouche, c’est immédiatement chaud et piquant ! En effet, tel un coup de fouet, les 57,1% d’alcool ainsi que des épices attaquent ! Par la suite, une fois les ardeurs calmées, une tourbe maritime et saline arrive accompagnée de notes océaniques, algues, coquillages… Puis, tout se calme pour laisser la place à une fumée de BBQ un peu sucrée qui vient accompagner le sel marin, lequel est toujours intense.
En finale, des notes florales et boisées s’emmêlent aux notes fumées, salines et maritimes. L’ensemble est bien agréable et perdure quand même de bons instants.
Faisant cette dégustation un soir de froid intense (-27C), il manquait seulement un foyer avec deux bûches d’érable et le moment aurait été parfait. Un bon Ardbeg très salin et maritime qui réchauffe rapidement l’intérieur. Peut-être qu’un brin plus tourbé et fumé apporterait un peu plus de complexité en bouche et il serait (presque) parfait.
Il est maintenant non disponible à la SAQ mais vous pourriez peut-être vous le procurer chez nos voisins à l’Ouest pour environ 180$ . Petit scoop, je l’ai vu chez nos voisins du sud à 76$US…
Merci à mon bon ami Charles L. pour l’échantillon.
Ardbeg – Airigh Nam Beist (# 107)
Nom : Ardbeg – Airigh Nam Beist
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : inconnu
Disponibilité : très limitée
L’Ardbeg Uigeadail prend son nom de la source dans laquelle la distillerie Ardbeg puise son eau. Airigh Nam Beist est le « hill loch » (genre de cours d’eau) qui apporte l’eau du Loch Uigeadail à la distillerie ! C’est-ce qu’on appelle avoir de la suite dans les idées ! En gaélique, Airigh Nam Beist (se prononce « arry nam baysht ») pourrait se traduire par quelque chose comme « l’endroit où se cache la bête » ! Un peu effrayant…
Les stocks de whisky pour l’Airigh Nam Beist ont tous été distillés en 1990 et placés dans des fûts de chêne (ex-Bourbon ?). Par la suite trois embouteillages ont eu lieu en 2006, 2007 et 2008, donnant droit à des scotchs âgés entre 16 et 18 ans. Celui que je vous présente est l’embouteillage 2006.
Ma dégustation :
Couleur : dorée très pâle reflets orangés
Nez : tourbe sucrée, fumée, nez très discret
Goût : fumée, zeste d’oranges confites, tourbe.
Finale : saline, tourbée, sucrée, feu de camp
L’Airigh Nam Beist est d’une couleur très pâle avec des reflets légèrement orangés. Sa texture est assez sirupeuse mais les coulisses retombent rapidement au fond du verre.
Au nez, c’est relativement « Ardbeg », la tourbe sucrée et une fumée sont au premier plan, mais très « sur les brakes ». Aux premières approches, je peux dire que le nez est plutôt doux, du moins pour un Ardbeg. Puis, du zeste d’agrumes et de la mie de pain frais s’entrecroisent pour être finalement dominés par la fumée. Le nez de cet Ardbeg est l’un des plus timides à date.
En bouche, c’est plus présent, plus Ardbeg ! Fumée et zeste d’oranges confites se joignent à une tourbe sucrée et légèrement maritime. Puis, l’alcool apparaît (pas la brûlure mais plutôt son goût) et se mélange à des notes d’épices et de sucre brûlé et finalement, une dominance d’un salin maritime ouvre la porte vers la finale.
La finale est bien saline, légèrement tourbée et un peu sucrée. La fumée d’un feu de camp tout juste éteint revient légèrement. Cet amalgame de saveurs bien typiques d’Islay s’étire pour de longs et agréables moments.
Ce scotch est-il à la hauteur d’un bon Ardbeg? Oui. Suis-je déçu ? Pas vraiment, mais en même temps, je crois que mes attentes de cet embouteillage plutôt rare étaient peut être trop hautes ou trop ambitieuses. Les similarités avec différents Ardbeg sont bien là, mais je m’attendais à un gros coup de poing sur la gueule et j’ai eu droit à une gifle ! Mais une petite gifle amicale…
Merci à Charles L. pour l’échantillon.





