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Maltus 2014 – Simple Malt par Brasseurs Illimités (# 143)
Nom : Maltus 2014 – Simple Malt (Brasseurs Illimités)
Type : Liqueur de malt
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 11,9 %
Site web : http://www.brasseursillimites.com
Prix : 25$
Disponibilité : Épiceries fines et dépanneurs spécialisés
Encore cette année j’ai mis la main sur la version 2014 de la « Maltus » de Brasseurs Illimités. Cette fois c’est grâce à ma blonde et les enfants qui me l’ont offerte pour Noël… avec en prime la version « Inspiration Islay », pour laquelle une fiche suivra bien évidemment !
Si on se souvient bien, les versions 2012 et 2013 étaient relativement similaires. Voyons maintenant si le brasseur fait preuve de constance. Je vais encore faire une petite comparaison avec mes notes de dégustation des éditions 2012 et 2013. Je vous invite donc à les relire avant de continuer : « Maltus – 2012 » (fiche # 052) et « Maltus – 2013 » (fiche # 115).
Ma dégustation :
Couleur : cuivre rougeâtre, effervescence très faible
Nez : malt caramélisé et torréfié, boisé léger et sirop d’érable
Goût : malt sucré, caramel à l’érable, fruits confits, boisé
Finale : érable sucré, boisée, longue
Encore une fois, côté apparence tout semble pas mal identique aux versions 2012 et 2013 (selon mes notes). Cuivre profond et reflets rougeâtres, effervescence très faible, c’est l’effet voulu. La texture encore assez sirupeuse.
Au nez, c’est similaire à la « 2013 », le malt bien sucré et caramélisé est à l’avant-plan le tout avec toujours la légère touche de torréfaction. À l’arrière-plan, le boisé est léger mais cette fois, la vanille laisse sa place au sirop d’érable.
En bouche, c’est toujours sucré et malté et les bulles se font toujours plutôt discrètes. Le soupçon de caramel brûlé et la tire d’érable sont toujours présents et ils s’accompagnent de fruits confits assaisonnés d’épices et de bois sec.
La 2013 avait un petit côté de chaleur d’alcool bien présente. Cette fois, c’est plus intégré et l’alcool ne se fait presque pas ressentir. Toujours sur le sucre, la finale offre des saveurs d’érable, de malt sucré et de boisé, lesquels s’étirent et perdurent pendant de très longs moments.
Après trois années consécutives, je peux constater que le produit est, malgré quelques différences minimes, très similaire d’année en année et que le Maître Brasseur est très constant dans la reproduction de la recette de son produit. Si vous avez aimé cette version, il est fort à parier que vous aimerez la 2015. On a déjà hâte à décembre prochain !
Maker’s Mark (# 125)
Type : Straight Bourbon whisky
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 45%
Site web : www.makersmark.com
Prix : 43,25$
Disponibilité : SAQ #10817807
Le Maker’s Mark est bien facile à identifier sur les tablettes, avec sa bouteille carrée et courte et son long goulot scellé à la cire rouge, lequel est breveté soit dit en passant. Elle sait se faire remarquer parmi les autres bouteilles.
Plusieurs autres faits en font également un Bourbon bien unique. Il n’est pas forcément vieilli pour une période fixe et déterminée, mais plutôt lorsque la distillerie décide qu’il est prêt (environ 6 ans). Il ne contient pas de seigle (rye) dans son « mash », à la place du blé rouge d’hiver accompagne l’obligatoire maïs et l’orge malté. Aussi, l’orthographe sur la bouteille retire le « e » dans whisky (à l’écossaise) alors que la majorité des distilleries américaines l’écrivent avec le « e » whiskey (à l’irlandaise).
Ma dégustation :
Couleur : cuivre roux, peu sirupeuse
Nez : bois, épices, cerises au sirop
Goût : épices, bois, fruits rouges
Finale : sèche, bois, épices
Encore un Bourbon d’une couleur très cuivre avec des reflets légèrement roux, mais cette fois avec une texture peu sirupeuse, les coulisses sont peu nombreuses et fines sur les parois du verre.
Au nez, c’est assez « Bourbon », bois, épices, caramel au beurre vanillé et les cerises au sirop, lesquelles je n’avais pas notées dans ma dégustation de mon échantillon acheté aux USA en 2011. Nez très agréable, quoique un peu timide, en arrière-plan une petite pointe d’écorce d’agrumes finit par ressortir.
En bouche, c’est immédiatement les épices et le bois qui arrivent d’un coup « sec ». Puis, comme pour adoucir le tout, c’est au tour des cerises et de petits fruits rouges de bondir dans la danse. Un peu d’agrumes baignant dans un sirop mielleux et légèrement sucré s’y joignent timidement. Une petite sensation de chaleur d’alcool se fait sentir en début de finale.
La finale, est un peu plus sèche que la majorité des Bourbons que j’ai goûté. Le boisé et les épices sont de retour avec une touche légèrement vanillée. Elle s’étire tout de même pendant de longs moments sur des notes de miel et de petits fruits rouges sucrés.
En relisant mes notes express prises lors de mes vacances, je dirais qu’aujourd’hui, je l’apprécie d’avantage. C’est un beau Bourbon d’été, de terrasse et de chaleur, il fait maintenant partie de mes souvenirs. Il est rafraîchissant, de bonne qualité et sans prétention non plus… et c’est bien parfait ainsi.
Maltus 2013 – Simple Malt par Brasseurs Illimités (# 115)
Nom : Maltus 2013 – Simple Malt (Brasseurs Illimités)
Type : Liqueur de malt
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 11,9 %
Site web : http://www.brasseursillimites.com
Prix : 25$
Disponibilité : Épiceries fines et dépanneurs spécialisés
Aujourd’hui, on déguste (encore) « La Maltus » de la gamme Simple Malt des Brasseurs Illimités, mais la nouvelle version parue à la fin de 2013. Pour cette fiche, je vais faire une petite comparaison avec mes notes de dégustation de l’édition 2012. Je vous invite donc à la relire avant de continuer : « La Maltus – 2012 » (fiche # 052).
Ma dégustation :
Couleur : cuivre rougeâtre, effervescence très faible
Nez : malt caramélisé et torréfié, boisé léger et vanille
Goût : malt sucré, caramel à l’érable, fruits confits, boisé
Finale : érable sucré, boisée, longue
Côté apparence, par rapport à la version 2012, tout semble pas mal identique. Elle est d’un cuivre profond laissant apparaître des reflets rougeâtres. L’effervescence est faible, les bulles sont très fines. La texture semble être un peu plus sirupeuse par contre, de minces coulisses se forment sur mon verre tulipe Spiegelau.
Au nez, c’est similaire à la « 2012 », malt sucré et caramélisé, un peu de torréfaction. Le boisé et la vanille sont bien campés à l’arrière-plan. Une petite nouveauté, une légère odeur acidulée (pomme verte ou poire?) semble vouloir se faire une place.
En bouche, c’est un peu différent, c’est toujours sucré et malté mais cette fois-ci, les bulles sont plutôt discrètes, voire même absentes sur la langue. Le caramel brûlé est présent, mais me rappelle plutôt la tire d’érable trop chauffée. Ensuite, les cerises et fruits confits sont toujours bien là avec des notes de bois sec et d’épices. Nouveauté, réglisse noire (ou de l’anis?) se présente avec discrétion en début de finale.
Avec la « 2013 », on peut aussi ressentir une petite chaleur à l’intérieur, est-ce bien 11,9% d’alcool ? Moi, je « call » plutôt un bon 18% d’alcool ! La finale est toujours aussi sucrée, les saveurs d’érable et de boisé persistent. Les notes de malt, d’érable, de bois et de fruits confits se mélangent et s’étirent de très longs moments. La petite amertume perçue dans la « 2012 » est absente de cette version.
Finalement le produit semble assez similaire à la recette 2012 mais avec quelques notes légèrement différentes, surtout en bouche et en finale. Est-ce une amélioration ? Je crois que oui car, selon moi, les notes d’érable et les subtilités d’épices apportent une nouveauté intéressante. Par contre, les notes de Bourbon semblent cette fois un peu plus discrètes. Question au brasseur : Est-ce parce qu’on a utilisé les mêmes barriques (refill) ou bien elles proviennent d’une autre distillerie ?
Voici mon commentaire final à propos de la Maltus 2012, lequel s’applique également pour la 2013 :
« Une très belle réussite ! Elle me rappelle légèrement les bières de type « Scotch Ale » ou « Wee Heavy » qu’on aurait fait vieillir en fûts de chêne, mais la complexité et la profondeur qu’on y retrouve fait en sorte qu’elle se doit d’être classée dans une catégorie bien à part. »
Crown Royal – Special Reserve (# 65)
Nom : Crown Royal Special Reserve
Type : Whisky canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.crownroyal.ca
Prix : 67,75$ à la SAQ et 52,95$ à la LCBO
Disponibilité : SAQ#10285581LCBO #321208
Le « Crown Royal » est l’un des whiskies canadiens les plus connus sur la planète et il est le plus vendu aux États-Unis. Il est présentement préparé à la « Crown Royal Distillery » dans la ville de Gimli, située sur les berges du lac Winnipeg au Manitoba. En 1939, pour souligner la visite du roi George VI et de sa femme Queen Elizabeth, le président de Seagram à l’époque Samuel Bronfman décida de produire un whisky bien spécial pour marquer l’évènement, et c’est ainsi qu’est né le « Crown Royal ».
Le présent whisky est une version prémium du Crown Royal, soit la « Special Reserve ». Il fût introduit dans la famille de whiskies Crown Royal en 1992, puis renommée simplement « Reserve » et 2008. Pour la conception de ce whisky, quelques milliers de tonneaux (moins de 1% des 1,6M en réserve) sont spécialement choisis par le Master Blender, ensuite, il en supervise personnellement le vieillissement et la qualité de ceux-ci. Cette période de vieillissement est également plus longue que celle de la version standard du Crown Royal, elle n’est cependant pas indiquée sur la bouteille.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre foncé, très visqueux
Nez : caramel au beurre, épices, alcool
Goût : épices, vanille, caramel, seigle
Finale : épicée, amère et sèche
Dans mon verre Glencairn, la couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre très foncé et sa texture est très sirupeuse, voire visqueuse elle me rappelle un peu la texture du Maker’s 46. En effet, les coulisses sont très larges et redescendent lentement au fond du verre.
Au nez, c’est immédiatement très sucré, bonbon au caramel au beurre mou, ça me rappelle un peu les Werther’s, ou est-ce les petits carrés Kraft ? Bref le caramel au beurre est bien présent. Ensuite, se joignent à l’ensemble la vanille et des épices bien marquées. En effet, le piquant du girofle et de la cannelle est bien perceptible dans le bouquet. À l’arrière-plan, on peut percevoir une petite pointe d’agrumes et d’alcool.
L’entrée en bouche est bien piquante et épicée. Avec la texture sur les parois du verre, je m’attendais à une certaine viscosité en bouche, mais elle est plutôt légère, voire aqueuse, plutôt bizarre! Quant aux saveurs, elles sont bien marquées, il y a beaucoup d’épices (cannelle, girofle, muscade), de la vanille et du caramel légèrement chauffé, le tout se mélange ensemble. En début de finale, un petit côté amer (comme un zeste d’agrumes) ainsi qu’un léger goût de seigle prennent place.
La finale débute par un picotement sur la langue et des relents d’épices, surtout la cannelle. L’amertume persiste et augmente en intensité pour finalement laisser sa place aux tanins et à un soudain assèchement de la bouche.
Finalement, tout de même un bon whisky qui, selon moi, se déguste entre amis, sans prétention. .N’ayant qu’un échantillon de 50ml, je n’ai pas pu faire plusieurs tentatives et mon expérience avec ce whisky était malheureusement limitée. Je crois qu’un petit cube de glace aurait peut-être aidé à l’adoucir, surtout en finale.
La présente dégustation est un bon exemple que, quelques fois, il faut « connaître » un peu plus ledit whisky. Lorsque je fais une dégustation de l’une de mes bouteilles, j’y goûte toujours quelques fois afin de me familiariser avec ses différentes caractéristiques. Avec ou sans eau? Un glaçon ou deux? À boire en hiver ou en été ? C’est l’une des limitations qu’apportent les échantillons, une courte expérience passagère. Ils sont intéressants car ils permettent de goûter à plusieurs produits sans nécessairement avoir à acheter la bouteille, mais en même temps cela limite grandement l’expérience globale.
Maltus 2012 – Simple Malt par Brasseurs Illimités (# 52)

Nom : Maltus – Simple Malt (Brasseurs Illimités)
Type : Liqueur de malt
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 11,9 %
Site web : http://www.brasseursillimites.com
Prix : 25$
Disponibilité : Épiceries fines et dépanneurs spécialisés
Aujourd’hui, je vous présente un autre produit de chez nous, « La Maltus » de la gamme Simple Malt des Brasseurs Illimités. Une bière cette fois ? En quelque sorte, c’est une liqueur de malt. Par contre, le maître brasseur nous suggère de plutôt la déguster comme un bon Scotch, deux doigts à la fois, et il nous ordonne : « n’allez surtout pas vous en servir une pinte bien fraîche! »
Presque sans houblon, une seule variété de malt, effervescence très faible, vieillie pendant 9 mois dans des anciens fûts de chêne ayant contenu du Kentucky Bourbon de marque Jim Beam ! Tous ces éléments réunis m’inspiraient et c’est alors que j’ai décidé de partager mon expérience avec vous.
Quant à la disponibilité de ce produit, elle est presque nulle maintenant. En effet, l’engouement des québécois pour les bières de microbrasseries pousse leurs maîtres brasseurs à se dépasser et à créer des produits de plus en plus d’exception. Le hic, c’est que ces produits spéciaux sont souvent brassés en de très petites quantités et les consommateurs aux aguets se les arrachent.
Personnellement, je suis choyé d’avoir dans ma ville un petit commerce du nom de Saveurs Unies. Une épicerie fine où l’on peut se procurer une belle variété de produits du terroir québécois ainsi que des huiles d’olives fines, vinaigres balsamiques, sels, épices, fines herbes et bien sûr, une très belle sélection de bières de microbrasseries québécoises. La boutique Saveurs Unies est fièrement tenue depuis 2010 par des gens exceptionnels. Chantal Héroux et son conjoint Stéphane communiquent bien leurs passions et connaissent à fond les produits offerts et n’hésitent pas à partager leurs découvertes avec la clientèle. En entrant dans la boutique, on se sent presque chez-soi, l’accueil y est toujours jovial et invitant. Si vous passez par Terrebonne, insérez à votre horaire un petit arrêt chez Saveurs Unies, vous ne le regretterez sûrement pas !!
Saveurs Unies
547, boul. Des Seigneurs
Terrebonne (Québec)
(450) 964-0000
Page Facebook : www.facebook.com/pages/Saveurs-Unies
C’est d’ailleurs grâce à eux que j’ai pu mettre la main sur cette bouteille. Maintenant, ouvrons cette Maltus :
Ma dégustation :
Couleur : cuivre rougeâtre, effervescence très faible
Nez : malt caramélisé et torréfié, boisé léger et vanille
Goût : malt sucré, caramel, cerises noires, vanille, boisé
Finale : sucrée mielleuse, « bourbonnée » et boisée, longue et onctueuse
La couleur est d’un cuivre profond avec des reflets rougeâtres. Au premier regard, pour une « bière », l’effervescence est plutôt faible, les bulles sont très fines et peu nombreuses mais une petite mousse demeure tout autour du verre. La texture est peu sirupeuse.
Au-dessus du verre, l’odeur sucrée du malt caramélisé et légèrement torréfié est bien présente et domine le bouquet olfactif. En arrière plan on peut constater qu’un petit combat prend place entre des parfums de vanille et de boisé, lesquels se battent pour gagner leur place.
L’entrée en bouche est sucrée et maltée et les fines bulles picotent légèrement la langue. Ensuite, un caramel légèrement brûlé accompagné de cerises noires et de fruits confits prennent place au devant. Tout comme au nez, les notes de boisés et de vanille sont présentes et chatouillent les papilles.
En début de finale, une petite sensation chaleureuse se fait sentir. En bouche, c’est un sucré un peu mielleux et boisé qui demeure. Après quelques instants, l’ensemble laisse une sensation ressemblant légèrement à un bourbon, mais en plus doux. Ensuite, le sucré du malt revient et se mélange maintenant avec une pointe légèrement amère.
Notez bien qu’une fois entamée, elle peut se conserver quelques semaines sans grande dégradation, bien entendu si on a pris soin de refermer le bouchon « swing top ».
Une très belle réussite! Elle me rappelle légèrement les bières de type « Scotch Ale » ou « Wee Heavy » qu’on aurait fait vieillir en fûts de chêne, mais la complexité et la profondeur qu’on y retrouve fait en sorte qu’elle se doit d’être classée dans une catégorie bien à part.
En effet, elle peut se servir comme un bon Scotch. Par une belle soirée d’hiver, à petite lampée, bien lentement dégustée et le tout chaleureusement accompagné 😉
The Arran Malt – Amarone Cask Finish (# 40)
Nom : The Arran Malt – Amarone Cask Finish
Type : Scotch single malt
Région : Ile d’Arran, Écosse
Taux d’alcool : 50%
Site web : www.arranwhisky.com
Prix : 60$
Disponibilité : SAQ #11544054 (plus disponible)
Pour ce scotch, la distillerie d’Arran a décidée de se lancer dans un affinage assez particulier, celui d’un vin rouge, mais pas n’importe quel vin rouge, le fameux Amarone italien. Pour savoir en quoi consiste le vin « Amarone », je vous invite à lire l’article de M. Jacques Benoît du journal La Presse sur le sujet. Une autre bonne décision de leur part, de garder leurs scotchs authentiques et naturels, sans ajout de caramel de coloration et sans filtrage à froid (non chill-filtered).
Ma dégustation :
Couleur : dorée pâle, reflets rosés, texture légère
Nez : vin rouge, fruits, alcool, céréales
Goût : tawny port, fruits, boisé
Finale : assez persistante, sucrée, légère
La couleur de ce single malt est assez particulière, la teinte plutôt dorée pâle est également garnie de reflets assez rosés, lesquelles témoignent de son séjour en barriques d’Amarone, ce fameux vin italien. La texture semble un peu légère, les jambes descendent plutôt rapidement et laissent de petites gouttelettes sur les rebords du verre.
Le nez est très intense et parfumé. Au premier plan, c’est frais et vif. Ce qui frappe en premier, c’est l’odeur d’un vin rouge mélangé à des oranges, un peu comme une bonne Sangria! La vivacité de l’alcool se fait également sentir. Par la suite, se joint un léger parfum fruité et sucré de raisins, de poire, de sucre d’orge et de zeste d’orange.
L’entrée en bouche est immédiatement sucrée. Puis, une vague de saveurs frappe comme un train! Le fruité d’un bon vin rouge, le caramélisé d’un tawny port, les fruits, le zeste d’orange aux épices. Un souffle d’alcool arrive ensuite pour se joindre à un boisé bien franc. Les papilles sont en plein travail! En entrée de finale, on finit par percevoir un certain piquant sur la langue et l’effet des tanins du bois sur les joues.
En ajoutant un peu d’eau, les saveurs s’adoucissent et on peut percevoir une petite touche céréalière à l’arrière plan.
La finale est franche, boisée et sucrée. Le bois prend maintenant beaucoup de place et les arômes de vins deviennent de plus en plus celles d’un tawny. Par contre, ces saveurs sucrées et fruitées se dissipent assez rapidement pour ne laisser que la sensation du bois en bouche.
C’est mon deuxième Arran, le premier était le 10 ans (voir ma fiche ICI) et encore une fois, cette toute jeune distillerie m’impressionne! Je me demande ce que les autres « Cask finisk » ont à offrir, Bourbon et Sherry, deux mots qui déjà m’inspirent beaucoup! Malheureusement le Amarone Cask Finish n’est plus disponible à la SAQ, mais qui sait peut-être reviendra-t-il? Et s’il était appelé à revenir, malgré une finale un peu courte, je vous le recommande fortement, une bien belle expérience!
Collingwood (# 31)
Nom : Collingwood
Type : Whisky Canadien (blend)
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : http://www.collingwoodwhisky.com
Prix : 29,95$
Disponibilité : LCBO #244186
Le whisky canadien Collingwood est distillé par Canadian Mist Distillery. Cette dernière est la propriété du géant américain Brown-Forman laquelle détient entre autres les marques Jack Daniel’s, Woodford Reserve et Southern Comfort.
Canadian Mist Distillery est située dans la ville de Collingwood en Ontario. Elle puise ses eaux dans la baie de Nottawasaga. Cette baie est située dans le sud de sa plus grande sœur, la majestueuse baie de Georgie, laquelle fait partie du lac Huron, l’un des «Grands Lacs », qui, à eux seuls contiennent plus de 20% de toute l’eau douce sur Terre! Bon, assez de géographie.
Le Collingwood est issu d’une triple distillation et d’une maturation en fut de chêne blanc américain. Après la période de maturation nécessaire, les barriques sont ensuite transférées dans une gigantesque cuve en inox pour le mariage. La particularité de ce whisky se trouve à cette étape, des douelles (staves) d’érables légèrement grillées sont ajoutées pour la deuxième période de maturation ajoutant une couche supplémentaire de saveurs et de complexité. Ce procédé me rappelle un peu celui du Bourbon Maker’s 46.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre reflets rosés, texture moyenne
Nez : fruits rouges (cerises, framboises), vanille, un peu « bourboné »
Goût : Cerises noires, érable et épices
Finale : épicée, sucrée, assez courte
La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre intense et démontre des reflets tirant légèrement sur le rosé. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes se dissipent rapidement et finissent par se transformer en petites gouttelettes sur les rebords du verre.
Au nez, c’est bien présent, sucré et épicé. On sent également les fruits rouges, plus particulièrement les cerises et framboise fraîches. Une vanille légèrement grillée se mélange à ces odeurs fruitées. Viennent ensuite des effluves d’épices et de céréales qui me rappellent les Bourbons.
En bouche, c’est bien agréable, pas trop agressif, mais pas trop délicat non plus. Encore les fruits rouges avec une prédominance de cette fameuse cerise noire qui revient en bouche. Une légère pointe d’érable sucré et fumé fait surface et vient se mélanger à ces saveurs fruitées. En ouverture de finale les épices tels la muscade, la cannelle et le poivre sont bien marquées et prennent bien leur place en ce début de finale.
La finale est bien marquée par les épices et un léger piquant poivré. Par la suite, les épices s’adoucissent, sans nécessairement disparaître, et puis un retour du sucré, qui cette fois, est plus du côté de la vanille que de l’érable. Cette finale est malheureusement un peu trop courte.
C’est un bon whisky canadien qui offre des saveurs intéressantes et un peu différente, le whisky en soit « sonne » un peu comme un Bourbon mais plus doux. Est-ce que les demandes et exigences de Brown-Forman y seraient pour quelque chose? Aussi, j’aurais bien aimé que le goût d’érable soit beaucoup plus dominant, plus au premier plan, mais il arrive plutôt en renfort.





