Archives de catégorie : Écosse

Wemyss Malts – Peat Chimney 8 ans (# 47)

Wemyss Peat Chimney 8 ans

Nom : Wemyss Malts – Peat Chimney 8 ans 

Type : Blended malts (vatted) 

Région : Écosse 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.wemyssmalts.com 

Prix : 54,50$

Disponibilité : SAQ #11607844

 Aujourd’hui je vous présente un « blended malts whisky ». Le terme « blended malts » est en fait la nouvelle désignation qui remplace l’ancienne «vatted malts ». Je vous invite à lire quelques lignes sur le sujet dans ma section « Les Whiskies » qui se trouve dans le menu ci haut ou en cliquant directement ici :blended/vatted.  Personnellement, j’aimais mieux l’ancienne désignation (vatted malt) qui portait un peu moins à confusion. 

Wemyss Malts (prononcé «weems ») est un embouteilleur indépendant, tout comme Gordon & MacPhail ou Signatory. Wemyss offre présentement deux lignes de produits, les « blended malts » et les « single cask ». Tant pour l’un que pour l’autre, la particularité chez Wemyss c’est le nom donné aux différents embouteillages. En effet le nom reflète le profil des parfums et saveurs du liquide se trouvant dans l’embouteillage en question. À titre d’exemple, l’un de leurs « single Highland Scotch whisky 1989 », le nom de l’embouteillage est « The Fruit Bowl », cela informa alors le consommateur d’un scotch des Highlands qui devrait être plutôt fruité. Il en est de même pour la série « blended malts »  8 ans et 12 ans. 

Aujourd’hui je déguste le « Peat Chimney » 8 ans.  Après quelques recherches sur le web, ce whisky serait composé de 16 single malts différents dont une bonne part des scotch proviennent de la magnifique distillerie de Caol Ila situé sur l’Ile d’Islay.  Maintenant, vérifions si c’est bien une « Cheminée de tourbe ». 

Ma dégustation : 

Couleur : or pâle, reflets dorés, texture moyenne

Nez : fumé, tourbé, citron, mie de pain

Goût : citron, tourbe, fumée, caramel

Finale : fumée, tourbée, amer

Ce scotch est d’une belle couleur or assez pâle et lorsque la lumière passe au travers du liquide, elle laisse des reflets dorés très éclatants. La texture semble quand même assez dense, les coulisses laissées sur le rebord du verre sont quand même bien définies et prennent quelques instants avant de redescendre. 

Au-dessus du verre, c’est la tourbe et une fumée légère qui nous accueillent. Ensuite, le zeste de citron et quelques notes florales et sucrées accompagnent maintenant cette tourbe. À l’arrière-plan on sent une douce odeur de mie pain frais et de noisettes. Tout cela donne un mélange tout en finesse mais laissant transparaître une certaine robustesse.

Dès l’entrée en bouche, c’est légèrement citronné et amer, puis l’attaque de la tourbe légèrement sucrée et la fumée prennent maintenant position et dominent les saveurs. Ensuite, la tourbe et la fumée se mélangent avec des notes de zeste d’agrumes et de fruits rouges. Un caramel butterscotch légèrement brûlé et vanillé fait également acte de présence à l’arrière-plan. L’amertume des agrumes revient pour s’installer en finale.

La finale, je dois le dire, est bien longue et persistante. En effet, l’amertume perdure et on a droit à un retour de la fumée et de la tourbe, lesquelles prennent maintenant toute la place et c’est bien agréable. 

Côté tourbe, c’est sûr que ce n’est pas un « peat monster » comme certains Ardbeg ou Laphroaig, mais c’est bien balancé et très agréable. Il y a un bel équilibre entre les notes tourbées, fumées et sucrées. Franchement, pour le prix, je suis agréablement surpris! Belle réussite! 

J’aimerais bien le comparer avec le Big Peat, un autre « vatted » qui a une bonne réputation pour son côté tourbé, lequel se vend tout de même près de 75$.

Highland Park 8 ans – The MacPhail’s Collection (# 46)

Highland Park 8 G&MP

Nom : Highland Park 8 ans – The MacPhail’s Collection 

Type : Scotch single malt 

Région : Les Orcades, Écosse 

Taux d’alcool : 43% 

Site web : http://www.gordonandmacphail.com 

Prix : 34$ US 

Disponibilité : Pas disponible à la SAQ

La compagnie Gordon & MacPhail fut fondée en 1895 par James Gordon et John MacPhail. La compagnie est située dans la ville d’Elgin dans le Speyside, la région d’Écosse où l’on retrouve une très grande quantité de distilleries. Gordon & MacPhail se spécialise maintenant dans l’embouteillage indépendant de scotchs provenant de diverses distilleries d’Écosse. Tant pour ses single malts que pour ses blends, les scotchs choisis par Gordon & MacPhail sont toujours d’une grande qualité. Mais elle n’a pas toujours œuvré dans l’embouteillage indépendant, initialement, elle était un magasin général-épicerie, lequel est toujours en fonction de nos jours. Le magasin est composé d’un restaurant, d’une épicerie et d’une section vins/spiritueux où l’on peut s’y procurer la gamme quasi complète de leurs embouteillages. Aussi, dans son « Whisky Room », on y retrouve l’une des plus grandes collections de whiskies au monde.

La compagnie est également propriétaire de la distillerie Benromach.

Le scotch whisky pour cette fiche provient de tonneaux de la distillerie Highland Park et la mention d’âge indique 8 ans.

Fait intéressant, sur le site de G&M, cette bouteille est annoncée à 40% d’alcool alors que la mienne indique 43%? Bizarre, la même situation s’est produite pour ma bouteille de Glenmorangie 10 ans? Les deux achetées aux États-Unis.

Couleur : ambre pâle avec reflets dorés, texture légère

Nez : miel, agrumes, tourbe légère

Goût : malt, citron-miel, tourbe

Finale : malt, miel, café, assez courte

D’une couleur moyennement ambrée avec des reflets tirant sur le doré, ce scotch à un beau teint qui plaît à l’œil. Côté texture, elle semble plutôt légère et très peu sirupeuse, voir aqueuse. En effet les coulisses sont très fines et ne demeurent pas en place bien longtemps.

Au nez, c’est assez sucré, frais et herbacé. Une pointe de tourbe et de fumée fait son apparition, mais vraiment en toute subtilité. Le sucre est mielleux, la fraîcheur est celle apportée par des fruits et des agrumes fraîchement coupés. Le côté herbacé se mélange à la tourbe et à la fumée à l’arrière-plan.

En bouche, la texture est en effet assez mince. La sensation de fraîcheur est par contre immédiate. Le malt, la poire et le citron-miel sont au premier plan et dominent. Un petit élan de tourbe et d’expresso semble vouloir prendre une place plutôt discrète. Malgré son 43%, l’alcool est quand même assez perceptible.

La finale est plutôt mince et assez courte. Le sucré du malt et du miel sont bien présents et graduellement l’amertume du café et une pointe de tourbe font leur apparition, puis soudainement, plus rien. Une coupure assez particulière et surprenante.

Je ne dirais pas que ce scotch est unidimensionnel, mais disons qu’il semble un peu « mince » et en jeunesse. Peut-être qu’un embouteillage à 46% aurait pu lui donner un peu plus de corps? Mais pour 34$ américain, il ne faut pas non plus être trop exigent!

Highland Park – Valhalla Collection « Thor » 16 ans (# 45)

 

 

Nom : Highland Park – Valhalla Collection «Thor» 16 ans

Type : Scotch single malt

Région : Les Orcades, Écosse

Taux d’alcool : 52,1%

Site web : http://www.whiskyofthegods.com

Prix : 250$

Disponibilité : SAQ# 11805445 (fin 2012/début 2013, 60 bouteilles)

Fondée en 1798, la distillerie Highland Park est située à Kirkwall dans les Iles Orcades (Orkney Islands). Situées tout au nord de l’Écosse, ces îles étant initialement un territoire Viking. Afin de rendre hommage à ses origines, la distillerie s’apprête à lancer la collection « Valhalla » (nom donné au lieu de repos éternel des guerriers), laquelle sera composée d’une expression représentant chacun des dieux Viking suivant : Odin, Freya, Loki et Thor. 

Odin est le chef des dieux, il est également le dieu de la guerre, de la mort, de la poésie et de la magie. Freya est la déesse de la fertilité, de l’amour et de la beauté. Loki quant à lui n’est apparemment pas un dieu proprement dit et il est souvent associé à la tricherie, la malice et la trahison. Thor, quant à lui est le dieu du tonnerre et de la guerre. La première expression de la Collection Valhalla est « Thor ».

Un soir, venant de nulle part, j’ai reçu un coup à la tête et j’ai perdu connaissance. À mon réveil, je me suis aperçu que j’avais été frappé à la tête par le marteau de guerre de Thor lui-même! Pour admettre son erreur et en guise de compensation, Thor laissa dans mon verre Glencairn un échantillon de ce nectar des Dieux. Voici mes commentaires rapides !

Ma dégustation :

Couleur : Dorée pâle, moyennement sirupeux

Nez : Sucré du miel et de la vanille, fruits verts telles la pomme Granny Smith ou la poire Bartlett pas encore mûre.

Goût : Les fruits verts sont encore bien présents, surtout la pomme Granny Smith. La cannelle, la muscade et le gingembre se mélangent à ces fruits. La vanille refait surface en compagnie d’une tourbe plutôt timide, laquelle n’est pas vraiment fumée. Les épices sont maintenant très présentes et laissent une sensation râpeuse et sèche en bouche. Enfin, le sucré du miel et la fumée font leurs apparition, un régal! 

Finale : Sucrée, épicée, légèrement tourbée et fumée, sèche et assez longue, cette finale est bien complexe.

Un scotch, complexe et compliqué à déchiffrer. En même temps tellement bon! L’expérience était des plus intéressantes, j’aurais bien aimé prendre un bon moment pour en apprécier toute la complexité. 

Une note bonus pour la présentation de son emballage, qui est, selon moi, une œuvre d’art en soi!

Et merci à Thor pour cette compensation qui dépassait largement le préjudice causé !

Premier évènement du Club Whisky Montréal ! (#41, 42, 43, 44)

Lundi le 15 octobre 2012 en soirée, à la salle Mandoline du Marché Jean-Talon, se tenait le tout premier événement du nouveau Club Whisky Montréal.  Le club devrait officiellement voir le jour en janvier 2013.  En attendant, afin de se faire connaître, d’attirer l’attention des amateurs de whiskies et d’offrir aux futurs membres intéressés une expérience de dégustation organisée par un Club, les organisateurs décidèrent de faire une soirée ouverte à tous. Les amateurs pouvaient s’inscrire via l’adresse web du club : www.whiskymontreal.ca

Pour les intéressés, le club a également une page Facebook :

http://www.facebook.com/WhiskyMontreal

et vous pouvez également les suivre sur Twitter : @WhiskyMontreal

Pour cette séance, les amateurs se trouvaient en compagnie de nul autre que Monsieur Marc Laverdière, Ambassadeur au Canada des distilleries The Macallan et Highland Park !

Je me suis donc sacrifié pour vous et je me suis inscrit à cette soirée !

Au cours de la soirée, M. Laverdière a parlé entre autres des différentes étapes et facettes de la fabrication du whisky, les différences entre les alambics plus courts et plus longs et l’impact qu’ils ont sur le distillat (white dog), l’influence de la barrique dans le produit final.  Bref un beau petit cours sur l’art de faire du whisky.

Pour cette soirée, quatre produits ont été présentés :

  • The Macallan 12 ans
  • The Macallan 15 ans Fine Oak
  • The Macallan Cask Strengtht (10 ans)
  • Highland Park 18 ans

Site web de ces deux distilleries :

http://www.themacallan.com/
http://www.highlandpark.co.uk

Tout en donnant une description de ces scotchs, il faisait la dégustation et décrivait à l’audience les arômes, les goûts, les textures et les sensations en bouche.  Les participants buvaient autant ses scotchs que ses paroles.  Entre chaque expression, M. Laverdière prenait également le temps de répondre aux questions des amateurs.  Une très belle soirée, intéressante et éducative!

Voici alors mes appréciations pour ces quatre scotchs :

Macallan 12 ans (# 41)
Taux d’alcool : 40%
Prix : 89,75$
Disponibilité : SAQ #00186429

Couleur : Dorée ambrée, assez sirupeux

Nez : Assez fruité, également, un caramel au beurre et à la vanille se mélange à des notes d’épices.

Goût : Les abricots et les raisins secs se mélangent à un caramel légèrement brûlé.  Un soupçon de cannelle bien épicée tapisse la langue.

Finale : Assez longue avec des notes de chocolat noir amer, le sucré du caramel reviens avec une touche de boisé.

Un scotch qui descend bien, assez copulant mais sans être costaud, il prend bien sa place.  Belle suggestion pour s’initier.

—————–

Macallan 15 ans Fine Oak (# 42)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 131$
Disponibilité : SAQ #10797017

Couleur : Dorée pâle, peu sirupeux

Nez : Au-dessus du verre, c’est doux, frais et délicat.  Un fruité telle une poire fraîchement coupée se joint à un sucre malté et vanillé.

Goût : Il est très crémeux en bouche.  La vanille prend place au côté d’un sucré de fruits en conserve, dans lequel la poire ressort énormément. (À noter: Pour l’exercice, M. Laverdière nous demanda d’ajouter 2-3 gouttes d’eau, question de démontrer le voile causé par l’eau).

Finale : Les fruits dans une crème à la vanille s’installent longuement et doucement.  De la finesse.

De la finesse et de la douceur.  Comme M. Laverdière le disait, c’est effectivement un scotch d’été, quand il fait bien chaud sur la terrasse, il saura bien nous rafraîchir.

—————–

Macallan Cask Strength 10 ans (# 43)
Taux d’alcool : 59,6%
Prix : 96,75$
Disponibilité : SAQ #10652555

Couleur : Ambré foncé et très sirupeux, les coulisses prennent une éternité à redescendre.

Nez : La vanille et les fruits secs tels l’abricot et la canneberge se mélangent à des odeurs d’épices.  Une légère pointe d’alcool se fait sentir.

Goût : En bouche il est dense et visqueux, les fruits secs (abricot et canneberge) et les épices du nez sont maintenant bien présentes et dominantes.

Finale : Un caramel légèrement brûlé se mélange avec l’amertume d’un chocolat noir.  Les tanins du bois et les épices se réunissent pour nous transporter dans cette finale longue et persistante.

Je crois que je suis un amateur de Cask Strenght! Celui-ci est magnifique.

—————–

Highland Park 18 ans (# 44)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 149,50$
Disponibilité : SAQ #10224286

Couleur : Dorée pâle avec des reflets ambrés, texture moyenne

Nez : Les fruits et le chocolat noir sont dominants avec une légère perception de fumée et de tourbe.

Goût : Un léger mélange de tourbe et de d’agrumes sucrés prédomine.  Ensuite, tout en douceur, la fumée fait son apparition.  Par la suite, une sensation mielleuse se fait sentir en bouche, un régal!

Finale : Une fine pointe de tourbe légèrement sucrée est accompagnée d’un chocolat mi-amer, la finale est douce mais très longue, puis, le miel prend finalement le dessus.

Le HP 18 ans est le scotch préféré de la gamme pour M. Laverdière.  Avec raison, on dirait que tout y est, c’est bien balancé et complexe.  Bravo!

—————–

Finalement ce fut une soirée des plus agréable en compagnie de M. Marc Laverdière, un ambassadeur passionné par ses distillerie et qui connais très bien ses scotch et communique l’information avec passion.  Dans la salle, une « gang » de passionnés de whiskies qui, je le répète, buvait tant ses paroles que ses scotchs !

Le prochain évènement du Club Whisky Montréal se tiendra le 19 novembre prochain au restaurant Lawrence.  La liste des whiskies proposés n’est pas encore déterminée, mais Jean-François Pilon, l’un des organisateurs de la soirée laissa supposer une thématique « Les cadeaux de Noël » … à  quelques semaines de Noël, ce sera parfait!

Et bien sûr, j’y serai !

🙂

The Arran Malt – Amarone Cask Finish (# 40)

TheArranMalt_Amarone Cask


Nom : The Arran Malt – Amarone Cask Finish

Type : Scotch single malt

Région : Ile d’Arran, Écosse

Taux d’alcool : 50%

Site web : www.arranwhisky.com

Prix : 60$

Disponibilité : SAQ #11544054 (plus disponible)

Pour ce scotch, la distillerie d’Arran a décidée de se lancer dans un affinage assez particulier, celui d’un vin rouge, mais pas n’importe quel vin rouge, le fameux Amarone italien. Pour savoir en quoi consiste le vin « Amarone », je vous invite à lire l’article de M. Jacques Benoît du journal La Presse sur le sujet. Une autre bonne décision de leur part, de garder leurs scotchs authentiques et naturels, sans ajout de caramel de coloration et sans filtrage à froid (non chill-filtered).

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle, reflets rosés, texture légère

Nez : vin rouge, fruits, alcool, céréales

Goût : tawny port, fruits, boisé

Finale : assez persistante, sucrée, légère

La couleur de ce single malt est assez particulière, la teinte plutôt dorée pâle est également garnie de reflets assez rosés, lesquelles témoignent de son séjour en barriques d’Amarone, ce fameux vin italien. La texture semble un peu légère, les jambes descendent plutôt rapidement et laissent de petites gouttelettes sur les rebords du verre.

Le nez est très intense et parfumé. Au premier plan, c’est frais et vif. Ce qui frappe en premier, c’est l’odeur d’un vin rouge mélangé à des oranges, un peu comme une bonne Sangria! La vivacité de l’alcool se fait également sentir. Par la suite, se joint un léger parfum fruité et sucré de raisins, de poire, de sucre d’orge et de zeste d’orange.

L’entrée en bouche est immédiatement sucrée. Puis, une vague de saveurs frappe comme un train! Le fruité d’un bon vin rouge, le caramélisé d’un tawny port, les fruits, le zeste d’orange aux épices. Un souffle d’alcool arrive ensuite pour se joindre à un boisé bien franc. Les papilles sont en plein travail! En entrée de finale, on finit par percevoir un certain piquant sur la langue et l’effet des tanins du bois sur les joues.

En ajoutant un peu d’eau, les saveurs s’adoucissent et on peut percevoir une petite touche céréalière à l’arrière plan.

La finale est franche, boisée et sucrée. Le bois prend maintenant beaucoup de place et les arômes de vins deviennent de plus en plus celles d’un tawny. Par contre, ces saveurs sucrées et fruitées se dissipent assez rapidement pour ne laisser que la sensation du bois en bouche.

C’est mon deuxième Arran, le premier était le 10 ans (voir ma fiche ICI) et encore une fois, cette toute jeune distillerie m’impressionne! Je me demande ce que les autres « Cask finisk » ont à offrir, Bourbon et Sherry, deux mots qui déjà m’inspirent beaucoup! Malheureusement le Amarone Cask Finish n’est plus disponible à la SAQ, mais qui sait peut-être reviendra-t-il? Et s’il était appelé à revenir, malgré une finale un peu courte, je vous le recommande fortement, une bien belle expérience!

Laphroaig – Quarter Cask (# 39)


Nom : Laphroaig – Quarter Cask

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web : www.laphroaig.com

Prix : SAQ 65,50$

Disponibilité : SAQ #10999938

Le Laphroaig Quarter Cask est un scotch qui a passé la fin de sa maturation dans des fûts de chêne de plus petites tailles, soit l’équivalent, vous l’aurez deviné, du quart d’un tonneau standard. Ceci permet au liquide d’avoir un plus grand contact avec le bois dans dans la barrique, tout en accélérant le vieillissement. De plus, il est non filtré à froid, ce qui lui permet de conserver toutes ses saveurs ainsi que son authenticité.

La première édition du Quarter Cask fut lancée en 2004. Avec cette façon de faire, Laphroaig renoue avec une ancienne tradition datant du XIXe siècle. À cette époque, ces plus petits tonneaux facilitaient le transport à dos de cheval et assurément plus facile à cacher afin d’éviter les percepteurs de taxes!

Ma dégustation :

Couleur : Ambre pâle, reflets dorés

Nez : Tourbe, médicinal, citron, fumée

Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin

Finale : tourbée, fumée, très persistante et saline

À la lumière, la couleur est d’un ambre assez pâle et le liquide laisse passer des reflets tirant sur le doré. Quelques instants après avoir fait tournoyer le liquide dans le verre, des coulisses fines et bien définies apparaissent sur les rebords du verre. Lentement elles redescendent au fond.

Au dessus du verre, on sent définitivement que c’est un bon Laphroaig! Tourbe puissante et odeur médicinale sont au premier plan avec une petite présence d’alcool. Mais une odeur légèrement sucrée perce définitivement cette puissante barrière olfactive. Le citron, ou plutôt l’huile de citron, celle que l’on retrouve dans les produits pour le bois (style savon Murphy’s). Puis finalement arrive la fumée, laquelle vient remettre le tout en place.

Dès l’entrée en bouche, on sent que c’est puissant, la brûlure d’alcool se fait sentir immédiatement. Par la suite, la tourbe, la fumée et le zeste de citron font leur apparition et prennent toute la place, et ce, pour un bon moment. Ensuite les saveurs médicinales bien typiques de Laphroaig (le fameux Listerine) se mélangent à une cannelle bien piquante et rugueuse. La présence des tanins du bois se font bien sentir et tapissent pleinement les joues et le palais. Progressivement, une amertume (citron-pamplemousse) et une légère touche océanique se réunissent pour nous transporter vers la finale.

La finale est toute en puissance et perdure pour de longs moments. La fumée revient accompagnée de la tourbe, qui maintenant semble légèrement sucrée. Tout en s’étirant, cette finale se remplie de notes océaniques et salines, lesquelles finissent par prendre le dessus.

Comme je l’ai déjà dit, avec Laphroaig, il faut avoir fait ses devoirs et être bien averti! Pour ceux qui désirent s’aventurer sur cette avenue plutôt à sens unique, ce Laphroaig Quarter Cask est vraiment un des meilleurs, sinon LE meilleur rapport qualité/prix.

Selon moi, pour un scotch d’Islay offrant toutes ces caractéristiques, à ±65$, c’est définitivement le « Best bang for your buck » !

The Glenrothes – Select Reserve (#38)

Nom : The Glenrothes – Select Reserve

Type : Scotch single malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.theglenrothes.com

Prix : 60,50$

Disponibilité : SAQ 10769201 

La distillerie The Glenrothes est située en plein cœur de la région du Speyside, tout près des distilleries bien connues de Macallan et Aberlour. Saviez-vous que cette région compte plus de 50% des distilleries de l’Écosse entière! La distillerie Glenrothes fut construite en 1878 par James Stuart & Co., qui à l’époque dirigeait également la distillerie Macallan. La particularité de Glenrothes est que plutôt que d’offrir comme la majorité des distilleries des scotchs avec mention d’âge (10 ans, 16 ans, etc.), elle a opté pour un système millésimé, comme par exemple le Glenrothes Vintage 1998, le 1995 ou le 1991.

Petite exception pour le Select Reserve que je vous présente aujourd’hui. Le « Malt Master » de la distillerie, John Ramsey, a plutôt fait une sélection de ses meilleures barriques pour ensuite en faire un assemblage représentatif des différents attributs de la distillerie, et ce, en gardant les mêmes standards de qualité.

Ma dégustation :

Couleur : dorée riche, texture assez légère

Nez : fruits, champêtre (?), céréales

Goût : fruits en conserve, raisins « Sunmaid », épices

Finale : maltée, sucrée, fruitée, vanille

La couleur est d’un beau doré riche avec des reflets bien reluisant à la lumière. Côté texture, le liquide semble assez léger, les jambes sur le verre sont nombreuses mais étroites et redescendent plutôt lentement. Aucune gouttelette ne se forme sur les rebords du verre, le liquide redescend complètement, ce qui démontre malgré tout une certaine texture.

Au nez, c’est timide, mais varié. Des parfums de fruits tels les agrumes, les raisins secs et la banane légèrement verte se mélangent à des parfums floraux et d’herbes sèches. Le tout est accompagné d’un léger sucre d’orge et de céréales.

L’entrée en bouche est très douce et agréable, le scotch est léger et frais. Le goût des petits raisins secs « Sunmaid » est au premier plan et bien marquant. C’est accompagné par les saveurs des fruits en conserve (pèches et poires), lesquelles sont également bien présentes. Par la suite viennent les épices du bois accompagnées d’un petit pimenté qui pique légèrement la langue. Une certaine astringence légèrement citronnée apparaît en début de finale.

La finale est douce et assez longue, bien maltée, sucrée et fruitée. Les saveurs reviennent encore et sont marquées par le retour du sucre d’orge, qui cette fois semble un peu plus caramélisé. Plus cette finale s’allonge, plus la vanille tente de ressortir.

Un scotch agréable, léger, frais et bien fruité. Lors de chaleurs accablantes, comme au Québec cet été, ou à la fin d’un copieux repas, ce whisky fera belle figure afin d’apporter un peu de fraîcheur et de légèreté. Bien hâte d’avoir la chance d’essayer un autre produit de cette distillerie. En terminant, petite mise en garde aux amateurs de tourbe, de fumée et de robustesse, soyez avertis qu’ici on est dans la dentelle et la finesse.