Archives de catégorie : Dégustation Whisky

CWM: Convalmore 1984 – Gordon & MacPhail (# 93)

093 CWM Convalmore 1984Nom : Convalmore 1984 – Gordon & MacPhail

Taux d’alcool : 43%

Prix : 277$

Disponibilité : SAQ #11941156

Le deuxième scotch de cette soirée « législative » du 19 septembre 2013 est un embouteillage indépendant de Gordon & MacPhail en provenance de de la distillerie de Convalmore. Cette dernière fut fondée en 1893 et était située dans le Speyside, tout près de Glenfiddich. Très peu d’embouteillages originaux étaient disponibles car ils distillaient majoritairement pour la confection de blends. Elle ferma définitivement ses portes en 1985 et maintenant les installations servent à l’entreposage de tonneaux en vieillissement pour Glenfiddich et Balvenie.

Nez : le nez est très doux et fruité, les fruits frais tels la pomme et la poire se mélange à des notes de gazon fraîchement coupé (grassy).

Goût : en bouche c’est la pomme Granny Smith et de la poire Bartlett qui se mélangent à des notes boisées et vanillées qui parviennent à rendre le tout enivrant. Aussi une saveur ou plutôt une sensation de cire d’abeille semble vouloir se développer en début de finale.

Finale : les fruits et les notes de boisé et de vanille revienne en force et s’étire de long moments.

Un membre me suggère d’y ajouter un peu d’eau, chose que je fais rarement, encore moins avec un whisky à 43%… et boom! Les saveurs en ressortent beaucoup plus franche et définies.

De loin mon préféré de la soirée, et je crois que je n’étais pas le seul. À la première approche il semblait effacé, voir lointain, et plus le temps avançait, plus il s’ouvrait. Distillé en 1984 et embouteillé 26 ans plus tard (2010), il avait sûrement besoin d’un peu d’air pour se dégourdir !

CWM: Littlemill 20 ans (# 92)

092 CWM Littlemill 20 ansNom : LittleMill 20 ans (Old Malt Cask) 

Taux d’alcool : 50% 

Prix : 180$ 

Disponibilité : SAQ #11917922 

Le premier scotch en provenance d’une distillerie disparue présenté aux membres lors de l’assemblée annuelle 2013 est le Littlemill 20 ans de la série Old Malt Cask de Douglas Laing.

Littlemill était l’une des plus vieilles distilleries d’Écosse, elle aurait été fondée vers 1772 ! Située près de Glasgow, à la limite des Highlands et des Lowlands.  Elle a malheureusement connu officiellement la fin de ses jours en 1996.

Nez : au nez, dès les premiers effluves ce sont les fruits frais et le grain qui nous accueillent. Puis, un genre de sucre brun vanillé et grillé tente de prendre toute la place.

Goût : en bouche c’est encore des fruits frais (la pomme et la poire) qui sont bien accompagnés d’une crème à la vanille et d’un léger boisé, lequel n’est pas trop intense. À l’arrière-plan une petite touche d’anis tente de se faire valoir!

Finale : La finale est d’une longueur tout de même convenable. Une légère fumée accompagne les notes boisées et vanillées, lesquelles finissent par prendre le dessus.

Un scotch très doux et agréable, mais avec lequel je voudrais bien passer plus de temps pour le décortiquer pleinement…

Dewar’s 12 ans (#091)

091 F Dewar's 12 ansNom : Dewar’s 12 ans

Type : Blended scotch whisky

Région : Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.dewars.com/12-year-old

Prix : environ 30$ US

Disponibilité : Non disponible à la SAQ ou LCBO

Les blended scotch whiskies les plus connus sont sans équivoque Johnnie Walker et Chivas Regal, mais le groupe Bacardi, propriétaire de la marque Dewar’s clame que le Dewar’s White Label serait le blended scotch le plus vendu aux États-Unis… je vais vous éviter les statistiques inutiles, dans les faits, ce qui compte vraiment c’est ce que vous aimez avoir dans votre verre!

Le Dewar’s 12 ans est en quelque sorte une version “Premium” du White Label car les whiskies qui le composent sont évidemment tous d’un minimum de 12 ans d’âge. En plus, ils bénéficient d’une période de six mois de mariage, une maturation supplémentaire qui prend place après l’assemblage des différents whiskies (le blend), ce qui permet aux whiskies de l’assemblage de se lier les uns aux autres et de se stabiliser. Une étape qui devrait contribuer à fournir plus de douceur, de saveur et sûrement plus de complexité au produit final.

Voyons maintenant s’il peut rejoindre les JW Black et Chivas Regal 12 ans !

Avant de commencer, merci à mon frérot Ben pour m’avoir gardé une petite lampée…

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle légèrement cuivrée, texture mince

Nez : miel, sucre d’orge, céréales, raisins secs « golden »

Goût : miel, céréales, raisins secs, chocolat noir

Finale : courte, alcool, chocolat amer

Ce blend est d’une couleur tirant légèrement sur le doré avec une petite teinte cuivrée. Sa texture semble un peu mince, les nombreuses coulisses sont plutôt étroites, n’arrivent pas à retrouver le fond du verre et finissent par former de nombreuses gouttelettes sur les rebords du verre.

Au nez, c’est très céréale et sucré, le sucre d’orge et le miel sont au premier plan. Par la suite, les odeurs de raisins secs de style « Sunmaid » et de cerises noires arrivent avec un arrière-plan d’alcool. L’ensemble est doux léger et quand même agréable.

En bouche, c’est également très léger, doux et sucré. En effet, le miel, les céréales et les raisins « golden » sont bien marqués. Par la suite une touche de chocolat noir se mélange aux raisins, ce qui me rappelle légèrement le Glenrothes Select Reserve, mais en moins raffiné. Une petite touche de fumée tente de faire son apparition.

En finale, la présence de l’alcool demeure en place et se mélange encore aux fameux raisins secs et au chocolat. Une très légère amertume se développe tout au long de la finale, elle est plutôt courte et un peu triste.

Un petit blend agréable à siroter en temps de canicule et sans prétention qui est, à mon goût, peut-être un peu trop « léger » et perd quelques plumes en finale. Aussi, la texture en bouche me semble un peu trop diluée, peut-être qu’un embouteillage à 43% lui donnerait un peu plus de tonus. Le JW Black Label est un peu plus près de mes préférences.

Prenez note que le Dewar’s White Label est disponible à la SAQ : #11495601

Carvalheira – Flor de Limão (#90)

090 F Flor de Limao (Cachaça)Nom : Carvalheira – Flor de Limão

Type : Cachaça aromatisée au citron vert

Région : Brésil

Taux d’alcool : 38%

Disponibilité : Brésil, États Unis

Qu’est-ce que l’on déguste aujourd’hui ? De la Cachaça ! Je n’avais jamais entendu parler de cet alcool avant. Une collègue de bureau qui est originaire du Brésil m’a parlé avec passion de la Cachaça et de son cocktail national, le Caipirinha, un genre Mojito brésilien ! Elle m’a alors apporté cette bouteille pour mon plaisir personnel.

Mais qu’est-ce que c’est au juste ? Après quelques discussions avec elle et des recherches sur le net, je peux assurément conclure que c’est l’aguardente nationale du Brésil. C’est un alcool obtenu par la distillation du jus de la canne à sucre ayant préalablement fermenté. Le procédé semble similaire au rhum, mais comporte certaines différences dont je vais vous épargner les détails, Internet et Wikipédia peuvent certainement faire ce travail mieux que moi ! En gros, le rhum est vieilli en barriques alors que la Cachaça est habituellement distillée et immédiatement embouteillée, comme la vodka par exemple. Certaines Cachaças dites « premium » peuvent également être vieillies en barriques, mais pour porter la mention « aged », le vieillissement doit être au minimum d’une année. La version vieillie est par contre moins traditionnelle au sein de la communauté brésilienne, elle la préfère pura ou en cocktail, comme le Caipirinha.

La version qui m’a été offerte est aromatisée au citron vert (limão), merci à Ana et son mari pour ce cadeau très apprécié !

Ma dégustation :

Couleur : claire et limpide, texture sirupeuse

Nez : lime, tequila reposado, sucre blanc

Goût : lime, canne à sucre, menthol

Finale : zeste de lime, amère et courte

Le liquide est dénudé de toute coloration, il est clair comme de l’eau de roche ! Clair et limpide avec une texture relativement sirupeuse, il semble prêt à retrouver ses amis dans un cocktail !

Au nez, c’est évidemment le citron vert qui domine, c’était prévisible puisque cette version de Cachaça y est aromatisée. Au-delà de ces arômes d’agrumes bien marqués, l’ensemble rappelle un peu une tequila reposado. Aussi, des odeurs un peu végétales et fraîches se mélangent avec celles du sucre blanc.

En bouche, après le citron vert, lequel est définitivement au premier plan, on remarque une saveur un peu sucrée rappelant légèrement le rhum blanc (est-ce la canne à sucre qui ressort?). Par la suite, le zeste d’agrumes (citron et lime) se mélange à de la menthe, ou plutôt le menthol, ce qui apporte une certaine fraîcheur.

Une fois avalé, le goût de la tequila reposado revient accompagné d’une petite chaleur qui réchauffe l’intérieur. Ensuite le zeste de lime reste en bouche et développe une amertume qui écourte la finale. Juste à temps pour en reprendre une gorgée.

Une boisson qui ne demande qu’à être mélangée simplement avec des fruits exotiques frais et avec beaucoup de glace, question de garder le tout bien frais !

J’ai également essayé le fameux cocktail Caipirinha.  Mélangé à de la lime et à beaucoup de glace concassée, il apporte un rafraîchissement instantané et c’est effectivement très délicieux et savoureux ! 

Et voici la recette du Caipirinha :

090 F Flor de Limao (Caipirinha)Dans un verre « old fashioned » ajouter:

– 2 à 3 quartiers de lime

– 2 à 3 cuillères à table comble de sucre de canne sur les tranches de lime.

Bien écraser la lime et le sucre avec un pilon ou une cuillère de bois et ajouter ensuite :

– 2 à 3 onces de Cachaça

Bien mélanger afin de dissoudre complètement le sucre, ajouter de la glace concassée.

Voilà !

Ardbeg – Galileo (# 89)

089 F Ardbeg GalileoNom : Ardbeg Galileo

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 49%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 155$

Disponibilité : SAQ #11940583

Une nouvelle édition par Ardbeg, le Galileo. Une édition lancée afin de célébrer une expérience d’Ardbeg, en partenariat avec une société de recherche américaine NanoRacks LLC, afin de lancer quelques fioles contenant des composés micro organiques dans l’espace afin d’analyser certains paramètres…ouf! pour plus d’info ICI (en anglais), disons que c’est assez technique et scientifique ! Disons que l’équipe de marketing d’Ardbeg ne manque pas d’imagination !

En attendant de voir ce qui adviendra de cette « expérience », attardons-nous plutôt sur la présentation du Galileo. Le lettrage et le graphisme de l’emballage donnent un look très « sci-fi-rétro-futuriste » des années cinquante rappelant un peu l’environnement de l’excellente et très populaire série de jeu vidéo Fallout, les geeks et les gamers parmi vous feront certainement le lien. Quant au whisky, il fut distillé en 1999 et embouteillé en 2012 et aurait passé ces quelques années dans d’ex-fûts de Bourbon et de Marsala et il est embouteillé à 49%. Assez intéressant ! La recette semble gagnante, voyons voir.

Ma dégustation :

Couleur : Caramel doré, texture mince

Nez : Tourbe, fumée légère, pain aux noix grillées, végétal

Goût : Tourbe, salin, boisé, floral

Finale : Tourbe sucrée/salée, fumée, maritimes

Assez pâle, la couleur est d’un caramel doré tirant légèrement sur le roux. Quant à la texture, en faisant tournoyer le précieux liquide dans le verre, il laisse de nombreuses et minces coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre au fond du verre et finissent par se transformer en gouttelettes.

Au nez, c’est bien présent et très Islay, même ma blonde assise à l’autre extrémité de la pièce a eu des effluves ! De la tourbe et une fumée légère se mélangent à des odeurs de pain aux noix grillées ainsi qu’à des notes végétales et florales. Un nez complexe dont on ne se lasse pas ! Typiquement Ardbeg !

En bouche, c’est de la tourbe sucrée et le salin maritime qui attaquent dès les premiers instants. Par la suite, des notes boisées, vanillées et épicées ainsi que la chaleur de l’alcool font acte de présence. Puis, la fumée et quelques notes florales se mélangent à une légère saveur de réglisse (ou est-ce l’anis étoilé ?) Le tout se fait en parfaite harmonie et nous transporte vers la finale…

La finale, en un mot, ce serait WOW ! Elle perdure de très longs moments et le rappel des saveurs se fait sur toutes les sphères. La tourbe sucrée/salée et de la cassonade brûlée se joignent à la fumée. Sur la langue, la sensation râpeuse et piquante des épices et des tanins du bois se font bien sentir. L’anis étoilé (ou est-ce la réglisse?) revient légèrement, puis les notes salines finissent par prendre le dessus et demeurent de longs moments.

Encore un bon coup d’Ardbeg, tant pour le whisky que pour la campagne de publicité ! En effet cette histoire de molécule dans l’espace à fait beaucoup jaser sur le net et dans les réseaux sociaux ! Les attentes étaient hautes pour le Galileo, et la marchandise a bien été livrée, tant sur Terre que dans la Station Spatiale Internationale !

Maintenant attendons la suite de cette fameuse expérience hors du commun…

Encore une fois, merci à Charles pour l’échantillon.

Woodford Reserve – Double Oaked (#88)

088 F Woodford Reserve Double OakedNom : Woodford Reserve – Double Oaked

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, États-Unis

Taux d’alcool : 45,2%

Site web : woodfordreserve.com/DoubleOaked

Prix : ± 29,95$ US

Disponibilité : pas disponible à la SAQ ou la LCBO

Les Bourbons de Woodford Reserve (comme bien d’autres) sont fabriqués entièrement à la main et en petits lots (small batch).  Mais qu’est-ce que Double Oaked veut dire? Tout simplement qu’après la première période de maturation standard de Woodford, une deuxième maturation prend place dans une nouvelle barrique de chêne qui, avant d’être légèrement carbonisée, a été énormément dorée afin de faire ressortir les notes plus douces et sucrées du bois, comme mentionné sur le site de Woodford :

“Uniquely matured in separate, charred oak barrels – the second barrel deeply toasted before a light charring – extracts additional amounts of soft, sweet oak character”

Voilà, c’est plus clair maintenant!

Le Woodford Reserve « de base » est disponible à la SAQ (code SAQ #10323111). C’est un bon Bourbon mais, à un peu plus de 47$, je le trouve un peu cher. Vous pouvez également lire ma Dégustation Express de ce dernier lors de mes vacances 2011.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre profond avec reflets orange, très sirupeux

Nez : Alcool, épices boulangères, boisé

Goût : Maïs, cerises sucrées, épices, tarte pomme-caramel, très boisé

Finale : Longue, sucrée et boisée, pointe d’amertume

La couleur de ce bourbon est d’un cuivre très profond et foncé. Avec la lumière, il offre en plus des reflets de couleur orange brûlée, un “beau” Bourbon. La texture semble assez visqueuse et lourde, les coulisses sont larges et nombreuses sur les parois du verre.

Au nez, l’alcool arrive dès les premières bouffées. Par la suite, les épices boulangères (cannelle, muscade et girofle), le caramel brûlé et la cerise s’installent et s’imposent. À l’arrière-plan, des odeurs légèrement boisées font leur apparition et se joignent à l’odeur traditionnelle du Bourbon.  Mais le tout est également accompagné d’une faible odeur de plastique ? Un peu bizarre et inattendu.

En bouche c’est très Bourbon! Maïs, cerises sucrées, épices et caramel brulé sont bien au rendez-vous. Soudainement, avec l’arrivée du bois et de ses tanins, les saveurs d’une tarte pomme-caramel font leur entrée! Superbe! Par la suite, le boisé prend de la force et finit par dominer le palais pour un bon moment. Puis l’onctuosité du caramel et du maïs finit par revenir adoucir le tout pour nous transporter vers la finale.

La finale est magnifique, longue, boisée, sucrée et persistante, que demander de plus! Avec le temps, les notes boisées finissent par dominer et une petite amertume s’installe lentement.

Un beau bourbon qui offre de belles saveurs qui sont bien marquées par la présence du bois et des épices. Selon moi, il est plus intéressant que le Woodford Reserve « standard », surtout pour le prix demandé aux États-Unis en comparaison avec la version régulière disponible à la SAQ.

Ce Double Oaked a bien réussi à nous tenir compagnie sur la terrasse pendant mes vacances estivales! En y ajoutant deux glaçons, il devenait bien rafraîchissant, quoique un peu trop dilué à mon goût à la dernière gorgée… J’y pense, je pourrais aller me procurer des « Bombes Glacées » d’Alambika.ca . Ce serait une bonne alternative et je pourrais en même temps vous en donner mes impressions et appréciations.

À suivre !

Ardmore – Traditional Cask (# 87)

087 W Ardmore Traditional Cask bottleNom : Ardmore – Traditional Cask

Type : Scotch single malt

Région : Highlands, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : http://www.ardmorewhisky.com/

Prix : environ 50$ US

Disponibilité : pas disponible à la SAQ ou LCBO

Premièrement, merci à Peter Lemon de la communauté Whisky Bloggers sur Facebook pour la belle photo. Voici le lien vers l’article à propos de l’Ardmore Traditional Cask sur son magnifique blog The Casks .

Ardmore serait l’une des plus grandes distilleries d’Écosse. Elle demeure quand même quelque peu méconnue car la très grande majorité de son distillat est réservée pour l’assemblage du Teacher’s, un blend très populaire. Aussi, le manque d’embouteillage officiel contribue à la garder légèrement dans l’ombre. À ma connaissance, seulement le Traditionnal Cask ainsi que des versions de 25 et 30 ans sont embouteillées comme single malt sur une base régulière. On peut également trouver des versions d’embouteilleurs indépendants, tels Signatory et Gordon & MacPhail.

Le Traditional Cask commence son vieillissement dans d’ex-fûts de Bourbon, pour être ensuite transféré dans des « quarter casks » afin d’en accélérer le vieillissement.

Nez : Tourbe, odeurs médicinales, pain aux noix grillées

Goût : Tourbe médicinale, citron frais, boisé

Finale : boisée, tourbée, feu de camp

Au nez c’est assez surprenant, je ne m’attendais vraiment pas à cela de ce petit « Speysider » ! Quand même assez délicates mais bien présentes, des odeurs de tourbe médicinale et de pain aux noix grillées sont au premier plan. Les senteurs médicinales sont très « Pharmacy », tels les diachylons et le Polysporin. Aussi, une petite touche de plastique brûlé se mélange à de légers parfums de noix grillées. Loin derrière, un petit sucré de fruits rouges tente de faire sa place.

En bouche, une tourbe médicinale et sucrée fait immédiatement son entrée! Ma foi, cette distillerie est-elle bien située dans le Speyside (ou est-ce les Highlands ?) ou alors elle se situe à quelque part entre Laphroaig et Caol Ila? Par la suite, citron frais et notes médicinales se mélangent à des saveurs végétales et florales. Un caramel légèrement salé fait ensuite acte de présence. Des épices, du bois et ses tanins arrivent ensuite et nous transportent vers la finale.

La finale est de longueur raisonnable, avec du bois, de la tourbe, une petite fumée de feu de camp et un sucré qui semble légèrement brûlé. L’ensemble est fort agréable et très surprenant.

Il est dommage que nous n’ayons pas ce scotch à la SAQ car pour le prix, il est fort intéressant et il serait très certainement capable de satisfaire et de surprendre (peut-être même à l’aveugle?) les amateurs d’Islay. Je crois qu’il pourrait très assurément faire honneur en remplacement d’un Laphroaig Quarter Cask.

Merci à JF Pilon de Whisky Plus pour l’échantillon.