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Dégustation Express – Vacances 2012 (# 32, 33, 34 et 35)

Pour la deuxième édition, la petite famille se dirige vers la côte Est américaine, dans la région de Cape Cod. Petit changement cette année, nous serons en camping! Effectivement nous avons fait l’acquisition d’une belle tente roulotte! Plein air et feu de camp seront au rendez-vous.

Nous avons débuté par deux nuits au North Beach Campground près de Burlington. Au programme, visite de Burlington et de la route menant à Stowe, petit arrêt à la fabrique Ben & Jerry et magasinage.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers Cape Cod pour un séjour de quatre nuits au Cape Cod Camp Resort & Cabins.

Cette année encore je vais opter pour des miniatures car j’aime bien la belle variété que cela procure.

Donc voici les miniatures que j’ai trouvées pour l’Édition 2012 :

Chivas Regal 12 ans, Johnnie Walker Black Label (12 ans), Gentleman Jack et Old Grand Dad Whiskey.

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13 et 14 juillet, Burlington, VT

Petite pause whisky. En fait, par manque de temps, je n’ai pas pu faire la tournée de « Liquor Store » afin de dénicher la perle rare car les vacances en famille sont quand même la priorité! Flânage et magasinage sur Church St., dîner et souper sur terrasse, visite de Waterburry, de Stowe et bien sur de la fabrique de Ben & Jerry. Pour terminer les soirées, feu de camp en famille ! Côté rafraîchissement, avec toute cette chaleur, nous avons opté pour le Summer Pack de Samuel Adams (incluant la Summer Ale, la East-West Kolsh, la Belgian Session, la Noble Pils, la Cherry Wheat et la Boston Lager)

Petite suggestion, le Whisky Room (176, College St.), qui offre plus de 150 sortes de whiskies, me semble une belle destination pour tout amateur de whiskies qui serait de passage à Burlington. Je dis « me semble » car avec ma petite fille de 5 ans, le moment était mal choisi pour se permettre de siroter quelques malts, mais une prochaine fois…

Coté camping, je ne recommande vraiment pas le North Beach Campground. Le personnel y est peu courtois et encore moins accueillant. Les sites sont majoritairement très étroits et mal aménagés, douches et toilettes plutôt médiocres, il y a sûrement mieux dans la région.

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15 juillet 2012, Cape Cod MA

Aujourd’hui, 3e journée des vacances, chaud et humide 36 degrés et avec l’humidex on devait frôler les 40 degrés. Nous quittons de Burlington pour nous rendre dans la région de Cape Cod. Sur l’Interstate 93, petit arrêt au renommé New Hampshire Liquor. Achat des miniatures, mais je suis un peu déçu des choix… et trouvaille d’un Laphroaig Triple Wood! Ah! là par contre je suis bien content!

Pour terminer cette soirée assez chaude mais surtout très humide, je vais me laisser tenter par un petit blend.

Chivas Regal 12 ans (# 32)

40%

Nez: Raisins secs Sun-Maid, caramel brûlé, fumée très légère.

Goût: Sucré et malté, fruits rouges et miel

Finale: moyennement longue, légèrement amère et sucrée. Laisse une certaine fraîcheur en bouche, laquelle est bien apprécié par cette canicule !

Avec son 12 ans, Chivas Regal nous offre ce qu’il y a de plus classique, ce à quoi un blend devrait goûter et c’est quand même assez bien réussi. Il se prend bien, tout doucement et se laisse apprécier. L’ajout d’eau ne change pas grand chose…peut-être de la glace ?

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16 et 17 juillet 2012, Cape Cod MA

Décidément la chaleur et l’humidité accablante ont toutes deux décidé de nous suivre! Beaucoup trop chaud pour vraiment apprécier un whisky! Par contre, la bière est assez bonne! Découverte de magnifiques bières qui, malheureusement ne sont pas disponible au Québec.   La Rock Art Brewery – Vermonster. Avec 10% d’alcool et un IBU de 100! Wow! Ça coupe la soif d’un coup sec!

J’ai aussi finalement pu déguster la mythique Dogfish Head – 90 minutes IPA, certains disent que « perhaps the best IPA in America » !

Effectivement, un délice! En équilibre, le malt caramélisé, des notes d’agrumes et de houblon bien amer se marient à merveille.

Décision familiale, trop de chaleur, nous plions bagages une journée plus tôt…

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19 juillet 2012

De retour à la maison, c’est beaucoup plus frais au Québec et surtout sans l’humidité accablante! Relax, ménage de la tente-roulotte, entretien du terrain et petit souper en famille !

Johnnie Walker – Black Label 12 ans (# 33)

40%

Nez: sucré et tourbé, assez intense.

Goût: les épices, la fumée et la tourbe sont toutes assez présentes et très bien balancées entre elles.

Finale: moyennement longue, fumée légère accompagnée d’un fruité qui apporte un équilibre au tout.

Un autre bon blend, qui, avec ses saveurs plus robustes et sauvages se retrouve plus dans ma palette que le Chivas Regal 12 ans.

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21 juillet 2012

Journée de vacances relaxe à la maison…

Gentleman Jack (# 34)

40%

Nez: Ça sent le « Jack », mais un peu plus sucré et fruité, la cerise est bien présente avec une pointe de caramel brûlé.

Goût: Il est définitivement plus doux que le Jack Daniel’s original. On y retrouve son goût original, mais la robustesse habituelle est remplacée par les fruits, particulièrement les cerises. Beau caramel aux cerises en arrivée de finale.

Finale: Assez courte et fruitée, avec le léger goût habituel de « Jack » qui reste en arrière goût.

Hé bien après avoir rencontré ce Gentilhomme, je dois avouer que le « bon vieux Jack » a pris un coup. Le Gentilhomme est définitivement plus agréable à siroter, mais serait il assez imposant pour tenir tête à l’éternel compagnon de Jack, le Coca-Cola?

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23 juillet 2012

Une autre petite journée bien tranquille et agréable de vacances. 22 km de vélo en famille sur la Trans-Terrebonne, baignade à la maison et finalement souper très agréable à la fameuse pizzeria Napoletana dans la petite Italie.

Old Grand-Dad Whiskey (#35)

43%

Nez: cerises, cannelle, zeste d’orange

Goût: caramel crémeux aux fruits, épices à gâteau, cerises, prunes.

Finale: piquante, épicée et chaude (alcool), les fruits demeurent longuement.

Belle découverte, je m’attendais vraiment à rien. Beau Bourbon, qui, pour le prix, me semble bien à la hauteur et pourrait facilement rivaliser avec d’autres qui sont un peu plus chers…

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Les quatre dégustations étaient toutes bien intéressantes. Les deux écossais (Johnnie et Chivas) m’étaient déjà familiers et sont demeurés agréables mais sans surprise. Par contre, le Gentleman Jack, dont j’avais déjà entendu parler mais jamais goûté, m’a agréablement surpris. Une version plus raffinée et plus agréable à déguster que le « Old No. 7 ». Pour le Old Grand-Dad, définitivement magnifique pour le prix payé. Il était la moitié du prix du Gentleman Jack et trois fois moins cher que les deux Scotch. Points bonus pour le Gentleman Jack pour la présentation, belle bouteille, laquelle était la seule en vitre.

Alors, le grand gagnant de cette petite dégustation estivale 2012 est le Gentleman Jack, un whiskey agréable, qui offre un léger raffinement par rapport au « Old No. 7 » et pour lequel mes attentes étaient plutôt moyennes et qui a su me surprendre agréablement.

Isle of Jura – 16 ans (# 26)


 


Nom : Isle of Jura – 16 ans

Type : Scotch single malt

Région : Île de Jura, Écosse

Taux d’alcool : 43%

Site web : www.isleofjura.com

Prix : 68,99$US Total Wine de Miami

Disponibilité : Pas disponible à la SAQ

 

 

La distillerie de l’Île de Jura, a été fondé en 1810 par Archibald Campbel et portait originalement le nom de « Small Isles Distillery ». Au fil des décennies elle changea souvent de propriétaire et fut même détruite au début du XXe siècle. Finalement elle sera reconstruite au début des années soixante. La distillerie comme nous la connaissons aujourd’hui a été inaugurée le 23 avril 1963. À ses débuts, elle produisait des scotchs très tourbés, tout comme les distilleries se trouvant chez sa voisine immédiate, l’île d’Islay.

Ma dégustation :

Couleur : cuivrée, reflets orangés, texture assez sirupeuse

Nez : agrumes, cèdres, sucré (à la Bourbon)

Goût : pin, cèdre, toffee vanille et épices

Finale : assez courte, amère et sucrée

La couleur est d’un cuivré assez orangé et le liquide a une texture très sirupeuse, voir huileuse.

Au nez, c’est plutôt discret, on peut légèrement sentir les agrumes ainsi qu’une odeur légèrement résineuse, un peu comme le cèdre, mais pas les branches, plutôt la planche de cèdre. C’est également légèrement sucré comme un « toffee » vanillé, semblable à un Bourbon, mais pas aussi présent.

D’entrée de jeu, le whisky est frais et vif et sa texture en bouche est assez sirupeuse et tapisse la langue aisément. À cette sensation, s’ajoute le goût des agrumes (orange et citron) lesquels sont par contre assez discrets. Vient ensuite un très subtil goût de « sapinage », d’aiguilles de pin, de branches de cèdre. Puis, c’est sucré, comme un caramel mou à la vanille et aux épices.

La finale est franche mais courte, elle laisse une légère amertume (style café ou cacao?) laquelle se mélange avec un sucré rappelant encore un peu le Bourbon, mais sans toutes ses subtilités.

Un scotch pas mauvais, mais pas explosif non plus. Pour un 16 ans, je m’attendais à plus de corps, plus de charpente et plus de complexité. De belles subtilités mais plutôt isolées et difficiles à ressortir. Avec les souvenirs que j’ai du 10 ans, ce 16 ans me créait des attentes et me laissait entrevoir un scotch mémorable. Je crois que je me dois de goûter à nouveau au 10 ans car actuellement, j’en conclus que ce 16 ans est peut être une légère déception.  À suivre…

Booker’s True Barrel Bourbon (# 24)

024 F Booker's True Barrel

Nom : Booker’s True Barrel Bourbon (7 ans 11 mois, batch # B96-L-23)

Type : Straight Bourbon

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 63,4%

Site web : http://www.smallbatch.com/bookers

Prix : 58$ à la SAQ

Disponibilité : Plus disponible pour le moment, devrait revenir à l’automne

M. Booker Noe est le « Master Distiller » pour James B. Beam Distilling Co et cette version serait son whiskey signature. S’inspirant d’une tradition vieille de 200 ans, Booker Noe prépara cette édition pour la première fois en 1992 afin d’en faire un cadeau des Fêtes pour ses amis proches. Ce « True Barrel Bourbon » serait le premier Bourbon à être embouteillé directement de la barrique, non dilué, non filtré. Il a été vieilli pour une période de sept ans et onze mois et la présente bouteille porte le numéro « B96-L-23 ».

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé reflets rougeâtres

Nez : caramel au beurre, épicé, fruité

Goût : caramel, pain d’épices, fruits

Finale : anesthésiante, caramel épicé

La couleur est des plus typiques, un beau cuivre foncé avec des reflets orangés et rougeâtres. Puisque c’est un « straight Bourbon », aucun agent de coloration n’a été ajouté, c’est donc la couleur naturelle de ce Bourbon. Il est moyennement sirupeux et je dois avouer que cela me surprend légèrement.

Au nez, ouf!, il faut faire attention d’entrée de jeu, les vapeurs d’alcool sont fortes dans le verre, mais derrière se cache un agréable caramel au beurre. En y allant plus prudemment, on peut percevoir des notes d’épices comme la cannelle et la muscade. Les fruits, entre autre la pêche ainsi que le maïs se mélangent au tout et donnent une odeur des plus racées, typiquement Bourbon. L’ajout d’eau neutralise les vapeurs d’alcool, ce qui aide aux autres odeurs à prendre plus de place.

L’entrée en bouche se fait plutôt agressive, on ressent immédiatement l’alcool, c’est très présent et ça brûle dans le nez! Mais après ce stade, de merveilleuses saveurs prennent place partout en bouche, le caramel, le pain d’épices, les fruits et une chaleur au fond de l’âme se fait sentir. Les tanins sur la langue et les joues sont également bien présents et en arrière-plan, une subtile réglisse noire tente de se frayer un chemin. Bref c’est complet ! En étant plus prudent et en prenant de plus petites gorgées, l’alcool se contrôle beaucoup mieux et on peut profiter pleinement de toutes ces merveilleuses saveurs. En ajoutant de l’eau, c’est beaucoup plus domestiqué. Plus agréable? Je n’en suis pas certain, par contre c’est pas mal moins agressif. Personnellement, je préfère les plus petites gorgées « full flavor »!

La finale laisse un sentiment d’engourdissement dans la bouche. Est-ce l’alcool qui a un effet anesthésiant ou bien ce sont les tanins du bois qui sont encore bien présents ? Par la suite un doux caramel au beurre légèrement épicé prend place pour un bon moment.

Un excellent Bourbon, qui nous fait vivre une expérience « cask strength » au sens propre du mot. Brut, robuste et brûlant. Il faut y aller avec prudence car il ne pardonne pas. L’ajout d’eau adoucit légèrement le tout, mais personnellement je préfère le garder bien brut et user de plus de prudence!!

Jack Daniel’s Old No. 7 (# 22)


Nom : Jack Daniel’s Old No.7

Type : Tennessee Whiskey (sour mash)

Région : Tennessee, États-Unis

Taux d’alcool : 40%

Site web : http://www.jackdaniels.com/

Prix : 29,80$

Disponibilité : SAQ 00041384

 


Le bon vieux « Jack », vous y avez sûrement déjà goûté, sur glace, en « shooter », avec du Coke ou dans d’autres mélanges de boissons. Il n’est pas un Bourbon, et n’osez pas l’appeler ainsi à Lynchburg où il est distillé, vous serez « lynché » sur place!  C’est plutôt un Tennessee whiskey.  En effet, comme je l’expliquais sur ma page à propos du Bourbon, lors de sa création, une étape supplémentaire a été ajoutée, laquelle se nomme le « Lincoln County Process ».  Ce procédé consiste à filtrer le liquide dans une épaisse couche de charbon de bois d’érable avant la mise en barriques pour le vieillissement. Cette étape adoucirait le whiskey.

Ma dégustation :

Couleur : cuivrée pâle

Nez : fruité, sucré, aigre, bois brûlé

Goût : sucré, épices, aigreur, vanille

Finale : sèche et courte

D’une couleur cuivrée assez pâle et très peu sirupeux, les coulisses ne tardent pas à redescendre le long des parois du verre.

Le nez est plutôt timide, légèrement fruité (cerises) et sucré tout en ayant une touche assez aigre, l’odeur très typique au Jack Daniel’s. Ensuite apparaissent le bois brûlé, le caramel et la vanille, le tout assez subtil.

En bouche, c’est légèrement sucré et épicé accompagné par le caramel et la vanille.  Il y a aussi une amertume ou une aigreur en bouche assez soutenue.  La brûlure d’alcool est aussi assez présente et c’est un peu surprenant pour un whiskey à « seulement » 40%.

La finale est franche et sèche mais beaucoup trop courte, elle se termine sur l’amertume et l’aigreur très typique de ce whiskey, ce qui a un peu fait la marque de Jack Daniel’s au fil des ans.

Pour conclure, c’est un whiskey de tous les jours, plutôt unidimensionnel, les bonnes notes sont là mais rien ne semble se démarquer, mis à part peut-être cette aigreur typique. Il ne décoiffe pas vraiment, mais entre amis au bord d’un feu de camp, un bon «Jack & Coke», comme un de mes amis dirait, « ça fait la job »!

Maker’s 46 (# 20)

020 F Makers 46Nom : Maker’s 46

Type : Bourbon 

Région : Kentucky, États-Unis

Taux d’alcool : 47%

Site web : www.makersmark.com/makers46

Prix : 50$ (payé 23$ Maine US)

Disponibilité : SAQ #11467204

La distillerie de Maker’s Mark débuta ses opérations en 1954, lorsque T. William Samuels Senior acheta une distillerie du nom de « Burk’s Distillery » dans la ville de Loretto, Kentucky. C’est en 1958 que la première bouteille de Maker’s Mark fut embouteillée et porta le fameux sceau en cire rouge. Pendant plus de cinq décennies, le Maker’s Mark fut embouteillé selon la même recette et sans qu’aucune autre variante ne soit produite par la distillerie.

Puis, en 2009, pour la première fois de son histoire, un nouveau produit fait son apparition avec le fameux sceau de cire rouge, le Maker’s 46. Un Bourbon auquel des bâtonnets de chêne carbonisés ont été ajoutés dans la barrique en cours de vieillissement. La présentation est vraiment réussie, avec ses formes plus arrondies, la bouteille fait très sexy…!

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, texture sirupeuse

Nez : butterscotch, cannelle, érable, fruité

Goût : épices, fruité (cerises, pêches) boisé

Finale : sucrée, cannelle, vanille, bois brûlé

D’un ambre rougeâtre et très cuivré, on peut dire que pour un Bourbon, c’est assez représentatif, une belle couleur qui est très « Bourbon »!  La texture est aussi assez onctueuse et sirupeuse, les coulisses sur le rebord du verre semblent se figer en place.

Au nez, un caramel (butterscotch) assez présent, un peu d’épices (cannelle) se mélange avec le sirop d’érable foncé, ça me rappelle un peu le bon pain doré d’un beau dimanche matin ensoleillé! Il semble y avoir une petite touche fruitée en arrière plan. Ça sent comme un bon Bourbon!

En bouche, c’est une chaleur explosive d’épices et de fruits. En effet, la cannelle et la muscade sont incorporées à une sensation de chaleur (47% d’alcool) et le tout s’apprête à accueillir des saveurs fruitées telles les cerises mûres et les pêches en conserve. Les tanins du bois sont également bien présents et prennent toute la place sur la langue et les joues. Le maïs et la vanille typique du Bourbon se font enfin percevoir, mais c’est plutôt à l’arrière plan.

La finale est assez sucrée, comme un bon Bourbon. Le sirop d’érable foncé et une cannelle envoûtante se mélangent finalement avec un soupçon de vanille et de bois brûlé. La finale est moyennement longue mais les tanins demeurent un bon moment.

En révisant mes notes express lors de mes vacances cet été, je constate que le Maker’s 46 est une version un peu plus complexe et intéressante que le Maker’s Mark original que j’avais dégusté à ce moment. Finalement, les 12,25$ supplémentaires à la SAQ pour le Maker’s 46 sont, selon moi, un bon investissement.

Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish (# 17)

Crédit Photo: Québec Whisky
Nom : Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish

Type : Scotch single malt (cask strength)

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 53,5%

Site web : www.bowmore.com

Prix : 126$

Disponibilité : SAQ #11064739

 

 

Petite histoire :

Ce Bowmore âgé de 16 ansfait partie d’une série spéciale de « cask finish ». Celui-ci est fini dans des barriques ayant contenu du vin de Bordeaux (les autres éditions étant Bourbon, Oloroso et Porto). Il a été distillé en 1992 puis mis en barriques de Bourbon pour une durée de six ans. Ensuite, le 20 novembre 1998 il fut transféré dans des fûts ayant contenu du vin de Bordeaux pour un autre dix ans. En Juillet 2008, ayant atteint son apogée, il fut alors embouteillé à la « puissance du fût », non altéré de 53,5%.

Ma dégustation :

Couleur : ambre foncé, reflets cuivrés

Nez : Fumée légère, fruits rouges (cerises, framboises), butterscotch

Goût : Sucré et légèrement tourbé, boisé, vin (complexe)

Finale : Caramel, fumée, saline, tourbe persistante

De couleur ambre plutôt foncé avec de beaux reflets cuivrés. Ce scotch est également assez sirupeux tout en laissant de belles « jambes » sur les rebords du verre.

Au nez, l’odeur d’une fumée légère entre en jeu avec celle des petits fruits rouges comme la cerise mure et la framboise. Le butterscotch et un petit bord de mer légèrement salin font leur apparition à l’arrière plan.

L’entrée en bouche est plutôt sucrée mais est vite bousculée par la tourbe et la fumée qui, malgré leur délicatesse prennent maintenant toute la place. Puis le boisé et ses tanins se joignent à cette danse plutôt complexe. Ce petit boisé (oaky) est accompagné d’une sensation de vin, je dirais plutôt de porto tawny (un peu caramel). Toutes ces saveurs semblent bien balancées. Aussi, malgré ses 53,5% d’alcool, la brûlure est quand même très minime.

La finale persiste pour l’éternité!, enfin presque. Le porto-caramel se mélange avec la fumée et la tourbe, cette dernière revient avec un salin maintenant très perceptible.

Un scotch single malt tout de même très complexe pour mon palais si peu expérimenté. Un apprentissage très enrichissant et plaisant. J’avais ce scotch depuis un certain temps sans l’avoir vraiment dégusté à fond! Maintenant que c’est fait, je constate qu’il est bien dommage qu’il m’en reste à peine pour un service!

Quatre nouvelles sections !!

Bonjour,

Beaucoup de travail depuis quelques semaines… mais j’ai finalement terminé la section « Les Whiskies » ainsi que ses sous-sections sur les « Single malts », les « Blended/Vatted » et le « Bourbon ».

Vous pouvez maintenant les trouver dans la page d’accueil dans l’onglet « Les Whiskies » ou en cliquant sur ces liens:

Les Whiskies

Single Malt

Blended/Vatted

Le Bourbon

La prochaine section sur laquelle je vais travailler sera sûrement un petit lexique aidant à comprendre les divers termes utilisés dans le merveilleux monde des whiskies !!

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et questions !

Frank