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Auchentoshan – Three Wood (# 12)
Nom : Auchentoshan – Three Wood
Type : Scotch single malt
Région : Lowlands, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.auchentoshan.com
Prix : environ 60$
Disponibilité : N’est plus disponible à la SAQ
Petite histoire :
La distillerie d’Auchetoshan est située en banlieue de Glasgow, la plus grande ville d’Écosse. Elle fut fondée en 1823, du moins c’est ce que prétend l’emballage, mais après quelques recherches sur internet j’ai trouvé les dates de 1800, 1817 et 1822. Probablement que la date « officielle » est 1823. Une particularité intéressante de cette distillerie est qu’ils utilisent la technique de triple distillation, contrairement à la grande majorité des autres distilleries d’Écosse, qui eux utilisent la double distillation. Le site web d’Auchentoshan explique vraiment bien leur procédé de triple distillation, voici le lien :
http://www.auchentoshan.com/triple-distillation-(our-way)/triple-distillation.aspx
Maintenant concernant le Triple Wood, c’est un single malt whisky qui a été vieillit dans trois différents fûts (de là le nom de « Three Wood »), soit de bourbon américain, de sherry Oloroso et de Pedro Ximenez.
Ma dégustation :
Couleur : ambrée foncée, texture sirupeuse
Nez : légèrement fruité, butterscotch, bois torréfié (?)
Goût : très boisé, butterscotch crémeux, léger picotement d’alcool
Finale : boisée, légère amertume et finale assez courte
La couleur est d’un ambré assez foncé tirant légèrement sur le rouge, coloration qui vient fort probablement du passage en barrique de sherry. Le liquide est assez sirupeux et laisse de belle « jambes » sur le rebord du verre.
Le nez est, à première approche, assez présent mais les différentes odeurs sont plutôt discrètes et difficiles à identifier. À l’arrière plan, c’est légèrement fruité avec une touche de butterscotch. Je perçois aussi une petite note de bois torréfié mais je ne suis pas certain (la meilleure description serait la coupe d’une planche de chêne dont la scie aurait forcée et que le bois a chauffé) un peu bizarre! Ces odeurs sont plutôt subtiles dans l’ensemble.
En bouche, c’est très boisé et les tanins du bois sont en force et très présents. Un léger picotement d’alcool réchauffe l’intérieur, mais sans brûlure. Le butterscotch est crémeux et onctueux. Après avoir ajouté quelques gouttes d’eau, le tout s’adoucit délicatement, le sherry fait finalement son apparition (à moins que ce soit moi qui le cherche trop?). Après l’ajout de quelques gouttes d’eau le caramel prend également plus de place.
La finale est encore boisée et les tanins du bois sur la langue et les joues se font sentir un bon moment. Le caramel-butterscotch est tout en douceur en début de finale et une légère amertume prend doucement place. Par contre, une fois les tanins disparus de la bouche, la finale s’écourte et disparaît assez rapidement.
Un scotch d’entrée de gamme et j’aimerais bien le comparer avec les 10 et 12 ans de Auchentoshan. Il me rappelle un peu le boisé des bourbons, mais sans les belles notes sucrées et épicées de ces derniers. C’est tout de même un bon scotch d’entrée de gamme et bien parfait comme « everyday sipper » pour l’amateur de boisé.
Sur une note plus personnelle, ce scotch m’avait enchanté il y a un an, surtout pour son prix et ses notes boisées, mais maintenant il me laisse un peu sur mon appétit, ou plutôt sur ma soif.
Vidéo: blogue SAQ Cellier sur les whiskies d’Islay
Voici une entrevue par Frédéric Fortin du blogue SAQ Cellier avec Philippe Letellier, spécialiste du scotch. Ils parlent des scotchs très typés de l’île d’Islay.
Voici le lien vers le blogue SAQ Cellier: http://blogue.saq.com/category/cellier/
Ardbeg – 10 ans (# 10)

Nom : Ardbeg – 10 ans
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 90,25$
Disponibilité : SAQ 00560474
Petite histoire :
Cette bouteille m’a été donnée par mes deux amours à la Fête des Pères 2011. Merci à vous deux pour ce magnifique présent !
La distillerie d’Ardbeg est située dans la partie sud de l’ile d’Islay, près des distilleries de Lagavulin et de Laphroaig. Elle fut fondée en 1815 par la famille MacDougall. La distillerie ferma entre 1983 et 1989 et une ouverture partielle jusqu’en 1997. Depuis 1998, la distillerie est complètement opérationnelle.
Ma dégustation :
Couleur : dorée très pâle (consistance sirupeuse)
Nez : tourbe, fumée légère, terre humide, noisette(?)
Goût : tourbe et fumée, salin, légère brûlure d’alcool (boisé ou tanin du bois?)
Finale : Très longue, persistante, salée, tourbée, retour de fumée, poivre noir
Ce scotch est de couleur dorée très pâle. Il laisse également de belles coulisses sur le rebord du verre, démontrant une texture assez sirupeuse. C’est un scotch qui est non filtré à froid, il pourrait alors se troubler s’il est refroidi ou si de l’eau froide y est ajoutée.
Les odeurs, qui ont tendance à beaucoup s’ouvrir après quelques minutes en verre, sont remarquablement bien balancées, celles de la tourbe très présente, avec une belle fumée et de sel marin assez subtil. Une odeur de « terre » humide semble se retrouver à l’arrière plan jumelée avec une odeur d’écales de noix (de noisette?).
En bouche, les goûts de tourbe et de fumée sont bien balancés et le salin est bien présent. La légère brûlure d’alcool donne du corps et s’équilibre bien avec les autres goûts robustes. (Goût ou sensation à déterminer, boisé ou tanin du bois?) En début de finale, un léger « butterscotch » fait une petite apparition mais rapidement étouffé par la finale.
La finale est très longue et persistante, salée et tourbée. La fumée refait surface avec une légère touche boisée. Après quelques instants une note de poivre noir (fraichement moulu) fait son apparition.
Un scotch merveilleux, les odeurs et saveurs sont très bien équilibrées, définitivement Islay! La persistance de la finale fait en sorte qu’on en redemande et quand le verre est malheureusement vide, il est difficile de ne pas en reprendre!
Le Ardbeg 10 ans a été couronné « World Whisky of the Year » et « Scotch Single Malt of the Year » dans le « Jim Murray’s Whisky Bible 2008 ».
Mise en garde, il faut avoir « fais ses devoirs » avant d’y gouter car pour un premier essai sur l’ile d’Islay, ça risque d’être une aventure assez mouvementée !
Cardhu – 12 ans (# 9)
Nom : Cardhu 12 ans
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : aucun
Prix : 51,95$US
Disponibilité : www.sherry-lehmann.com
Bruichladdich – Waves (# 4)
Nom : Bruichladdich – Waves
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.bruichladdich.com
Prix : 58,50$
Disponibilité au Québec : SAQ 11367959
Petite histoire :
Construite en 1881 par la famille Harvey, la distillerie de Bruichladdich (prononcé «brooikladdie») est située sur l’ile d’ « Islay », dans la partie nord de la baie (loch) de Lochindaal. Son voisin d’en face (de l’autre côté de la baie) est nul autre que la distillerie Bowmore.
Pour la confection de ce single malt, plusieurs millésimes vieillis en barrique de Bourbon et de Madère ont été sélectionnées. Le « Master distiller » de la distillerie, Jim McEwan, a également voulu réduire le niveau de tourbe (aux alentours de 15ppm) afin de le rendre plus accessible. L’âge de ce single malt n’est pas indiqué sur la bouteille. Après quelques recherches sur internet, ce serait possiblement un sept ans. Ne pas mentionner l’âge sur la bouteille est sûrement une décision purement marketing.
Ma dégustation :
Couleur : dorée avec légère teinte rosée
Nez : très léger, odeur de bord de mer (salée), légèrement tourbée, barrique de vin(?)
Goût : faible goût de tourbe, pointe de fumée, sensation d’alcool
Finale : Assez longue, tourbe plus présente et boisée, un peu sucrée
De couleur dorée avec une légère teinte de rosée. Cela vient probablement de l’affinage en barrique de madère. C’est un scotch qui est non filtré à froid, et aucun caramel de coloration n’a été ajouté.
Pour le nez, je dois avouer que j’ai eu de la difficulté. Un nez qui n’est pas très présent, voir plutôt subtile. Une faible odeur de bord de mer (sel), une tourbe effectivement assez modérée pour un « Islay » et la fumée est très peu présente. Quelques notes sucrées sont également palpables. Petite parenthèse, à la maison, j’ai un fumoir pour viande et poisson. Pour ce faire j’ai des bâtonnets de chêne provenant d’un tonneau de vin. L’odeur de ce bois m’est venue lors de ma dégustation?
En bouche, la tourbe est effectivement présente, mais vraiment modérée, voir pas assez. Une sensation d’alcool un peu trop présente semble anesthésier les saveurs. Un peu salé en bouche avec une finale un peu sucrée (vanillée ou mielleuse?). J’ai ajouté quelques gouttes d’eau de source et les saveurs semblaient plus présentes, plus ouvertes.
La finale est relativement longue, mais pas persistante. Boisée, assez salée et la tourbe refait un peu surface. On peut maintenant goûter un peu plus les notes sucrées de miel et de vanille. Le goût restant est définitivement le sel.
En conclusion, un single malt pas mal, mais un peu effacé. Il semble vouloir faire tout ce que « Islay » peut offrir, mais sans jamais finalement atteindre le but visé ? On dirait qu’on en voudrait plus !
Selon moi, une personne voulant s’initier à la robustesse des scotchs du style d’« Islay », mais sans être mis K.O. à la première gorgée, ce single malt serait un excellent point de départ.
The BenRiach – Arumaticus Fumosus (# 3)
Nom : The BenRiach – Arumaticus Fumosus
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.benriachdistillery.co.uk
Prix : 69,25$
Disponibilité au Québec : SAQ 11092473
Petite histoire
Bâtie en 1898 par John Duff, la distillerie de BenRiach est située dans le cœur du « Speyside », région se trouvant dans le nord-est de l’Écosse, plus précisément dans la vallée de Spey, laquelle est traversée par la rivière du même nom.
Selon le site web de la distillerie, le BenRiach ‘Arumaticus Fumosus’ fait partie d’une trilogie de « single malt » de 12 ans d’âge fortement tourbé, d’abord vieilli en barrique de chêne américain et ensuite affiné soit en barrique de sherry, porto ou rhum brun. L’Arumaticus Fumosus, à été affiné en barrique de rhum brun de Jamaïque. Le nom, en latin, se traduirait « rhum fumé ». Ce « single malt » serait une édition limitée à seulement 1740 bouteilles à travers le monde. Est-ce 1740 bouteilles par année ou bien qu’une seule production? Le site n’en fait pas mention. Ce petit détail me fait réaliser que ma bouteille tire malheureusement déjà à sa fin !
Ma dégustation
Couleur : Dorée très pâle, particules en suspension
Nez : tourbé, sucré et fumée légère
Goût : tourbé, fumée légère, torréfaction de café (cacao?), légèrement sucré (rhum?)
Finale : tourbée, boisée et saveur du rhum, pointe de vanille(?)
De couleur dorée très pâle, il est à noter que l’étiquette mentionne « couleur naturelle », ce qui laisse sous-entendre qu’aucun caramel de coloration n’a été ajouté. Quelques petites particules sont en suspension dans ce scotch.
Au nez, la tourbe est très présente mais la fumée se fait plutôt discrète. On y retrouve une subtile pointe sucrée, est-ce le vanillé du bois ou le sucré du rhum ?
En bouche, c’est de la tourbe au cube, mais la fumée n’est pas assez présente à mon goût pour que les deux soient en équilibre. Après quelques instants, une pointe de torréfaction de café apparaît (ou est-ce de cacao?) avec un petit goût de sucré assez subtile, est-ce le rhum qui commence à faire son apparition?
En finale, c’est toujours très tourbé, le boisé se fait sentir sur la langue et toutes les subtilités du rhum sont maintenant bien présentes, avec une petite finale légèrement épicée (Spiced rhum à la Captain Morgan?). Même après de longues minutes, l’amertume est assez persistante en bouche.
En conclusion, ce scotch est assez particulier et n’est définitivement pas pour un débutant. Il est moins fumé que certains « Islay » mais la tourbe est des plus présentes. Il donne quand même une expérience intéressante pour les amateurs de ce style. L’affinage en barrique de rhum lui donne des touches assez particulières. Une expérience pour tout amateur, et plus particulièrement ceux du style tourbé !
The Balvenie – Doublewood (# 2)
Nom : The Balvenie – DoubleWood 12 ans
Type : Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : http://www.thebalvenie.com
Prix : 62,75$
Disponibilité au Québec : SAQ 00387316
Petite histoire
J’avais déjà dégusté ce scotch il y a quelques années. Sur les recommandations de mon frère, je m’étais acheté une bouteille. C’était effectivement très bien.
Récemment, lors d’une petite réunion familiale un dimanche après midi, un peu nuageux, je retrouve mon frère avec ce single malt, l’un de ses préférés.
Là, on est dans le Speyside (donc pratiquement dans les Highlands) et on est dans la douceur, le floral, le fruité. Ayant une préférence pour la robustesse des malts d’Islay, un petit voyage tout en douceur dans les collines adoucit définitivement les sens et permet de se rappeler qu’il y a d’autres saveurs tout aussi intéressantes.
Ma dégustation
Couleur : orangé pâle
Nez : caramel, boisé, légère touche d’agrumes
Goût : boisé très présent, tanin, légèrement vanillé, écorce de citron (?)
Finale : encore le boisé et assez persistant, légère pointe de fumée (?)
Au nez, c’est le caramel, assez boisé, de la douceur. On peut peut-être sentir une légère touche d’agrumes ?
En bouche, le boisé est très présent, on peut ressentir le tanin des bois sur la langue, le caramel-vanillé et une pointe d’écorce de citron semble vouloir ressortir.
Une valeur sûre pour un amateur.






