Brasserie Dunham – LaPatt Porter Robuste – Fût de whisky (# 169)

169 F LaPatt Porter futs de whiskyNom : Brasserie Dunham – LaPatt Porter Robuste 

Type : Porter Robuste vieilli en fût de whisky Canadien 

Région : Dunham, Québec 

Taux d’alcool – IBU : 7% – 51 IBU

Embouteillage : ±début 2014

Lorsque j’ai entendu la rumeur que Brasserie Dunham préparait leur Porter Robuste vieilli en fût de whisky canadien, je me suis dit que ça devrait sûrement me plaire et bien approprié pour mon blogue ! J’ai alors réussi à mettre la main sur trois bouteilles.  Celle-ci est la troisième du lot et a passé près de 2 ans à se reposer dans mon cellier !

Et cette bière, elle est comment ?

D’un noir plus que profond, elle est coiffée d’une mousse dense et bien crémeuse de couleur lait au chocolat. L’effervescence devrait être plutôt minimale, mais elle est me semble relativement plus gazeuse que la version régulière.  Est-ce voulu ou bien une petite erreur à l’embouteillage ?

Au nez, c’est du café torréfié bien foncé et du chocolat noir amer. Quelques effluves de barriques sont également présents.

En bouche ce sont encore les notes d’espresso bien rôti et le chocolat noir qui dominent. Par la suite, on peut constater que le temps a fait son œuvre car la madérisation offre quelques saveurs supplémentaires tels les fruits séchés et confits.  Ces notes de vieillissement en bouteille accompagnent merveilleusement bien les saveurs chocolatées et torréfiées de ce Porter Robuste.  Par la suite, quelques pointes d’épices et de boisées dérivant des fûts de whisky canadien viennent lier le tout et ce, pour notre plus grand plaisir.

La finale est sur le grain torréfié, le chêne mouillé au whisky et une petite pointe d’amertume qui laisse enfin apparaître les 51 IBU annoncés.

Comme vous le savez, j’adore les whiskies canadiens et la bière.  LaPatt Porter Robuste,  ma bière favorite de la gamme régulière de Brasserie Dunham, j’ai grandement apprécié cette version « pimpée ».  Les notes boisées et épicées provenant des fûts combinées à la madérisation ajoutent quelques couches de complexité des plus intéressantes.

En espérant que Brasserie Dunham répètera l’expérience lors de leurs prochains événements « Bottle Release » !

Visitez leur page Facebook et suivez les sur Twitter @BrasserieDunham !

Tomatin 18 ans (# 168)

168 F Tomatin 18 ansNom : Tomatin 18 ans 

Type : Scotch single malt 

Région : Highlands, Écosse 

Taux d’alcool : 46% 

Site web : tomatin.com/18-year 

Prix : 142,60$ 

Disponibilité : LCBO #435859

La distillerie Tomatin est située tout près d’Inverness dans le nord des Highlands. Elle fut fondée en 1897 par John MacDougall, John MacLeish et Alexander Allan lesquels décidèrent eux aussi de profiter du « Whisky Boom » de la fin du 19e siècle.  La gamme principale des whiskies de Tomatin est quand même relativement large, l’entrée de gamme est le Legacy et il est suivi du 12 ans, 14 ans, 18 ans et 36 ans.  Un « Cask Strength » et un Millésime 1988 sont également offerts.

Je vous parle aujourd’hui du Tomatin 18 ans, lequel est affiné en fût de sherry Oloroso.

Ma dégustation :

Couleur : Cuivre foncé, reflets ambre orangé, légèrement sirupeux 

Nez : fruits confits, marmelade à l’orange, épicé, boisé 

Goût : fruits secs et confits, marmelade au miel, épices 

Finale : légèrement sucrée, boisée, très sèche

Au visuel, c’est très joli, un beau cuivre bien foncé avec quelques reflets ambre tirant légèrement sur l’orange brûlée, belle coloration offerte par les fûts d’Oloroso en fin de maturation. Côté texture, c’est légèrement sirupeux, plusieurs fines coulisses se forment et redescendent rapidement au fond du verre.

Au nez, ce sont de délicats parfums de fruits confits et de marmelade à l’orange qui nous accueille. Par la suite la marmelade devient épicée et s’accompagne de notes boisées et mielleuses.  Plus le whisky se repose et s’ouvre, plus les notes sucrées rappellent le miel et le sirop d’érable.

En bouche, c’est l’influence de l’Oloroso qui ouvre la parade, fruits secs et confits tels la figue, les dattes et les raisins Sultana qui macèrent tout bonnement dans un mélange de marmelade au miel et d’alcool. Par la suite, le boisé et les épices de boulangerie viennent raviver l’expérience en ajoutant une petite pointe piquante.  Puis, un caramel au beurre d’érable légèrement chauffé se pointe le bout du nez.

La finale est légèrement sucrée en début et plus elle s’étire plus elle devient épicée, boisée et sèche. À la longue, l’assèchement de la bouche et de la langue est plus que notable et un peu déroutant.

Somme toute un bon whisky « Olorosé ». Il est tout en finesse et offre des saveurs bien typiques, mais qui, à mon goût, manque juste un peu de kick ! J’aurais voulu juste un peu plus de punch en bouche et que la finale donne l’eau à la bouche plutôt qu’un assèchement relativement aride…

Petite réflexion, quand tu réalises que tu as payé ce scotch 54,99$US au NH Liquor Store au lieu du 142$ demandé par la LCBO, il est soudainement pas mal du tout, même avec le taux de change actuel !

John E. Fitzgerald – Larceny (# 167)

Crédit Photo: Alex Atman

Nom : John E. Fitzgerald – Larceny

Type : Straight Bourbon whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 46%

Site web : larcenybourbon.com

Prix : non disponible à la SAQ

Disponibilité : États-Unis

Aujourd’hui, un petit bourbon plutôt méconnu de la grande famille Heaven Hill Distillery, le « John F. Fitzgerald Larceny ». Pour faire une histoire courte, Heaven Hill Distillery a acheté en 1999 la gamme « Old Fitzgerald ».  Ce Bourbon à haute teneur en blé, plutôt que le traditionnel seigle, est préparé en petits lots de moins de 100 barriques, lesquelles ont maturé pendant une période variant entre 6 et 12 ans.

Merci à Alex Atman pour l’échantillon et la photo !

Ma dégustation :

Couleur : cuivre pâle, reflets orangés, sirupeux

Nez : maïs, sucre brûlé, épices, alcool

Goût : sucré, maïs, cerises Marasquin, boisé

Finale : alcool, épices, boisée, courte

Ce Bourbon offre une couleur tirant sur le cuivre assez pâle et lorsque ses reflets sont d’une couleur orangée légèrement cuivrée. Après quelques tournoiements du liquide dans le verre, de nombreuses et minces jambes apparaissent sur les parois et restent en place de longs moments, pour finalement redescendre tranquillement au fond du verre.

Au nez, c’est doux et délicat. Le maïs et quelques notes de vanille sont bien installés à l’avant-plan.  Puis, un sucre vanillé et légèrement brûlé se mélange à des notes rappelant les épices de boulangerie, plus particulièrement la muscade.  À l’arrière-plan, l’alcool (acétone?) et quelques notes de cerises noires font acte de présence.

Dès l’entrée en bouche, c’est doux, velouté et légèrement sucré, le maïs est bien présent et s’accompagne à merveille de quelques notes de cerises Marasquin. Par la suite, la cassonade et la vanille s’offrent une danse avec les épices de boulangerie et quelques délicates notes de bois sec. Petite pointe d’alcool sucré s’étire sur la finale.

La finale débute sur une chaleur d’alcool légèrement poivré et finit par laisser sa place à un léger sucre épicé et boisé. Elle est cependant un peu courte.

Un bon petit Bourbon d’été. Si on l’aborde sans prétention avec quelques cubes de glace en fin d’après-midi sur la terrasse avec les « boys », la bouteille pourrait baisser assez rapidement… et avoir droit à un petit rappel de la tendre moitié :

– « Chéri, j’espère que tu as pensé mettre les poulets sur le tournebroche ? »

…Oops !

Cutty Sark – Prohibition Edition (# 166)

166 F Cutty Sark Prohib EdNom : Cutty Sark – Prohibition Edition

Type : Blended scotch whisky

Région : Écosse

Taux d’alcool : 50%

Site web : cutty-sark.com/the-whisky

Prix : 35,25$

Disponibilité : SAQ #12276400

Pendant les années 20 c’était l’époque de la Prohibition aux États-Unis. Cette époque fut très profitable pour plusieurs « importateurs » de contrebande qui réussissaient à importer des caisses d’alcool aux États-Unis. Ayant pour but de faire un maximum de profit sans se faire prendre par les autorités, la piètre qualité de l’alcool était souvent au rendez-vous. L’un d’entre eux était par contre beaucoup plus soucieux de la qualité de son produit et ce fut assez payant pour lui. En effet, le Capitaine William McCoy faisait la contrebande d’un blended whisky écossais, le Cutty Sark. La qualité du Cutty Sark était tellement supérieure comparativement aux autres choix de contrebande disponible, que les clients demandaient « don’t gimme the cheap stuff, gimme the real thing ‘ya know…the Real McCoy stuff.. », d’où l’expression populaire de nos jours « The Real McCoy », du moins c’est ce que l’équipe de marketing de Cutty Sark tente de nous faire croire…

Le Cutty Sark Prohibition Edition se veut un petit clin d’œil à cette époque. On peut dire que c’est assez réussi avec le look plutôt vintage de sa bouteille brune très foncé et son étiquette rappelant les whiskies de cette époque. Ce scotch whisky de petit lot est vieilli en barrique de chêne américain et tire un généreux 50% d’alcool.

Ma dégustation :

Couleur : jaune or, reflets d’or, sirupeux

Nez : sucre à glacer, poivre, fruits verts

Goût : fruits frais, miel, barrique, fumée légère

Finale : courte, légèrement fruitée et boisée, poivre

Le Cutty Sark Prohibition Edition offre une robe d’un jaune relativement pâle tirant sur l’or avec des reflets scintillants et cristallins. La texture est sirupeuse et bien collante, plusieurs jambes se forment sur les rebords du verre et redescendent lentement au fond.

Au nez, des parfums de sucre à glacer, de vanille et de poivre viennent à la rencontre du miel et du chêne mouillé. Par la suite, puissance d’alcool et fruits verts frais complémentent l’ensemble, plus particulièrement la poire fraîche.

L’entrée en bouche est bien mielleuse et sucrée. Les fruits baignant dans le miel et la vanille sont par la suite brusqués par une poussée d’alcool et de poivre. Quelques notes légères de barriques « toasté » et de fumée se joignent à l’ensemble. Un peu de malt légèrement sucré arrive en début de finale.

La finale, relativement courte, est fruitée et boisée en même temps. Par la suite, le poivre et le sucre légèrement brûlé s’étire un peu. Petit bémol, on voudrait avoir peut-être un peu plus de longueur et de profondeur à la finale.

À première vue, on pourrait s’imaginer un autre blend insipide avec un marketing du tonnerre. Effectivement, le département du marketing a fait un excellent travail, mais détrompez-vous, nous avons affaire à un blend qui sort de l’ordinaire et offre un degré de complexité relativement intéressant et qui dépasse les attentes. On pourrait penser qu’il est fait pour des cocktails, mais c’est un excellent whisky à déguster « neat » ou « on the rock », comme à l’époque de la Prohibition, et à 35$, c’est pratiquement un prix de contrebande !

Canadian Club – Chairman’s Select 100% Rye (# 165)

165 F Canadian Club 100% ryeNom : Canadian Club – Chairman’s Select 100% Rye

Type : Whisky canadien 100% Seigle

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : canadianclub.com/rye

Prix : 26$

Disponibilité : SAQ #12592980

Le « buzz » pour les whiskies à haut pourcentage en seigle bat son plein (lesquels contiennent souvent entre 90% et 100% de seigle), tant chez nos voisins du sud que chez nous. On peut constater que depuis quelque temps, la majorité des grandes distilleries d’Amérique du Nord offre de plus en plus ce type de whisky. Ce n’est vraiment pas surprenant quand on remarque la popularité qu’ont connue les whiskies comme Lot 40 et Alberta Premium au Canada et Whistle Pig et Sazerac aux États-Unis. Même le « 2016 World’s Best Whisky » de Jim Murray est un whisky canadien contenant 90% de seigle, mais ça, c’est un autre dossier…

Donc, nos bons amis de Canadian Club ont eux aussi emboîté le pas ils y vont « all in » et offre maintenant le « Chairman’s Select 100% Rye » que je déguste aujourd’hui.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre franc, reflets ambre, texture mince

Nez : épices de boulangerie, pain de seigle, sucre brûlé

Goût : seigle piquant, épices, sucre brûlé

Finale : seigle, épices, érable, un peu courte

Ce whisky de seigle canadien offre une robe cuivrée et remplie d’éclats ambre foncé, tout ce que l’on pourrait considérer assez classique. La texture semble par contre plutôt mince, aucune jambe ne se forme sur les parois du verre, seulement des centaines de petites gouttelettes qui demeurent en place.

Au nez, c’est une tonne d’épices de boulangerie et un bon pain de seigle bien chaud qui ouvre la parade. Par la suite quelques effluves de sucre brûlé et de vanille se mélangent à la cannelle, la muscade et le poivre. Par la suite, un peu de « pickles » ressort accompagné de quelques notes d’alcool.

En bouche, c’est vraiment le seigle bien épicé et piquant qui cogne fort. Par la suite les épices persistent et se noient dans quelques bouffées d’alcool. Le tout est rapidement adouci par un sucre vanillé et légèrement chauffé. Le poivre, les épices (particulièrement la muscade), quelques notes de barrique et le seigle reprennent le contrôle en début de finale.

La finale s’installe confortablement sur le seigle, les épices ainsi quelques notes de bois. Elle finit par être un peu sucrée, rappelant peut-être un léger sirop d’érable épicé. Elle est un peu trop courte à mon goût, mais on a simplement à reprendre une petite gorgée.

En ce qui concerne le rapport qualité-prix, à 26$ pour avoir un whisky qui est tout aussi agréable à siroter seul qu’en cocktail, c’est définitivement un incontournable. Par contre, Canadian Club est loin de faire l’unanimité auprès des amateurs de whisky, et même pour cet excellent whisky de seigle il est inévitable que « Haters Gonna Hate »… mais il ne faut surtout pas les écouter !

Dogfish Head – Palo Santo Marron (# 164)

164 F Dogfishhead Palo Santo MarronNom : Dogfish Head – Palo Santo Marron

Type : Liqueur de malt vieillit sur « Palo Santo Wood »

Région : Delaware, ÉU

Taux d’alcool : 12%

Wow c’est foncé !

Je m’attendais à une ale dorée brune ! C’est presque noir et la carbonation est plutôt minime. C’est un peu un croisement entre un Imperial Stout et un Barley Wine.

La torréfaction des grains rappelle les « toasts » légèrement brûlées et l’amertume d’un espresso. Les malts très caramels croisent quelques notes de vanille, de butterscotch brûlé et un boisé plutôt inhabituel (sûrement le bois Palo Santo). Par la suite quelques accents de chaleur d’alcool accompagnent le tout. Les houblons sont plutôt discrets, ou sont peut-être effacés par les notes rôties et torréfiées

C’est vraiment un nectar très spécial et délicieux!

Merci à Chantal Héroux de Saveurs Unies  pour le cadeau !

Ardbeg Perpetuum (# 163)

163 F Ardbeg PerpetuumNom : Ardbeg – Perpetuum

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 47,4%

Site web : www.ardbeg.com

Prix : 164$

Disponibilité : SAQ: #12668964

« Perpetuum » signifie « perpétuité » en latin (excusez mon latin) et L’Ardbeg Perpetuum est l’édition spéciale pour l’Ardbeg Day 2015 et également pour souligner les 200 ans de la distillerie. Le Perpetuum aurait été concocté afin de représenter les différents styles de whiskies offerts par Ardbeg au cours des 200 dernières années ainsi que pour le futur, un genre de « Statement » pour les adulateurs exigeants de cette distillerie.

C’est un embouteillage relativement limité à 7600 bouteilles.

Mon ami Charles, qui est lui-même adulateur d’Ardbeg, a eu la gentillesse de m’offrir un échantillon de cet embouteillage.

Ma dégustation :

Couleur : Jaune pâle, teinte or, sirupeux

Nez : Tourbe maritime, bubble gum, fruits secs et noix salées

Goût : Tourbe fumée et sucrée, fruits secs, maritime

Finale : Tourbe sucrée, maritime, légèrement boisée

La couleur du Perpetuum est très pâle, et c’est l’un des scotchs les plus pâles que j’ai dégusté jusqu’à ce jour. Il est d’un jaune à peine doré et offre des reflets d’or blanc. La texture est relativement sirupeuse, plusieurs fines coulisses collent sur les rebords du Glencairin et redescendent très lentement.

Au nez, c’est présent et intense. Dès l’approche, c’est bel et bien un Ardbeg avec sa tourbe et sa fumée, mais si on porte attention, c’est également la « gomme balloune » rose et le poisson salé. Par la suite fruits secs et noix salées se mélangent à la tourbe fumée. Quelques notes de bois de barrique humide se manifestent à l’arrière-plan.

L’entrée en bouche est calme et enivrante, tourbe fumée et fruits secs accompagnent quelques notes maritimes, c’est définitivement très « Ardbeg ». Puis, une légère chaleur d’alcool, de la boucane de feu de camp et quelques notes « tutti frutti » de « bubble gum » se mélangent. Ils sont ensuite accompagnés de tourbe sucrée légèrement vanillée et de quelques notes boisées.

En finale, la tourbe sucrée s’accompagne de quelques notes boisées et très salines. En effet, les notes maritimes et légèrement fumées s’étirent pendant de longs moments pour cette finale mémorable.

Après quelques dégustations des éditions « Ardbeg Day », je dois dire que cette version est, de mémoire, celle qui me plaît le plus. Belle tourbe sucrée et la fumée qui n’est pas trop prenante apporte une certaine stabilité. Il y a un bel équilibre entre le sweet, le peat et les notes maritimes… J’aime bien, mais je vais demeurer plus fidèle au « Ten », « Uige» ou au « Corry » !

 

Note de la rédaction:

Adulateur : adj. m.   flatteur, génuflecteur, adorateur, flagorneur, louangeur, courtisan, complimenteur, idolâtre, admirateur, fanatique, amoureux, obséquieux, fervent…