Archives du blogue
The Glenrothes – Select Reserve (#38)
Nom : The Glenrothes – Select Reserve
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.theglenrothes.com
Prix : 60,50$
Disponibilité : SAQ 10769201
La distillerie The Glenrothes est située en plein cœur de la région du Speyside, tout près des distilleries bien connues de Macallan et Aberlour. Saviez-vous que cette région compte plus de 50% des distilleries de l’Écosse entière! La distillerie Glenrothes fut construite en 1878 par James Stuart & Co., qui à l’époque dirigeait également la distillerie Macallan. La particularité de Glenrothes est que plutôt que d’offrir comme la majorité des distilleries des scotchs avec mention d’âge (10 ans, 16 ans, etc.), elle a opté pour un système millésimé, comme par exemple le Glenrothes Vintage 1998, le 1995 ou le 1991.
Petite exception pour le Select Reserve que je vous présente aujourd’hui. Le « Malt Master » de la distillerie, John Ramsey, a plutôt fait une sélection de ses meilleures barriques pour ensuite en faire un assemblage représentatif des différents attributs de la distillerie, et ce, en gardant les mêmes standards de qualité.
Ma dégustation :
Couleur : dorée riche, texture assez légère
Nez : fruits, champêtre (?), céréales
Goût : fruits en conserve, raisins « Sunmaid », épices
Finale : maltée, sucrée, fruitée, vanille
La couleur est d’un beau doré riche avec des reflets bien reluisant à la lumière. Côté texture, le liquide semble assez léger, les jambes sur le verre sont nombreuses mais étroites et redescendent plutôt lentement. Aucune gouttelette ne se forme sur les rebords du verre, le liquide redescend complètement, ce qui démontre malgré tout une certaine texture.
Au nez, c’est timide, mais varié. Des parfums de fruits tels les agrumes, les raisins secs et la banane légèrement verte se mélangent à des parfums floraux et d’herbes sèches. Le tout est accompagné d’un léger sucre d’orge et de céréales.
L’entrée en bouche est très douce et agréable, le scotch est léger et frais. Le goût des petits raisins secs « Sunmaid » est au premier plan et bien marquant. C’est accompagné par les saveurs des fruits en conserve (pèches et poires), lesquelles sont également bien présentes. Par la suite viennent les épices du bois accompagnées d’un petit pimenté qui pique légèrement la langue. Une certaine astringence légèrement citronnée apparaît en début de finale.
La finale est douce et assez longue, bien maltée, sucrée et fruitée. Les saveurs reviennent encore et sont marquées par le retour du sucre d’orge, qui cette fois semble un peu plus caramélisé. Plus cette finale s’allonge, plus la vanille tente de ressortir.
Un scotch agréable, léger, frais et bien fruité. Lors de chaleurs accablantes, comme au Québec cet été, ou à la fin d’un copieux repas, ce whisky fera belle figure afin d’apporter un peu de fraîcheur et de légèreté. Bien hâte d’avoir la chance d’essayer un autre produit de cette distillerie. En terminant, petite mise en garde aux amateurs de tourbe, de fumée et de robustesse, soyez avertis qu’ici on est dans la dentelle et la finesse.
Collingwood (# 31)
Nom : Collingwood
Type : Whisky Canadien (blend)
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : http://www.collingwoodwhisky.com
Prix : 29,95$
Disponibilité : LCBO #244186
Le whisky canadien Collingwood est distillé par Canadian Mist Distillery. Cette dernière est la propriété du géant américain Brown-Forman laquelle détient entre autres les marques Jack Daniel’s, Woodford Reserve et Southern Comfort.
Canadian Mist Distillery est située dans la ville de Collingwood en Ontario. Elle puise ses eaux dans la baie de Nottawasaga. Cette baie est située dans le sud de sa plus grande sœur, la majestueuse baie de Georgie, laquelle fait partie du lac Huron, l’un des «Grands Lacs », qui, à eux seuls contiennent plus de 20% de toute l’eau douce sur Terre! Bon, assez de géographie.
Le Collingwood est issu d’une triple distillation et d’une maturation en fut de chêne blanc américain. Après la période de maturation nécessaire, les barriques sont ensuite transférées dans une gigantesque cuve en inox pour le mariage. La particularité de ce whisky se trouve à cette étape, des douelles (staves) d’érables légèrement grillées sont ajoutées pour la deuxième période de maturation ajoutant une couche supplémentaire de saveurs et de complexité. Ce procédé me rappelle un peu celui du Bourbon Maker’s 46.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre reflets rosés, texture moyenne
Nez : fruits rouges (cerises, framboises), vanille, un peu « bourboné »
Goût : Cerises noires, érable et épices
Finale : épicée, sucrée, assez courte
La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre intense et démontre des reflets tirant légèrement sur le rosé. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes se dissipent rapidement et finissent par se transformer en petites gouttelettes sur les rebords du verre.
Au nez, c’est bien présent, sucré et épicé. On sent également les fruits rouges, plus particulièrement les cerises et framboise fraîches. Une vanille légèrement grillée se mélange à ces odeurs fruitées. Viennent ensuite des effluves d’épices et de céréales qui me rappellent les Bourbons.
En bouche, c’est bien agréable, pas trop agressif, mais pas trop délicat non plus. Encore les fruits rouges avec une prédominance de cette fameuse cerise noire qui revient en bouche. Une légère pointe d’érable sucré et fumé fait surface et vient se mélanger à ces saveurs fruitées. En ouverture de finale les épices tels la muscade, la cannelle et le poivre sont bien marquées et prennent bien leur place en ce début de finale.
La finale est bien marquée par les épices et un léger piquant poivré. Par la suite, les épices s’adoucissent, sans nécessairement disparaître, et puis un retour du sucré, qui cette fois, est plus du côté de la vanille que de l’érable. Cette finale est malheureusement un peu trop courte.
C’est un bon whisky canadien qui offre des saveurs intéressantes et un peu différente, le whisky en soit « sonne » un peu comme un Bourbon mais plus doux. Est-ce que les demandes et exigences de Brown-Forman y seraient pour quelque chose? Aussi, j’aurais bien aimé que le goût d’érable soit beaucoup plus dominant, plus au premier plan, mais il arrive plutôt en renfort.
Forty Creek – Confederation Oak Reserve (# 30)
Un petit spécial cette fois, une dégustation en simultanée avec deux autres blogueurs, soit whiskyplus.ca et rhumsetbieres.com. Nous avons dégusté le même whisky canadien, à savoir le Forty Creek – Confederation Oak Reserve. Il sera intéressant de voir les différences relevées par chacun. Voici les liens vers leurs articles respectifs :
– Whiskyplus.ca Forty Creek – Confederation Oak Reserve
– Rhumsetbieres.com Forty Creek – Confederation Oak Reserve
Et voici la mienne :
Nom : Forty Creek – Confederation Oak Reserve
Type : Whisky Canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.fortycreekwhisky.com
Prix : 69,95$
Disponibilité : LCBO #195651
Les whiskies Forty Creek proviennent de la Kittling Ridge Distillery, laquelle est située dans la ville de Grimsby en Ontario. Son fondateur, John K. Hall, a également été vigneron pendant 20 ans avant de se décider à se lancer dans l’art de la distillation et de fonder sa propre distillerie en 1992.
Pour cette fiche, je fais la dégustation de leur « Confederation Oak Reserve » (lot #1867, bouteille #13 092). La particularité de ce whisky canadien, c’est qu’une deuxième période de vieillissement a été faite dans des tonneaux de chêne canadien. Tel qu’expliqué sur le site www.fortycreekwhisky.com, le chêne canadien est de même variété que le chêne américain. Par contre, dû aux hivers canadiens beaucoup plus rigoureux, il mature beaucoup plus lentement. Ceci fait en sorte que le bois est beaucoup plus dense et les saveurs y sont différentes et surtout plus dominantes.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre avec reflets dorés et ambres, assez sirupeux
Nez : épicé, boisé et sirop d’érable
Goût : épices, caramel au beurre d’érable, très boisé
Finale : longue, caramel à l’érable, chêne grillé
La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre légèrement doré ayant des reflets ambrés. Sa texture est assez sirupeuse et laisse de belles coulisses onctueuses sur les rebords du verre.
Au-dessus du verre, c’est un peu timide. Des effluves épicés ce mélange à une touche boisée et légèrement vanillée. Un sirop d’érable semble également vouloir prendre une petite place. À l’arrière-plan, une pointe légèrement fruitée un peu comme un sirop de fruits en conserve réussit à se frayer un chemin.
En entrée on est marqué par un sirupeux « butterscotch » vanille-érable, lequel tapisse la langue rapidement. Ensuite, graduellement et tout en douceur, apparaissent les tanins du bois sur les papilles et les joues. Avec l’arrivée de ces tanins, on sent que les épices veulent maintenant prendre leurs places. Des épices boulangères (comme la cannelle, la muscade et le girofle) se marient avec le goût boisé du chêne, lequel est particulièrement marqué. En introduction de finale une légère amertume se fait sentir. Je n’ai pas ajouté d’eau pour ce whisky.
La finale, relativement longue, commence avec une amertume qui s’adoucit avec le retour d’un caramel onctueux à l’érable. Les tanins sont toujours perceptibles et maintenant le chêne semble avoir légèrement chauffé, voir grillé.
À la lecture de tout cela, l’expérience en bouche peut sembler violente ou robuste, mais au contraire, c’est équilibré, en douceur et très agréable. Le boisé très présent se marie à merveille avec les épices et les notes légèrement sucrées. Selon moi, c’est un excellent whisky qui offre une expérience enrichissante.
Je vais probablement me laisser tenter par leurs autres whiskies, le « Double Barrel Reserve » ou le très prisé « Port Wood Reserve », si je peux réussir à mettre la main sur une bouteille…
Jack Daniel’s Old No. 7 (# 22)
Nom : Jack Daniel’s Old No.7
Type : Tennessee Whiskey (sour mash)
Région : Tennessee, États-Unis
Taux d’alcool : 40%
Site web : http://www.jackdaniels.com/
Prix : 29,80$
Disponibilité : SAQ 00041384
Le bon vieux « Jack », vous y avez sûrement déjà goûté, sur glace, en « shooter », avec du Coke ou dans d’autres mélanges de boissons. Il n’est pas un Bourbon, et n’osez pas l’appeler ainsi à Lynchburg où il est distillé, vous serez « lynché » sur place! C’est plutôt un Tennessee whiskey. En effet, comme je l’expliquais sur ma page à propos du Bourbon, lors de sa création, une étape supplémentaire a été ajoutée, laquelle se nomme le « Lincoln County Process ». Ce procédé consiste à filtrer le liquide dans une épaisse couche de charbon de bois d’érable avant la mise en barriques pour le vieillissement. Cette étape adoucirait le whiskey.
Ma dégustation :
Couleur : cuivrée pâle
Nez : fruité, sucré, aigre, bois brûlé
Goût : sucré, épices, aigreur, vanille
Finale : sèche et courte
D’une couleur cuivrée assez pâle et très peu sirupeux, les coulisses ne tardent pas à redescendre le long des parois du verre.
Le nez est plutôt timide, légèrement fruité (cerises) et sucré tout en ayant une touche assez aigre, l’odeur très typique au Jack Daniel’s. Ensuite apparaissent le bois brûlé, le caramel et la vanille, le tout assez subtil.
En bouche, c’est légèrement sucré et épicé accompagné par le caramel et la vanille. Il y a aussi une amertume ou une aigreur en bouche assez soutenue. La brûlure d’alcool est aussi assez présente et c’est un peu surprenant pour un whiskey à « seulement » 40%.
La finale est franche et sèche mais beaucoup trop courte, elle se termine sur l’amertume et l’aigreur très typique de ce whiskey, ce qui a un peu fait la marque de Jack Daniel’s au fil des ans.
Pour conclure, c’est un whiskey de tous les jours, plutôt unidimensionnel, les bonnes notes sont là mais rien ne semble se démarquer, mis à part peut-être cette aigreur typique. Il ne décoiffe pas vraiment, mais entre amis au bord d’un feu de camp, un bon «Jack & Coke», comme un de mes amis dirait, « ça fait la job »!
Maker’s 46 (# 20)
Type : Bourbon
Région : Kentucky, États-Unis
Taux d’alcool : 47%
Site web : www.makersmark.com/makers46
Prix : 50$ (payé 23$ Maine US)
Disponibilité : SAQ #11467204
La distillerie de Maker’s Mark débuta ses opérations en 1954, lorsque T. William Samuels Senior acheta une distillerie du nom de « Burk’s Distillery » dans la ville de Loretto, Kentucky. C’est en 1958 que la première bouteille de Maker’s Mark fut embouteillée et porta le fameux sceau en cire rouge. Pendant plus de cinq décennies, le Maker’s Mark fut embouteillé selon la même recette et sans qu’aucune autre variante ne soit produite par la distillerie.
Puis, en 2009, pour la première fois de son histoire, un nouveau produit fait son apparition avec le fameux sceau de cire rouge, le Maker’s 46. Un Bourbon auquel des bâtonnets de chêne carbonisés ont été ajoutés dans la barrique en cours de vieillissement. La présentation est vraiment réussie, avec ses formes plus arrondies, la bouteille fait très sexy…!
Ma dégustation :
Couleur : cuivre foncé, texture sirupeuse
Nez : butterscotch, cannelle, érable, fruité
Goût : épices, fruité (cerises, pêches) boisé
Finale : sucrée, cannelle, vanille, bois brûlé
D’un ambre rougeâtre et très cuivré, on peut dire que pour un Bourbon, c’est assez représentatif, une belle couleur qui est très « Bourbon »! La texture est aussi assez onctueuse et sirupeuse, les coulisses sur le rebord du verre semblent se figer en place.
Au nez, un caramel (butterscotch) assez présent, un peu d’épices (cannelle) se mélange avec le sirop d’érable foncé, ça me rappelle un peu le bon pain doré d’un beau dimanche matin ensoleillé! Il semble y avoir une petite touche fruitée en arrière plan. Ça sent comme un bon Bourbon!
En bouche, c’est une chaleur explosive d’épices et de fruits. En effet, la cannelle et la muscade sont incorporées à une sensation de chaleur (47% d’alcool) et le tout s’apprête à accueillir des saveurs fruitées telles les cerises mûres et les pêches en conserve. Les tanins du bois sont également bien présents et prennent toute la place sur la langue et les joues. Le maïs et la vanille typique du Bourbon se font enfin percevoir, mais c’est plutôt à l’arrière plan.
La finale est assez sucrée, comme un bon Bourbon. Le sirop d’érable foncé et une cannelle envoûtante se mélangent finalement avec un soupçon de vanille et de bois brûlé. La finale est moyennement longue mais les tanins demeurent un bon moment.
En révisant mes notes express lors de mes vacances cet été, je constate que le Maker’s 46 est une version un peu plus complexe et intéressante que le Maker’s Mark original que j’avais dégusté à ce moment. Finalement, les 12,25$ supplémentaires à la SAQ pour le Maker’s 46 sont, selon moi, un bon investissement.
The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask (# 16)
Nom : The Balvenie – 14 ans Caribbean Cask
Type : Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : http://www.thebalvenie.com
Prix : 119$ (payé 59$US)
Disponibilité : SAQ #11909965
Située dans le Speyside, près de la ville de Dufftown, la distillerie Balvenie fut construite en 1892 par William Grant. De nos jours, la compagnie William Grant & Sons est toujours propriétaire de la distillerie Balvenie ainsi que de la très populaire distillerie Glenfiddich.
Balvenie serait la seule distillerie qui cultive toujours son orge, laquelle est maltée sur ses propres planchers de maltage traditionnel (traditional floor maltings), emploie ses propres artisans du cuivre (coppersmith) pour l’entretien de ses alambics et ses propres « coopers » pour entretenir, réparer, remplir et sceller ses tonneaux. De cette façon Balvenie assure un contrôle de qualité du début à la fin.
Ma dégustation:
Couleur : ambrée
Nez : sucré, mielleux, cassonade, odeurs plutôt subtiles
Goût : douce vanille, sucre d’orge, épices, rhum très présent
Finale : légère amertume, sucrée du rhum
Le nez est assez subtil, les odeurs semblent un peu timides, même après 15-20 minutes à s’ouvrir dans le verre. On perçoit les subtilités d’un sucré un peu mielleux et une légère odeur de cassonade. Ensuite c’est un mélange d’épices, de cannelle et un petit avant goût du rhum en arrière plan.
En bouche, ça se replace. Une douceur vanillée accompagne agréablement un goût de sucre d’orge légèrement caramélisé (toasted). Ensuite, c’est la cannelle avec une pointe d’épices. Les saveurs légères et agréables du rhum suivent et elles viennent ajouter une belle touche spéciale. En préparation de la finale, un léger picotement se fait ressentir sur la langue et les joues.
La finale est légèrement amère et le rhum prend cette fois plus de place. Par contre elle me semble un peu courte pour un 14 ans. Le léger sucré du rhum quant à lui perdure un peu plus longtemps.
Finalement, les saveurs en bouche font vite oublier les faiblesses ressenties au nez. Les saveurs apportées par le rhum s’unissent à merveille avec ce scotch. Le Balvenie Caribbean Cask est très différent du BenRiach Arumaticus Fumosus dégusté plus tôt, lequel est également un « rum finish ». En comparaison, le Balvenie est plus accessible, plus léger, tout en douceur et les saveurs du rhum semblent mieux intégrées et plus appropriées avec le Balvenie que le BerRiach. Encore un très bon scotch, avec une petite touche spéciale très appréciée!






