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Crown Royal – Special Reserve (# 65)
Nom : Crown Royal Special Reserve
Type : Whisky canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.crownroyal.ca
Prix : 67,75$ à la SAQ et 52,95$ à la LCBO
Disponibilité : SAQ#10285581LCBO #321208
Le « Crown Royal » est l’un des whiskies canadiens les plus connus sur la planète et il est le plus vendu aux États-Unis. Il est présentement préparé à la « Crown Royal Distillery » dans la ville de Gimli, située sur les berges du lac Winnipeg au Manitoba. En 1939, pour souligner la visite du roi George VI et de sa femme Queen Elizabeth, le président de Seagram à l’époque Samuel Bronfman décida de produire un whisky bien spécial pour marquer l’évènement, et c’est ainsi qu’est né le « Crown Royal ».
Le présent whisky est une version prémium du Crown Royal, soit la « Special Reserve ». Il fût introduit dans la famille de whiskies Crown Royal en 1992, puis renommée simplement « Reserve » et 2008. Pour la conception de ce whisky, quelques milliers de tonneaux (moins de 1% des 1,6M en réserve) sont spécialement choisis par le Master Blender, ensuite, il en supervise personnellement le vieillissement et la qualité de ceux-ci. Cette période de vieillissement est également plus longue que celle de la version standard du Crown Royal, elle n’est cependant pas indiquée sur la bouteille.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre foncé, très visqueux
Nez : caramel au beurre, épices, alcool
Goût : épices, vanille, caramel, seigle
Finale : épicée, amère et sèche
Dans mon verre Glencairn, la couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre très foncé et sa texture est très sirupeuse, voire visqueuse elle me rappelle un peu la texture du Maker’s 46. En effet, les coulisses sont très larges et redescendent lentement au fond du verre.
Au nez, c’est immédiatement très sucré, bonbon au caramel au beurre mou, ça me rappelle un peu les Werther’s, ou est-ce les petits carrés Kraft ? Bref le caramel au beurre est bien présent. Ensuite, se joignent à l’ensemble la vanille et des épices bien marquées. En effet, le piquant du girofle et de la cannelle est bien perceptible dans le bouquet. À l’arrière-plan, on peut percevoir une petite pointe d’agrumes et d’alcool.
L’entrée en bouche est bien piquante et épicée. Avec la texture sur les parois du verre, je m’attendais à une certaine viscosité en bouche, mais elle est plutôt légère, voire aqueuse, plutôt bizarre! Quant aux saveurs, elles sont bien marquées, il y a beaucoup d’épices (cannelle, girofle, muscade), de la vanille et du caramel légèrement chauffé, le tout se mélange ensemble. En début de finale, un petit côté amer (comme un zeste d’agrumes) ainsi qu’un léger goût de seigle prennent place.
La finale débute par un picotement sur la langue et des relents d’épices, surtout la cannelle. L’amertume persiste et augmente en intensité pour finalement laisser sa place aux tanins et à un soudain assèchement de la bouche.
Finalement, tout de même un bon whisky qui, selon moi, se déguste entre amis, sans prétention. .N’ayant qu’un échantillon de 50ml, je n’ai pas pu faire plusieurs tentatives et mon expérience avec ce whisky était malheureusement limitée. Je crois qu’un petit cube de glace aurait peut-être aidé à l’adoucir, surtout en finale.
La présente dégustation est un bon exemple que, quelques fois, il faut « connaître » un peu plus ledit whisky. Lorsque je fais une dégustation de l’une de mes bouteilles, j’y goûte toujours quelques fois afin de me familiariser avec ses différentes caractéristiques. Avec ou sans eau? Un glaçon ou deux? À boire en hiver ou en été ? C’est l’une des limitations qu’apportent les échantillons, une courte expérience passagère. Ils sont intéressants car ils permettent de goûter à plusieurs produits sans nécessairement avoir à acheter la bouteille, mais en même temps cela limite grandement l’expérience globale.
Club Whisky Montréal: Soirée Islay!! (#55, 56, 57, 58, 59)

Mardi le 29 janvier 2013 en soirée, au Masonic Memorial Hall (2295, St-Marc, Montréal, Québec), se tenait le tout premier événement officiel du Club Whisky Montréal! Les membres inscrits se sont vu remettre leurs verres officiels du club. Six beaux verres Glencairn avec le logo du club gravé dessus. Une belle réussite, Bravo!
La soirée avait pour thème « Islay ». Pour le choix des scotchs, la même formule que la dernière fois a été retenue, c’est-à-dire quelques semaines avant l’événement, les participants avaient accès à un sondage Doodle sur internet afin de faire leurs choix de scotchs, tous évidemment de l’île mythique d’Islay. Voici donc les cinq ayant reçu le plus de votes qui ont été retenus pour la soirée :
Bruichladdich – The Laddie Ten (46%)
Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (50%)
Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (50%)
Bowmore 15 ans Darkest (43%)
Douglas Laing – Laphroaig 15 ans (50%)
Tout au long de cette soirée, Jean-François Pilon, Président du club nous a conduit avec main de maître dans ce petit voyage sur l’île d’Islay. Informations intéressantes sur les distilleries de l’île, des différentes façons de chacune d’elles de distiller, comment elles obtiennent leurs orges maltés et quels en sont les niveaux de phénols, les différents fûts utilisés et les différences entre ceux-ci. Aussi, pour chaque scotch dégusté, tant pour le nez, le goût et la finale, une interaction entre les membres et l’animateur prenait place, chacun y allait avec ses commentaires et observations. Ce fut très intéressant et instructif !!
Maintenant, voici mes appréciations pour ces cinq scotchs :
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Nom : Bruichladdich – The Laddie Ten (# 55)
Taux d’alcool : 46%
Prix : 64$
Disponibilité : LCBO
Whisky Montréal voudrait remercier Narada Brind’Amour de la boutique lecacaoyer.com pour « l’échantillon ».
Nez : Dès le versement dans le verre, une odeur de « Bubble gum » rose domine. Après quelques minutes elle disparaît et c’est maintenant la pomme verte et les poires fraîches qui s’installent. Ensuite, un sucré d’orge malté s’ajoute au bouquet.
Goût : Dès l’entrée en bouche c’est frais et sucré. Des saveurs de fruits frais, d’orge grillé et de caramel à la fleur de sel arrivent ensuite. Les tanins sont vifs et apportent un support à l’expérience.
Finale : La finale est assez boisée et sèche. Après quelques instants, un goût de pastilles aux cerises (Halls) se fait sentir. Plus la finale s’étire et plus le salin l’emporte.
Un scotch acceptable, mais je m’attendais à un peu plus, étant donné les éloges faites sur internet depuis son embouteillage. Peut-être un peu doux pour mes attentes d’un scotch d’Islay. Certains membres l’ont décrit comme un scotch « de femme » ! Peut-être…
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Nom : Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (# 56)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 104$
Disponibilité : SAQ #11775987
Nez : Au nez, c’est immédiatement du caramel brûlé qui se mélange à des fruits secs comme des raisins Sultana et des pruneaux. À l’arrière-plan, une légère tourbe est présente et se marie à une odeur de bois sec.
Goût : Au goût, l’orange au chocolat est bien présente. Par la suite, les pruneaux se mélangent aux épices. Le boisé, qui semble légèrement grillé, est également bien marqué.
Finale : La finale est bien enrobante et bien fruitée avec des goûts d’orange, de pruneaux et de figues séchées. Le tout s’allonge sur un salin océanique.
Wow !! Belle découverte, j’ai déjà goûté leur OB 12 ans, j’avais bien aimé. Mon voisin de table, qui possède une bouteille de 12 ans chez lui, me mentionnait que ce 10 ans lui apparaissait plus complexe.
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Nom : Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (# 57)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 149$
Disponibilité : SAQ #11776111
Nez : À la première approche, l’alcool est bien présent. Par la suite, une douce fumée accompagne une légère odeur citron/limette. Des odeurs salines et maritimes sont également présentes à l’arrière-plan.
Goût : En bouche, une douce tourbe légèrement fumée nous accueille dès les premiers instants. Par la suite, le sucré d’une cassonade légèrement brûlée accompagne brillamment des notes d’agrumes, de vanille et des tanins chaleureux.
Finale : La fumée se joint à des notes vanillées et légèrement sucrées. Plus elle s’étire, plus des notes salines et maritimes dominent.
Oh Wow! Le Caol Ila 12 ans est magnifique, mais celui-ci est sublime!…rien à redire, à part que j’en voudrais encore!!
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Nom : Bowmore 15 ans Darkest (# 58)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 95,75$
Disponibilité : SAQ #10870704
Nez : les effluves sont assez boisés, des notes de sherry (fruits secs) accompagnent la framboise, le chocolat et la cassonade.
Goût : en bouche, léger et plutôt floral. La lavande accompagne des notes de lilas. Par la suite, le sucre légèrement brûlé accompagne une fumée qui me rappelle un feu de camp en plein été.
Finale : la finale est très sherried, les fruits secs et des notes un peu vineuses accompagnent celles d’un feu de camp qui vient de s’éteindre. Une amertume marquée prend également place.
Je dois avouer que depuis plusieurs années je voulais m’acheter une bouteille de ce Bowmore, mais plus maintenant, ce fut définitivement ma déception de la soirée. En s’appelant « Darkest » je m’attendais à être écorché un peu plus.
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Nom : Douglas Laing Laphroaig 15 ans (# 59)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 152$
Disponibilité : SAQ #11776007
Nez : Au nez, dès les premiers instants, ce sont des noix grillées et fumées. Puis arrivent les notes médicinales (de l’Ozonol ou du Polysporin) et un petit côté marin prend place à l’arrière-plan.
Goût : En bouche, c’est du caramel brûlé, de la tourbe et de la fumée, les notes médicinales si typiques à Laphroaig sont maintenant bien en place.
Finale : La finale est digne d’un bon Laphroaig, c’est à dire des saveurs intense de fumée, de tourbe légèrement épicée et médicinale. Ce qui me surprend, c’est que, pour un Laphroaig, la finale est intense, mais excessivement courte, on dirait qu’elle augmente en intensité et puis, tout d’un coup, plus rien! Elle se termine.
Magnifique sur toute la ligne, mais la finale semble s’écourter beaucoup plus rapidement que les Laphroaig dit « OB »…
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En conclusion, Islay est vraiment une île mythique où tout peut se produire. Les amateurs s’attendent habituellement à ce que les scotchs en provenance d’Islay soient absolument très tourbés, fumés et océaniques alors qu’elle est capable des plus subtils parfums et des délicatesses inespérées. Peut-être faut-il s’ouvrir et laisser les attentes de côté et apprécier le produit pour ce qu’il est, un bon scotch biens fignolé, et non un scotch « d’Islay » avec des caractéristiques prédéterminées! La question est lancée…
Encore une fois Bravo à toute l’équipe de Whisky Montréal pour une soirée enrichissante et un beau voyage!
Prochain rendez-vous, le 26 mars à 19h et le thème sera : Les whiskies Irlandais !
Pour vous inscrire: www.whiskymontreal.ca
Laphroaig – Triple Wood (# 53)
Nom : Laphroaig – Triple Wood
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web :www.laphroaig.com
Prix : 79,99$US
Disponibilité : SAQ #11805111 (90$) et LCBO #272195 (89,95$)
L’été dernier, lors des vacances estivales, nous sommes passés dans le New Hampshire. Directement sur l’Interstate 93 se trouve le célèbre « New Hampshire Liquor & Wine Outlet » et nous nous y sommes arrêtés. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça ! C’est gigantesque, il y a du choix autant du côté des vins que des spiritueux! Dans la section « Scotch/Whisky », le choix en était impressionnant! Pas de scotch mystérieux, mais les distilleries les plus connues y étaient toutes et avec plusieurs expressions pour chacune! La rangée y faisant face était tout aussi intéressante, c’était le paradis des Bourbons! Difficile de faire un choix quand tu peux choisir uniquement deux bouteilles! C’est alors que j’ai vu la bouteille de Laphroaig Triple Wood. Comme vous le savez sûrement maintenant, j’affectionne grandement cette distillerie. Mon choix était donc facile.
Le Laphroaig Triple Wood est en quelque sorte un Quarter Cask pour lequel on aurait ajouté une période supplémentaire de maturation, ou plutôt un affinage (finishing) dans d’anciens fûts de sherry Oloroso. Voyons maintenant les résultats.
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, reflets orangés
Nez : Fumée, tourbe, zeste d’agrumes et fruits confits
Goût : Citron amer, tourbe, fumée, fruits confits, salins
Finale : fumée, tourbée, citron, saline
La couleur de ce scotch est d’un ambre plutôt pâle et quand on regarde le liquide à travers la lumière, des reflets d’une teinte légèrement orangée sont bien présents. Après avoir fait tournoyer le scotch dans mon verre, de minces coulisses apparaissant sur ses parois et redescendent lentement au fond. Elles sont par contre peu nombreuses.
Au-dessus du verre, on sent bien que c’est un Laphroaig. La fumée, la tourbe et la traditionnelle odeur médicinale sont bien présentes, mais l’ensemble me semble moins « in your face » qu’à l’habitude, plus en délicatesse. Par la suite, des odeurs fruitées de zeste d’agrumes confits font leur apparition mais plutôt en douceur et en retrait. À l’arrière-plan, une odeur de pain aux noix légèrement grillé tente de se frayer un chemin à travers le tout. Une petite présence d’alcool se fait également sentir.
L’entrée en bouche, est assez douce pour un Laphroaig, pour une seconde, c’est légèrement amer (citronné) mais par la suite les notes Laphroaig se font sentir, la tourbe, les notes médicinales et la fumée sont au rendez-vous, on peut sentir que c’est puissant ou plutôt que ça devrait l’être? Il manque définitivement le petit « Oomph! » Laphroaigesque habituel, on dirait que l’ensemble est sur les « brake ». Les agrumes et les fruits confits se joignent à cette danse et des tanins boisés font également leur apparition. Puis, une amertume (zeste d’agrumes et citron) et un salin prennent place et nous transportent vers la finale.
La finale est tout de même en puissance et s’étire sur de longs moments. Fumée, tourbe, citron ainsi que des notes océaniques se complètent tout au long de cette finale. Elle perdure un long moment et les notes salines viennent qu’à finalement prendre le dessus.
Un bon Laphroaig? Oui. Mon préféré? Non. En comparaison avec le Laphroaig 10 ans, il semble manquer de « torque ». En comparaison avec le Laphroaig Quarter Cask, on dirait que le passage en fût d’Oloroso, lui aurait donné de légères notes de fruits confits mais l’aurait du même coup détroussé en partie des atouts privilégiés gagnés par la maturation dans les « quart de fût ». La finale, quant à elle, est quand même longue et agréable et ajoute un léger baume sur l’ensemble, qui selon moi, manque malheureusement un peu sa cible.
Still Waters Distillery – Single Malt Vodka (# 50)
Aujourd’hui, c’est une petite fête, un évènement pour freakywhisky.ca !
Hé oui, déjà 50 fiches de dégustation! Pour cette fiche « marquante », je vais faire un petit spécial, ce n’est pas un whisky, du moins pas encore. Effectivement, ce liquide ne peut être appelé « whisky » pour le moment, car il n’a pas passé les trois années réglementaires en barriques exigées par les lois canadiennes. C’est plutôt un distillat d’orge malté provenant de la Still Waters Distillery, donc un « Canadian single malt » non vieilli.
Nom :Still Waters Distillery – Single Malt Vodka
Type : Vodka single malt
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.stillwatersdistillery.com
Prix : 34,95$
Disponibilité : LCBO #138313 (non disponible à la SAQ)
La vodka, très populaire dans les pays de l’Europe de l’Est et la Russie, est une eau-de-vie habituellement fabriquée avec une base de pommes de terre ou de céréales. Mes expériences avec la vodka de dégustation, je dois l’avouer, sont plutôt minces. Je connais seulement les Belvedere et Grey Goose. Mon expérience se limite plus à la vodka de mixologie tels Absolut, Smirnoff, Moskovskaya ou Polar Ice.
Still Waters Distillery a vu le jour en janvier 2009, et ce grâce à deux passionnés de whisky, Barry Bernstein et Barry Stein. Après avoir agi à titre d’embouteilleur indépendant pendant plusieurs années, ils décidèrent enfin de mettre leur passion en deuxième vitesse. Ils voulaient distiller leur propre whisky. Ils firent alors venir directement d’Allemagne un « pot still » fabriqué sur mesure, et après quelques mois, la distillation débuta.
Ce qui est intéressant dans le cas présent, c’est de pouvoir goûter au « whisky » avant son passage en tonneaux, ce que les américains appellent du « White dog ». Still Waters Distillery embouteille ce produit sous le nom de Single Malt vodka.
Ma dégustation :
Couleur : éclatante comme du cristal et limpide, texture mince.
Nez : céréales, herbes, bonbons à la banane
Goût : alcool, bonbons sucre d’orge, céréales
Finale : courte, herbacée, sucrée
La couleur, ou plutôt l’absence de couleur donne l’impression du cristal liquide. Hé oui, c’est clair comme de l’eau de roche! La texture du liquide est légèrement sirupeuse, on peut le constater en regardant les coulisses sur les rebords du verre, lesquelles sont nombreuses mais fines.
Au nez, c’est délicat et fin. Le premier parfum qui arrive ressemble à celui des bonbons mous en forme et au goût (artificiel) de banane. Ensuite, viennent les odeurs d’herbes humides, de céréales et d’agrumes. L’alcool perce un peu et me rappelle que c’est avant tout une vodka. Les odeurs se mélangent bien et donnent un ensemble légèrement fruité et sucré.
La texture en bouche est plaisante et fraîche. Soudainement, l’alcool mord à belles dents et est adouci par les bonbons sucre d’orge et à la crème de banane. Ensuite, une amertume se développe, un peu comme lorsque l’on croque dans un pépin d’agrume. Puis un goût sucré et herbacé prend le dessus et s’intensifie.
Sans surprise, la finale est un peu courte. Elle demeure herbacée et sucrée pour un petit moment et pour ensuite s’écourter et ne laisser qu’un sentiment de réconfort intérieur, lequel se prolonge quand même un bon moment.
Belle découverte bien intéressante. Je dois avouer que j’avais un petit préjugé envers la vodka; qu’elle n’était qu’un simple « tord-boyau » qui servait à être mélanger avec divers jus de fruits, tels le jus de canneberges ou d’orange. Mais maintenant, avec l’arrivée de la mixologie évolutive, les alcools fins sont de plus en plus nombreux et prisés, et c’est bien ainsi.
Still Waters Distillery nous offre ici un produit qui me semble de qualité et bien fait. Maintenant, j’ai bien hâte que ce même liquide, lequel dort présentement en barrique, soit embouteillé et enfin pouvoir goûter à ce « single malt whisky » bien canadien!
Maintenant, pour ma cinquantième fiche, je m’improvise mixologue et vous donne une petite « invention » qui fera changement du « Vodka-Canneberges ».
« Peaty Nail » Martini :
1½ oz de Still Waters Single Malt Vodka
1 oz d’Ardbeg 10 ans
¾ oz de Drambuie
½ oz jus de lime
Déposer 4-5 cubes de glace dans un « shaker ».
Ajouter les alcools et le jus de lime.
Shaker quelques instants et passer au strainer dans un verre Martini.
Garnir d’un zeste de lime et servir.
Gibson’s Finest – 100th Grey Cup Limited Edition (# 48)
Nom : Gibson’s Finest 100th Grey Cup Limited Edition
Type : Whisky Canadien
Région :Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.gibsonsfinest.ca et 100thgreycupfestival.ca/fr
Prix : 29,95$
Disponibilité : LCBO #286864
Le 25 novembre 2012, au Stade Rogers des Argonauts de Toronto, aura lieu le match du championnat de la Ligue Canadienne de Football (LCF). Lors de ce match, l’équipe championne de la division Est, soit les Argonauts de Toronto, s’opposera à l’équipe championne de la division Ouest, les Stampeeders de Calgary et ce, afin de mettre la main sur la fameuse Coupe Grey. Cette année, cette bataille de l’Est contre l’Ouest sera d’autant plus spéciale car c’est le match de la 100e Coupe Grey! La LCF est une des plus anciennes ligues de sport professionnel en Amérique du Nord et les amateurs de football canadien en sont bien fiers. Les organisateurs de la LCF s’occupant de planification de cette 100e Coupe Grey vont assurément tout mettre en place afin que cette fête soit des plus réussie!
Gibson’s Finest, un des commanditaires officiels de la LCF et afin de célébrer à leur façon cette 100e Coupe Grey, a préparé un whisky bien spécial, le « 100th Grey Cup Limited Edition ». Il est, vous l’aurez compris, en édition limitée, mais limitée jusqu’à un certain point car ils ont quand même embouteillé « seulement » 15 000 caisses. Il demeure tout de même limité puisque lorsque ces 15 000 caisses seront épuisées, ce sera fini.
J’ai personnellement réussit à mettre la main sur deux bouteilles de ce whisky à l’érable. Voici mes commentaires.
Ma dégustation :
Couleur : ambre dorée, moyennement sirupeux
Nez : épices, butterscotch, alcool
Goût : érable, vanille, épices, alcool
Finale : assez longue, épices, érable
Les reflets dorés se mélangent avec la couleur ambre pâle de ce whisky, ce qui donne un look agréable et en même temps traditionnel au whisky. La texture apparaît moyennement sirupeuse car les jambes sont assez minces, mais nombreuses sur les parois du verre.
Le nez est dominé par des odeurs d’épices de boulangerie et de sucre. Un caramel au beurre d’érable se mélange à la cannelle, la muscade et une touche poivrée. À l’arrière plan se trouve une petite odeur céréalière avec une dominance du seigle. Aussi, une odeur d’alcool est généralement perceptible.
En bouche, une perception d’alcool se fait sentir dès l’entrée en contact avec la langue, un peu surprenant pour un whisky à 40% d’alcool. Une pointe un peu amère domine pour un instant, par la suite, le beurre d’érable bien crémeux et la vanille prennent place et sont accompagnés d’épices. À une muscade bien présente, se joint le girofle et une cannelle plutôt timide. Par la suite, ce sont les fruits confits tels les pruneaux, les abricots et les cerises qui se mélangent à ces épices. Ce mélange de saveurs donne un peu l’impression du fameux gâteau aux fruits, si populaire durant le temps des Fêtes.
La finale est quand même assez longue et bien agréable. Une sensation un peu sèche et épicée domine l’ouverture de cette finale. Puis, le sirop d’érable reviens à la charge pour adoucir le tout. Par la suite, lentement un côté un peu amer prend place pour demeurer de longs instants.
N’ayant jamais goûté le 12 ans ou le Sterling, je ne peux pas le comparer avec ces derniers. Par contre, Gibson’s Finest semblent, selon moi, avoir vraiment réussi à assembler un whisky « Limited Edition » bien original et savoureux. Il saura assurément plaire à l’amateur de whisky et de sirop d’érable canadien. Ce whisky sera bien agréable à siroter au dessert lors du réveillon de Noël ou des nombreuses soirées hivernales à venir, mais avant tout pendant le match de la 100e Coupe Grey, le 25 novembre 2012!
Merci à mon bon ami Louis Bisson pour avoir mis la main sur mes deux bouteilles et également pour son expertise en football canadien.
Collingwood (# 31)
Nom : Collingwood
Type : Whisky Canadien (blend)
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : http://www.collingwoodwhisky.com
Prix : 29,95$
Disponibilité : LCBO #244186
Le whisky canadien Collingwood est distillé par Canadian Mist Distillery. Cette dernière est la propriété du géant américain Brown-Forman laquelle détient entre autres les marques Jack Daniel’s, Woodford Reserve et Southern Comfort.
Canadian Mist Distillery est située dans la ville de Collingwood en Ontario. Elle puise ses eaux dans la baie de Nottawasaga. Cette baie est située dans le sud de sa plus grande sœur, la majestueuse baie de Georgie, laquelle fait partie du lac Huron, l’un des «Grands Lacs », qui, à eux seuls contiennent plus de 20% de toute l’eau douce sur Terre! Bon, assez de géographie.
Le Collingwood est issu d’une triple distillation et d’une maturation en fut de chêne blanc américain. Après la période de maturation nécessaire, les barriques sont ensuite transférées dans une gigantesque cuve en inox pour le mariage. La particularité de ce whisky se trouve à cette étape, des douelles (staves) d’érables légèrement grillées sont ajoutées pour la deuxième période de maturation ajoutant une couche supplémentaire de saveurs et de complexité. Ce procédé me rappelle un peu celui du Bourbon Maker’s 46.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre reflets rosés, texture moyenne
Nez : fruits rouges (cerises, framboises), vanille, un peu « bourboné »
Goût : Cerises noires, érable et épices
Finale : épicée, sucrée, assez courte
La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre intense et démontre des reflets tirant légèrement sur le rosé. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes se dissipent rapidement et finissent par se transformer en petites gouttelettes sur les rebords du verre.
Au nez, c’est bien présent, sucré et épicé. On sent également les fruits rouges, plus particulièrement les cerises et framboise fraîches. Une vanille légèrement grillée se mélange à ces odeurs fruitées. Viennent ensuite des effluves d’épices et de céréales qui me rappellent les Bourbons.
En bouche, c’est bien agréable, pas trop agressif, mais pas trop délicat non plus. Encore les fruits rouges avec une prédominance de cette fameuse cerise noire qui revient en bouche. Une légère pointe d’érable sucré et fumé fait surface et vient se mélanger à ces saveurs fruitées. En ouverture de finale les épices tels la muscade, la cannelle et le poivre sont bien marquées et prennent bien leur place en ce début de finale.
La finale est bien marquée par les épices et un léger piquant poivré. Par la suite, les épices s’adoucissent, sans nécessairement disparaître, et puis un retour du sucré, qui cette fois, est plus du côté de la vanille que de l’érable. Cette finale est malheureusement un peu trop courte.
C’est un bon whisky canadien qui offre des saveurs intéressantes et un peu différente, le whisky en soit « sonne » un peu comme un Bourbon mais plus doux. Est-ce que les demandes et exigences de Brown-Forman y seraient pour quelque chose? Aussi, j’aurais bien aimé que le goût d’érable soit beaucoup plus dominant, plus au premier plan, mais il arrive plutôt en renfort.
Forty Creek – Confederation Oak Reserve (# 30)
Un petit spécial cette fois, une dégustation en simultanée avec deux autres blogueurs, soit whiskyplus.ca et rhumsetbieres.com. Nous avons dégusté le même whisky canadien, à savoir le Forty Creek – Confederation Oak Reserve. Il sera intéressant de voir les différences relevées par chacun. Voici les liens vers leurs articles respectifs :
– Whiskyplus.ca Forty Creek – Confederation Oak Reserve
– Rhumsetbieres.com Forty Creek – Confederation Oak Reserve
Et voici la mienne :
Nom : Forty Creek – Confederation Oak Reserve
Type : Whisky Canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.fortycreekwhisky.com
Prix : 69,95$
Disponibilité : LCBO #195651
Les whiskies Forty Creek proviennent de la Kittling Ridge Distillery, laquelle est située dans la ville de Grimsby en Ontario. Son fondateur, John K. Hall, a également été vigneron pendant 20 ans avant de se décider à se lancer dans l’art de la distillation et de fonder sa propre distillerie en 1992.
Pour cette fiche, je fais la dégustation de leur « Confederation Oak Reserve » (lot #1867, bouteille #13 092). La particularité de ce whisky canadien, c’est qu’une deuxième période de vieillissement a été faite dans des tonneaux de chêne canadien. Tel qu’expliqué sur le site www.fortycreekwhisky.com, le chêne canadien est de même variété que le chêne américain. Par contre, dû aux hivers canadiens beaucoup plus rigoureux, il mature beaucoup plus lentement. Ceci fait en sorte que le bois est beaucoup plus dense et les saveurs y sont différentes et surtout plus dominantes.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre avec reflets dorés et ambres, assez sirupeux
Nez : épicé, boisé et sirop d’érable
Goût : épices, caramel au beurre d’érable, très boisé
Finale : longue, caramel à l’érable, chêne grillé
La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre légèrement doré ayant des reflets ambrés. Sa texture est assez sirupeuse et laisse de belles coulisses onctueuses sur les rebords du verre.
Au-dessus du verre, c’est un peu timide. Des effluves épicés ce mélange à une touche boisée et légèrement vanillée. Un sirop d’érable semble également vouloir prendre une petite place. À l’arrière-plan, une pointe légèrement fruitée un peu comme un sirop de fruits en conserve réussit à se frayer un chemin.
En entrée on est marqué par un sirupeux « butterscotch » vanille-érable, lequel tapisse la langue rapidement. Ensuite, graduellement et tout en douceur, apparaissent les tanins du bois sur les papilles et les joues. Avec l’arrivée de ces tanins, on sent que les épices veulent maintenant prendre leurs places. Des épices boulangères (comme la cannelle, la muscade et le girofle) se marient avec le goût boisé du chêne, lequel est particulièrement marqué. En introduction de finale une légère amertume se fait sentir. Je n’ai pas ajouté d’eau pour ce whisky.
La finale, relativement longue, commence avec une amertume qui s’adoucit avec le retour d’un caramel onctueux à l’érable. Les tanins sont toujours perceptibles et maintenant le chêne semble avoir légèrement chauffé, voir grillé.
À la lecture de tout cela, l’expérience en bouche peut sembler violente ou robuste, mais au contraire, c’est équilibré, en douceur et très agréable. Le boisé très présent se marie à merveille avec les épices et les notes légèrement sucrées. Selon moi, c’est un excellent whisky qui offre une expérience enrichissante.
Je vais probablement me laisser tenter par leurs autres whiskies, le « Double Barrel Reserve » ou le très prisé « Port Wood Reserve », si je peux réussir à mettre la main sur une bouteille…








