Archives de catégorie : Kentucky

Ridgemont Reserve 1792 (# 124)

124 F 1792 Ridgemont ReserveNom : Ridgemont Reserve 1792

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 46.85%

Site web : www.1792bourbon.com

Prix : 51,75$ (payé ±25$ US)

Disponibilité : SAQ #11857026 (ou dans la majorité des Liquor Store aux USA)

Le Ridgemont Reserve 1792 est produit par la Barton 1792 Distillery Ltd située à Bardstown au Kentucky. Cette distillerie fait partie du regroupement Sazerac Company qui inclut un bon lot de Bourbons de renoms tels : Buffalo Trace, Blanton’s, Van Winkle et George T. Stagg pour ne nommer que ceux-là.

Le 1792 est fabriqué à la main en petit lot (small batch) d’un mélange de maïs (minimum 51%), d’orge malté et il contiendrait une plus grande portion de seigle (rye) que les autres Bourbons, cela lui donnera sûrement un profil un peu plus robuste, épicé et moins sucré. Il est ensuite vieilli pour une période d’environ 8 ans dans des barriques de chêne neuves et carbonisées.  Mais pourquoi donc 1792 ? Ce serait l’année ou le Kentucky devenait officiellement un État reconnu des États-Unis.  Il serait également le « Official Toasting Bourbon » lors du Kentucky Bourbon Festival qui a lieu chaque année au mois de septembre.

Ma dégustation :

Couleur : ambre cuivré foncé, très sirupeux

Nez : cerises, épices boulangères, boisé

Goût : cerises et petits fruits, miel, réglisse

Finale : épices, miel, bois grillé

D’un ambre très cuivré et foncé, il a une couleur très « Bourbon ». Au premier coup d’œil, l’image donne un sentiment de réconfort, d’assurance, mais ouvre également la porte aux attentes et aux préjugés ! Les jambes sont également nombreuses, fines et redescendent très lentement au fond du verre.

Au nez, les premiers parfums sont ceux de cerises macérant dans un sirop sucré aux épices de boulangerie. Par la suite, la muscade et la cannelle finissent par dominer et sont accompagnées d’une légère note de toffee. À l’arrière-plan, quelques notes boisées font surface avec un retour des cerises.

En bouche, dès les premiers instants, c’est le retour en force des cerises accompagnées de petits fruits rouges et d’épices qui passent à l’attaque. Par la suite, un boisé léger escorté de ses tanins se joint à l’assaut. Finalement, un soupçon de miel accompagné de vanille et de réglisse noire finissent le travail, WOW ! Vraiment sublime…

La finale, laquelle est des plus réconfortantes et chaleureuses, s’étire sur de charmantes notes d’épices, de miel et de bois grillé. L’allongement de la finale laisse la place au seigle qui prend maintenant plus de place.

Vraiment parmi les meilleurs Bourbons que j’ai eu la chance de goûter ! Ce qui est encore mieux, c’est le prix demandé (surtout si vous êtes de passage aux É-U), c’est vraiment une aubaine, voire même un « Must » !

Merci à JF Pilon pour la recommandation.

CWM: Old Fitzgerald 1849 & Der Drachenorden de Kruhnen (# 113)

113 CWM F Old Fitzgerald+Der DrachenordenNom : Old Fitzgerald 1849 Straight Bourbon

Type : Kentucky Straight Bourbon

Taux d’alcool : 45%

Bière: Kruhnen – Der Drachenorden

Le Old Fitzgerald 1849 est un Bourbon distillé dans la renommée Heaven Hill au Kentucky. Avec son mélange de l’obligatoire maïs et du moins conventionnel blé (plus fréquemment le seigle) apportera sûrement une différence marquante.

La Der Drachenorden est brassée par Ovi Bercan, brasseur-propriétaire de la microbrasserie Kruhnen de Blainville.  M. Bercan est d’origine roumaine, pays qui se situe dans la région que l’on appelait jadis la Transylvanie, endroit où habitait Vlad II Dracul membre de « l’Ordre du Dragon ». La Transylvanie se transpose beaucoup dans le nom et dans la présentation des produits de Kruhnen, qui selon moi, sont de grande qualité.

Voici mes notes pour l’Old Fitzgerald :

Au nez dès les premiers effluves c’est inconditionnellement un Bourbon ! De la vanille et des cerises confites sont présentes à la tonne. Par la suite, des épices, du bois et un sucré de céréales « Corn Pops » font acte de présence.

En bouche, céréales et maïs crémeux se mêlent à un caramel épicé aux cerises et des notes de bois bien franches. Le piquant de la cannelle et une petite touche de réglisse se joignent au rendez-vous. Le boisé-caramel revient en force en début de finale.

La finale est pas mal mais un peu courte, elle laisse un goût de céréales et de bois assez présent mais qui disparaissent  rapidement.

Côté Bière, elle est épicée et démontre une belle amertume franche. Malt rôti et pain aux noix apparaissent ensuite. La signature « Kruhnen » (l’épice secrète?) est bien présente et m’intrigue toujours…mais je commence à m’en douter un peu, ça ne peut pas être si simple ? À suivre…

Ici l’accord bière et Bourbon donne des ailes au Bourbon tout le côté sucré et boisé du whiskey est accentué et gagne en présence.

Quant à l’accord Bourbon et bière, le Bourbon laisse toutes les belles propriétés de la bière en place mais en augmente les complexités, tout semble plus défini et plus « mature ».

Message à M. Ovi Bercan, c’est pour quand une Der Drachenorden vieillie en fût de Bourbon ? Ce serait selon moi « malade » !

Woodford Reserve – Double Oaked (#88)

088 F Woodford Reserve Double OakedNom : Woodford Reserve – Double Oaked

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, États-Unis

Taux d’alcool : 45,2%

Site web : woodfordreserve.com/DoubleOaked

Prix : ± 29,95$ US

Disponibilité : pas disponible à la SAQ ou la LCBO

Les Bourbons de Woodford Reserve (comme bien d’autres) sont fabriqués entièrement à la main et en petits lots (small batch).  Mais qu’est-ce que Double Oaked veut dire? Tout simplement qu’après la première période de maturation standard de Woodford, une deuxième maturation prend place dans une nouvelle barrique de chêne qui, avant d’être légèrement carbonisée, a été énormément dorée afin de faire ressortir les notes plus douces et sucrées du bois, comme mentionné sur le site de Woodford :

“Uniquely matured in separate, charred oak barrels – the second barrel deeply toasted before a light charring – extracts additional amounts of soft, sweet oak character”

Voilà, c’est plus clair maintenant!

Le Woodford Reserve « de base » est disponible à la SAQ (code SAQ #10323111). C’est un bon Bourbon mais, à un peu plus de 47$, je le trouve un peu cher. Vous pouvez également lire ma Dégustation Express de ce dernier lors de mes vacances 2011.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre profond avec reflets orange, très sirupeux

Nez : Alcool, épices boulangères, boisé

Goût : Maïs, cerises sucrées, épices, tarte pomme-caramel, très boisé

Finale : Longue, sucrée et boisée, pointe d’amertume

La couleur de ce bourbon est d’un cuivre très profond et foncé. Avec la lumière, il offre en plus des reflets de couleur orange brûlée, un “beau” Bourbon. La texture semble assez visqueuse et lourde, les coulisses sont larges et nombreuses sur les parois du verre.

Au nez, l’alcool arrive dès les premières bouffées. Par la suite, les épices boulangères (cannelle, muscade et girofle), le caramel brûlé et la cerise s’installent et s’imposent. À l’arrière-plan, des odeurs légèrement boisées font leur apparition et se joignent à l’odeur traditionnelle du Bourbon.  Mais le tout est également accompagné d’une faible odeur de plastique ? Un peu bizarre et inattendu.

En bouche c’est très Bourbon! Maïs, cerises sucrées, épices et caramel brulé sont bien au rendez-vous. Soudainement, avec l’arrivée du bois et de ses tanins, les saveurs d’une tarte pomme-caramel font leur entrée! Superbe! Par la suite, le boisé prend de la force et finit par dominer le palais pour un bon moment. Puis l’onctuosité du caramel et du maïs finit par revenir adoucir le tout pour nous transporter vers la finale.

La finale est magnifique, longue, boisée, sucrée et persistante, que demander de plus! Avec le temps, les notes boisées finissent par dominer et une petite amertume s’installe lentement.

Un beau bourbon qui offre de belles saveurs qui sont bien marquées par la présence du bois et des épices. Selon moi, il est plus intéressant que le Woodford Reserve « standard », surtout pour le prix demandé aux États-Unis en comparaison avec la version régulière disponible à la SAQ.

Ce Double Oaked a bien réussi à nous tenir compagnie sur la terrasse pendant mes vacances estivales! En y ajoutant deux glaçons, il devenait bien rafraîchissant, quoique un peu trop dilué à mon goût à la dernière gorgée… J’y pense, je pourrais aller me procurer des « Bombes Glacées » d’Alambika.ca . Ce serait une bonne alternative et je pourrais en même temps vous en donner mes impressions et appréciations.

À suivre !

Jim Beam – Red Stag (#80)

080 F Jim Beam Red StagNom : Jim Beam – Red Stag 

Taux d’alcool : 40% 

Prix : Échantillon 50ml à 0,99$ 

Disponibilité :SAQ #11542083 

Jour de ma fête, en camping avec ma Douce à Wells dans le Maine, un beau weekend… Avant le souper pourquoi ne pas faire une petite dégustation express!

Nez : Odeurs sucrées de Bourbon et de cerises, ou plutôt de sirop contre la toux aux cerises.

Goût : Très sucré, les saveurs de Bourbon sont complètement dominées par le goût de la cerise, laquelle me semble plutôt artificielle.

Finale : Encore les cerises et le sucre, une petite amertume arrive en finale.

Très décevant, je n’ai même pas fini mon verre, c’est une une première pour moi en matière de whiskies. Selon moi, il est fait pour être mélangé avec du cola afin d’obtenir un « Cherry Coke » sur les stéroïdes…

080 F Bookers Knob Creek

Par chance, afin d’oublier cette expérience,

il me reste deux petits échantillons,

un Booker’s et l’autre Knob Creek 9 ans!

080 F wells beach picture

Dégustation Express – Vacances 2012 (# 32, 33, 34 et 35)

Pour la deuxième édition, la petite famille se dirige vers la côte Est américaine, dans la région de Cape Cod. Petit changement cette année, nous serons en camping! Effectivement nous avons fait l’acquisition d’une belle tente roulotte! Plein air et feu de camp seront au rendez-vous.

Nous avons débuté par deux nuits au North Beach Campground près de Burlington. Au programme, visite de Burlington et de la route menant à Stowe, petit arrêt à la fabrique Ben & Jerry et magasinage.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers Cape Cod pour un séjour de quatre nuits au Cape Cod Camp Resort & Cabins.

Cette année encore je vais opter pour des miniatures car j’aime bien la belle variété que cela procure.

Donc voici les miniatures que j’ai trouvées pour l’Édition 2012 :

Chivas Regal 12 ans, Johnnie Walker Black Label (12 ans), Gentleman Jack et Old Grand Dad Whiskey.

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13 et 14 juillet, Burlington, VT

Petite pause whisky. En fait, par manque de temps, je n’ai pas pu faire la tournée de « Liquor Store » afin de dénicher la perle rare car les vacances en famille sont quand même la priorité! Flânage et magasinage sur Church St., dîner et souper sur terrasse, visite de Waterburry, de Stowe et bien sur de la fabrique de Ben & Jerry. Pour terminer les soirées, feu de camp en famille ! Côté rafraîchissement, avec toute cette chaleur, nous avons opté pour le Summer Pack de Samuel Adams (incluant la Summer Ale, la East-West Kolsh, la Belgian Session, la Noble Pils, la Cherry Wheat et la Boston Lager)

Petite suggestion, le Whisky Room (176, College St.), qui offre plus de 150 sortes de whiskies, me semble une belle destination pour tout amateur de whiskies qui serait de passage à Burlington. Je dis « me semble » car avec ma petite fille de 5 ans, le moment était mal choisi pour se permettre de siroter quelques malts, mais une prochaine fois…

Coté camping, je ne recommande vraiment pas le North Beach Campground. Le personnel y est peu courtois et encore moins accueillant. Les sites sont majoritairement très étroits et mal aménagés, douches et toilettes plutôt médiocres, il y a sûrement mieux dans la région.

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15 juillet 2012, Cape Cod MA

Aujourd’hui, 3e journée des vacances, chaud et humide 36 degrés et avec l’humidex on devait frôler les 40 degrés. Nous quittons de Burlington pour nous rendre dans la région de Cape Cod. Sur l’Interstate 93, petit arrêt au renommé New Hampshire Liquor. Achat des miniatures, mais je suis un peu déçu des choix… et trouvaille d’un Laphroaig Triple Wood! Ah! là par contre je suis bien content!

Pour terminer cette soirée assez chaude mais surtout très humide, je vais me laisser tenter par un petit blend.

Chivas Regal 12 ans (# 32)

40%

Nez: Raisins secs Sun-Maid, caramel brûlé, fumée très légère.

Goût: Sucré et malté, fruits rouges et miel

Finale: moyennement longue, légèrement amère et sucrée. Laisse une certaine fraîcheur en bouche, laquelle est bien apprécié par cette canicule !

Avec son 12 ans, Chivas Regal nous offre ce qu’il y a de plus classique, ce à quoi un blend devrait goûter et c’est quand même assez bien réussi. Il se prend bien, tout doucement et se laisse apprécier. L’ajout d’eau ne change pas grand chose…peut-être de la glace ?

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16 et 17 juillet 2012, Cape Cod MA

Décidément la chaleur et l’humidité accablante ont toutes deux décidé de nous suivre! Beaucoup trop chaud pour vraiment apprécier un whisky! Par contre, la bière est assez bonne! Découverte de magnifiques bières qui, malheureusement ne sont pas disponible au Québec.   La Rock Art Brewery – Vermonster. Avec 10% d’alcool et un IBU de 100! Wow! Ça coupe la soif d’un coup sec!

J’ai aussi finalement pu déguster la mythique Dogfish Head – 90 minutes IPA, certains disent que « perhaps the best IPA in America » !

Effectivement, un délice! En équilibre, le malt caramélisé, des notes d’agrumes et de houblon bien amer se marient à merveille.

Décision familiale, trop de chaleur, nous plions bagages une journée plus tôt…

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19 juillet 2012

De retour à la maison, c’est beaucoup plus frais au Québec et surtout sans l’humidité accablante! Relax, ménage de la tente-roulotte, entretien du terrain et petit souper en famille !

Johnnie Walker – Black Label 12 ans (# 33)

40%

Nez: sucré et tourbé, assez intense.

Goût: les épices, la fumée et la tourbe sont toutes assez présentes et très bien balancées entre elles.

Finale: moyennement longue, fumée légère accompagnée d’un fruité qui apporte un équilibre au tout.

Un autre bon blend, qui, avec ses saveurs plus robustes et sauvages se retrouve plus dans ma palette que le Chivas Regal 12 ans.

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21 juillet 2012

Journée de vacances relaxe à la maison…

Gentleman Jack (# 34)

40%

Nez: Ça sent le « Jack », mais un peu plus sucré et fruité, la cerise est bien présente avec une pointe de caramel brûlé.

Goût: Il est définitivement plus doux que le Jack Daniel’s original. On y retrouve son goût original, mais la robustesse habituelle est remplacée par les fruits, particulièrement les cerises. Beau caramel aux cerises en arrivée de finale.

Finale: Assez courte et fruitée, avec le léger goût habituel de « Jack » qui reste en arrière goût.

Hé bien après avoir rencontré ce Gentilhomme, je dois avouer que le « bon vieux Jack » a pris un coup. Le Gentilhomme est définitivement plus agréable à siroter, mais serait il assez imposant pour tenir tête à l’éternel compagnon de Jack, le Coca-Cola?

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23 juillet 2012

Une autre petite journée bien tranquille et agréable de vacances. 22 km de vélo en famille sur la Trans-Terrebonne, baignade à la maison et finalement souper très agréable à la fameuse pizzeria Napoletana dans la petite Italie.

Old Grand-Dad Whiskey (#35)

43%

Nez: cerises, cannelle, zeste d’orange

Goût: caramel crémeux aux fruits, épices à gâteau, cerises, prunes.

Finale: piquante, épicée et chaude (alcool), les fruits demeurent longuement.

Belle découverte, je m’attendais vraiment à rien. Beau Bourbon, qui, pour le prix, me semble bien à la hauteur et pourrait facilement rivaliser avec d’autres qui sont un peu plus chers…

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Les quatre dégustations étaient toutes bien intéressantes. Les deux écossais (Johnnie et Chivas) m’étaient déjà familiers et sont demeurés agréables mais sans surprise. Par contre, le Gentleman Jack, dont j’avais déjà entendu parler mais jamais goûté, m’a agréablement surpris. Une version plus raffinée et plus agréable à déguster que le « Old No. 7 ». Pour le Old Grand-Dad, définitivement magnifique pour le prix payé. Il était la moitié du prix du Gentleman Jack et trois fois moins cher que les deux Scotch. Points bonus pour le Gentleman Jack pour la présentation, belle bouteille, laquelle était la seule en vitre.

Alors, le grand gagnant de cette petite dégustation estivale 2012 est le Gentleman Jack, un whiskey agréable, qui offre un léger raffinement par rapport au « Old No. 7 » et pour lequel mes attentes étaient plutôt moyennes et qui a su me surprendre agréablement.

Booker’s True Barrel Bourbon (# 24)

024 F Booker's True Barrel

Nom : Booker’s True Barrel Bourbon (7 ans 11 mois, batch # B96-L-23)

Type : Straight Bourbon

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 63,4%

Site web : http://www.smallbatch.com/bookers

Prix : 58$ à la SAQ

Disponibilité : Plus disponible pour le moment, devrait revenir à l’automne

M. Booker Noe est le « Master Distiller » pour James B. Beam Distilling Co et cette version serait son whiskey signature. S’inspirant d’une tradition vieille de 200 ans, Booker Noe prépara cette édition pour la première fois en 1992 afin d’en faire un cadeau des Fêtes pour ses amis proches. Ce « True Barrel Bourbon » serait le premier Bourbon à être embouteillé directement de la barrique, non dilué, non filtré. Il a été vieilli pour une période de sept ans et onze mois et la présente bouteille porte le numéro « B96-L-23 ».

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé reflets rougeâtres

Nez : caramel au beurre, épicé, fruité

Goût : caramel, pain d’épices, fruits

Finale : anesthésiante, caramel épicé

La couleur est des plus typiques, un beau cuivre foncé avec des reflets orangés et rougeâtres. Puisque c’est un « straight Bourbon », aucun agent de coloration n’a été ajouté, c’est donc la couleur naturelle de ce Bourbon. Il est moyennement sirupeux et je dois avouer que cela me surprend légèrement.

Au nez, ouf!, il faut faire attention d’entrée de jeu, les vapeurs d’alcool sont fortes dans le verre, mais derrière se cache un agréable caramel au beurre. En y allant plus prudemment, on peut percevoir des notes d’épices comme la cannelle et la muscade. Les fruits, entre autre la pêche ainsi que le maïs se mélangent au tout et donnent une odeur des plus racées, typiquement Bourbon. L’ajout d’eau neutralise les vapeurs d’alcool, ce qui aide aux autres odeurs à prendre plus de place.

L’entrée en bouche se fait plutôt agressive, on ressent immédiatement l’alcool, c’est très présent et ça brûle dans le nez! Mais après ce stade, de merveilleuses saveurs prennent place partout en bouche, le caramel, le pain d’épices, les fruits et une chaleur au fond de l’âme se fait sentir. Les tanins sur la langue et les joues sont également bien présents et en arrière-plan, une subtile réglisse noire tente de se frayer un chemin. Bref c’est complet ! En étant plus prudent et en prenant de plus petites gorgées, l’alcool se contrôle beaucoup mieux et on peut profiter pleinement de toutes ces merveilleuses saveurs. En ajoutant de l’eau, c’est beaucoup plus domestiqué. Plus agréable? Je n’en suis pas certain, par contre c’est pas mal moins agressif. Personnellement, je préfère les plus petites gorgées « full flavor »!

La finale laisse un sentiment d’engourdissement dans la bouche. Est-ce l’alcool qui a un effet anesthésiant ou bien ce sont les tanins du bois qui sont encore bien présents ? Par la suite un doux caramel au beurre légèrement épicé prend place pour un bon moment.

Un excellent Bourbon, qui nous fait vivre une expérience « cask strength » au sens propre du mot. Brut, robuste et brûlant. Il faut y aller avec prudence car il ne pardonne pas. L’ajout d’eau adoucit légèrement le tout, mais personnellement je préfère le garder bien brut et user de plus de prudence!!

Maker’s 46 (# 20)

020 F Makers 46Nom : Maker’s 46

Type : Bourbon 

Région : Kentucky, États-Unis

Taux d’alcool : 47%

Site web : www.makersmark.com/makers46

Prix : 50$ (payé 23$ Maine US)

Disponibilité : SAQ #11467204

La distillerie de Maker’s Mark débuta ses opérations en 1954, lorsque T. William Samuels Senior acheta une distillerie du nom de « Burk’s Distillery » dans la ville de Loretto, Kentucky. C’est en 1958 que la première bouteille de Maker’s Mark fut embouteillée et porta le fameux sceau en cire rouge. Pendant plus de cinq décennies, le Maker’s Mark fut embouteillé selon la même recette et sans qu’aucune autre variante ne soit produite par la distillerie.

Puis, en 2009, pour la première fois de son histoire, un nouveau produit fait son apparition avec le fameux sceau de cire rouge, le Maker’s 46. Un Bourbon auquel des bâtonnets de chêne carbonisés ont été ajoutés dans la barrique en cours de vieillissement. La présentation est vraiment réussie, avec ses formes plus arrondies, la bouteille fait très sexy…!

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, texture sirupeuse

Nez : butterscotch, cannelle, érable, fruité

Goût : épices, fruité (cerises, pêches) boisé

Finale : sucrée, cannelle, vanille, bois brûlé

D’un ambre rougeâtre et très cuivré, on peut dire que pour un Bourbon, c’est assez représentatif, une belle couleur qui est très « Bourbon »!  La texture est aussi assez onctueuse et sirupeuse, les coulisses sur le rebord du verre semblent se figer en place.

Au nez, un caramel (butterscotch) assez présent, un peu d’épices (cannelle) se mélange avec le sirop d’érable foncé, ça me rappelle un peu le bon pain doré d’un beau dimanche matin ensoleillé! Il semble y avoir une petite touche fruitée en arrière plan. Ça sent comme un bon Bourbon!

En bouche, c’est une chaleur explosive d’épices et de fruits. En effet, la cannelle et la muscade sont incorporées à une sensation de chaleur (47% d’alcool) et le tout s’apprête à accueillir des saveurs fruitées telles les cerises mûres et les pêches en conserve. Les tanins du bois sont également bien présents et prennent toute la place sur la langue et les joues. Le maïs et la vanille typique du Bourbon se font enfin percevoir, mais c’est plutôt à l’arrière plan.

La finale est assez sucrée, comme un bon Bourbon. Le sirop d’érable foncé et une cannelle envoûtante se mélangent finalement avec un soupçon de vanille et de bois brûlé. La finale est moyennement longue mais les tanins demeurent un bon moment.

En révisant mes notes express lors de mes vacances cet été, je constate que le Maker’s 46 est une version un peu plus complexe et intéressante que le Maker’s Mark original que j’avais dégusté à ce moment. Finalement, les 12,25$ supplémentaires à la SAQ pour le Maker’s 46 sont, selon moi, un bon investissement.