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Ardbeg – Supernova SN2010 (# 19)

 

Nom : Ardbeg – Supernova (SN2010)

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 60,1%

Site web : http://www.ardbeg.com

Prix : ±115$ can (86€)

Disponibilité : Le Comptoir Irlandais (Paris)

 

Description/historique :

Le « Ardbeg Supernova » est l’un des scotchs qui possède le plus haut taux phénolique (concentration du gout de tourbe-fumée), soit un peu plus de 100 ppm. Son principal rival est le « Bruichladdich Octomore » avec 130 ppm. Quand on pense qu’un scotch considéré comme étant très « peated », son taux phénolique est rarement au dessus de 50 ppm! On peut voir alors que ces deux monstres de la tourbe et de la fumée sont plutôt seuls au sommet de cette montagne.

Ma dégustation :

Couleur : Dorée très pâle, légèrement sirupeux

Nez : Fumée, sucrée, odeurs de noix-bois (oak), délicat

Goût : Tourbe, fumée, amer-sucré

Finale : Tourbée, un peu fumée, saline, très persistante


La couleur de ce whisky est d’un doré très pâle, quasiment comme de l’eau.  Avec une telle couleur (tout comme son petit frère de 10 ans) on peut conclure qu’Ardbeg n’ajoute pas de caramel de coloration pour impressionner, il reste authentique et pur. Il est également légèrement sirupeux, mais par comparaison avec le 10 ans, je m’attendais à ce qu’il le soit un peu plus.

Au nez, une délicate odeur fumée et sucrée est au premier plan. Une tourbe légère se mélange ensuite au tout. Encore une fois c’est en toute timidité et en délicatesse, avec une légère perception de brûlure d’alcool. En arrière plan, encore un souvenir du 10 ans, cette odeur boisée de noix, j’irais peut-être en précisant le chêne, une « oakyness »?

En bouche, je suis scié en deux! En entrée de jeu, un sel marin est bien présent mais pour seulement une fraction de seconde. Il est immédiatement englouti par la tourbe et un peu de fumée et une chaleur, pas une brûlure, mais bien une chaleur réconfortante qui entre par la grande porte. Un bon feu de camp qui réchauffe l’âme. Vient ensuite une petite douceur qui a du mal à faire son chemin, un peu floral ou sucrée? Dure à dire avec tout ce « peat »! Cette douceur donne une sensation d’amertume ressemblant un peu à du zeste de pamplemousse. Avec l’ajout de quelques gouttes d’eau tout semble s’adoucir, mais sans s’ouvrir plus? Plutôt surprenant pour un scotch à 60,1%.

La finale est, elle aussi très tourbée avec une fumée un peu timide. Un sel marin revient finalement vers la fin de cette magnifique finale, laquelle persiste pour une longue et agréable soirée.

Pour terminer, ce whisky est très tourbé et fumé, mais suite à ce que j’avais entendu à son sujet, je m’attendais à un peu plus que ça mais c’est bien parfait ainsi. Trop ce serait comme pas assez, et ici, c’est juste parfait pour bien apprécier un bon Islay bien « peaty »!

Encore une fois, j’aimerais remercier mon bon ami Charles, qui, avec ses nombreux voyages et contacts, me permet de pouvoir apprécier d’excellents whiskies. Tout récemment, il a réussi à mettre la main sur une bouteille du prisé « Ardbeg – Alligator »! Dégustation à venir… du moins je l’espère!

Pour l’exercice et en guise de comparaison, à la fin, je me suis servi une demi-portion de mon Ardbeg 10 ans. Je vous suggère fortement d’en faire l’exercice… Une expérience plutôt enrichissante!

Laphroaig – 10 ans (# 18)

 

018 F Laphroaig 10 ansNom : Laphroaig – 10 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : www.laphroaig.com

Prix : SAQ 79,75$ (payé 42,99$US dans le Maine, USA)

Disponibilité : SAQ #11534876

La distillerie de Laphroaig (prononcé « La-froigk ») est située dans le sud de l’île d’Islay, entre celle de Lagavulin et de la mythique Port Elen (inactive à ce jour) et tout près d’Ardbeg.  Elle fut fondée en 1815 par les frères Alexander et Donald Johnston.  Originalement, les plans des deux frères étaient d’en faire une ferme!  Heureusement pour les amateurs de scotch d’Islay, alors qu’en 1926, leur premier embouteillage officiel eut lieu.  Depuis ce temps, tout comme ses proches voisins, Laphroaig offre des scotchs au style très tourbé, fumé, maritimes et avec en prime certaines notes  médicinales plutôt particulières.

Ah! Laphroaig, comment dire? Humm? L’une de mes distilleries préférées, je dirais même ma préférée!  Oups, ce sera un peu difficile de rester objectif!  Allez, essayons…

Ma dégustation :

Couleur : Ambre plutôt pâle, tirant sur le doré

Nez : Tourbe, fumée, médicinal

Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin

Finale : amère, tourbée, très persistante

La couleur ambre est plutôt pâle, tirant plutôt sur le doré.  Le whisky est moyennement sirupeux et laisse des coulisses vagues sur le rebord du verre.

Au nez, c’est assez puissant, en laissant reposer le verre quelques minutes, on sent les odeurs se répandre dans la pièce!  Des odeurs de tourbe légèrement fumée accompagnent des notes un peu médicinales.  Assez discrètement, un petit côté maritime se marie avec une fine pointe épicée de cannelle.

En bouche, c’est puissant, mais pas autant que le nez le laissait paraître.  Des saveurs de tourbe, de fumée et d’antiseptique (le Listerine jaune) sont toutes présentes et bien en force.  La sensation l’alcool est peu présente et c’est plutôt les saveurs médicinales qui nous laissent croire en un taux d’alcool un peu plus fort que 43%.  Une amertume se fait percevoir en début de finale.

Un petit sucré fait son apparition en tout début de finale mais qui est rapidement remplacé par la tourbe et le salin océanique typique au scotch d’Islay. Cette finale est interminable! Sans blague, elle perdure presque jusqu’au lendemain matin… Wow!

Comme pour le Ardbeg, il faut déjà avoir marché sur les sentiers aventureux d’Islay pour l’apprécier pleinement.  Si c’est une première visite, on risque de s’égarer et malheureusement de ne plus retrouver son chemin vers Islay!

J’avais goûté ce Laphroaig pour la première fois il y a une dizaine d’année et j’avais été bien triste d’apprendre qu’il n’était plus disponible à la SAQ.  Quelques années plus tard, il a été remplacé par le Quarter Cask (un autre excellent Laphroaig).  Cet été, lors d’un passage aux États-Unis, je me suis dis pourquoi ne pas renouer avec un de mes premiers amours, ce 10 ans.  Vous constatez que je n’ai aucun regret.  Amateurs d’Islay, une bonne nouvelle pour vous, depuis cet automne il est de retour sur les tablettes de la SAQ!

Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish (# 17)

Crédit Photo: Québec Whisky
Nom : Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish

Type : Scotch single malt (cask strength)

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 53,5%

Site web : www.bowmore.com

Prix : 126$

Disponibilité : SAQ #11064739

 

 

Petite histoire :

Ce Bowmore âgé de 16 ansfait partie d’une série spéciale de « cask finish ». Celui-ci est fini dans des barriques ayant contenu du vin de Bordeaux (les autres éditions étant Bourbon, Oloroso et Porto). Il a été distillé en 1992 puis mis en barriques de Bourbon pour une durée de six ans. Ensuite, le 20 novembre 1998 il fut transféré dans des fûts ayant contenu du vin de Bordeaux pour un autre dix ans. En Juillet 2008, ayant atteint son apogée, il fut alors embouteillé à la « puissance du fût », non altéré de 53,5%.

Ma dégustation :

Couleur : ambre foncé, reflets cuivrés

Nez : Fumée légère, fruits rouges (cerises, framboises), butterscotch

Goût : Sucré et légèrement tourbé, boisé, vin (complexe)

Finale : Caramel, fumée, saline, tourbe persistante

De couleur ambre plutôt foncé avec de beaux reflets cuivrés. Ce scotch est également assez sirupeux tout en laissant de belles « jambes » sur les rebords du verre.

Au nez, l’odeur d’une fumée légère entre en jeu avec celle des petits fruits rouges comme la cerise mure et la framboise. Le butterscotch et un petit bord de mer légèrement salin font leur apparition à l’arrière plan.

L’entrée en bouche est plutôt sucrée mais est vite bousculée par la tourbe et la fumée qui, malgré leur délicatesse prennent maintenant toute la place. Puis le boisé et ses tanins se joignent à cette danse plutôt complexe. Ce petit boisé (oaky) est accompagné d’une sensation de vin, je dirais plutôt de porto tawny (un peu caramel). Toutes ces saveurs semblent bien balancées. Aussi, malgré ses 53,5% d’alcool, la brûlure est quand même très minime.

La finale persiste pour l’éternité!, enfin presque. Le porto-caramel se mélange avec la fumée et la tourbe, cette dernière revient avec un salin maintenant très perceptible.

Un scotch single malt tout de même très complexe pour mon palais si peu expérimenté. Un apprentissage très enrichissant et plaisant. J’avais ce scotch depuis un certain temps sans l’avoir vraiment dégusté à fond! Maintenant que c’est fait, je constate qu’il est bien dommage qu’il m’en reste à peine pour un service!

The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask (# 16)

016 F Balvenie Caribbean CaskNom : The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask

Type : Single Malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : http://www.thebalvenie.com

Prix : 119$ (payé 59$US)

Disponibilité : SAQ #11909965 

Située dans le Speyside, près de la ville de Dufftown, la distillerie Balvenie fut construite en 1892 par William Grant. De nos jours, la compagnie William Grant & Sons est toujours propriétaire de la distillerie Balvenie ainsi que de la très populaire distillerie Glenfiddich.

Balvenie serait la seule distillerie qui cultive toujours son orge, laquelle est maltée sur ses propres planchers de maltage traditionnel (traditional floor maltings), emploie ses propres artisans du cuivre (coppersmith) pour l’entretien de ses alambics et ses propres « coopers » pour entretenir, réparer, remplir et sceller ses tonneaux. De cette façon Balvenie assure un contrôle de qualité du début à la fin.

Ma dégustation:

Couleur : ambrée

Nez : sucré, mielleux, cassonade, odeurs plutôt subtiles

Goût : douce vanille, sucre d’orge, épices, rhum très présent

Finale : légère amertume, sucrée du rhum

Le nez est assez subtil, les odeurs semblent un peu timides, même après 15-20 minutes à s’ouvrir dans le verre. On perçoit les subtilités d’un sucré un peu mielleux et une légère odeur de cassonade. Ensuite c’est un mélange d’épices, de cannelle et un petit avant goût du rhum en arrière plan.

En bouche, ça se replace. Une douceur vanillée accompagne agréablement un goût de sucre d’orge légèrement caramélisé (toasted). Ensuite, c’est la cannelle avec une pointe d’épices. Les saveurs légères et agréables du rhum suivent et elles viennent ajouter une belle touche spéciale. En préparation de la finale, un léger picotement se fait ressentir sur la langue et les joues.

La finale est légèrement amère et le rhum prend cette fois plus de place. Par contre elle me semble un peu courte pour un 14 ans. Le léger sucré du rhum quant à lui perdure un peu plus longtemps.

Finalement, les saveurs en bouche font vite oublier les faiblesses ressenties au nez. Les saveurs apportées par le rhum s’unissent à merveille avec ce scotch. Le Balvenie Caribbean Cask est très différent du BenRiach Arumaticus Fumosus dégusté plus tôt, lequel est également un « rum finish ». En comparaison, le Balvenie est plus accessible, plus léger, tout en douceur et les saveurs du rhum semblent mieux intégrées et plus appropriées avec le Balvenie que le BerRiach. Encore un très bon scotch, avec une petite touche spéciale très appréciée!

Quatre nouvelles sections !!

Bonjour,

Beaucoup de travail depuis quelques semaines… mais j’ai finalement terminé la section « Les Whiskies » ainsi que ses sous-sections sur les « Single malts », les « Blended/Vatted » et le « Bourbon ».

Vous pouvez maintenant les trouver dans la page d’accueil dans l’onglet « Les Whiskies » ou en cliquant sur ces liens:

Les Whiskies

Single Malt

Blended/Vatted

Le Bourbon

La prochaine section sur laquelle je vais travailler sera sûrement un petit lexique aidant à comprendre les divers termes utilisés dans le merveilleux monde des whiskies !!

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et questions !

Frank

Caol Ila 1999 – Signatory Vintage (# 14)

 

Nom : Signatory Vintage – Caol Ila 1999

Type : Single Malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : aucun

Prix : 69,95$US

Disponibilité : www.sherry-lehmann.com, NYC

 

 

Petite histoire :

La distillerie de Caol Ila (prononcer « kul-eela », qui se traduirait par « le son d’Islay »), est située du côté Nord-est de l’île d’Islay, directement devant le détroit séparant les îles d’Islay et de Jura. Elle a été construite en 1846 par Hector Henderson. Quant à Signatory Vintage, c’est l’un des premiers embouteilleurs indépendants d’Écosse. La compagnie fut fondée par Andrew et Brian Symington en 1988. Elle possède maintenant sa propre usine d’embouteillage à Newhaven près d’Édimbourg. Elle serait la deuxième en importance dans le monde.

Le scotch de cette dégustation est un embouteillage faisant partie de leur « un-chillfiltered Collection ». Cette collection offre également des embouteillages provenant des distilleries de Laphroaig, Highland Park, Glenrothes, et Cargganmore, pour ne nommer que ceux là. Ce scotch est un embouteillage dit « single cask », ou « single barrel », c’est-à-dire que le contenu de la bouteille provient d’une seule barrique. Cette bouteille (#232 de 401) provient de la barrique numéro 3/1073. L’étiquette indique que ce scotch a été distillé le 22 novembre 1999 et mis en bouteille le 22 septembre 2010, ce qui lui donnerait un âge un peu inférieur à 11 ans.

Ma dégustation :

Couleur : Jaune très pâle, particules en suspension

Nez : Fumée et tourbe légère, pain fraîchement sorti du four, agrumes

Goût : Tourbé, fumé, salin, bord de mer, épices

Finale : Saline, tourbe revient, longue et persistante

Ce scotch est de couleur dorée très pâle, un peu comme un jaune Chardonnay. L’étiquette fait mention qu’aucun colorant n’y a été ajouté, c’est donc sa couleur naturelle. Il est également non filtré à froid (un-chillfiltered) et on peut effectivement y apercevoir quelques petites particules en suspension. Si placé dans un endroit assez frais ou de l’eau froide y soit ajoutée, il pourrait devenir trouble.

Au nez, fumée et tourbe, les deux tout en douceur. La fumée semble à peine plus dominante. Ensuite une nouvelle odeur jamais rencontrée à ce jour, celle du pain ou plutôt la mie fraîchement sortie du four, encore fumante. Serait-ce l’odeur que plusieurs attribuent la levure (yeast)? Puis finalement, loin à l’arrière plan, un petit sucré-acidulé de zeste d’agrumes, mais vraiment en toute finesse.

En bouche, c’est un bon mélange assez équilibré de tourbe et de fumée qui arrive en trombe. Par la suite, arrive le bord de la mer, les algues, le salin et l’iode. En début de finale une petite note épicée se fait sentir sur la langue, un peu poivrée, ou plutôt de poivre de Jamaïque (allspice)? À confirmer!

En finale c’est encore tourbé et assez salin. La sensation saline perdurera plusieurs minutes après la dernière gorgée. La fumée se fait plutôt timide en finale.

Somme toute, un très bon scotch d’Islay, bien équilibré, et avec quelques saveurs particulières qui donne simplement le goût d’en reprendre un autre verre… Ah, mais j’oubliais, c’est la bouteille d’un bon ami et je dois rester raisonnable !

Bowmore – Legend (# 13)

013 F Bowmore LegendNom : Bowmore – Legend

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.bowmore.com

Prix : 27$ US

Disponibilité : « Liquor store », État de NY, USA

Fondée en 1779 par John Simpson, la distillerie de Bowmore est l’une des plus anciennes d’Écosse et serait la première sur l’île d’Islay (prononcer « eye-la »). Elle est située en bordure de la mer, dans le Loch Indaal (baie), la même que Bruichladdich, son voisin d’en face! Après quelques transactions au fil du temps, c’est en 1963 qu’elle passe aux mains du groupe Morrison Bowmore Ltd, lequel fut acheté par le géant japonais Suntory en 1994. La distillerie utilise toujours son propre plancher de maltage et de séchage traditionnel lequel est alimenté par un feu de tourbe. Fait intéressant, le chai #1, où se trouve les barriques de prestiges, situé sous le niveau de la mer, contribue à apporter le goût typique à Bowmore.

Ici, c’est l’entrée de gamme de Bowmore, le Legend. L’âge n’est pas indiqué sur la bouteille, par contre mes recherches sur internet semblent laisser croire à un 7-8 ans d’âge.

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle

Nez : agrumes, zeste d’orange, fumée légère, le tout en subtilité

Goût : léger caramel, tourbe et salin léger

Finale : amère, tourbée, épicée, saline

La couleur est légèrement dorée, voire assez pâle.

Au nez, c’est plutôt timide, ce sont des agrumes, particulièrement le zeste d’orange, avec une légère touche de fumée. Fait anodin, une fois le whisky versé dans le verre et en période d’ouverture (avant de le déguster), la pièce se remplit de l’odeur de fumée et saline typique aux scotchs d’Islay. Je me disais que ce serait tout une expérience. À première approche, je fut un peu surpris de constater que les odeurs étaient en toute subtilité.

En bouche, la première gorgée nous offre un doux caramel doré qui entre en première ligne. Ensuite, tout en douceur, s’ajoute une pointe tourbée et très légèrement fumée. Une touche saline de bord de mer vient ensuite, comme si on prenait une marche sur le bord d’un rivage à marée basse. Tout comme les odeurs, c’est encore en toute timidité.

La finale est légèrement amère et tourbée. Vient ensuite une petite touche épicée surprenante et inattendue. Le sel et l’iode prennent ensuite toute la place. La finale en soi est plutôt courte mais la sensation saline perdure quelques moments. La fumée semble absente de la finale?

Somme toute, un scotch d’entrée de gamme qui, pour le prix demandé, livre quand même la marchandise, un excellent rapport qualité/prix. Il n’est quand même pas de calibre pour rivaliser avec ses grands frères, ni ses autres adversaires d’Islay.

Je vous partage ma découverte de l’été, un « Smoky Rusty Nail ». Dans un verre « old fashioned » quelques glaçons avec ¾ Bowmore Legend et ¼ Drambuie. Laissez reposer 2-3 minutes et savourez…