Archives de catégorie : Écosse
Glen Elgin – 12 ans (# 73)
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.malts.com
Prix : 68,75$
Disponibilité : SAQ #10332009
La distillerie de Glen Elgin offre uniquement une version 12 ans de son single malt. Cette distillerie a déjà offert dans le passé quelques éditions spéciales, la plus connue est une édition « cask strength » de 16 ans d’âge qui aurait apparemment été embouteillée en 2007 dont seulement 9 954 exemplaires furent embouteillés, cette édition serait d’ailleurs très prisée des collectionneurs. Une des raisons pour laquelle le Glen Elgin est offert uniquement en édition 12 ans c’est que la majorité des stocks de la distillerie est utilisée dans différents « blends » pour le géant Diageo, plus particulièrement le fameux White Horse, lequel ne semble malheureusement pas disponible au Canada.
Aussi, le Glen Elgin 12 ans fait partie de la notable gamme « Classic Malts of Scotland », laquelle est composée de 10 autres scotchs, soit : Cragganmore 12 ans, Knockando 12 ans, Dalwhinnie 15 ans, Royal Lochnagar 12 ans, Clynelish 14 ans, Oban 14 ans, Lagavulin 16 ans, Caol Ila 12 ans, Talisker 10 ans et finalement Glenkinchie 10 ans. Ils ont tous été choisis pour leur personnalité et leur qualité représentatives du style de chacune des régions d’Écosse.
Ma dégustation :
Couleur : jaune doré pâle, assez sirupeux
Nez : pomme jaune, poire, miel
Goût : fruits, miel, alcool
Finale : longue, fruitée et mielleuse
La couleur de ce single malt est d’un jaune doré pâle offrant des reflets d’or, elle peut ressembler à la couleur d’un Pineau des Charentes. La texture apparaît assez sirupeuse, les jambes sur les rebords du verre sont longues, minces et élégantes. Elles tardent à redescendre au fond du verre.
Au-dessus du verre, c’est délicat et sucré. Au premier plan ce sont des odeurs de pomme jaune et de poire pas encore assez mûres qui se mélangent à un sucré légèrement mielleux. Après quelques instants, de légers parfums d’agrumes et de fleurs apparaissent à l’arrière-plan.
En bouche, c’est immédiatement un goût fruité et sucré qui se manifeste. Les mêmes saveurs de fruits frais au miel sont bien présentes et sont accompagnées d’une petite saveur céréalière. Une légère brûlure d’alcool est perceptible sur la langue et les joues, ce qui est assez surprenant dans un whisky à 43% d’alcool. Les notes fruitées et mielleuses demeurent en bouche un bon moment. Un léger zeste d’orange apparaît après quelques instants.
La finale est tout de même de bonne longueur et demeure fruitée et sucrée, le mielleux finit par prendre le dessus. La sensation de la brûlure d’alcool demeure également un certain temps en bouche.
Un scotch un peu « passe partout » et parfait pour l’apéro, il descend bien et c’est parfait ainsi. Bien sûr, il ne casse pas la baraque et ne reforgera pas les fondements du monde des single malts, mais il ne sera pas non plus choquant ou dérangeant pour le néophyte ou le débutant.
Il ne faut pas toujours faire une dégustation analytique, à l’occasion c’est bon de juste « prendre un bon p’tit scotch » et celui-ci fera amplement l’affaire.
Grand Old Parr ’70 (# 61)
Type : Blended scotch whisky
Région : Écosse
Taux d’alcool : non mentionné sur l’étiquette
Site web : NA
Prix : ?
Disponibilité : version actuelle disponible
« Old Parr » fait référence à un certain Thomas Parr, un Anglais qui aurait vécu jusqu’à l’âge très vénérable de 152 ans (1483-1635) ! Cette histoire de longévité extrême est également un peu obscure, incertaine et contestée.
Ce Grand Old Parr est un blended scotch whisky pour lequel il y a très peu d’information de disponible sur internet. Les bouteilles qui sont actuellement offertes sont celles de 12 ans et de 18 ans. Il y a aussi quelques embouteillages spéciaux de disponible, mais ils semblent quand même difficiles à dénicher.
Celle que j’ai en ma possession est une autre bouteille « oubliée » dans un bar, cette fois elle provient d’un ami. Elle daterait elle aussi du début des années ’70 (voir ma fiche du Seagram’s V.O. 1971). Aucune mention d’âge y est inscrite, le taux d’alcool est absent (probablement 40%) et elle n’a pas de code CUP non plus!
Ma dégustation :
Couleur : dorée très pale, texture mince.
Nez : très discret, raisins secs, pomme verte, caramel brûlé
Goût : Glosettes aux raisins, fruits en conserve
Finale : raisins secs, vieux bois mouillé
La coloration est particulièrement pâle, du moins pour un blended traditionnel. Une fois devant la lumière, la couleur ressort un peu plus, elle est d’un doré pâle. La texture me parait peu sirupeuse, quelques coulisses se manifestent sur les parois du verre mais se transforment rapidement en gouttelettes, et ce, avant même d’atteindre le fond du verre.
Le nez est tellement discret que l’on doit s’y prendre à quelques reprises pour en déceler les parfums. Les raisins secs et la pomme verte apparaissent finalement. Un caramel légèrement brûlé est présent à l’arrière-plan. C’est pas mal ça…
En bouche, la première impression me rappelle le Glenrothes Select Reserve, mais avec trop d’eau. Le goût des Glosettes aux raisins et des fruits en conserve sont au premier plan. Un peu sucré et piquant sur la langue. Le tout semble tout de même « délavé »?
La finale est d’une longueur moyenne, les raisins secs sont encore bien présents et accompagnent un goût de vieux bois mouillé. Une pointe un peu amère arrive par la suite.
Est-ce le blend qui est « ordinaire » ou bien la bouteille qui aurait moins bien résistée au passage du temps? Un peu déçu mais pas surpris car le propriétaire de la bouteille m’avait avisé qu’il n’y avait rien à s’exciter!…et il avait bien raison!! Ce n’est pas une bouteille qui passera à l’histoire de mes dégustations, même si elle a quand même quelques années d’histoire derrière elle. Je suis malgré tout bien content d’avoir fait l’expérience.
Merci à mon ami Charles pour l’échantillon.
Club Whisky Montréal: Soirée Islay!! (#55, 56, 57, 58, 59)

Mardi le 29 janvier 2013 en soirée, au Masonic Memorial Hall (2295, St-Marc, Montréal, Québec), se tenait le tout premier événement officiel du Club Whisky Montréal! Les membres inscrits se sont vu remettre leurs verres officiels du club. Six beaux verres Glencairn avec le logo du club gravé dessus. Une belle réussite, Bravo!
La soirée avait pour thème « Islay ». Pour le choix des scotchs, la même formule que la dernière fois a été retenue, c’est-à-dire quelques semaines avant l’événement, les participants avaient accès à un sondage Doodle sur internet afin de faire leurs choix de scotchs, tous évidemment de l’île mythique d’Islay. Voici donc les cinq ayant reçu le plus de votes qui ont été retenus pour la soirée :
Bruichladdich – The Laddie Ten (46%)
Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (50%)
Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (50%)
Bowmore 15 ans Darkest (43%)
Douglas Laing – Laphroaig 15 ans (50%)
Tout au long de cette soirée, Jean-François Pilon, Président du club nous a conduit avec main de maître dans ce petit voyage sur l’île d’Islay. Informations intéressantes sur les distilleries de l’île, des différentes façons de chacune d’elles de distiller, comment elles obtiennent leurs orges maltés et quels en sont les niveaux de phénols, les différents fûts utilisés et les différences entre ceux-ci. Aussi, pour chaque scotch dégusté, tant pour le nez, le goût et la finale, une interaction entre les membres et l’animateur prenait place, chacun y allait avec ses commentaires et observations. Ce fut très intéressant et instructif !!
Maintenant, voici mes appréciations pour ces cinq scotchs :
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Nom : Bruichladdich – The Laddie Ten (# 55)
Taux d’alcool : 46%
Prix : 64$
Disponibilité : LCBO
Whisky Montréal voudrait remercier Narada Brind’Amour de la boutique lecacaoyer.com pour « l’échantillon ».
Nez : Dès le versement dans le verre, une odeur de « Bubble gum » rose domine. Après quelques minutes elle disparaît et c’est maintenant la pomme verte et les poires fraîches qui s’installent. Ensuite, un sucré d’orge malté s’ajoute au bouquet.
Goût : Dès l’entrée en bouche c’est frais et sucré. Des saveurs de fruits frais, d’orge grillé et de caramel à la fleur de sel arrivent ensuite. Les tanins sont vifs et apportent un support à l’expérience.
Finale : La finale est assez boisée et sèche. Après quelques instants, un goût de pastilles aux cerises (Halls) se fait sentir. Plus la finale s’étire et plus le salin l’emporte.
Un scotch acceptable, mais je m’attendais à un peu plus, étant donné les éloges faites sur internet depuis son embouteillage. Peut-être un peu doux pour mes attentes d’un scotch d’Islay. Certains membres l’ont décrit comme un scotch « de femme » ! Peut-être…
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Nom : Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (# 56)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 104$
Disponibilité : SAQ #11775987
Nez : Au nez, c’est immédiatement du caramel brûlé qui se mélange à des fruits secs comme des raisins Sultana et des pruneaux. À l’arrière-plan, une légère tourbe est présente et se marie à une odeur de bois sec.
Goût : Au goût, l’orange au chocolat est bien présente. Par la suite, les pruneaux se mélangent aux épices. Le boisé, qui semble légèrement grillé, est également bien marqué.
Finale : La finale est bien enrobante et bien fruitée avec des goûts d’orange, de pruneaux et de figues séchées. Le tout s’allonge sur un salin océanique.
Wow !! Belle découverte, j’ai déjà goûté leur OB 12 ans, j’avais bien aimé. Mon voisin de table, qui possède une bouteille de 12 ans chez lui, me mentionnait que ce 10 ans lui apparaissait plus complexe.
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Nom : Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (# 57)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 149$
Disponibilité : SAQ #11776111
Nez : À la première approche, l’alcool est bien présent. Par la suite, une douce fumée accompagne une légère odeur citron/limette. Des odeurs salines et maritimes sont également présentes à l’arrière-plan.
Goût : En bouche, une douce tourbe légèrement fumée nous accueille dès les premiers instants. Par la suite, le sucré d’une cassonade légèrement brûlée accompagne brillamment des notes d’agrumes, de vanille et des tanins chaleureux.
Finale : La fumée se joint à des notes vanillées et légèrement sucrées. Plus elle s’étire, plus des notes salines et maritimes dominent.
Oh Wow! Le Caol Ila 12 ans est magnifique, mais celui-ci est sublime!…rien à redire, à part que j’en voudrais encore!!
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Nom : Bowmore 15 ans Darkest (# 58)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 95,75$
Disponibilité : SAQ #10870704
Nez : les effluves sont assez boisés, des notes de sherry (fruits secs) accompagnent la framboise, le chocolat et la cassonade.
Goût : en bouche, léger et plutôt floral. La lavande accompagne des notes de lilas. Par la suite, le sucre légèrement brûlé accompagne une fumée qui me rappelle un feu de camp en plein été.
Finale : la finale est très sherried, les fruits secs et des notes un peu vineuses accompagnent celles d’un feu de camp qui vient de s’éteindre. Une amertume marquée prend également place.
Je dois avouer que depuis plusieurs années je voulais m’acheter une bouteille de ce Bowmore, mais plus maintenant, ce fut définitivement ma déception de la soirée. En s’appelant « Darkest » je m’attendais à être écorché un peu plus.
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Nom : Douglas Laing Laphroaig 15 ans (# 59)
Taux d’alcool : 50%
Prix : 152$
Disponibilité : SAQ #11776007
Nez : Au nez, dès les premiers instants, ce sont des noix grillées et fumées. Puis arrivent les notes médicinales (de l’Ozonol ou du Polysporin) et un petit côté marin prend place à l’arrière-plan.
Goût : En bouche, c’est du caramel brûlé, de la tourbe et de la fumée, les notes médicinales si typiques à Laphroaig sont maintenant bien en place.
Finale : La finale est digne d’un bon Laphroaig, c’est à dire des saveurs intense de fumée, de tourbe légèrement épicée et médicinale. Ce qui me surprend, c’est que, pour un Laphroaig, la finale est intense, mais excessivement courte, on dirait qu’elle augmente en intensité et puis, tout d’un coup, plus rien! Elle se termine.
Magnifique sur toute la ligne, mais la finale semble s’écourter beaucoup plus rapidement que les Laphroaig dit « OB »…
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En conclusion, Islay est vraiment une île mythique où tout peut se produire. Les amateurs s’attendent habituellement à ce que les scotchs en provenance d’Islay soient absolument très tourbés, fumés et océaniques alors qu’elle est capable des plus subtils parfums et des délicatesses inespérées. Peut-être faut-il s’ouvrir et laisser les attentes de côté et apprécier le produit pour ce qu’il est, un bon scotch biens fignolé, et non un scotch « d’Islay » avec des caractéristiques prédéterminées! La question est lancée…
Encore une fois Bravo à toute l’équipe de Whisky Montréal pour une soirée enrichissante et un beau voyage!
Prochain rendez-vous, le 26 mars à 19h et le thème sera : Les whiskies Irlandais !
Pour vous inscrire: www.whiskymontreal.ca
Isle of Jura – Prophecy (# 54)
Nom : Isle of Jura – Prophecy
Type : Scotch single malt
Région : Île de Jura, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.isleofjura.com
Prix : 83$
Disponibilité : SAQ #11632476 (plus disponible pour le moment)
La distillerie de l’Île de Jura offre de nos jours des scotchs qui sont habituellement de nature plus huileuse (oily). Par contre, il arrive à l’occasion qu’elle propose une édition dite « Heavily Peated », laquelle se rapproche un peu des caractéristiques de certains scotchs offerts par les distilleries de l’Ile d’Islay, sa voisine immédiate. C’est le cas pour ce Prophecy.
Qu’en est-il de cette fameuse prophétie? Nous savons que cette distillerie fût fondée en 1810 par Archibald Campbel (voir ma fiche du 16 ans) et sur son site web, on peut y trouver une référence à cette mythique prophétie de l’Île de Jura, en voici un résumé:
« Au début du 18ème siècle, les Campbell de Jura expulsèrent une sage voyante très âgée. Laissant libre cours à son ressentiment, elle prédit que le dernier des Campbell quitterait l’île borgne, avec ses maigres biens transportés dans un chariot tiré par un seul cheval blanc. Au fil du temps, cette histoire s’est transformée en légende et la prophétie est tombée dans l’oubli, jusqu’en 1938, date à laquelle Charles Campbell, ayant perdu un œil lors de la Première Guerre mondiale, tomba dans la déchéance et mena son vieux cheval blanc sur la jetée pour la dernière fois. »
Mythe ou réalité? Il faudrait se rendre sur l’île de Jura et poser quelques questions… En attendant, voici mes appréciations de ce scotch.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre pâle reflets orangés, sirupeux
Nez : tourbe, fumée, noisette grillée, épices
Goût : malt et miel sucré, tourbe, bois brûlé, épices
Finale : charmeuse, tourbe, épices, océanique
Ce scotch est d’une belle couleur cuivrée démontrant des reflets tirant sur l’orangé. La texture est assez sirupeuse et le liquide laisse de belles coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre.
Au dessus du verre, au premier plan c’est de la tourbe, mais pas la tourbe grasse et crasseuse de certains scotchs d’Islay, mais plutôt une tourbe légèrement sucrée et florale. Cette belle tourbe « propre » laisse passer une petite pointe de fumée. Par la suite, noisette grillée, épices et notes océaniques se joignent à ces parfums afin de compléter ce bouquet agréable et assez complexe.
L’entrée en bouche est surprenante, on s’attend à de la tourbe bien tranchante mais c’est plutôt un goût assez doux et sucré, légèrement mielleux et malté, le tout accompagné de saveurs un peu florales, voir plutôt savonneuses (soapy)! Puis, arrive en douce la tourbe carbonisée accompagnée de notes légèrement médicinales à la Laphroaig, mais en beaucoup plus subtil. À l’arrière-plan, c’est du bois légèrement brûlé et des épices boulangères telles la cannelle et la muscade. On peut également ressentir de légers tanins sur les joues et la langue.
La finale est longue et charmeuse, elle débute par une tourbe bien présente et des élans de fumées refont surface. Par la suite, le temps que les tanins se calment, un petit goût caramélisé et épicé accompagne le tout. Puis, c’est légèrement amer et des notes océaniques prennent place et se mélangent avec cette amertume. Le tout perdure pour de longs instants…
Suite à ma légère déception du Isle of Jura 16 ans, je peux dire que ce Prophecy redonne à cette distillerie l’estime que j’avais pour elle. En effet, leur 10 ans, qui avait été l’un de mes premiers single malt, m’avait beaucoup séduit et m’avait poussé à aller plus loin dans mes découvertes. Le coté tourbé « propre » de ce Prophecy plaira sûrement à l’amateur qui désire s’initier aux scotchs tourbés mais sans nécessairement se frapper à un monstre d’Islay.
Laphroaig – Triple Wood (# 53)
Nom : Laphroaig – Triple Wood
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web :www.laphroaig.com
Prix : 79,99$US
Disponibilité : SAQ #11805111 (90$) et LCBO #272195 (89,95$)
L’été dernier, lors des vacances estivales, nous sommes passés dans le New Hampshire. Directement sur l’Interstate 93 se trouve le célèbre « New Hampshire Liquor & Wine Outlet » et nous nous y sommes arrêtés. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça ! C’est gigantesque, il y a du choix autant du côté des vins que des spiritueux! Dans la section « Scotch/Whisky », le choix en était impressionnant! Pas de scotch mystérieux, mais les distilleries les plus connues y étaient toutes et avec plusieurs expressions pour chacune! La rangée y faisant face était tout aussi intéressante, c’était le paradis des Bourbons! Difficile de faire un choix quand tu peux choisir uniquement deux bouteilles! C’est alors que j’ai vu la bouteille de Laphroaig Triple Wood. Comme vous le savez sûrement maintenant, j’affectionne grandement cette distillerie. Mon choix était donc facile.
Le Laphroaig Triple Wood est en quelque sorte un Quarter Cask pour lequel on aurait ajouté une période supplémentaire de maturation, ou plutôt un affinage (finishing) dans d’anciens fûts de sherry Oloroso. Voyons maintenant les résultats.
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, reflets orangés
Nez : Fumée, tourbe, zeste d’agrumes et fruits confits
Goût : Citron amer, tourbe, fumée, fruits confits, salins
Finale : fumée, tourbée, citron, saline
La couleur de ce scotch est d’un ambre plutôt pâle et quand on regarde le liquide à travers la lumière, des reflets d’une teinte légèrement orangée sont bien présents. Après avoir fait tournoyer le scotch dans mon verre, de minces coulisses apparaissant sur ses parois et redescendent lentement au fond. Elles sont par contre peu nombreuses.
Au-dessus du verre, on sent bien que c’est un Laphroaig. La fumée, la tourbe et la traditionnelle odeur médicinale sont bien présentes, mais l’ensemble me semble moins « in your face » qu’à l’habitude, plus en délicatesse. Par la suite, des odeurs fruitées de zeste d’agrumes confits font leur apparition mais plutôt en douceur et en retrait. À l’arrière-plan, une odeur de pain aux noix légèrement grillé tente de se frayer un chemin à travers le tout. Une petite présence d’alcool se fait également sentir.
L’entrée en bouche, est assez douce pour un Laphroaig, pour une seconde, c’est légèrement amer (citronné) mais par la suite les notes Laphroaig se font sentir, la tourbe, les notes médicinales et la fumée sont au rendez-vous, on peut sentir que c’est puissant ou plutôt que ça devrait l’être? Il manque définitivement le petit « Oomph! » Laphroaigesque habituel, on dirait que l’ensemble est sur les « brake ». Les agrumes et les fruits confits se joignent à cette danse et des tanins boisés font également leur apparition. Puis, une amertume (zeste d’agrumes et citron) et un salin prennent place et nous transportent vers la finale.
La finale est tout de même en puissance et s’étire sur de longs moments. Fumée, tourbe, citron ainsi que des notes océaniques se complètent tout au long de cette finale. Elle perdure un long moment et les notes salines viennent qu’à finalement prendre le dessus.
Un bon Laphroaig? Oui. Mon préféré? Non. En comparaison avec le Laphroaig 10 ans, il semble manquer de « torque ». En comparaison avec le Laphroaig Quarter Cask, on dirait que le passage en fût d’Oloroso, lui aurait donné de légères notes de fruits confits mais l’aurait du même coup détroussé en partie des atouts privilégiés gagnés par la maturation dans les « quart de fût ». La finale, quant à elle, est quand même longue et agréable et ajoute un léger baume sur l’ensemble, qui selon moi, manque malheureusement un peu sa cible.
Deuxième évènement du Club Whisky Montréal ! (#52, 53, 54)
Lundi le 3 décembre 2012 en soirée, au restaurant Lawrence, se tenait le deuxième évènement du Club Whisky Montréal nommé « Oloroso des Fêtes ». Quelques semaines avant ce deuxième évènement les participants pouvaient faire leur choix parmi une quinzaine de suggestions via un sondage en ligne. Les cinq whiskies qui ont été retenus pour cette soirée sont les suivants :
- Glendronach – 12 ans « Original »
- Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght »
- Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux
- Isle of Jura – Prophecy
- Ardbeg – Uigeadail
Voici mes notes pour trois de ces cinq scotchs, puisque ma fiche complète de l’Ardbeg Uigeadail se retrouve ICI. Une fiche complète suivra pour le Isle of Jura – Prophecy.
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Nom : Glendronach – 12 ans « Original »(# 52)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 58,50$
Disponibilité : SAQ #10784099
Nez : les raisins secs, les abricots et le caramel à la vanille se mélangent à des notes de porto (sherry) et de bois grillé.
Goût : l’entrée en bouche est assez vineuse et accompagnée de fruits confits. Ensuite, un caramel, qui cette fois est légèrement épicé, vient se mélanger à des saveurs de porto et de feuilles de tabac.
Finale : encore le porto qui se mélange au chocolat noir et aux fruits confits. On ressent également fortement les tanins tout au long de la finale, laquelle est d’une longueur convenable.
Pour l’expérience du « sherried » c’est bien, mais personnellement, ce n’est pas un de mes préférés!
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Nom : Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght » (# 53)
Taux d’alcool : 57,2%
Prix : 72,75$
Disponibilité : SAQ #10784136
Nez : Des parfums de fruits secs tels les abricots et les raisins « golden » se mélangent aux épices et à un caramel au beurre. Une certaine fraîcheur se fait sentir et l’alcool est plutôt discret malgré les 57,2%
Goût : En bouche, les saveurs sont dominées par les épices et la poire fraîchement coupée, le tout accompagné par des arômes de bois grillé. Encore une fois l’alcool ne se fait pas sentir.
Finale : Assez longue, une amertume (comme croquer un pépin d’agrume) et un fruité sont présents en même temps. Intéressant.
Beau Cask Strenght qui livre la marchandise et remplit les attentes sans pour autant casser la baraque.
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Nom : Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux (# 54)
Taux d’alcool : 46%
Prix : 103$
Disponibilité : SAQ #11200260
Nez : Délicat et sucré, fruits des champs, poire et raisin vert et un peu maritime(?).
Goût : raisins verts et rouges, miel, zeste d’agrumes, beaux tanins bien balancés.
Finale : Longue, vineuse, et assez liquoreuse, elle laisse un goût en bouche que je connais, mais malheureusement je n’arrive pas à l’identifier!
Ah magique, de la finesse, du luxe et en même temps de la simplicité, mais oh, combien efficace!
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Pour le Isle of Jura – Prophecy, « stay tuned » une fiche complète devrait suivre dans les prochaines semaines ! Disons que ce fut ma surprise de la soirée…
Quant au Ardbeg, que dire de plus, magnifique, voir ma fiche complète : Ardbeg – Uigeadail
En conclusion, encore une belle soirée, pleine de découvertes ! Félicitations à Jean-François Pilon pour l’animation dynamique, pertinente et intéressante ainsi qu’à toute l’équipe pour l’organisation.
BRAVO, continuez ce beau travail !!
🙂
Longmorn – 16 ans (# 49)

Nom : Longmorn – 16 ans
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web : aucun
Prix : 97$
Disponibilité : SAQ #10999954
L’esthétisme de la présente bouteille et de son emballage sont parmi les plus soignés que j’ai vus à ce jour, et probablement l’un des plus « packaging » sous la barre des 100$. Le boîtier, qui n’est pas le traditionnel cylindre de carton, s’ouvre de façon non conventionnelle, un peu à la manière d’un coffre. Un aimant retient le couvercle bien fermé. Beaucoup d’information se retrouve sur ce boîtier, quoique c’est écrit un peu trop petit. La bouteille aussi est d’un certain “chic”, un simili cuir garnit la base de la bouteille et une petite bague métallique orne le goulot avec le logo “g” de Longmorn et l’inscription embossée « non-chill filtered » y apparait. Tout est soigné et bien présenté. Au look, une bouteille qui ferait certainement un beau cadeau de Noël pour le beau-père!
Ma dégustation :
Couleur : ambre pâle, reflets dorés, texture moyenne
Nez : fruits confits et conserve, menthol, malt
Goût : fruits, malt, épices
Finale : fruits confits, épices, fumée légère
La couleur est d’un bel ambre avec des reflets dorés. La texture semble assez sirupeuse, les jambes sont longues et fines et prennent un bon moment à redescendre dans le verre.
Au nez, c’est sucré et enivrant. On a droit à un vrai festival de fruits. Les pruneaux, les abricots et le zeste d’orange confits se mélangent à la pêche et la poire en conserve. Après avoir laissé le scotch respirer quelques instants, on peut percevoir à l’arrière-plan une odeur de menthol et une légère note de malt fumé.
En bouche, c’est sucré, fruité, malté et très sirupeux. En effet, dès l’entrée en bouche, les fruits confits et le malt que l’on retrouvait au nez dominent les saveurs. La texture du liquide est effectivement riche et sirupeuse et tapisse entièrement la bouche assez facilement. Un élan d’alcool passe par le nez et nous rappelle que ce scotch est à 48%! Avec cette chaleur d’alcool, arrivent en trombe les épices, lesquelles sont très dominantes et accompagnées des tanins du bois qui tapissent les joues et laissent une sensation un peu sèche.
En finale, lentement la douceur sucrée des fruits confits et du malt reviennent pour adoucir la sécheresse laissée par les épices et les tanins. D’une longueur et d’une complexité étonnante, la finale de ce scotch nous réserve plein de saveurs différentes. Tout au long de cette finale, les fruits confits, le malt et un goût léger de cuir (hé oui!) s’enchaînent les uns après les autres. Ensuite, les épices reviennent pour assécher de nouveau la bouche, nous forçant à reprendre une nouvelle gorgée. La légère odeur de fumée ressentie au nez tente de se faire une petite place dans cette finale, mais elle demeure discrète et timide à l’arrière-plan.
Vraiment, BRAVO! Selon moi, c’est un scotch vénérable! Tout semble y être et bien en équilibre. Les odeurs sont bien franches, les saveurs bien développées et expressives et une finale qui nous force à reprendre une nouvelle gorgée! Un Speysider que je recommande fortement. Petite tache, plusieurs critiques et blogueurs sur l’internet ont été déçus de ce Longmorn 16 ans car ce dernier remplaçait l’expression 15 ans, laquelle était apparemment magnifique et plus abordable. J’aimerais bien avoir la chance de goûter ce Longmorn 15 ans!
Et pour terminer, oui, ça ferait un très beau cadeau pour le beau-père, en autant qu’il aime le whisky!








