Archives de catégorie : Écosse

Caol Ila 1999 – Signatory Vintage (# 14)

 

Nom : Signatory Vintage – Caol Ila 1999

Type : Single Malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : aucun

Prix : 69,95$US

Disponibilité : www.sherry-lehmann.com, NYC

 

 

Petite histoire :

La distillerie de Caol Ila (prononcer « kul-eela », qui se traduirait par « le son d’Islay »), est située du côté Nord-est de l’île d’Islay, directement devant le détroit séparant les îles d’Islay et de Jura. Elle a été construite en 1846 par Hector Henderson. Quant à Signatory Vintage, c’est l’un des premiers embouteilleurs indépendants d’Écosse. La compagnie fut fondée par Andrew et Brian Symington en 1988. Elle possède maintenant sa propre usine d’embouteillage à Newhaven près d’Édimbourg. Elle serait la deuxième en importance dans le monde.

Le scotch de cette dégustation est un embouteillage faisant partie de leur « un-chillfiltered Collection ». Cette collection offre également des embouteillages provenant des distilleries de Laphroaig, Highland Park, Glenrothes, et Cargganmore, pour ne nommer que ceux là. Ce scotch est un embouteillage dit « single cask », ou « single barrel », c’est-à-dire que le contenu de la bouteille provient d’une seule barrique. Cette bouteille (#232 de 401) provient de la barrique numéro 3/1073. L’étiquette indique que ce scotch a été distillé le 22 novembre 1999 et mis en bouteille le 22 septembre 2010, ce qui lui donnerait un âge un peu inférieur à 11 ans.

Ma dégustation :

Couleur : Jaune très pâle, particules en suspension

Nez : Fumée et tourbe légère, pain fraîchement sorti du four, agrumes

Goût : Tourbé, fumé, salin, bord de mer, épices

Finale : Saline, tourbe revient, longue et persistante

Ce scotch est de couleur dorée très pâle, un peu comme un jaune Chardonnay. L’étiquette fait mention qu’aucun colorant n’y a été ajouté, c’est donc sa couleur naturelle. Il est également non filtré à froid (un-chillfiltered) et on peut effectivement y apercevoir quelques petites particules en suspension. Si placé dans un endroit assez frais ou de l’eau froide y soit ajoutée, il pourrait devenir trouble.

Au nez, fumée et tourbe, les deux tout en douceur. La fumée semble à peine plus dominante. Ensuite une nouvelle odeur jamais rencontrée à ce jour, celle du pain ou plutôt la mie fraîchement sortie du four, encore fumante. Serait-ce l’odeur que plusieurs attribuent la levure (yeast)? Puis finalement, loin à l’arrière plan, un petit sucré-acidulé de zeste d’agrumes, mais vraiment en toute finesse.

En bouche, c’est un bon mélange assez équilibré de tourbe et de fumée qui arrive en trombe. Par la suite, arrive le bord de la mer, les algues, le salin et l’iode. En début de finale une petite note épicée se fait sentir sur la langue, un peu poivrée, ou plutôt de poivre de Jamaïque (allspice)? À confirmer!

En finale c’est encore tourbé et assez salin. La sensation saline perdurera plusieurs minutes après la dernière gorgée. La fumée se fait plutôt timide en finale.

Somme toute, un très bon scotch d’Islay, bien équilibré, et avec quelques saveurs particulières qui donne simplement le goût d’en reprendre un autre verre… Ah, mais j’oubliais, c’est la bouteille d’un bon ami et je dois rester raisonnable !

Bowmore – Legend (# 13)

013 F Bowmore LegendNom : Bowmore – Legend

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.bowmore.com

Prix : 27$ US

Disponibilité : « Liquor store », État de NY, USA

Fondée en 1779 par John Simpson, la distillerie de Bowmore est l’une des plus anciennes d’Écosse et serait la première sur l’île d’Islay (prononcer « eye-la »). Elle est située en bordure de la mer, dans le Loch Indaal (baie), la même que Bruichladdich, son voisin d’en face! Après quelques transactions au fil du temps, c’est en 1963 qu’elle passe aux mains du groupe Morrison Bowmore Ltd, lequel fut acheté par le géant japonais Suntory en 1994. La distillerie utilise toujours son propre plancher de maltage et de séchage traditionnel lequel est alimenté par un feu de tourbe. Fait intéressant, le chai #1, où se trouve les barriques de prestiges, situé sous le niveau de la mer, contribue à apporter le goût typique à Bowmore.

Ici, c’est l’entrée de gamme de Bowmore, le Legend. L’âge n’est pas indiqué sur la bouteille, par contre mes recherches sur internet semblent laisser croire à un 7-8 ans d’âge.

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle

Nez : agrumes, zeste d’orange, fumée légère, le tout en subtilité

Goût : léger caramel, tourbe et salin léger

Finale : amère, tourbée, épicée, saline

La couleur est légèrement dorée, voire assez pâle.

Au nez, c’est plutôt timide, ce sont des agrumes, particulièrement le zeste d’orange, avec une légère touche de fumée. Fait anodin, une fois le whisky versé dans le verre et en période d’ouverture (avant de le déguster), la pièce se remplit de l’odeur de fumée et saline typique aux scotchs d’Islay. Je me disais que ce serait tout une expérience. À première approche, je fut un peu surpris de constater que les odeurs étaient en toute subtilité.

En bouche, la première gorgée nous offre un doux caramel doré qui entre en première ligne. Ensuite, tout en douceur, s’ajoute une pointe tourbée et très légèrement fumée. Une touche saline de bord de mer vient ensuite, comme si on prenait une marche sur le bord d’un rivage à marée basse. Tout comme les odeurs, c’est encore en toute timidité.

La finale est légèrement amère et tourbée. Vient ensuite une petite touche épicée surprenante et inattendue. Le sel et l’iode prennent ensuite toute la place. La finale en soi est plutôt courte mais la sensation saline perdure quelques moments. La fumée semble absente de la finale?

Somme toute, un scotch d’entrée de gamme qui, pour le prix demandé, livre quand même la marchandise, un excellent rapport qualité/prix. Il n’est quand même pas de calibre pour rivaliser avec ses grands frères, ni ses autres adversaires d’Islay.

Je vous partage ma découverte de l’été, un « Smoky Rusty Nail ». Dans un verre « old fashioned » quelques glaçons avec ¾ Bowmore Legend et ¼ Drambuie. Laissez reposer 2-3 minutes et savourez…

Auchentoshan – Three Wood (# 12)

 

Nom : Auchentoshan – Three Wood 

Type : Scotch single malt

Région : Lowlands, Écosse 

Taux d’alcool : 43% 

Site web : www.auchentoshan.com 

Prix : environ 60$ 

Disponibilité : N’est plus disponible à la SAQ

 

Petite histoire :

La distillerie d’Auchetoshan est située en banlieue de Glasgow, la plus grande ville d’Écosse.  Elle fut fondée en 1823, du moins c’est ce que prétend l’emballage, mais après quelques recherches sur internet j’ai trouvé les dates de 1800, 1817 et 1822.  Probablement que la date « officielle » est 1823.  Une particularité intéressante de cette distillerie est qu’ils utilisent la technique de triple distillation, contrairement à la grande majorité des autres distilleries d’Écosse, qui eux utilisent la double distillation.  Le site web d’Auchentoshan explique vraiment bien leur procédé de triple distillation, voici le lien : 

http://www.auchentoshan.com/triple-distillation-(our-way)/triple-distillation.aspx 

Maintenant concernant le Triple Wood, c’est un single malt whisky qui a été vieillit dans trois différents fûts (de là le nom de « Three Wood »), soit de bourbon américain, de sherry Oloroso et de Pedro Ximenez.

Ma dégustation : 

Couleur : ambrée foncée, texture sirupeuse 

Nez : légèrement fruité, butterscotch, bois torréfié (?) 

Goût : très boisé, butterscotch crémeux, léger picotement d’alcool

Finale : boisée, légère amertume et finale assez courte 

La couleur est d’un ambré assez foncé tirant légèrement sur le rouge, coloration qui vient fort probablement du passage en barrique de sherry.  Le liquide est assez sirupeux et laisse de belle « jambes » sur le rebord du verre.

Le nez est, à première approche, assez présent mais les différentes odeurs sont plutôt discrètes et difficiles à identifier.  À l’arrière plan, c’est légèrement fruité avec une touche de butterscotch.  Je perçois aussi une petite note de bois torréfié mais je ne suis pas certain (la meilleure description serait la coupe d’une planche de chêne dont la scie aurait forcée et que le bois a chauffé) un peu bizarre!  Ces odeurs sont plutôt subtiles dans l’ensemble.

En bouche, c’est très boisé et les tanins du bois sont en force et très présents.  Un léger picotement d’alcool réchauffe l’intérieur, mais sans brûlure.  Le butterscotch est crémeux et onctueux.  Après avoir ajouté quelques gouttes d’eau, le tout s’adoucit délicatement, le sherry fait finalement son apparition (à moins que ce soit moi qui le cherche trop?).  Après l’ajout de quelques gouttes d’eau le caramel prend également plus de place.

La finale est encore boisée et les tanins du bois sur la langue et les joues se font sentir un bon moment.  Le caramel-butterscotch est tout en douceur en début de finale et une légère amertume prend doucement place. Par contre, une fois les tanins disparus de la bouche, la finale s’écourte et disparaît assez rapidement.

Un scotch d’entrée de gamme et j’aimerais bien le comparer avec les 10 et 12 ans de Auchentoshan.  Il me rappelle un peu le boisé des bourbons, mais sans les belles notes sucrées et épicées de ces derniers.  C’est tout de même un bon scotch d’entrée de gamme et bien parfait comme « everyday sipper » pour l’amateur de boisé.

Sur une note plus personnelle, ce scotch m’avait enchanté il y a un an, surtout pour son prix et ses notes boisées, mais maintenant il me laisse un peu sur mon appétit, ou plutôt sur ma soif.

Ardbeg – 10 ans (# 10)

 

Nom : Ardbeg – 10 ans

Type : Scotch single malt 

Région : Islay, Écosse 

Taux d’alcool : 46% 

Site web : www.ardbeg.com 

Prix : 90,25$ 

Disponibilité : SAQ 00560474

 

 

Petite histoire :

Cette bouteille m’a été donnée par mes deux amours à la Fête des Pères 2011.  Merci à vous deux pour ce magnifique présent ! 

La distillerie d’Ardbeg est située dans la partie sud de l’ile d’Islay, près des distilleries de Lagavulin et de Laphroaig.  Elle fut fondée en 1815 par la famille MacDougall.  La distillerie ferma entre 1983 et 1989 et une ouverture partielle jusqu’en 1997.  Depuis 1998, la distillerie est complètement opérationnelle. 

 

Ma dégustation : 

Couleur : dorée très pâle (consistance sirupeuse) 

Nez : tourbe, fumée légère, terre humide, noisette(?) 

Goût : tourbe et fumée, salin, légère brûlure d’alcool (boisé ou tanin du bois?) 

Finale : Très longue, persistante, salée, tourbée, retour de fumée, poivre noir 

 

Ce scotch est de couleur dorée très pâle.  Il laisse également de belles coulisses sur le rebord du verre, démontrant une texture assez sirupeuse.  C’est un scotch qui est non filtré à froid, il pourrait alors se troubler s’il est refroidi ou si de l’eau froide y est ajoutée. 

Les odeurs, qui ont tendance à beaucoup s’ouvrir après quelques minutes en verre, sont remarquablement bien balancées, celles de la tourbe très présente, avec une belle fumée et de sel marin assez subtil.  Une odeur de « terre » humide semble se retrouver à l’arrière plan jumelée avec une odeur d’écales de noix (de noisette?). 

En bouche, les goûts de tourbe et de fumée sont bien balancés et le salin est bien présent.  La légère brûlure d’alcool donne du corps et s’équilibre bien avec les autres goûts robustes. (Goût ou sensation à déterminer, boisé ou tanin du bois?)  En début de finale, un léger « butterscotch » fait une petite apparition mais rapidement étouffé par la finale. 

La finale est très longue et persistante, salée et tourbée.  La fumée refait surface avec une légère touche boisée.  Après quelques instants une note de poivre noir (fraichement moulu) fait son apparition.

Un scotch merveilleux, les odeurs et saveurs sont très bien équilibrées, définitivement Islay!  La persistance de la finale fait en sorte qu’on en redemande et quand le verre est malheureusement vide, il est difficile de ne pas en reprendre! 

Le Ardbeg 10 ans a été couronné « World Whisky of the Year » et « Scotch Single Malt of the Year » dans le « Jim Murray’s Whisky Bible 2008 ». 

Mise en garde, il faut avoir « fais ses devoirs » avant d’y gouter car pour un premier essai sur l’ile d’Islay, ça risque d’être une aventure assez mouvementée !

 

Cardhu – 12 ans (# 9)

 

Nom : Cardhu 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : aucun

Prix : 51,95$US

Disponibilité : www.sherry-lehmann.com

 

 

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Petites dégustations express en vacances (# 5, 6, 7 et 8)

Pendant mes vacances à l’extérieur du Québec, j’aime bien faire un peu de ce que j’appelle du « whisky hunting », c’est-à-dire trouver whisky, Scotch et Bourbon qui ne sont pas disponibles à la SAQ ou bien qui ont un avantage monétaire substantiel.

Pendant mes recherches, je voulais me procurer un petit « 10oz » de Bourbon et en faire une petite critique estivale.  Malheureusement, en version 10oz il n’y avait rien de bien intéressant, que du « tord boyaux »!  Puis en voyant le choix impressionnant de miniatures (50ml) disponible, je me suis dis pourquoi ne pas faire quatre petites dégustations express !!  Alors j’ai acheté quatre miniatures : un Woodford Reserve – Distiller’s Select, un The Glenlivet 12 ans, un Knob Creek 9 ans et un Maker’s Mark.

Alors voici mes commentaires pour ces Whiskies :

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Woodford Reserve – Distiller’s Select (# 5)

12 juillet 2011

Aujourd’hui, la température a frôlé la barre des 39oC !! Très chaude et humide.  Sur la terrasse à 23h, il faisait encore 31oC.  Un petit Bourbon serait le bienvenu (avec un verre d’eau glacée à coté).

Nez: Alcool assez fort, miel, vanille, épices, mais le tout disparait assez rapidement, est-ce que l’air salin du bord de l’Atlantique serait en cause ?

Goût: L’alcool brûle légèrement, saveurs enveloppantes en bouche, vanille, muscade, caramel crémeux, assez sucré, mais il y a un petit quelque chose d’autre, est-ce le boisé ?

Finale: assez persistante et le boisé finalement fait son apparition avec une légère touche de seigle.

Beau Bourbon, très agréable et surprenant !

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The Glenlivet – 12 ans (# 6)

13 juillet 2011

Bel orage électrique venant de l’Atlantique en début de soirée, la température s’est rafraîchi, temps parfait pour un petit single malt.

Nez: subtile odeur de pomme verte, voir bonbon sûr à la pomme verte, herbes fraîches.

Goût: Hein ? Quel goût ?  Ce scotch goûte simplement le scotch.  Aucune subtilité perceptible.  Un léger caramel se fait sentir lors de la deuxième gorgée, mais c’est tout.

Finale: assez courte laissant une amertume franche (sans jeu de mot) la pomme verte revient mais cette fois c’est le pépin que l’on croque.

Assez ordinaire, un scotch de tous les jours.  Une petite déception pour ce produit renommé!

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Knob Creek – 9 ans (# 7)

14 juillet 2011

Journée la plus froide de la semaine et assez venteuse.  La température oscillait entre 25oC et 27oC et la soirée beaucoup plus fraîche.  En voyant le taux d’alcool de 50% du Knob Creek, je me disais que ce serait la soirée parfaite !

Nez: caramel au beurre (butterscotch), vanille, légère touche de cannelle, alcool très peu perceptible malgré ses 50%.

Goût: sec et les tanins du bois sont présents, épicé, alcool légèrement perceptible, beaucoup moins porté sur le sucré que les Bourbons que j’ai goûté à ce jour.

Finale: franche et longue, goût épicé avec la vanille et le boisé du chêne qui en ressortent.

Finalement un très bon Bourbon, moins sucré, plus épicé et boisé. Selon moi, plus raffiné que le Woodford Reserve dégusté en début de semaine.

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Maker’s Mark (#8)

15 juillet 2011

Dernière soirée de ces merveilleuses vacances en famille, tout est prêt pour le long voyage de retour. Maintenant c’est le dernier repos.  Goûtons alors à ce Maker’s Mark.

Nez: boisé, vanille, épices (cannelle / muscade) nez assez délicat.

Goût: assez sec mais quand même plus sucré que le Knob Creek, épices et légère sensation d’alcool.

Finale: sèche, boisée, assez longue et vanillée, mais sans plus.

Finalement, un bon Bourbon, mais il manque un peu de substance.

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En conclusion, le grand gagnant de cette petite dégustation estivale est sans hésitation le Knob Creek – 9 ans.  Vraiment un beau Bourbon, plein de saveur et de réconfort !

Viennent ensuite le Woodford Reserve et pas loin derrière, le Maker’s Mark.  Pour l’étranger du groupe, le Glenlivet 12 ans (car c’est un Scotch), un peu décevant.

Bruichladdich – Waves (# 4)

bruichladdich-waves

 

Nom : Bruichladdich – Waves

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.bruichladdich.com

Prix : 58,50$

Disponibilité au Québec : SAQ 11367959

 

Petite histoire :

Construite en 1881 par la famille Harvey, la distillerie de Bruichladdich (prononcé «brooikladdie») est située sur l’ile d’ « Islay », dans la partie nord de la baie (loch) de Lochindaal.  Son voisin d’en face (de l’autre côté de la baie) est nul autre que la distillerie Bowmore.

Pour la confection de ce single malt, plusieurs millésimes vieillis en barrique de Bourbon et de Madère ont été sélectionnées.  Le « Master distiller » de la distillerie, Jim McEwan, a également voulu réduire le niveau de tourbe (aux alentours de 15ppm) afin de le rendre plus accessible.  L’âge de ce single malt n’est pas indiqué sur la bouteille.  Après quelques recherches sur internet, ce serait possiblement un sept ans.  Ne pas mentionner l’âge sur la bouteille est sûrement une décision purement marketing.

 Ma dégustation :

Couleur : dorée avec légère teinte rosée

Nez : très léger, odeur de bord de mer (salée), légèrement tourbée, barrique de vin(?)

Goût : faible goût de tourbe, pointe de fumée, sensation d’alcool

Finale : Assez longue, tourbe plus présente et boisée, un peu sucrée

 

De couleur dorée avec une légère teinte de rosée.  Cela vient probablement de l’affinage en barrique de madère. C’est un scotch qui est non filtré à froid, et aucun caramel de coloration n’a été ajouté.

Pour le nez, je dois avouer que j’ai eu de la difficulté.  Un nez qui n’est pas très présent, voir plutôt subtile.  Une faible odeur de bord de mer (sel), une tourbe effectivement assez modérée pour un « Islay » et la fumée est très peu présente.  Quelques notes sucrées sont également palpables.  Petite parenthèse, à la maison, j’ai un fumoir pour viande et poisson.  Pour ce faire j’ai des bâtonnets de chêne provenant d’un tonneau de vin.  L’odeur de ce bois m’est venue lors de ma dégustation?

En bouche, la tourbe est effectivement présente, mais vraiment modérée, voir pas assez.  Une sensation d’alcool un peu trop présente semble anesthésier les saveurs.  Un peu salé en bouche avec une finale un peu sucrée (vanillée ou mielleuse?).  J’ai ajouté quelques gouttes d’eau de source et les saveurs semblaient plus présentes, plus ouvertes.

La finale est relativement longue, mais pas persistante.  Boisée, assez salée et la tourbe refait un peu surface. On peut maintenant goûter un peu plus les notes sucrées de miel et de vanille.  Le goût restant est définitivement le sel.

En conclusion, un single malt pas mal, mais un peu effacé.  Il semble vouloir faire tout ce que « Islay » peut offrir, mais sans jamais finalement atteindre le but visé ?  On dirait qu’on en voudrait plus !

Selon moi, une personne voulant s’initier à la robustesse des scotchs du style d’« Islay », mais sans être mis K.O. à la première gorgée, ce single malt serait un excellent point de départ.