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Old Pulteney – 12 ans (# 120)
Type : Scotch single malt
Région : Highlands, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.oldpulteney.com
Prix : 69,75$
Disponibilité : SAQ: #10817495
La distillerie d’Old Pulteney a été fondée en 1826. Elle est la plus au nord des distilleries continentales et est située au cœur de la ville de Pulteneytown, un village de pêcheurs bâti aux abords sud de la rivière Wick, qui se jette dans la Mer du Nord. Le chai de la distillerie d’Old Pulteney est également situé très près de ces rives maritimes et les barriques qui y dorment en absorbent généreusement les arômes salins se trouvant dans l’air ambiant.
La gamme régulière des scotchs d’Old Pulteney est constituée de scotch de 12, 17, 21 et 30 ans. Le 21 ans est également disponible à la SAQ pour un prix quand même raisonnable à 194$, et pour les poches plus garnies, une version 40 ans est également disponible à la SAQ pour la modique somme de 3 375$ ! Mais pourquoi donc la version 17 ans n’est pas disponible chez le Monopole d’État ? Je n’en ai aucune idée…
Ma dégustation :
Couleur : Cuivre reflets rosés, sirupeux
Nez : fruits frais, salin, poivre
Goût : Sucré-salé, salade de fruits, soupçon d’épices
Finale : sel de mer, maritime, fruits sucrés
La couleur est d’un cuivre ambré bien franc et lorsque porté à la lumière de beaux reflets légèrement rosés sont visibles. Le liquide enrobe bien les parois du verre et de larges coulisses se forment et redescendent lentement au fond du verre.
Au-dessus du verre, ce sont des fruits fraîchement coupés, notamment des pommes, des poires et du melon de miel, mais c’est comme si on les avait lavés à l’eau de mer ! Les notes salines sont bien en place et dominantes. Par la suite, une petite note poivrée fait son apparition.
En bouche, c’est toujours sucré-salé, la salade de fruits dans un sirop mélangé avec un goût iodé et salin me rappelant l’eau des huîtres! Ça me donne des idées pour ma prochaine dégustation d’huîtres ! Par la suite les notes maritimes se développent de plus en plus pour finir par être dominante. Quelques notes d’épices et d’alcool s’ajoutent en début de finale, vraiment très bien.
Le sel marin domine vraiment, les saveurs maritimes sont solides et s’étirent de longs moments. Le sucré des fruits essaie de revenir et tente de se faire une place tant bien que mal, mais finit par abandonner le combat !
Mon premier « Old P. » sur lequel je m’attarde vraiment, et je peux vous assurer que ce ne sera pas mon dernier… Ce 12 ans m’a plus que surpris, il m’a fait découvrir une distillerie que je vais tenter de découvrir, j’ai entendu que de bons commentaires sur le 17 ans et le 21 ans, j’ai bien hâte de pouvoir vous en parler dans une prochaine dégustation !
Merci Frérot pour le « dram » !
The BenRiach – 15 ans Tawny Port (# 119)
Nom : The BenRiach – 15 ans Tawny Port
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.benriachdistillery.co.uk
Prix : 92,50$
Disponibilité : SAQ #11092457
L’affinement dans divers fûts est vraiment à la mode depuis quelque temps. Chaque distillerie tente d’y trouver son compte et BenRiach ne fait pas exception. Les fûts de rhum, de madère, de sherry ou de vins divers ont tous été utilisés dans la gamme de BenRiach. Ici, nous avons affaire à un scotch de 15 ans d’âge dont le vieillissement a débuté dans les traditionnelles barriques de Bourbon pour ensuite passer une période d’affinage en barriques de porto tawny provenant de la vallée du Douro, au nord du Portugal. Assez intéressant comme combinaison.
Ma dégustation:
Couleur : rose-orange brûlée intense, sirupeuse
Nez : fruits confits, caramel au beurre, épices
Goût : sucré, épicé, tawny chocolat noir
Finale : épices, tawny, chocolat noir
De couleur très rosée et orange brûlée, on pourrait croire qu’il a vraiment la couleur d’un délicieux tawny de la maison Cabral ! Le liquide est assez sirupeux, les jambes sont nombreuses, fines et redescendent tranquillement au fond du verre.
Au nez, ce sont des fruits confits, des cerises et des abricots baignant dans le porto tawny. Puis un caramel au beurre légèrement brûlé et épicé à la cannelle arrive. Une légère brûlure d’alcool est perceptible.
L’entrée en bouche est bien sucrée et piquante, on retrouve encore les fruits confits et la cannelle. La brûlure d’alcool est également bien présente, c’est étonnant pour un scotch à 46% d’alcool. Par la suite, les saveurs de tawny arrivent avec le chocolat noir, le caramel brûlé et quelques notes bien boisées.
La finale est assez surprenante, après le piquant de la cannelle et du bois, les saveurs de tawny et de chocolat noir persistent et demeurent de bien longs moments.
C’est un scotch qui me fait penser à ce qu’un porto tawny pourrait devenir après avoir fait du « Chest-Bras » sur les stéroïdes ! Blagues à part, c’est tout de même une belle réalisation, le scotch intègre massivement les saveurs et la couleur du fût d’affinage (peut-être un peu trop pour certains puristes?). C’est, selon moi, un bon scotch de dessert, il irait sûrement à merveille avec un gâteau ganache chocolat noir. L’amateur de porto tawny y trouvera également son compte avec ce scotch.
Merci à Marie-Andrée L. pour l’échantillon.
Té Bheag (# 118)
Type : Blended scotch whisky
Région : Île de Skye, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.gaelicwhisky.com
Prix : 37$
Disponibilité : SAQ: #858209
Le gaélique est un langage qui est bien loin du « ça s’écrit comme ça se prononce » ! En effet « Té Bheag » se prononce en réalité « Tché-Vek » !
Pour ce Té Bheag, il est question d’un blend de « gaelic whisky » préparé par Pràban na Linne Ltd, situé sur l’île de Skye. Sans mention d’âge sur la bouteille, mes recherches laissent entrevoir des whiskies entre 8 et 12 ans d’âge provenant d’ex-fûts de bourbon et de sherry. Il est non filtré à froid (unchillfiltered), une qualité quand même plutôt rare pour un blend. Il serait également composé d’environ 40% de malt, gageons qu’une certaine quantité provient de Talisker, la seule distillerie sur l’Île de Skye…
Ma dégustation :
Couleur : cuivre, texture moyenne
Nez : délicat, tourbe maritime
Goût : tourbe légère, notes salines, caramel épicé
Finale : amertume, légère fumée, caramel salé
La couleur de ce blend est simplement cuivrée et offre de beaux reflets cuivrés également, une couleur très « whisky »! Côté texture c’est quand même intéressant, de belles coulisses fines et nombreuses se forment sur les contours et redescendent lentement.
Au nez, c’est plutôt délicat mais bien précis. Tourbe et notes maritimes sont aux premiers abords. Par la suite, des parfums légèrement sucrés et floraux (la violette) s’unissent et forment un ensemble me rappelant un peu la fameuse gomme au savon ! Des notes de céréales sont également de la partie.
Dès l’entrée en bouche on perçoit la tourbe, le salin et les épices. En effet, la tourbe semble légèrement fumée et les saveurs maritimes sont bien en place. Par la suite, quelques notes de tabac frais, d’épices et de bois s’entrecroisent momentanément. Puis, un caramel épicé arrive avec une amertume assez présente qui serait un peu entre le zeste de citron et la pelure de pamplemousse.
En début de finale, l’amertume s’étire et est ensuite remplacée par une tourbe légèrement fumée et un sel marin qui s’étire. Le caramel crémeux à la fleur de sel vient finalement clore le tout.
Un bon petit blend bien construit et qui est fort probablement inconnu ou même boudé de bien des amateurs de scotchs tourbés et fumés des îles écossaises. Ces derniers qui ne s’attendraient à rien d’intéressant dans ce blend pourraient facilement se faire surprendre. Je concède que ce n’est pas une bombe de tourbe ou de fumée, mais l’ensemble procure un « bien-être » très satisfaisant, surtout pour 37 $.
Petite remarque, c’est un produit qui a tendance à disparaître momentanément des tablettes de la SAQ pour ensuite réapparaître quelques semaines plus tard, voire quelques mois.
Balblair 2001 (# 117)
Nom: Balblair 2001
Type : Scotch Single Malt
Région : Highlands, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.balblair.com
Prix : 81$
Disponibilité : SAQ: 11871688
Balblair est l’une des plus anciennes distilleries d’Écosse, sa construction originale date de 1790 et aurait été reconstruite en 1895.
La particularité de Balblair est d’offrir des singles malts millésimés, comme The Glenrothes par exemple. En effet, au lieu d’un embouteillage avec mention d’âge (ex. 10 ans, 15 ans), ils ont plutôt choisi d’assembler plusieurs barriques d’une année donnée, comme pour la présente fiche, Il a été distillé en 2001, puis embouteillé en 2011.
Un gros merci à Maryse P. pour l’échantillon et la photo.
Ma dégustation :
Couleur : Jaune pâle, reflets dorés, sirupeuse
Nez : sucré, fruits dans un sirop épicé
Goût : fruits sucrés et doux, épices de boulangerie
Finale : douce, fraîche et fruitée
D’une couleur jaune pâle avec des reflets dorés. La texture semble sirupeuse, les jambes sont étroites et nombreuses, mais ne parviennent pas à redescendre dans le verre et finissent par former des petites bulles sur les rebords du verre.
Au nez, ce sont des poires, des pruneaux et des fruits tropicaux baignant dans un sirop sucré aux épices de boulangerie. Une petite touche végétale est également présente en arrière-plan.
L’entrée en bouche est sucrée, fruitée et très douce. Les fruits frais et confits ainsi que les pruneaux sont au premier plan. Par la suite, l’arrivée des raisins secs au chocolat dans l’ensemble vient compléter le tout. À l’arrière-plan, quelques notes très douces d’épices de boulangerie, comme la muscade et le girofle, tentent de se joindre à cette valse fruitée.
La finale est très douce et fraîche, mais relativement courte. Les fruits dans le sirop sucré prennent toute la place.
Un beau petit scotch léger et facile à boire, donnant de belles saveurs de fruits sucrés qui saurait plaire à plusieurs. Pour ma part, je les préfère avec un peu plus de punch, mais je dois avouer qu’il est quand même très agréable à boire.
The Toronto Distilling Co. – White Dog (# 108)
Twitter Tasting #C2CC Pt. 2 – The Toronto Distilling Co.
Le 26 novembre 2013 à 20h 30 (heure de Montréal) je participais encore à un « Twitter Tasting ». Pour cette deuxième édition du « Coast to Coast Twitter Tasting » (#C2CC) Johanne McInnis (aka Whisky Lassie) réitère avec une dégustation pancanadienne. Cette fois, non pas un whisky proprement dit mais plutôt un « White Dog », un « Moonshine » ou encore un « New Make », différentes appellations pour identifier un distillat qui sort directement de l’alambic après le processus de distillation (qui est ensuite filtré et coupé à 50% d’alcool).
Une nouvelle distillerie ontarienne, la Toronto Distilling Company, désirait avoir le pouls concernant leur whisky « en devenir ». En effet, les deux propriétaires (Charles et Jesse) ont toujours leur travail à temps plein et ils se questionnent à savoir s’ils doivent faire le grand saut dans leur toute nouvelle entreprise. Ils pensent que leur « white dog » est sur la bonne voie et à un bon potentiel, mais ils ne sont pas encore prêts à mettre le tout en barriques pour vieillissement puisque cela nécessite de grandes sommes d’argent supplémentaires. Avant de le faire, ils veulent avoir une opinion honnête et franche sur les qualités et les capacités de leur produit. Quoi de mieux qu’un Twitter Tasting canadien!
Alors Mme McInnis organise le tout et ayant déjà l’expérience avec le Tweeddale, elle avait déjà l’expérience et une belle gang de passionnés dans sa poche.
Voici un résumé de mes commentaires de dégustation :
Il était question d’un alcool distillé à partir de grains de « Winter Wheat » (blé hivernal?) 100% biologique et embouteillé le 10 octobre 2013 à un taux de 50% d’alcool.
Nom : The Toronto Distilling Co. – White Dog
Taux d’alcool : 50%
Prix : pas encore disponible
Site web : http://torontodistillery.ca/
Au nez, dès les premiers instants c’est définitivement de la mie de pain de ménage bien chaude sortant tout juste du fourneau de la boulangerie. Par la suite une petite odeur un peu verte me rappelle une bonne tequila 100% agave avec un peu de lime. Par la suite, une odeur de mon enfance, les Weetabix ramollis dans l’eau chaude. Avec le temps, des odeurs de baies de Genièvres et de réglisse se développent.
En bouche c’est extrêmement « hot ! » pas chaud en alcool, mais piquant de piments chilis. Par la suite, des fruits amers comme le pamplemousse et le citron sont bien présents. La céréale encore verte, le foin et un petit arrière-goût de thé vert font également acte de présence.
La finale est plutôt courte et laisse quelques saveurs de coquille de noix, d’amande verte et une petite touche de réglisse apparaissent. Ensuite vient un « feeling » de Saké bien chaud bien présent.
C’était mon tout premier « White Dog » et j’ai quand même été très impressionné, surtout par la palette de saveurs offerte. Je m’attendais plutôt à un alcool neutre ! J’espère avoir la chance de goûter un jour à leur whisky et d’en voir l’évolution.
Encore BRAVO à Johanne McInnis et The Toronto Distilling Co. pour avoir mis en place ce Twitter Tasting ainsi que pour l’échantillon
The BenRiach – 10 ans Curiositas (# 99)
Nom : The BenRiach – 10 ans Curiositas
Type : Scotch Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.benriachdistillery.co.uk
Prix : 64$
Disponibilité : SAQ #10652547
La distillerie de BenRiach est située dans le cœur du « Speyside », région dans laquelle les scotchs tourbés sont quelque chose d’assez rares et inusités, voire même curieux. C’est sûrement pour ces raisons qu’il porte le nom de Curiositas ! Avec 10 ans d’âge et bien tourbé, est-ce qu’il ira «contrefaire» les caractéristiques des scotchs d’Islay? Est-ce qu’il sera tout de même capable de conserver celles du Speyside ? C’est ce que nous allons voir !
Ma dégustation:
Couleur : dorée très pâle, texture huileuse
Nez : tourbe grasse mais sucrée, petits fruits des champs, alcool
Goût : tourbe légèrement fumée, caramel brûlé, bois
Finale : longue, tourbée, chocolat/café amer, boisée
La couleur est d’un doré très pâle rappelant en effet certains scotchs d’Islay. Il se présente également avec une texture relativement huileuse et coulante. En effet, ses jambes sont nombreuses et redescendent lentement au fond du verre.
Au nez, c’est immédiatement la tourbe, mais subtilement fumée et pas vraiment médicinale, elle est plutôt sucrée. Par la suite de légers parfums de fruits des champs telles la framboise et la mûre prennent place. Wow ! Quel nez surprenant. Attention car la morsure d’alcool est bien présente au premier nez, elle semble diminuer après quelques instants.
En bouche, c’est tout aussi exquis et surprenant, la texture est huileuse et la tourbe est relativement puissante, franche et végétale, elle semble même être légèrement fumée. Par la suite un caramel brûlé, quelques saveurs de fruits des champs, des épices et des notes boisées font acte de présence. À la fin, un léger chocolat noir s’unit à la tourbe pour amorcer la finale.
La finale, tourbée, longue et persistante, développe en plus quelques notes de chocolat amer et de café espresso, lesquelles finissent par doucement tanguer vers des notes boisées et piquantes. Étonnamment, des notes salines semblent se développer dans l’allongement de la finale. Est-ce que je suis en train de me faire prendre au jeu et de m’imaginer déguster un scotch d’Islay ?
En deux mots, quel canon ! Vraiment surprenant et impressionnant. Pour le prix demandé, voici encore une bonne dose de “peat” pour une fraction du prix de plusieurs autres scotchs d’Islay. On pourrait facilement se faire prendre dans une dégustation à l’aveugle.
J’avais acheté ce BenRiach en même temps que le Ledaig 1993 présenté il y a quelques semaines et ce Curiositas aide grandement à panser la blessure laissée par ce Ledaig.





