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Old Rip Van Winkle – 10 ans (# 157)
Nom : Old Rip Van Winkle – 10 ans
Type : Straight Bourbon whiskey
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 53.5%
Site web : www.oldripvanwinkle.com
Prix : inconnu
Disponibilité : inconnu
Ici, il est question du « Old Rip Van Winkle » un Straight Bourbon du Kentucky de 10 ans d’âge qui est, avec son taux de 53.5%, quasiment un brut de fût (cask strength), seulement une toute petite portion d’eau y est mélangée à l’embouteillage.
Tous les Bourbons ayant dans son nom « Van Winkle » ont quelque chose de spécial, un statut particulier et sont tous très prisés et recherchés des collectionneurs et amateurs. Je n’ai jamais eu la chance de goûter à un Van Winkle avant aujourd’hui ! Encore une fois merci à Maryse Pothier pour l’échantillon !
Ma dégustation :
Couleur : cuivre foncé, très sirupeux
Nez : fruits secs, cerise noire, sucre brun et épices
Goût : fruits secs, épices, chocolat noir, espresso
Finale : espresso, choco-caramel, boisée
La couleur de ce Bourbon est très inspirante, d’un cuivre foncé rappelant une pièce de 1¢ bien brillante et il offre en bonus de beaux reflets orangés éclatants. La texture est très sirupeuse, les nombreuses et fines coulisses tardent à redescendre au fond du verre.
Au nez, c’est très plaisant et délicat. Des fruits secs tels dattes et pruneaux accompagnent la cerise noire. Par la suite, quelques notes de cassonade, de vanille et d’épices prennent le relais. Avec le taux d’alcool de plus de 53%, on s’attendrait à une brûlure dès l’approche du nez, mais ce n’est vraiment pas le cas.
En bouche, c’est WOW! Une explosion de saveur et de sensation. Les fruits secs et la cerise sont de retour mais cette fois ils macèrent dans le caramel et la vanille. Le kick d’alcool se fait ensuite sentir et accompagne à merveille les notes d’épices, de poivre, de chocolat noir et de boisé. Le chocolat devient amer et se transforme en café espresso.
La finale, quoique plus courte que mes attentes et majestueuse, l’espresso fait place à des notes de choco-caramel aux épices et laisse ressortir quelques notes de barrique…
Vraiment un Bourbon remplit de saveurs et de complexité qui ouvre sûrement très bien la voie à ses grands frères beaucoup plus âgés ! Fait intéressant, malgré sa puissance de plus de 53% d’alcool, on n’est jamais vraiment importuné par cette dernière, bien au contraire, elle a plutôt tendance à rehausser les saveurs en bouche. J’espère bien avoir un jour la chance de déguster les autres membres de la Grande famille Van Wincle !
Bulleit – Rye 95 (# 149)
Type : Straight Rye Whiskey
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 45%
Site web : bulleit.com/whiskey/bulleit-rye
Prix : 38,95$
Disponibilité : LCBO #350611 (pas disponible à la SAQ)
Lancé en 2011, le Bulleit Rye 95 est fait à partir d’un mash bill ayant, comme son nom l’indique, 95% de seigle et 5% d’orge maltée complète le tout. En comparaison, son grand frère, le très populaire Bulleit Frontier Bourbon, contient quant à lui un respectable 28% de seigle. Malgré le fait que les deux sont distillés et vieillis en petits lots (small batch) et qu’ils séjournent en barriques de chêne américain carbonisé, on doit s’attendre à quelque chose de pas mal différent.
Il est amusant de relire ma première fiche de dégustation qui portait sur le Bulleit Frontier Bourbon, laquelle est relativement minimaliste…à réviser !
Ma dégustation :
Couleur : Cuivre « cenne noire », sirupeux
Nez : Seigle, épices, aneth
Goût : seigle, épices, aneth
Finale : courte, seigle, épices
La couleur de ce rye américain me rappelle nos bonnes vieilles « cennes noires », mais plutôt quand elles étaient flambant neuves ! Avec quelques reflets ambrés et flamboyants et sa texture bien sirupeuse, quoi de mieux pour débuter.
Au nez, c’est puissant ! Le seigle est bien franc et présent. Quelques notes d’épices se joignent à des odeurs herbacées tels l’aneth et l’eucalyptus. L’aneth?… en effet, ça sent le gros et juteux cornichon Bick’s. À l’arrière-plan je dénote une petite pointe de plastique brûlé.
En bouche, c’est quand même assez particulier. L’entrée en bouche est relativement sucrée, puis, l’attaque immédiate du seigle et des épices arrive. Par la suite quelques notes d’aneth et de menthol arrivent, pour rehausser le goût du cornichon retrouvé dans le nez. Graduellement, l’amertume du seigle et quelques notes boisées prennent la relève. L’aneth et quelques notes salines ouvrent la porte à la finale.
La finale, relativement courte est axée beaucoup sur le seigle et les épices. Et hop ! On reprend une gorgée!
Un départ canon mais un essoufflement marqué en fin de course ! Il n’est pas le meilleur mais pas le pire non plus… Un bon rye américain. Je peut donc facilement affirmer que plusieurs whiskies canadiens n’ont vraiment rien à lui envier.
Russell’s Reserve 10 ans (#148)
Nom : Russell’s Reserve 10 ans
Type : Straight Bourbon whiskey
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 45%
Site web : wildturkeybourbon.com
Prix : ±30$ US
Disponibilité : Pas disponible à la SAQ
Jimmy Russell est le « Master Distiller » chez Wild Turkey et il fait partie des légendes modernes du Bourbon. Tout comme ses comparses Booker Noe, Parker Beam et Elmet T. Lee, il a grandement contribué à rendre le Bourbon mondialement connu et d’en faire un grand joueur parmi les spiritueux fins.
M. Russell nous présente ici sa « Réserve » spéciale, un Bourbon de 10 ans d’âge vieilli dans des fûts carbonisés au maximum, soit le #4, plus connu sous le nom « Alligator Char ».
Ma dégustation :
Couleur : ambre profond, reflets orange brûlée, collant
Nez : cerise noire, maïs, bois, « barbe-à-papa »
Goût : cerise Marasquin, anis, épices de boulangerie
Finale : épices, boisée, seigle
La couleur ambre profond et intense laisse croire à un liquide d’exception. À la lumière on peut apercevoir quelques reflets allant vers l’orange brûlée. Avec ses nombreuses et larges coulisses qui demeurent figées sur les parois du verre, la texture semble très sirupeuse, voire même collante. L’ensemble est assez intéressant côté visuel.
Au nez, c’est immédiatement la cerise noire dans le sirop à la vanille qui nous accueille. Puis quelques notes de maïs, de réglisse noire et de bois s’affirment solidement. Ensuite, quelques parfums rappelant la « barbe-à-papa » et le caramel légèrement vanillé font acte de présence. C’est comme si on entrait dans un magasin de bonbons !
L’entrée en bouche est immédiatement sur le maïs et la cerise mais cette fois elle est au Marasquin. Puis, arrive un peu d’anis étoilé, de réglisse noire et quelques notes boisées. Un léger réchauffement d’alcool se fait ressentir accompagné d’une petite touche d’astringence et de notes d’épices de boulangerie.
Le début de la finale est fortement sur les épices accompagnées d’une petite pointe sucrée de maïs qui s’étirent quelques instants. Ensuite, des notes boisées accompagnent une pointe d’astringence et quelques notes rappelant le seigle.
Finalement un beau et bon petit Bourbon, mais sans plus. Un nez qui détrône le reste, Il se laisse boire facilement. Forcé d’admettre que vous passerez probablement un peu plus de temps à le humer qu’à le siroter…
Maltus 2014 « Inspiration Islay » – Simple Malt par Brasseurs Illimités (# 144)
Nom : Maltus 2014 « Inspiration Islay » – Simple Malt (Brasseurs Illimités)
Type : Liqueur de malt
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 11,9 %
Site web : http://www.brasseursillimites.com/
Prix : 21$
Disponibilité : Épiceries fines et dépanneurs spécialisés
Cette version « Inspiration Islay » de la Maltus de Brasseurs Illimités est préparée comme la version régulière mais des malts fumés et tourbés ont été utilisés, un peu comme certains scotchs whiskies de l’ile d’Islay. Ce sera bien intéressant de voir quelle sera l’intégration de ces nouvelles saveurs avec le côté plus sucré et liquoreux de la version régulière. Sans plus attendre, plongeons dans ce nuage de fumée enivrant…
Ma dégustation :
Couleur : cuivre rougeâtre foncé, effervescence quasi absente
Nez : poisson fumé, malt caramélisé, torréfaction, boisé léger et sirop d’érable
Goût : fumée tourbée, malt sucré, caramel brûlé, café espresso
Finale : érable sucré, boisée, longue
Comparée à la version originale, cette Maltus « Islay » est également aussi d’un cuivre profond et rougeâtres mais beaucoup plus foncé et son effervescence y est presque absente. Côté texture c’est similaire.
Au nez, c’est similaire mais avec un côté fumé assez marqué. C’est fumé, mais pas comme une Rauchbier, plutôt comme du bon hareng bien boucané et salé de la Gaspésie. Puis le sucré du malt caramélisé fait son apparition, mais il est facilement dominé par la fumée tourbée. À l’arrière-plan, quelques notes de torréfaction et de boisé font acte de présence.
En bouche, c’est le « clash » de la fumée tourbée et des sucres du malt, du caramel et des épices. Le caramel est légèrement brûlé et s’accompagne de quelques notes amères de café espresso, d’épices et de bois sec.
En finale, la fumée du hareng boucané revient et s’étire en développant quelques notes rappelant celles d’un feu de camp éteint, assez typique de certains scotchs d’Islay, bien sûr pas avec autant de puissance, et de persistance, mais le résultat est quand même convaincant !
Certaines notes dites « Islay » sont bien présentes dans cette version spéciale de la Maltus. La fumée, un peu de tourbe, les essences maritimes et quelques notes de créosote sont de la partie. Les scotchs ayant la cote ces temps-ci, l’idée est bonne et l’expérience en vaut la chandelle. Je ne serais pas surpris que cette version soit malheureusement déjà entièrement épuisée ! Est-ce qu’elle deviendra une édition régulière à côté de la Maltus en 2015 ? Je l’espère bien !
Maltus 2014 – Simple Malt par Brasseurs Illimités (# 143)
Nom : Maltus 2014 – Simple Malt (Brasseurs Illimités)
Type : Liqueur de malt
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 11,9 %
Site web : http://www.brasseursillimites.com
Prix : 25$
Disponibilité : Épiceries fines et dépanneurs spécialisés
Encore cette année j’ai mis la main sur la version 2014 de la « Maltus » de Brasseurs Illimités. Cette fois c’est grâce à ma blonde et les enfants qui me l’ont offerte pour Noël… avec en prime la version « Inspiration Islay », pour laquelle une fiche suivra bien évidemment !
Si on se souvient bien, les versions 2012 et 2013 étaient relativement similaires. Voyons maintenant si le brasseur fait preuve de constance. Je vais encore faire une petite comparaison avec mes notes de dégustation des éditions 2012 et 2013. Je vous invite donc à les relire avant de continuer : « Maltus – 2012 » (fiche # 052) et « Maltus – 2013 » (fiche # 115).
Ma dégustation :
Couleur : cuivre rougeâtre, effervescence très faible
Nez : malt caramélisé et torréfié, boisé léger et sirop d’érable
Goût : malt sucré, caramel à l’érable, fruits confits, boisé
Finale : érable sucré, boisée, longue
Encore une fois, côté apparence tout semble pas mal identique aux versions 2012 et 2013 (selon mes notes). Cuivre profond et reflets rougeâtres, effervescence très faible, c’est l’effet voulu. La texture encore assez sirupeuse.
Au nez, c’est similaire à la « 2013 », le malt bien sucré et caramélisé est à l’avant-plan le tout avec toujours la légère touche de torréfaction. À l’arrière-plan, le boisé est léger mais cette fois, la vanille laisse sa place au sirop d’érable.
En bouche, c’est toujours sucré et malté et les bulles se font toujours plutôt discrètes. Le soupçon de caramel brûlé et la tire d’érable sont toujours présents et ils s’accompagnent de fruits confits assaisonnés d’épices et de bois sec.
La 2013 avait un petit côté de chaleur d’alcool bien présente. Cette fois, c’est plus intégré et l’alcool ne se fait presque pas ressentir. Toujours sur le sucre, la finale offre des saveurs d’érable, de malt sucré et de boisé, lesquels s’étirent et perdurent pendant de très longs moments.
Après trois années consécutives, je peux constater que le produit est, malgré quelques différences minimes, très similaire d’année en année et que le Maître Brasseur est très constant dans la reproduction de la recette de son produit. Si vous avez aimé cette version, il est fort à parier que vous aimerez la 2015. On a déjà hâte à décembre prochain !
Jim Beam – Original (#142)
Nom : Jim Beam Original Bourbon
Type : Straight Bourbon whiskey
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.jimbeam.com/original
Prix : 27,25$
Disponibilité : SAQ #11975399
SAQ Dépôt, jeudi 19 décembre, je suis là pour acheter vins et alcools nécessaires pour le réveillon du 24 ! Rendu à l’allée des whiskies, je vois le Jim Beam Original, bien en évidence avec son étiquette blanche ! Je me dis alors : « Bah ! Pourquoi pas et ça fera une autre fiche sur mon blogue ! ».
Puis, le 24 au soir, la bière en fut et le vin ayant été populaires, les alcools forts sont tous restés indemnes… Finalement je casse la glace et ouvre les bouteilles. Autour du comptoir avec les boys, on se tape une petite séance Bourbon / Single malt… Je crois vraiment que je suis en train de convertir mon beau-frère au whisky !
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, reflets orangés, texture mince
Nez : Cerises marasquins, vanille, épices
Goût : Cerises, caramel vanille, épices
Finale : courte, cerises, caramel, épices
Beaucoup plus pâle que le Devil’s Cut, il se présente dans une belle robe de couleur ambre très pâle et offre des reflets tirant sur l’orange brulé. Côté texture c’est beaucoup plus mince, les jambes sont nombreuses et redescendent rapidement au fond du verre.
Au nez, c’est assez timide et effacé au début. Après un certain temps, il s’ouvre un peu et offre des parfums de cerises marasquins alcoolisées baignant dans un sirop sucré et vanillé. Puis quelques notes de caramel au beurre, de maïs et d’épices prennent la relève.
L’entrée en bouche est douce et timide. Les cerises confites et un caramel à la vanille légèrement brûlé se joignent à quelques notes de maïs, de seigle et d’épices. Un léger boisé tente de s’imposer mais en vain.
La finale, quoique courte et simple, offre une satisfaction quand même appréciable. Les cerises marasquins reviennent et sont accompagnées d’un caramel et de quelques notes d’épices.
Avoir fait la dégustation de l’Original et du Devil’s Cut le même soir, peut-être que ce dernier vient porter un peu d’ombre sur son p’tit frère ! L’Original est en effet un peu plus timide, un peu plus « blant » que le Devil’s Cut mais quand même très agréable à siroter tout doucement. Il ne faut pas non plus se mettre la tête dans le sable, ce whiskey est plutôt conçu pour créer des mix ou simplement pris en « Shot »… et c’est bien cool aussi !
Jim Beam – Devil’s Cut (#141)
Type : Straight Bourbon whiskey
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 45%
Site web : www.jimbeam.com/devils-cut
Prix : 34,25$
Disponibilité : SAQ #11863944
Quand un whisky vieillit en barrique, un certain pourcentage s’évapore du tonneau et concentre le liquide, cette partie évaporée se nomme « La part des anges » (Angel’s share). Pendant ce vieillissement, une autre portion du liquide demeure emprisonnée dans le bois du tonneau. Avec un procédé spécial développé par Jim Beam, ils réussissent à extraire ce whisky emprisonné dans le bois et il le désigne comme étant « The Devil’s Cut », un beau clin d’œil… Une fois retiré des tonneaux et stabilisé, ce concentré de « jus de planches » est mélangé à du Bourbon vieilli et embouteillé à un taux de 90 Proof (45% alc/vol.).
Maintenant voyons ce que le « Bon Yâbe » peut nous offrir tout en espérant que les mauvais souvenirs du Jim Beam Red Stag vont demeurer enfouis au plus profond de mon subconscient !
Ma dégustation :
Couleur : Ambre foncé, reflets roux, sirupeux
Nez : cerises, bois sec, épices, butterscotch
Goût : boisé, épicé, maïs sucré
Finale : intense mais courte, cerises, maïs, boisée
À première vue, c’est un Bourbon relativement foncé. Il est d’un ambre très sombre et il offre des reflets tirant légèrement sur le roux. La texture semble relativement dense, les jambes, larges et nombreuses tardent à redescendre au fond du verre.
Dès les premiers effluves on peut constater qu’on aura affaire à un beau Bourbon et que nous sommes à des années-lumière du Red Stag ! Les cerises noires macérant dans l’alcool enrobées de chocolat noir côtoient les épices boulangères et quelques notes boisées bien tranchantes. À l’arrière-plan un timide caramel butterscotch fait acte de présence.
L’entrée en bouche est violente! C’est immédiatement le coup de fouet du bois, des épices et de l’alcool, tous biens présents au comité d’accueil. Par la suite un sucre brun légèrement brûlé accompagne quelques notes de fruits et de maïs sucré. En se dirigeant tranquillement vers la finale on a droit au retour des planches de chêne bien détrempées dans le jus de cerises.
La finale est intense mais relativement courte. Les cerises, le bois et le maïs sucré sont en pleine force, mais l’effet s’estompe rapidement et laisse place à un petit côté aigrelet et piquant, lequel incite à reprendre une gorgée !
J’avais des doutes sur le Devil’s Cut puisque les émanations douteuses du Red Stag planent malheureusement encore dans mon esprit. En même temps, j’avais quand même quelques attentes car les bons commentaires sur cette version « pimpée » de Jim Beam débordent sur Internet ! Bien franchement, je dois avouer que c’est un excellent Bourbon plein de caractère et de robustesse, et il a un nom sapement cool !
« And remember, don’t f**k with the Devil ! »




