Collingwood (# 31)
Nom : Collingwood
Type : Whisky Canadien (blend)
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : http://www.collingwoodwhisky.com
Prix : 29,95$
Disponibilité : LCBO #244186
Le whisky canadien Collingwood est distillé par Canadian Mist Distillery. Cette dernière est la propriété du géant américain Brown-Forman laquelle détient entre autres les marques Jack Daniel’s, Woodford Reserve et Southern Comfort.
Canadian Mist Distillery est située dans la ville de Collingwood en Ontario. Elle puise ses eaux dans la baie de Nottawasaga. Cette baie est située dans le sud de sa plus grande sœur, la majestueuse baie de Georgie, laquelle fait partie du lac Huron, l’un des «Grands Lacs », qui, à eux seuls contiennent plus de 20% de toute l’eau douce sur Terre! Bon, assez de géographie.
Le Collingwood est issu d’une triple distillation et d’une maturation en fut de chêne blanc américain. Après la période de maturation nécessaire, les barriques sont ensuite transférées dans une gigantesque cuve en inox pour le mariage. La particularité de ce whisky se trouve à cette étape, des douelles (staves) d’érables légèrement grillées sont ajoutées pour la deuxième période de maturation ajoutant une couche supplémentaire de saveurs et de complexité. Ce procédé me rappelle un peu celui du Bourbon Maker’s 46.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre reflets rosés, texture moyenne
Nez : fruits rouges (cerises, framboises), vanille, un peu « bourboné »
Goût : Cerises noires, érable et épices
Finale : épicée, sucrée, assez courte
La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre intense et démontre des reflets tirant légèrement sur le rosé. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes se dissipent rapidement et finissent par se transformer en petites gouttelettes sur les rebords du verre.
Au nez, c’est bien présent, sucré et épicé. On sent également les fruits rouges, plus particulièrement les cerises et framboise fraîches. Une vanille légèrement grillée se mélange à ces odeurs fruitées. Viennent ensuite des effluves d’épices et de céréales qui me rappellent les Bourbons.
En bouche, c’est bien agréable, pas trop agressif, mais pas trop délicat non plus. Encore les fruits rouges avec une prédominance de cette fameuse cerise noire qui revient en bouche. Une légère pointe d’érable sucré et fumé fait surface et vient se mélanger à ces saveurs fruitées. En ouverture de finale les épices tels la muscade, la cannelle et le poivre sont bien marquées et prennent bien leur place en ce début de finale.
La finale est bien marquée par les épices et un léger piquant poivré. Par la suite, les épices s’adoucissent, sans nécessairement disparaître, et puis un retour du sucré, qui cette fois, est plus du côté de la vanille que de l’érable. Cette finale est malheureusement un peu trop courte.
C’est un bon whisky canadien qui offre des saveurs intéressantes et un peu différente, le whisky en soit « sonne » un peu comme un Bourbon mais plus doux. Est-ce que les demandes et exigences de Brown-Forman y seraient pour quelque chose? Aussi, j’aurais bien aimé que le goût d’érable soit beaucoup plus dominant, plus au premier plan, mais il arrive plutôt en renfort.
Forty Creek – Confederation Oak Reserve (# 30)
Un petit spécial cette fois, une dégustation en simultanée avec deux autres blogueurs, soit whiskyplus.ca et rhumsetbieres.com. Nous avons dégusté le même whisky canadien, à savoir le Forty Creek – Confederation Oak Reserve. Il sera intéressant de voir les différences relevées par chacun. Voici les liens vers leurs articles respectifs :
– Whiskyplus.ca Forty Creek – Confederation Oak Reserve
– Rhumsetbieres.com Forty Creek – Confederation Oak Reserve
Et voici la mienne :
Nom : Forty Creek – Confederation Oak Reserve
Type : Whisky Canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.fortycreekwhisky.com
Prix : 69,95$
Disponibilité : LCBO #195651
Les whiskies Forty Creek proviennent de la Kittling Ridge Distillery, laquelle est située dans la ville de Grimsby en Ontario. Son fondateur, John K. Hall, a également été vigneron pendant 20 ans avant de se décider à se lancer dans l’art de la distillation et de fonder sa propre distillerie en 1992.
Pour cette fiche, je fais la dégustation de leur « Confederation Oak Reserve » (lot #1867, bouteille #13 092). La particularité de ce whisky canadien, c’est qu’une deuxième période de vieillissement a été faite dans des tonneaux de chêne canadien. Tel qu’expliqué sur le site www.fortycreekwhisky.com, le chêne canadien est de même variété que le chêne américain. Par contre, dû aux hivers canadiens beaucoup plus rigoureux, il mature beaucoup plus lentement. Ceci fait en sorte que le bois est beaucoup plus dense et les saveurs y sont différentes et surtout plus dominantes.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre avec reflets dorés et ambres, assez sirupeux
Nez : épicé, boisé et sirop d’érable
Goût : épices, caramel au beurre d’érable, très boisé
Finale : longue, caramel à l’érable, chêne grillé
La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre légèrement doré ayant des reflets ambrés. Sa texture est assez sirupeuse et laisse de belles coulisses onctueuses sur les rebords du verre.
Au-dessus du verre, c’est un peu timide. Des effluves épicés ce mélange à une touche boisée et légèrement vanillée. Un sirop d’érable semble également vouloir prendre une petite place. À l’arrière-plan, une pointe légèrement fruitée un peu comme un sirop de fruits en conserve réussit à se frayer un chemin.
En entrée on est marqué par un sirupeux « butterscotch » vanille-érable, lequel tapisse la langue rapidement. Ensuite, graduellement et tout en douceur, apparaissent les tanins du bois sur les papilles et les joues. Avec l’arrivée de ces tanins, on sent que les épices veulent maintenant prendre leurs places. Des épices boulangères (comme la cannelle, la muscade et le girofle) se marient avec le goût boisé du chêne, lequel est particulièrement marqué. En introduction de finale une légère amertume se fait sentir. Je n’ai pas ajouté d’eau pour ce whisky.
La finale, relativement longue, commence avec une amertume qui s’adoucit avec le retour d’un caramel onctueux à l’érable. Les tanins sont toujours perceptibles et maintenant le chêne semble avoir légèrement chauffé, voir grillé.
À la lecture de tout cela, l’expérience en bouche peut sembler violente ou robuste, mais au contraire, c’est équilibré, en douceur et très agréable. Le boisé très présent se marie à merveille avec les épices et les notes légèrement sucrées. Selon moi, c’est un excellent whisky qui offre une expérience enrichissante.
Je vais probablement me laisser tenter par leurs autres whiskies, le « Double Barrel Reserve » ou le très prisé « Port Wood Reserve », si je peux réussir à mettre la main sur une bouteille…
Freaky Whisky, un an déjà !
Aujourd’hui, le 1er juin 2012, Freaky Whisky a un an! Déjà !
Quelques objectifs ont été dépassés, d’autres non, mais je fais cela pour mon simple plaisir et bien sûr pour le vôtre !
Espérant que vous appréciez mes petites chroniques et que vous allez continuer à me lire en nombre grandissant !
Merci à vous tous de l’intérêt porté tout au long de l’année !
Je trouve bien enrichissant de partager mes goûts et intérêts avec des gens passionnés de whiskies.
Pour célébrer ce premier anniversaire, voici la nouvelle adresse officielle du blog:
www.freakywhisky.ca
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Lagavulin 12 ans « Cask strength » 2011 Limited Edition (# 29)
Nom : Lagavulin 12 ans « Cask strength » 2011 LE
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 57,5%
Site web : aucun
Prix : 116,25$
Disponibilité : SAQ 10332893
Cette fois-ci, je vais déguster la version 12 ans du Lagavulin, mais pas une version standard, plutôt l’Édition Limitée « Natural Cask Strength » embouteillée en 2011.
Qu’est-ce que le « Cask strength »? En français, on pourrait traduire par « à la puissance du fût », c’est-à-dire tel qu’il était dans la barrique. En temps normal, le « Master distiller » sélectionne différentes barriques pour créer son assemblage dit « 12 ans » (ce qui correspond à l’âge du whisky le plus jeune de l’assemblage). Il va ensuite y ajouter de l’eau afin d’en réduire le pourcentage d’alcool à un taux désiré, majoritairement entre 40% et 46%. Dans le cas du « Cask strength », rien n’est ajouté au whisky, c’est la pleine puissance, tel qu’il se trouvait dans la barrique. Les taux sont rarement sous les 55% d’alcool et il faut souvent ajouter un peu d’eau afin d’en ouvrir les saveurs. Il faut également être prudent lors de sa consommation car la tête peut subitement se mettre à tourner!
Ma dégustation :
Couleur : dorée pâle avec reflets cuivrés, moyennement sirupeux
Nez : fumée, algues salées, tourbe, noisette
Goût : brûlure d’alcool, fumée, tourbe, océanique
Finale : fumée, tourbée, océanique
La couleur du Lagavulin 12 ans est d’un doré pâle avec des reflets légèrement cuivrés. En comparaison avec le Lagavulin 16 ans dégusté il y a quelques semaines, le 12 ans semble plus pâle. Côté texture, ça semble par contre similaire, moyennement sirupeuse et les jambes, encore une fois se dissipent rapidement tout en se transformant en petites gouttelettes sur les parois du verre.
Au nez, c’est assez présent et la brûlure d’alcool est légèrement perceptible. La fumée, très abondante est accompagnée d’odeurs salines et océaniques. En comparaison avec le 16 ans, la tourbe est un peu plus discrète. Également un parfum légèrement sucré et « nutty » (noisette) est présent.
Dès l’entrée en bouche, l’alcool frappe fort! La fumée prend le contrôle et la tourbe est de retour à son poste. Un salin maritime et une certaine amertume s’installent et se mélangent avec un léger boisé-épicé. Les tanins du bois se font légèrement ressentir sur la langue. En y ajoutant un peu d’eau c’est beaucoup plus docile. Un caramel sucré et vanillé se marie maintenant avec la fumée. La brûlure d’alcool est également diminuée de beaucoup.
La finale est très Lagavulin, persistante, fumée, tourbée et très océanique et l’amertume perdure tout aussi longtemps. Avec l’ajout d’eau, la finale est légèrement plus sucrée et l’amertume beaucoup moins présente, voir pratiquement disparue.
Personnellement, j’ajoute rarement de l’eau à mes whiskies. Je préfère les déguster plein de force et de vigueur, même pour les « cask sterngth ». Il est arrivé à quelques occasions où c’était absolument nécessaire, je pense au Bourbon Booker’s avec ses 63,4% d’alcool! Ce Lagavulin 12 ans est un « cask strength » qui, selon moi, nécessite aussi une certaine quantité d’eau afin d’en libérer ses vraies saveurs. En fait en y ajoutant de l’eau, il semble se rapprocher un peu plus du 16 ans mais sans avoir toute sa complexité.
Une petite réflexion toute personnelle : À quoi bon payer la bouteille 10$ de plus pour ensuite devoir y ajouter de l’eau?
Glenmorangie 10 ans (# 28)
Type : Scotch single malt
Région : Highland, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.glenmorangie.com
Prix : 63,50$
La distillerie de Glenmorangie était à l’origine une brasserie. C’est en 1843 que William Matherson la transforma en distillerie. Au fil des ans, Glenmorangie s’est démarquée avec la popularisation des affinages dans des fûts non conventionnels. En effet elle fut la première à offrir des éditions dites « wood finish », technique d’affinage qui consiste à transférer le scotch dans une barrique ayant déjà contenu du vin, du porto, du rhum ou d’autres alcools, dans le but d’aller chercher des saveurs supplémentaires et de donner à leurs scotchs des caractères uniques et non conventionnels.
Cette dégustation est pour le 10 ans, connu maintenant comme « The Original ». Fait intéressant, en faisant quelques recherches sur internet, tous ceux que j’ai vus (l’ancien 10 ans et l’actuel « The Original ») semblent avoir un taux d’alcool de 40% alors que le mien est de 43%?
Ma dégustation :
Couleur : Jaune doré assez pâle
Nez : Floral, agrumes, caramel au beurre
Goût : Sucré, zestes d’agrumes, miel, orge
Finale : Maltée, sucrée et assez persistante
Lorsqu’on le regarde à travers la lumière, la couleur de ce scotch est d’un magnifique jaune doré relativement pâle. La texture est assez sirupeuse, les coulisses se tiennent et redescendent assez lentement.
Au nez c’est discret, frais et délicat. Un bouquet floral mélangé aux zestes d’agrumes, d’orange et de lime. Ensuite vient à l’arrière-plan un sucré onctueux tel un caramel au beurre légèrement vanillé. Dans tout ce mélange, on peut ressentir une légère touche céréalière.
En bouche c’est sucré, vif et très chaleureux. On est immédiatement touché par le zeste de l’orange et le sucré d’un bonbon au sucre d’orge. Vient ensuite un goût légèrement mielleux, accompagné d’une amertume délicate et citronnée. On peut aussi ressentir une petite chaleur interne (provenant sûrement du 43% d’alcool). Très réconfortant et agréable. L’ajout d’un peu d’eau semble faire ressortir le sucre et le mielleux mais étouffe l’amertume et dilue les saveurs.
La finale est maltée et légèrement amère. Le sucré du miel semble maintenant remplacer par un caramel au beurre, ce qui adoucit le tout. La finale est d’une longueur quand même assez surprenante. Le malt demeure longuement en bouche et l’amertume se dissipe afin de laisser la place à un retour des agrumes.
C’est un whisky dont la renommée est légendaire, et ça se goutte. Il est léger et se laisse boire aisément. Avec un certain degré de complexité, surtout pour un 10 ans, il constitue un très bon rapport qualité/prix. Selon moi, il serait un excellent point de départ pour quiconque voudrait s’initier au monde des scotchs en général.
Lagavulin – 16 ans (# 27)
Nom : Lagavulin 16 ans
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : aucun
Prix : 106,75$
Disponibilité : SAQ 00207126
La distillerie Lagavulin est située sur la côte sud de l’île d’Islay tout près de deux autres distilleries de renom soit Ardbeg et Laphroaig. Elle fut officiellement fondée en 1816 suite à la fusion de deux distilleries, l’une appartenant à John Jonston et l’autre à Archibald Campbell. Elle appartient maintenant au géant Diageo.
Pour moi, Lagavulin, c’est là où tout a commencé. Mon père aimait beaucoup le whisky, il faut croire que la pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre. Un jour, mon frère et moi avons offert un beau cadeau à notre père, une bouteille de Lagavulin 16 ans. Voulant partager sa joie, il tenait absolument à nous le faire goûter. Boom! Ce fut le coup de foudre! Depuis ce jour, les whiskies en général et plus particulièrement les scotchs en provenance d’Islay sont définitivement mes préférés!
Ma dégustation :
Couleur : Cuivré assez foncé, reflets orangés, moyennement sirupeux
Nez : Nez discret de fumée, de tourbe, sel maritime, noisette
Goût : fumée et tourbe, épices, caramel brûlé
Finale : Fumée, tourbée, saline
La couleur de ce whisky est assez foncée et offre des reflets d’un orangé ardent. La texture semble être moyennement sirupeuse car les jambes laissées sur les parois du verre se dissipent rapidement et se transforment en gouttes après quelques instants.
Au nez, c’est discret mais en même temps complexe. Fumée et tourbe se croisent au milieu d’une odeur maritime plaisante. Un parfum sucré qui se mélange subtilement à une odeur de noix, ou plutôt de noisettes grillées tentent tous deux de prendre leur place à l’arrière scène.
En bouche c’est pas mal moins discret! Dès l’entrée en bouche, la tourbe arrive en trombe avec une bouffée de fumée! Cette bousculade de saveurs laisse ensuite place à des traces épicées et légèrement sucrées, un peu comme un caramel qui aurait légèrement brûlé. On peut également ressentir les tanins du bois sur le palais et à l’intérieur des joues. Le salin fait ensuite son entrée pour nous accompagner vers la finale.
La finale est quand même assez persistante. Elle est très fumée, tourbée et également salée et océanique. Une amertume de torréfaction (espresso) prend également une petite place dans cette finale magnifique!
Un scotch qui selon moi est un icône représentatif de l’île d’Islay. La majorité des caractéristiques typiques de l’île mythique y sont. Fumée, tourbe, notes salines et océaniques sont présentes et toutes magnifiquement bien équilibrées.
Tout au long de cette dégustation, pleins de souvenirs ont jailli dans mon esprit. Tout en me remémorant ces excellents moments, je me suis rendu compte d’un fait : depuis ce jour magique avec mon père et mon frère où l’étincelle de la passion du whisky jaillit en moi, je n’avais jamais eu la chance de goûter à nouveau à ce magnifique scotch! Un achat en devenir?…à moins que je penche pour le Distiller’s Edition?
Oh! et en terminant,
Merci papa! Sláinte!
Vidéo: « Un portrait distillé des eaux-de-vie : bourbon vs malt whisky »
Voici une entrevue par Frédéric Fortin du blogue SAQ Cellier avec Michel Beauchamp, conseiller à la SAQ Sélection Beaubien. Ils parlent de deux Bourbons, le Maker’s Mark et le Maker’s 46 ainsi que du whiskey irlandais Redbrest 12 ans.
Voici le lien vers le blogue SAQ Cellier: http://blogue.saq.com/category/cellier/





