Archives de catégorie : Écosse

Ardbeg – Uigeadail (# 37)

Nom : Ardbeg – Uigeadail

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 54,2%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 147,50$

Disponibilité : SAQ #11156318

L’Ardbeg Uigeadail prend son nom de la source dans laquelle la distillerie Ardbeg puise son eau depuis des décennies, le Loch Uigeadail. En gaélique, « loch » signifie « lac » ou « étendue d’eau ». Ce scotch serait un assemblage d’anciens fûts de bourbons et de sherry contenant du whisky de 10 ans, de 13 ans et d’autres plus anciens, datant des années soixante-dix.

Pour l’année 2009, l’Uigeadail fut couronné «  Best single malt » par Jim Murray, auteur de « The Whisky Bible »

Ma dégustation :

Couleur : ambre cuivrée foncée

Nez : tourbe sucrée et fruitée, fumée, nez discret

Goût : tourbe, agrumes, fumée, sucre brûlé.

Finale : tourbe, agrumes, espresso, saline-vineuse

L’Uigeadail est d’une couleur ambre assez foncée avec des reflets légèrement orangés. Sa texture est assez sirupeuse. Comparativement au Ardbeg Day, il est plus foncé mais sa texture semble légèrement moins dense, les coulisses redescendent plus rapidement au fond du verre.

Au nez, la tourbe sucrée et fruitée est au premier plan, mais c’est assez discret. Une fumée légère vient se joindre à une odeur de pain frais et du zeste d’agrumes. Dans cet Ardbeg, l’odeur de noisette que je note habituellement est légèrement moins présente. Après une quinzaine de minutes, les parfums s’ouvrent et sont plus présents.

Au goût, c’est beaucoup plus présent et franc, la tourbe est toujours au rendez-vous et elle se fait bien accompagnée par des saveurs d’agrumes sucrées, un peu comme une marmelade au porto. Arrive ensuite la chaleur de l’alcool, la fumée ainsi que les tanins sur la langue. Après cet ensemble débordant de complexité, on se prépare à la finale avec des notes de torréfaction et d’un sucré légèrement brûlé, lesquels tapissent la langue et le palais.

La finale est bien tourbée et fumée à souhait et l’amertume de l’espresso sucré-brûlé vient s’unir dans cette finale, laquelle est des plus agréables et s’étire sur de longs moments. Une pointe légèrement saline et vineuse fait son apparition après quelques instants.

Ce scotch est digne d’un bon Ardbeg. Tourbé, fumé, costaud, raffiné et complexe. Le nez est par contre un peu timide au début, mais les saveurs sont bien présentes et marquées. J’ai trouvé que les notes de sherry étaient moins au premier niveau mais plutôt en complément aux autres saveurs.

Un scotch très intéressant et quand même assez différent de l’Ardbeg Day. En les comparants, ils ont des caractéristiques similaires mais également des saveurs assez différentes. Les deux sont bien « Ardbeg », tourbé et fumé, costaud et franc. Comparativement à l’Ardbeg Day, l’Uigeadail est définitivement plus complexe et plus lustré.

Ardbeg Day (# 36)


Nom : Ardbeg Day

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 56,7%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 99,95$US

Disponibilité : Sherry-Lehmann (NYC)

La distillerie d’Ardbeg a fait du 2 juin 2012 le Jour Ardbeg (Ardbeg Day), une journée internationale où les amateurs du monde entier célébreront ensemble l’amour et la passion qu’ils ont pour leur distillerie préférée. Pour souligner l’événement, la distillerie a mis sur le marché un embouteillage édition limitée à ±12 000 bouteilles qui se nomme simplement « Ardbeg Day ». Y aura-t-il une nouvelle édition à chaque année? Nous le saurons sûrement le 2 juin 2013!

Les informations trouvées sur le net m’informent que ce serait fort probablement un assemblage de whiskies âgés de 8, 9 et 12 ans vieillis dans des fûts de Bourbon. Une fois l’assemblage fait, ce dernier aurait été « re-barriqué » dans d’anciens fûts de Sherry pour une période supplémentaire de 6 mois.

Ma dégustation :

Couleur : cuivrée pâle avec reflets rosés

Nez : tourbe, fumée, assez sucrée et floral, brûlure d’alcool.

Goût :tourbe, sucrée et épicée, chaud (alcool) et costaud.

Finale : Très longue, sucrée et vineuse.

La couleur cuivre assez pâle est accompagnée d’une légère teinte rosée. Le scotch donne une texture assez sirupeuse avec de belles coulisses sur les parois de la verrerie.

Au nez, c’est bien un Ardbeg, son odeur traditionnelle est bien présente. La tourbe et la fumée bien présentes se mélange cette fois à une odeur légèrement sucrée et florale, mais attention à la brûlure d’alcool. Soudainement, la cannelle passe en trombe et se transforme en une odeur bien connue de ma jeunesse, la gomme « Thrills », la gomme mauve au savon…assez spécial. L’odeur de noisette que je retrouve toujours (ou presque) dans les Ardbeg est encore une fois bien présente.

La tourbe qui entre en bouche avec vigueur est accompagnée d’un goût légèrement vineux et épicé. Ce scotch est chaud et très costaud, la fumée perse très légèrement la puissante barrière érigée par l’alcool. Une fois cette barrière brisée, les épices exotiques et les fruits confits (gâteau de Noël) accompagnent l’amertume d’un café espresso tout en nous amenant vers la finale.

La finale est longue, chaleureuse et enivrante. Maintenant que la brûlure d’alcool est rendue au fond de l’âme, les saveurs reprennent leur place. Bien tourbé et fumé, cette finale est également accompagnée de saveurs rappelant celles d’un porto tawny, de l’amertume d’un café espresso et du sucré des fruits confits. Le tout perdure un bon moment et un salin fait surface graduellement tout au long de cette finale.

Un très bon Ardbeg, l’aspect vineux et sucré apporté par les barriques de Sherry lui procure des notes très intéressantes et différentes des Ardbeg goûtés avant (à part peut-être l’Alligator). Complément d’information, j’ai lu quelque part que les barriques utilisées pour l’affinage (finishing) de cet Ardbeg Day seraient des barriques de Sherry de 2e remplissage ayant auparavant contenu de l’Uigeadail? Si c’est le cas, j’ai bien hâte de faire la dégustation de ce dernier. Ce sera justement ma prochaine fiche, quel hasard!

Dégustation Express – Vacances 2012 (# 32, 33, 34 et 35)

Pour la deuxième édition, la petite famille se dirige vers la côte Est américaine, dans la région de Cape Cod. Petit changement cette année, nous serons en camping! Effectivement nous avons fait l’acquisition d’une belle tente roulotte! Plein air et feu de camp seront au rendez-vous.

Nous avons débuté par deux nuits au North Beach Campground près de Burlington. Au programme, visite de Burlington et de la route menant à Stowe, petit arrêt à la fabrique Ben & Jerry et magasinage.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers Cape Cod pour un séjour de quatre nuits au Cape Cod Camp Resort & Cabins.

Cette année encore je vais opter pour des miniatures car j’aime bien la belle variété que cela procure.

Donc voici les miniatures que j’ai trouvées pour l’Édition 2012 :

Chivas Regal 12 ans, Johnnie Walker Black Label (12 ans), Gentleman Jack et Old Grand Dad Whiskey.

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13 et 14 juillet, Burlington, VT

Petite pause whisky. En fait, par manque de temps, je n’ai pas pu faire la tournée de « Liquor Store » afin de dénicher la perle rare car les vacances en famille sont quand même la priorité! Flânage et magasinage sur Church St., dîner et souper sur terrasse, visite de Waterburry, de Stowe et bien sur de la fabrique de Ben & Jerry. Pour terminer les soirées, feu de camp en famille ! Côté rafraîchissement, avec toute cette chaleur, nous avons opté pour le Summer Pack de Samuel Adams (incluant la Summer Ale, la East-West Kolsh, la Belgian Session, la Noble Pils, la Cherry Wheat et la Boston Lager)

Petite suggestion, le Whisky Room (176, College St.), qui offre plus de 150 sortes de whiskies, me semble une belle destination pour tout amateur de whiskies qui serait de passage à Burlington. Je dis « me semble » car avec ma petite fille de 5 ans, le moment était mal choisi pour se permettre de siroter quelques malts, mais une prochaine fois…

Coté camping, je ne recommande vraiment pas le North Beach Campground. Le personnel y est peu courtois et encore moins accueillant. Les sites sont majoritairement très étroits et mal aménagés, douches et toilettes plutôt médiocres, il y a sûrement mieux dans la région.

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15 juillet 2012, Cape Cod MA

Aujourd’hui, 3e journée des vacances, chaud et humide 36 degrés et avec l’humidex on devait frôler les 40 degrés. Nous quittons de Burlington pour nous rendre dans la région de Cape Cod. Sur l’Interstate 93, petit arrêt au renommé New Hampshire Liquor. Achat des miniatures, mais je suis un peu déçu des choix… et trouvaille d’un Laphroaig Triple Wood! Ah! là par contre je suis bien content!

Pour terminer cette soirée assez chaude mais surtout très humide, je vais me laisser tenter par un petit blend.

Chivas Regal 12 ans (# 32)

40%

Nez: Raisins secs Sun-Maid, caramel brûlé, fumée très légère.

Goût: Sucré et malté, fruits rouges et miel

Finale: moyennement longue, légèrement amère et sucrée. Laisse une certaine fraîcheur en bouche, laquelle est bien apprécié par cette canicule !

Avec son 12 ans, Chivas Regal nous offre ce qu’il y a de plus classique, ce à quoi un blend devrait goûter et c’est quand même assez bien réussi. Il se prend bien, tout doucement et se laisse apprécier. L’ajout d’eau ne change pas grand chose…peut-être de la glace ?

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16 et 17 juillet 2012, Cape Cod MA

Décidément la chaleur et l’humidité accablante ont toutes deux décidé de nous suivre! Beaucoup trop chaud pour vraiment apprécier un whisky! Par contre, la bière est assez bonne! Découverte de magnifiques bières qui, malheureusement ne sont pas disponible au Québec.   La Rock Art Brewery – Vermonster. Avec 10% d’alcool et un IBU de 100! Wow! Ça coupe la soif d’un coup sec!

J’ai aussi finalement pu déguster la mythique Dogfish Head – 90 minutes IPA, certains disent que « perhaps the best IPA in America » !

Effectivement, un délice! En équilibre, le malt caramélisé, des notes d’agrumes et de houblon bien amer se marient à merveille.

Décision familiale, trop de chaleur, nous plions bagages une journée plus tôt…

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19 juillet 2012

De retour à la maison, c’est beaucoup plus frais au Québec et surtout sans l’humidité accablante! Relax, ménage de la tente-roulotte, entretien du terrain et petit souper en famille !

Johnnie Walker – Black Label 12 ans (# 33)

40%

Nez: sucré et tourbé, assez intense.

Goût: les épices, la fumée et la tourbe sont toutes assez présentes et très bien balancées entre elles.

Finale: moyennement longue, fumée légère accompagnée d’un fruité qui apporte un équilibre au tout.

Un autre bon blend, qui, avec ses saveurs plus robustes et sauvages se retrouve plus dans ma palette que le Chivas Regal 12 ans.

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21 juillet 2012

Journée de vacances relaxe à la maison…

Gentleman Jack (# 34)

40%

Nez: Ça sent le « Jack », mais un peu plus sucré et fruité, la cerise est bien présente avec une pointe de caramel brûlé.

Goût: Il est définitivement plus doux que le Jack Daniel’s original. On y retrouve son goût original, mais la robustesse habituelle est remplacée par les fruits, particulièrement les cerises. Beau caramel aux cerises en arrivée de finale.

Finale: Assez courte et fruitée, avec le léger goût habituel de « Jack » qui reste en arrière goût.

Hé bien après avoir rencontré ce Gentilhomme, je dois avouer que le « bon vieux Jack » a pris un coup. Le Gentilhomme est définitivement plus agréable à siroter, mais serait il assez imposant pour tenir tête à l’éternel compagnon de Jack, le Coca-Cola?

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23 juillet 2012

Une autre petite journée bien tranquille et agréable de vacances. 22 km de vélo en famille sur la Trans-Terrebonne, baignade à la maison et finalement souper très agréable à la fameuse pizzeria Napoletana dans la petite Italie.

Old Grand-Dad Whiskey (#35)

43%

Nez: cerises, cannelle, zeste d’orange

Goût: caramel crémeux aux fruits, épices à gâteau, cerises, prunes.

Finale: piquante, épicée et chaude (alcool), les fruits demeurent longuement.

Belle découverte, je m’attendais vraiment à rien. Beau Bourbon, qui, pour le prix, me semble bien à la hauteur et pourrait facilement rivaliser avec d’autres qui sont un peu plus chers…

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Les quatre dégustations étaient toutes bien intéressantes. Les deux écossais (Johnnie et Chivas) m’étaient déjà familiers et sont demeurés agréables mais sans surprise. Par contre, le Gentleman Jack, dont j’avais déjà entendu parler mais jamais goûté, m’a agréablement surpris. Une version plus raffinée et plus agréable à déguster que le « Old No. 7 ». Pour le Old Grand-Dad, définitivement magnifique pour le prix payé. Il était la moitié du prix du Gentleman Jack et trois fois moins cher que les deux Scotch. Points bonus pour le Gentleman Jack pour la présentation, belle bouteille, laquelle était la seule en vitre.

Alors, le grand gagnant de cette petite dégustation estivale 2012 est le Gentleman Jack, un whiskey agréable, qui offre un léger raffinement par rapport au « Old No. 7 » et pour lequel mes attentes étaient plutôt moyennes et qui a su me surprendre agréablement.

Lagavulin 12 ans « Cask strength » 2011 Limited Edition (# 29)

 

 Nom : Lagavulin 12 ans « Cask strength » 2011 LE 

Type : Scotch single malt 

Région : Islay, Écosse 

Taux d’alcool : 57,5% 

Site web : aucun 

Prix : 116,25$ 

Disponibilité : SAQ 10332893


Cette fois-ci, je vais déguster la version 12 ans du Lagavulin, mais pas une version standard, plutôt l’Édition Limitée « Natural Cask Strength » embouteillée en 2011.

Qu’est-ce que le « Cask strength »? En français, on pourrait traduire par « à la puissance du fût », c’est-à-dire tel qu’il était dans la barrique. En temps normal, le « Master distiller » sélectionne différentes barriques pour créer son assemblage dit « 12 ans » (ce qui correspond à l’âge du whisky le plus jeune de l’assemblage). Il va ensuite y ajouter de l’eau afin d’en réduire le pourcentage d’alcool à un taux désiré, majoritairement entre 40% et 46%. Dans le cas du « Cask strength », rien n’est ajouté au whisky, c’est la pleine puissance, tel qu’il se trouvait dans la barrique. Les taux sont rarement sous les 55% d’alcool et il faut souvent ajouter un peu d’eau afin d’en ouvrir les saveurs. Il faut également être prudent lors de sa consommation car la tête peut subitement se mettre à tourner!

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle avec reflets cuivrés, moyennement sirupeux

Nez : fumée, algues salées, tourbe, noisette

Goût : brûlure d’alcool, fumée, tourbe, océanique

Finale : fumée, tourbée, océanique

La couleur du Lagavulin 12 ans est d’un doré pâle avec des reflets légèrement cuivrés. En comparaison avec le Lagavulin 16 ans dégusté il y a quelques semaines, le 12 ans semble plus pâle. Côté texture, ça semble par contre similaire, moyennement sirupeuse et les jambes, encore une fois se dissipent rapidement tout en se transformant en petites gouttelettes sur les parois du verre.

Au nez, c’est assez présent et la brûlure d’alcool est légèrement perceptible. La fumée, très abondante est accompagnée d’odeurs salines et océaniques. En comparaison avec le 16 ans, la tourbe est un peu plus discrète. Également un parfum légèrement sucré et « nutty » (noisette) est présent.

Dès l’entrée en bouche, l’alcool frappe fort! La fumée prend le contrôle et la tourbe est de retour à son poste. Un salin maritime et une certaine amertume s’installent et se mélangent avec un léger boisé-épicé. Les tanins du bois se font légèrement ressentir sur la langue. En y ajoutant un peu d’eau c’est beaucoup plus docile. Un caramel sucré et vanillé se marie maintenant avec la fumée. La brûlure d’alcool est également diminuée de beaucoup.

La finale est très Lagavulin, persistante, fumée, tourbée et très océanique et l’amertume perdure tout aussi longtemps. Avec l’ajout d’eau, la finale est légèrement plus sucrée et l’amertume beaucoup moins présente, voir pratiquement disparue.

Personnellement, j’ajoute rarement de l’eau à mes whiskies. Je préfère les déguster plein de force et de vigueur, même pour les « cask sterngth ». Il est arrivé à quelques occasions où c’était absolument nécessaire, je pense au Bourbon Booker’s avec ses 63,4% d’alcool! Ce Lagavulin 12 ans est un « cask strength » qui, selon moi, nécessite aussi une certaine quantité d’eau afin d’en libérer ses vraies saveurs. En fait en y ajoutant de l’eau, il semble se rapprocher un peu plus du 16 ans mais sans avoir toute sa complexité.

Une petite réflexion toute personnelle : À quoi bon payer la bouteille 10$ de plus pour ensuite devoir y ajouter de l’eau?

Glenmorangie 10 ans (# 28)

 

028 F Glenmorangie 10 ansNom : Glenmorangie 10 ans

Type : Scotch single malt

Région : Highland, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : www.glenmorangie.com

Prix : 63,50$

Disponibilité : SAQ#00094052


La distillerie de Glenmorangie était à l’origine une brasserie. C’est en 1843 que William Matherson la transforma en distillerie. Au fil des ans, Glenmorangie s’est démarquée avec la popularisation des affinages dans des fûts non conventionnels. En effet elle fut la première à offrir des éditions dites « wood finish », technique d’affinage qui consiste à transférer le scotch dans une barrique ayant déjà contenu du vin, du porto, du rhum ou d’autres alcools, dans le but d’aller chercher des saveurs supplémentaires et de donner à leurs scotchs des caractères uniques et non conventionnels.

Cette dégustation est pour le 10 ans, connu maintenant comme « The Original ». Fait intéressant, en faisant quelques recherches sur internet, tous ceux que j’ai vus (l’ancien 10 ans et l’actuel « The Original ») semblent avoir un taux d’alcool de 40% alors que le mien est de 43%?

Ma dégustation :

Couleur : Jaune doré assez pâle

Nez : Floral, agrumes, caramel au beurre

Goût : Sucré, zestes d’agrumes, miel, orge

Finale : Maltée, sucrée et assez persistante

Lorsqu’on le regarde à travers la lumière, la couleur de ce scotch est d’un magnifique jaune doré relativement pâle. La texture est assez sirupeuse, les coulisses se tiennent et redescendent assez lentement.

Au nez c’est discret, frais et délicat. Un bouquet floral mélangé aux zestes d’agrumes, d’orange et de lime. Ensuite vient à l’arrière-plan un sucré onctueux tel un caramel au beurre légèrement vanillé. Dans tout ce mélange, on peut ressentir une légère touche céréalière.

En bouche c’est sucré, vif et très chaleureux. On est immédiatement touché par le zeste de l’orange et le sucré d’un bonbon au sucre d’orge. Vient ensuite un goût légèrement mielleux, accompagné d’une amertume délicate et citronnée. On peut aussi ressentir une petite chaleur interne (provenant sûrement du 43% d’alcool). Très réconfortant et agréable. L’ajout d’un peu d’eau semble faire ressortir le sucre et le mielleux mais étouffe l’amertume et dilue les saveurs.

La finale est maltée et légèrement amère. Le sucré du miel semble maintenant remplacer par un caramel au beurre, ce qui adoucit le tout. La finale est d’une longueur quand même assez surprenante. Le malt demeure longuement en bouche et l’amertume se dissipe afin de laisser la place à un retour des agrumes.

C’est un whisky dont la renommée est légendaire, et ça se goutte. Il est léger et se laisse boire aisément. Avec un certain degré de complexité, surtout pour un 10 ans, il constitue un très bon rapport qualité/prix. Selon moi, il serait un excellent point de départ pour quiconque voudrait s’initier au monde des scotchs en général.

Lagavulin – 16 ans (# 27)


Nom : Lagavulin 16 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : aucun

Prix : 106,75$

Disponibilité : SAQ 00207126

La distillerie Lagavulin est située sur la côte sud de l’île d’Islay tout près de deux autres distilleries de renom soit Ardbeg et Laphroaig. Elle fut officiellement fondée en 1816 suite à la fusion de deux distilleries, l’une appartenant à John Jonston et l’autre à Archibald Campbell. Elle appartient maintenant au géant Diageo.

Pour moi, Lagavulin, c’est là où tout a commencé. Mon père aimait beaucoup le whisky, il faut croire que la pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre. Un jour, mon frère et moi avons offert un beau cadeau à notre père, une bouteille de Lagavulin 16 ans. Voulant partager sa joie, il tenait absolument à nous le faire goûter. Boom! Ce fut le coup de foudre! Depuis ce jour, les whiskies en général et plus particulièrement les scotchs en provenance d’Islay sont définitivement mes préférés!

Ma dégustation :

Couleur : Cuivré assez foncé, reflets orangés, moyennement sirupeux

Nez : Nez discret de fumée, de tourbe, sel maritime, noisette

Goût : fumée et tourbe, épices, caramel brûlé

Finale : Fumée, tourbée, saline

La couleur de ce whisky est assez foncée et offre des reflets d’un orangé ardent. La texture semble être moyennement sirupeuse car les jambes laissées sur les parois du verre se dissipent rapidement et se transforment en gouttes après quelques instants.

Au nez, c’est discret mais en même temps complexe. Fumée et tourbe se croisent au milieu d’une odeur maritime plaisante. Un parfum sucré qui se mélange subtilement à une odeur de noix, ou plutôt de noisettes grillées tentent tous deux de prendre leur place à l’arrière scène.

En bouche c’est pas mal moins discret! Dès l’entrée en bouche, la tourbe arrive en trombe avec une bouffée de fumée! Cette bousculade de saveurs laisse ensuite place à des traces épicées et légèrement sucrées, un peu comme un caramel qui aurait légèrement brûlé. On peut également ressentir les tanins du bois sur le palais et à l’intérieur des joues. Le salin fait ensuite son entrée pour nous accompagner vers la finale.

La finale est quand même assez persistante. Elle est très fumée, tourbée et également salée et océanique. Une amertume de torréfaction (espresso) prend également une petite place dans cette finale magnifique!

Un scotch qui selon moi est un icône représentatif de l’île d’Islay. La majorité des caractéristiques typiques de l’île mythique y sont. Fumée, tourbe, notes salines et océaniques sont présentes et toutes magnifiquement bien équilibrées.

Tout au long de cette dégustation, pleins de souvenirs ont jailli dans mon esprit. Tout en me remémorant ces excellents moments, je me suis rendu compte d’un fait : depuis ce jour magique avec mon père et mon frère où l’étincelle de la passion du whisky jaillit en moi, je n’avais jamais eu la chance de goûter à nouveau à ce magnifique scotch! Un achat en devenir?…à moins que je penche pour le Distiller’s Edition?

Oh! et en terminant,

Merci papa! Sláinte!

Isle of Jura – 16 ans (# 26)


 


Nom : Isle of Jura – 16 ans

Type : Scotch single malt

Région : Île de Jura, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : www.isleofjura.com

Prix : 68,99$US Total Wine de Miami

Disponibilité : Pas disponible à la SAQ

 

 

La distillerie de l’Île de Jura, a été fondé en 1810 par Archibald Campbel et portait originalement le nom de « Small Isles Distillery ». Au fil des décennies elle changea souvent de propriétaire et fut même détruite au début du XXe siècle. Finalement elle sera reconstruite au début des années soixante. La distillerie comme nous la connaissons aujourd’hui a été inaugurée le 23 avril 1963. À ses débuts, elle produisait des scotchs très tourbés, tout comme les distilleries se trouvant chez sa voisine immédiate, l’île d’Islay.

Ma dégustation :

Couleur : cuivrée, reflets orangés, texture assez sirupeuse

Nez : agrumes, cèdres, sucré (à la Bourbon)

Goût : pin, cèdre, toffee vanille et épices

Finale : assez courte, amère et sucrée

La couleur est d’un cuivré assez orangé et le liquide a une texture très sirupeuse, voir huileuse.

Au nez, c’est plutôt discret, on peut légèrement sentir les agrumes ainsi qu’une odeur légèrement résineuse, un peu comme le cèdre, mais pas les branches, plutôt la planche de cèdre. C’est également légèrement sucré comme un « toffee » vanillé, semblable à un Bourbon, mais pas aussi présent.

D’entrée de jeu, le whisky est frais et vif et sa texture en bouche est assez sirupeuse et tapisse la langue aisément. À cette sensation, s’ajoute le goût des agrumes (orange et citron) lesquels sont par contre assez discrets. Vient ensuite un très subtil goût de « sapinage », d’aiguilles de pin, de branches de cèdre. Puis, c’est sucré, comme un caramel mou à la vanille et aux épices.

La finale est franche mais courte, elle laisse une légère amertume (style café ou cacao?) laquelle se mélange avec un sucré rappelant encore un peu le Bourbon, mais sans toutes ses subtilités.

Un scotch pas mauvais, mais pas explosif non plus. Pour un 16 ans, je m’attendais à plus de corps, plus de charpente et plus de complexité. De belles subtilités mais plutôt isolées et difficiles à ressortir. Avec les souvenirs que j’ai du 10 ans, ce 16 ans me créait des attentes et me laissait entrevoir un scotch mémorable. Je crois que je me dois de goûter à nouveau au 10 ans car actuellement, j’en conclus que ce 16 ans est peut être une légère déception.  À suivre…