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Bruichladdich – Port Charlotte 10 ans (# 134)
Nom : Bruichladdich – Port Charlotte 10 ans
Type : Scotch single malt
Région :Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.bruichladdich.com
Prix : 69$
Disponibilité : SAQ #11963689 (présentement non disponible)
Avec la série « Port Charlotte », Bruichladdich rend hommage à une distillerie légendaire qui a fermé ses portes il y a déjà bien longtemps. Seulement quelques bâtiments de cette distillerie sont encore intacts, notamment les entrepôts que Bruichladdich a acquis et les utilisent pour le vieillissement des tonneaux de scotch destinés à cette gamme.
Les scotchs « Port Charlotte » sont à l’origine d’un projet visant à produire des scotchs whiskies très tourbés. Ce projet a débuté en 2006 avec l’embouteillage du PC5 qui était, vous l’aurez deviné, âgé de cinq ans, puis ont suivi les PC6, PC7, PC8, PC9 pour finalement aboutir au Port Charlotte 10 ans. Ce dernier fait maintenant partie de la gamme principale des scotchs de Bruichladdich.
Le Port Charlotte 10 ans est considéré « Heavily Peated » avec ses 40ppm de phénol. C’est en effet extrêmement tourbé quand on le compare à la majorité des autres scotchs qui ont un taux de phénol de 20ppm ou moins. Par contre, c’est relativement peu si on le compare à l’Ardbeg Supernova et au Bruichladdich Octomore, lesquels tirent respectivement 100ppm et 130ppm !
Ma dégustation :
Couleur : Or éclatant reflets dorés, sirupeux
Nez : Tourbe sucrée, fumée, citron
Goût : tourbe fumée et sucrée, agrumes-fruits rouges, cassonade
Finale : tourbe, feu de camp, sauce BBQ
La couleur de ce scotch d’Islay est d’un or éclatant et lorsque regardé à travers la lumière il offre quelques reflets tirant entre l’ambre et l’orangé. La texture est assez sirupeuse les coulisses fines et nombreuses tardent à redescendre. Quelques fines particules sont en suspension dans le liquide.
Au nez, dès que le whisky est versé, on peut immédiatement sentir la tourbe sucrée et fumée. À l’approche, c’est vraiment de la tourbe légèrement fumée et quelques notes florales. Par la suite apparaît une fumée citronnée accompagnée d’une odeur me rappelant les coquilles de noisettes. Quelques notes maritimes se retrouvent également très loin à l’arrière-plan.
En bouche, la tourbe se dévoile lentement et est légèrement sucrée et fumée. Par la suite, la cassonade légèrement brûlée accompagne les épices et la morsure d’alcool. Une petite amertume de zeste d’agrumes, particulièrement le citron, qui se joint à l’ensemble. Des petits fruits rouges sucrés cuisant dans la cassonade font acte de présence en début de finale.
La finale, sucrée et fruitée est également tourbée et persistante. La tourbe, le bois de feu de camp et la sauce BBQ aux fruits s’étirent sur de longs moments tout en laissant un sourire bien ancré sur mon visage.
Ah bien ça, c’est quand même pas mal du tout ! Une belle expérience où la tourbe et la fumée, tout en étant présentes, laissent quand même beaucoup de place aux autres saveurs pour s’exprimer. Un scotch whisky d’Islay tourbé, mais sans trop « décaper », qui est quand même abordable (lorsque disponible) et qui offre une belle qualité.
Je le recommande !
The BenRiach – 10 ans Curiositas (# 99)
Nom : The BenRiach – 10 ans Curiositas
Type : Scotch Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.benriachdistillery.co.uk
Prix : 64$
Disponibilité : SAQ #10652547
La distillerie de BenRiach est située dans le cœur du « Speyside », région dans laquelle les scotchs tourbés sont quelque chose d’assez rares et inusités, voire même curieux. C’est sûrement pour ces raisons qu’il porte le nom de Curiositas ! Avec 10 ans d’âge et bien tourbé, est-ce qu’il ira «contrefaire» les caractéristiques des scotchs d’Islay? Est-ce qu’il sera tout de même capable de conserver celles du Speyside ? C’est ce que nous allons voir !
Ma dégustation:
Couleur : dorée très pâle, texture huileuse
Nez : tourbe grasse mais sucrée, petits fruits des champs, alcool
Goût : tourbe légèrement fumée, caramel brûlé, bois
Finale : longue, tourbée, chocolat/café amer, boisée
La couleur est d’un doré très pâle rappelant en effet certains scotchs d’Islay. Il se présente également avec une texture relativement huileuse et coulante. En effet, ses jambes sont nombreuses et redescendent lentement au fond du verre.
Au nez, c’est immédiatement la tourbe, mais subtilement fumée et pas vraiment médicinale, elle est plutôt sucrée. Par la suite de légers parfums de fruits des champs telles la framboise et la mûre prennent place. Wow ! Quel nez surprenant. Attention car la morsure d’alcool est bien présente au premier nez, elle semble diminuer après quelques instants.
En bouche, c’est tout aussi exquis et surprenant, la texture est huileuse et la tourbe est relativement puissante, franche et végétale, elle semble même être légèrement fumée. Par la suite un caramel brûlé, quelques saveurs de fruits des champs, des épices et des notes boisées font acte de présence. À la fin, un léger chocolat noir s’unit à la tourbe pour amorcer la finale.
La finale, tourbée, longue et persistante, développe en plus quelques notes de chocolat amer et de café espresso, lesquelles finissent par doucement tanguer vers des notes boisées et piquantes. Étonnamment, des notes salines semblent se développer dans l’allongement de la finale. Est-ce que je suis en train de me faire prendre au jeu et de m’imaginer déguster un scotch d’Islay ?
En deux mots, quel canon ! Vraiment surprenant et impressionnant. Pour le prix demandé, voici encore une bonne dose de “peat” pour une fraction du prix de plusieurs autres scotchs d’Islay. On pourrait facilement se faire prendre dans une dégustation à l’aveugle.
J’avais acheté ce BenRiach en même temps que le Ledaig 1993 présenté il y a quelques semaines et ce Curiositas aide grandement à panser la blessure laissée par ce Ledaig.
Premier évènement du Club Whisky Montréal ! (#41, 42, 43, 44)
Lundi le 15 octobre 2012 en soirée, à la salle Mandoline du Marché Jean-Talon, se tenait le tout premier événement du nouveau Club Whisky Montréal. Le club devrait officiellement voir le jour en janvier 2013. En attendant, afin de se faire connaître, d’attirer l’attention des amateurs de whiskies et d’offrir aux futurs membres intéressés une expérience de dégustation organisée par un Club, les organisateurs décidèrent de faire une soirée ouverte à tous. Les amateurs pouvaient s’inscrire via l’adresse web du club : www.whiskymontreal.ca
Pour les intéressés, le club a également une page Facebook :
http://www.facebook.com/WhiskyMontreal
et vous pouvez également les suivre sur Twitter : @WhiskyMontreal
Pour cette séance, les amateurs se trouvaient en compagnie de nul autre que Monsieur Marc Laverdière, Ambassadeur au Canada des distilleries The Macallan et Highland Park !
Je me suis donc sacrifié pour vous et je me suis inscrit à cette soirée !
Au cours de la soirée, M. Laverdière a parlé entre autres des différentes étapes et facettes de la fabrication du whisky, les différences entre les alambics plus courts et plus longs et l’impact qu’ils ont sur le distillat (white dog), l’influence de la barrique dans le produit final. Bref un beau petit cours sur l’art de faire du whisky.
Pour cette soirée, quatre produits ont été présentés :
- The Macallan 12 ans
- The Macallan 15 ans Fine Oak
- The Macallan Cask Strengtht (10 ans)
- Highland Park 18 ans
Site web de ces deux distilleries :
http://www.themacallan.com/
http://www.highlandpark.co.uk
Tout en donnant une description de ces scotchs, il faisait la dégustation et décrivait à l’audience les arômes, les goûts, les textures et les sensations en bouche. Les participants buvaient autant ses scotchs que ses paroles. Entre chaque expression, M. Laverdière prenait également le temps de répondre aux questions des amateurs. Une très belle soirée, intéressante et éducative!
Voici alors mes appréciations pour ces quatre scotchs :
Macallan 12 ans (# 41)
Taux d’alcool : 40%
Prix : 89,75$
Disponibilité : SAQ #00186429
Couleur : Dorée ambrée, assez sirupeux
Nez : Assez fruité, également, un caramel au beurre et à la vanille se mélange à des notes d’épices.
Goût : Les abricots et les raisins secs se mélangent à un caramel légèrement brûlé. Un soupçon de cannelle bien épicée tapisse la langue.
Finale : Assez longue avec des notes de chocolat noir amer, le sucré du caramel reviens avec une touche de boisé.
Un scotch qui descend bien, assez copulant mais sans être costaud, il prend bien sa place. Belle suggestion pour s’initier.
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Macallan 15 ans Fine Oak (# 42)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 131$
Disponibilité : SAQ #10797017
Couleur : Dorée pâle, peu sirupeux
Nez : Au-dessus du verre, c’est doux, frais et délicat. Un fruité telle une poire fraîchement coupée se joint à un sucre malté et vanillé.
Goût : Il est très crémeux en bouche. La vanille prend place au côté d’un sucré de fruits en conserve, dans lequel la poire ressort énormément. (À noter: Pour l’exercice, M. Laverdière nous demanda d’ajouter 2-3 gouttes d’eau, question de démontrer le voile causé par l’eau).
Finale : Les fruits dans une crème à la vanille s’installent longuement et doucement. De la finesse.
De la finesse et de la douceur. Comme M. Laverdière le disait, c’est effectivement un scotch d’été, quand il fait bien chaud sur la terrasse, il saura bien nous rafraîchir.
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Macallan Cask Strength 10 ans (# 43)
Taux d’alcool : 59,6%
Prix : 96,75$
Disponibilité : SAQ #10652555
Couleur : Ambré foncé et très sirupeux, les coulisses prennent une éternité à redescendre.
Nez : La vanille et les fruits secs tels l’abricot et la canneberge se mélangent à des odeurs d’épices. Une légère pointe d’alcool se fait sentir.
Goût : En bouche il est dense et visqueux, les fruits secs (abricot et canneberge) et les épices du nez sont maintenant bien présentes et dominantes.
Finale : Un caramel légèrement brûlé se mélange avec l’amertume d’un chocolat noir. Les tanins du bois et les épices se réunissent pour nous transporter dans cette finale longue et persistante.
Je crois que je suis un amateur de Cask Strenght! Celui-ci est magnifique.
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Highland Park 18 ans (# 44)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 149,50$
Disponibilité : SAQ #10224286
Couleur : Dorée pâle avec des reflets ambrés, texture moyenne
Nez : Les fruits et le chocolat noir sont dominants avec une légère perception de fumée et de tourbe.
Goût : Un léger mélange de tourbe et de d’agrumes sucrés prédomine. Ensuite, tout en douceur, la fumée fait son apparition. Par la suite, une sensation mielleuse se fait sentir en bouche, un régal!
Finale : Une fine pointe de tourbe légèrement sucrée est accompagnée d’un chocolat mi-amer, la finale est douce mais très longue, puis, le miel prend finalement le dessus.
Le HP 18 ans est le scotch préféré de la gamme pour M. Laverdière. Avec raison, on dirait que tout y est, c’est bien balancé et complexe. Bravo!
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Finalement ce fut une soirée des plus agréable en compagnie de M. Marc Laverdière, un ambassadeur passionné par ses distillerie et qui connais très bien ses scotch et communique l’information avec passion. Dans la salle, une « gang » de passionnés de whiskies qui, je le répète, buvait tant ses paroles que ses scotchs !
Le prochain évènement du Club Whisky Montréal se tiendra le 19 novembre prochain au restaurant Lawrence. La liste des whiskies proposés n’est pas encore déterminée, mais Jean-François Pilon, l’un des organisateurs de la soirée laissa supposer une thématique « Les cadeaux de Noël » … à quelques semaines de Noël, ce sera parfait!
Et bien sûr, j’y serai !
🙂
Glenmorangie 10 ans (# 28)
Type : Scotch single malt
Région : Highland, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.glenmorangie.com
Prix : 63,50$
La distillerie de Glenmorangie était à l’origine une brasserie. C’est en 1843 que William Matherson la transforma en distillerie. Au fil des ans, Glenmorangie s’est démarquée avec la popularisation des affinages dans des fûts non conventionnels. En effet elle fut la première à offrir des éditions dites « wood finish », technique d’affinage qui consiste à transférer le scotch dans une barrique ayant déjà contenu du vin, du porto, du rhum ou d’autres alcools, dans le but d’aller chercher des saveurs supplémentaires et de donner à leurs scotchs des caractères uniques et non conventionnels.
Cette dégustation est pour le 10 ans, connu maintenant comme « The Original ». Fait intéressant, en faisant quelques recherches sur internet, tous ceux que j’ai vus (l’ancien 10 ans et l’actuel « The Original ») semblent avoir un taux d’alcool de 40% alors que le mien est de 43%?
Ma dégustation :
Couleur : Jaune doré assez pâle
Nez : Floral, agrumes, caramel au beurre
Goût : Sucré, zestes d’agrumes, miel, orge
Finale : Maltée, sucrée et assez persistante
Lorsqu’on le regarde à travers la lumière, la couleur de ce scotch est d’un magnifique jaune doré relativement pâle. La texture est assez sirupeuse, les coulisses se tiennent et redescendent assez lentement.
Au nez c’est discret, frais et délicat. Un bouquet floral mélangé aux zestes d’agrumes, d’orange et de lime. Ensuite vient à l’arrière-plan un sucré onctueux tel un caramel au beurre légèrement vanillé. Dans tout ce mélange, on peut ressentir une légère touche céréalière.
En bouche c’est sucré, vif et très chaleureux. On est immédiatement touché par le zeste de l’orange et le sucré d’un bonbon au sucre d’orge. Vient ensuite un goût légèrement mielleux, accompagné d’une amertume délicate et citronnée. On peut aussi ressentir une petite chaleur interne (provenant sûrement du 43% d’alcool). Très réconfortant et agréable. L’ajout d’un peu d’eau semble faire ressortir le sucre et le mielleux mais étouffe l’amertume et dilue les saveurs.
La finale est maltée et légèrement amère. Le sucré du miel semble maintenant remplacer par un caramel au beurre, ce qui adoucit le tout. La finale est d’une longueur quand même assez surprenante. Le malt demeure longuement en bouche et l’amertume se dissipe afin de laisser la place à un retour des agrumes.
C’est un whisky dont la renommée est légendaire, et ça se goutte. Il est léger et se laisse boire aisément. Avec un certain degré de complexité, surtout pour un 10 ans, il constitue un très bon rapport qualité/prix. Selon moi, il serait un excellent point de départ pour quiconque voudrait s’initier au monde des scotchs en général.
The Arran Malt – 10 ans (# 25)
Type : Scotch single malt
Région : Ile d’Arran, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.arranwhisky.com
Prix : 46,50$
Disponibilité : SAQ #10784144
La Distillerie d’Arran est bien évidemment située sur l’île d’Arran. Avec ses 432 km2, elle est la septième plus grande île d’Écosse (la populaire Islay fait 620 km2). La distillerie débuta ses opérations en 1993, mais fut officiellement fondée en 1995, ce qui en fait l’une des plus jeunes distilleries d’Écosse. À ses débuts, elle offrit des embouteillages spéciaux sans mentions d’âges, lesquels étaient assez bien reçus par les amateurs de scotch whisky malgré leurs très jeunes âges (entre 3 et 7 ans). Maintenant on peut trouver des embouteillages de 10 ans et de 14 ans. Ils ont également des éditions « single cask » Sherry et Bourbon (tous deux disponibles à la SAQ) et des éditions « cask finish » Amarone (disponible à la SAQ), Sauterne et Porto (non disponibles à la SAQ). Je vous présente maintenant le 10 ans.
Ma dégustation :
Couleur : dorée pâle, assez sirupeux
Nez : zeste d’agrumes, céréales, sucre d’orge
Goût : agrumes, fruits, malté
Finale : assez persistante, sucrée, légère
La couleur de ce single malt et plutôt dorée pâle et il est assez sirupeux pour laisser de belles coulisses sur le rebord du verre.
Au nez, c’est frais, vif, sucré et céréalier. On sent une certaine fraîcheur et une vivacité émanant des fruits et du zeste de différents agrumes, plus particulièrement l’orange. C’est également sucré, un sucre d’orge bien caramélisé. Le tout est très agréable et bien balancé.
En bouche, c’est tout aussi agréable et rempli de fruits et de douceur, mais avec une certaine vivacité rafraîchissante. Les agrumes et les fruits prennent le premier plan et sont accompagnés par une amertume bien balancée. Un très léger salin, pas aussi fort que certains d’Islay, tente faire sa place, mais est rapidement remis à l’arrière-plan par les fruits. Il y a également un sucré, qui n’est pas vraiment caramélisé mais plutôt malté, lequel est constamment présent en bouche, ce qui apporte une certaine douceur.
La finale est assez persistante pour un scotch de 10 ans. Elle est sucrée et maltée et on goûte encore les fruits. On ressent également la vivacité et l’amertume des agrumes et de leurs zestes et très tard en finale, le salin refait surface. Très agréable et léger comme whisky.
Cette distillerie me surprend beaucoup! Elle est d’une jeunesse frappante et pourtant elle démontre du savoir-faire et de l’expérience dans la confection de ce single malt. Je crois que je vais me laisser tenter par une autre de leurs éditions, soit le Amarone cask finish ou le Bourbon single cask, lesquelles sont apparemment pas mal du tout !
Pour le prix demandé, c’est vraiment un bon scotch. Tout en étant vif et frais, il se laisse boire facilement et agréablement. Un scotch qui se dégustera sûrement très bien sur la terrasse lors des chaudes fins de soirées d’été, et ce, bien entendu sans glaçon, mais ceci est bien sûr une simple question de goût !
Laphroaig – 10 ans (# 18)
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.laphroaig.com
Prix : SAQ 79,75$ (payé 42,99$US dans le Maine, USA)
Disponibilité : SAQ #11534876
La distillerie de Laphroaig (prononcé « La-froigk ») est située dans le sud de l’île d’Islay, entre celle de Lagavulin et de la mythique Port Elen (inactive à ce jour) et tout près d’Ardbeg. Elle fut fondée en 1815 par les frères Alexander et Donald Johnston. Originalement, les plans des deux frères étaient d’en faire une ferme! Heureusement pour les amateurs de scotch d’Islay, alors qu’en 1926, leur premier embouteillage officiel eut lieu. Depuis ce temps, tout comme ses proches voisins, Laphroaig offre des scotchs au style très tourbé, fumé, maritimes et avec en prime certaines notes médicinales plutôt particulières.
Ah! Laphroaig, comment dire? Humm? L’une de mes distilleries préférées, je dirais même ma préférée! Oups, ce sera un peu difficile de rester objectif! Allez, essayons…
Ma dégustation :
Couleur : Ambre plutôt pâle, tirant sur le doré
Nez : Tourbe, fumée, médicinal
Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin
Finale : amère, tourbée, très persistante
La couleur ambre est plutôt pâle, tirant plutôt sur le doré. Le whisky est moyennement sirupeux et laisse des coulisses vagues sur le rebord du verre.
Au nez, c’est assez puissant, en laissant reposer le verre quelques minutes, on sent les odeurs se répandre dans la pièce! Des odeurs de tourbe légèrement fumée accompagnent des notes un peu médicinales. Assez discrètement, un petit côté maritime se marie avec une fine pointe épicée de cannelle.
En bouche, c’est puissant, mais pas autant que le nez le laissait paraître. Des saveurs de tourbe, de fumée et d’antiseptique (le Listerine jaune) sont toutes présentes et bien en force. La sensation l’alcool est peu présente et c’est plutôt les saveurs médicinales qui nous laissent croire en un taux d’alcool un peu plus fort que 43%. Une amertume se fait percevoir en début de finale.
Un petit sucré fait son apparition en tout début de finale mais qui est rapidement remplacé par la tourbe et le salin océanique typique au scotch d’Islay. Cette finale est interminable! Sans blague, elle perdure presque jusqu’au lendemain matin… Wow!
Comme pour le Ardbeg, il faut déjà avoir marché sur les sentiers aventureux d’Islay pour l’apprécier pleinement. Si c’est une première visite, on risque de s’égarer et malheureusement de ne plus retrouver son chemin vers Islay!
J’avais goûté ce Laphroaig pour la première fois il y a une dizaine d’année et j’avais été bien triste d’apprendre qu’il n’était plus disponible à la SAQ. Quelques années plus tard, il a été remplacé par le Quarter Cask (un autre excellent Laphroaig). Cet été, lors d’un passage aux États-Unis, je me suis dis pourquoi ne pas renouer avec un de mes premiers amours, ce 10 ans. Vous constatez que je n’ai aucun regret. Amateurs d’Islay, une bonne nouvelle pour vous, depuis cet automne il est de retour sur les tablettes de la SAQ!
Ardbeg – 10 ans (# 10)

Nom : Ardbeg – 10 ans
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 90,25$
Disponibilité : SAQ 00560474
Petite histoire :
Cette bouteille m’a été donnée par mes deux amours à la Fête des Pères 2011. Merci à vous deux pour ce magnifique présent !
La distillerie d’Ardbeg est située dans la partie sud de l’ile d’Islay, près des distilleries de Lagavulin et de Laphroaig. Elle fut fondée en 1815 par la famille MacDougall. La distillerie ferma entre 1983 et 1989 et une ouverture partielle jusqu’en 1997. Depuis 1998, la distillerie est complètement opérationnelle.
Ma dégustation :
Couleur : dorée très pâle (consistance sirupeuse)
Nez : tourbe, fumée légère, terre humide, noisette(?)
Goût : tourbe et fumée, salin, légère brûlure d’alcool (boisé ou tanin du bois?)
Finale : Très longue, persistante, salée, tourbée, retour de fumée, poivre noir
Ce scotch est de couleur dorée très pâle. Il laisse également de belles coulisses sur le rebord du verre, démontrant une texture assez sirupeuse. C’est un scotch qui est non filtré à froid, il pourrait alors se troubler s’il est refroidi ou si de l’eau froide y est ajoutée.
Les odeurs, qui ont tendance à beaucoup s’ouvrir après quelques minutes en verre, sont remarquablement bien balancées, celles de la tourbe très présente, avec une belle fumée et de sel marin assez subtil. Une odeur de « terre » humide semble se retrouver à l’arrière plan jumelée avec une odeur d’écales de noix (de noisette?).
En bouche, les goûts de tourbe et de fumée sont bien balancés et le salin est bien présent. La légère brûlure d’alcool donne du corps et s’équilibre bien avec les autres goûts robustes. (Goût ou sensation à déterminer, boisé ou tanin du bois?) En début de finale, un léger « butterscotch » fait une petite apparition mais rapidement étouffé par la finale.
La finale est très longue et persistante, salée et tourbée. La fumée refait surface avec une légère touche boisée. Après quelques instants une note de poivre noir (fraichement moulu) fait son apparition.
Un scotch merveilleux, les odeurs et saveurs sont très bien équilibrées, définitivement Islay! La persistance de la finale fait en sorte qu’on en redemande et quand le verre est malheureusement vide, il est difficile de ne pas en reprendre!
Le Ardbeg 10 ans a été couronné « World Whisky of the Year » et « Scotch Single Malt of the Year » dans le « Jim Murray’s Whisky Bible 2008 ».
Mise en garde, il faut avoir « fais ses devoirs » avant d’y gouter car pour un premier essai sur l’ile d’Islay, ça risque d’être une aventure assez mouvementée !





