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Premier évènement du Club Whisky Montréal ! (#41, 42, 43, 44)

Lundi le 15 octobre 2012 en soirée, à la salle Mandoline du Marché Jean-Talon, se tenait le tout premier événement du nouveau Club Whisky Montréal.  Le club devrait officiellement voir le jour en janvier 2013.  En attendant, afin de se faire connaître, d’attirer l’attention des amateurs de whiskies et d’offrir aux futurs membres intéressés une expérience de dégustation organisée par un Club, les organisateurs décidèrent de faire une soirée ouverte à tous. Les amateurs pouvaient s’inscrire via l’adresse web du club : www.whiskymontreal.ca

Pour les intéressés, le club a également une page Facebook :

http://www.facebook.com/WhiskyMontreal

et vous pouvez également les suivre sur Twitter : @WhiskyMontreal

Pour cette séance, les amateurs se trouvaient en compagnie de nul autre que Monsieur Marc Laverdière, Ambassadeur au Canada des distilleries The Macallan et Highland Park !

Je me suis donc sacrifié pour vous et je me suis inscrit à cette soirée !

Au cours de la soirée, M. Laverdière a parlé entre autres des différentes étapes et facettes de la fabrication du whisky, les différences entre les alambics plus courts et plus longs et l’impact qu’ils ont sur le distillat (white dog), l’influence de la barrique dans le produit final.  Bref un beau petit cours sur l’art de faire du whisky.

Pour cette soirée, quatre produits ont été présentés :

  • The Macallan 12 ans
  • The Macallan 15 ans Fine Oak
  • The Macallan Cask Strengtht (10 ans)
  • Highland Park 18 ans

Site web de ces deux distilleries :

http://www.themacallan.com/
http://www.highlandpark.co.uk

Tout en donnant une description de ces scotchs, il faisait la dégustation et décrivait à l’audience les arômes, les goûts, les textures et les sensations en bouche.  Les participants buvaient autant ses scotchs que ses paroles.  Entre chaque expression, M. Laverdière prenait également le temps de répondre aux questions des amateurs.  Une très belle soirée, intéressante et éducative!

Voici alors mes appréciations pour ces quatre scotchs :

Macallan 12 ans (# 41)
Taux d’alcool : 40%
Prix : 89,75$
Disponibilité : SAQ #00186429

Couleur : Dorée ambrée, assez sirupeux

Nez : Assez fruité, également, un caramel au beurre et à la vanille se mélange à des notes d’épices.

Goût : Les abricots et les raisins secs se mélangent à un caramel légèrement brûlé.  Un soupçon de cannelle bien épicée tapisse la langue.

Finale : Assez longue avec des notes de chocolat noir amer, le sucré du caramel reviens avec une touche de boisé.

Un scotch qui descend bien, assez copulant mais sans être costaud, il prend bien sa place.  Belle suggestion pour s’initier.

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Macallan 15 ans Fine Oak (# 42)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 131$
Disponibilité : SAQ #10797017

Couleur : Dorée pâle, peu sirupeux

Nez : Au-dessus du verre, c’est doux, frais et délicat.  Un fruité telle une poire fraîchement coupée se joint à un sucre malté et vanillé.

Goût : Il est très crémeux en bouche.  La vanille prend place au côté d’un sucré de fruits en conserve, dans lequel la poire ressort énormément. (À noter: Pour l’exercice, M. Laverdière nous demanda d’ajouter 2-3 gouttes d’eau, question de démontrer le voile causé par l’eau).

Finale : Les fruits dans une crème à la vanille s’installent longuement et doucement.  De la finesse.

De la finesse et de la douceur.  Comme M. Laverdière le disait, c’est effectivement un scotch d’été, quand il fait bien chaud sur la terrasse, il saura bien nous rafraîchir.

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Macallan Cask Strength 10 ans (# 43)
Taux d’alcool : 59,6%
Prix : 96,75$
Disponibilité : SAQ #10652555

Couleur : Ambré foncé et très sirupeux, les coulisses prennent une éternité à redescendre.

Nez : La vanille et les fruits secs tels l’abricot et la canneberge se mélangent à des odeurs d’épices.  Une légère pointe d’alcool se fait sentir.

Goût : En bouche il est dense et visqueux, les fruits secs (abricot et canneberge) et les épices du nez sont maintenant bien présentes et dominantes.

Finale : Un caramel légèrement brûlé se mélange avec l’amertume d’un chocolat noir.  Les tanins du bois et les épices se réunissent pour nous transporter dans cette finale longue et persistante.

Je crois que je suis un amateur de Cask Strenght! Celui-ci est magnifique.

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Highland Park 18 ans (# 44)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 149,50$
Disponibilité : SAQ #10224286

Couleur : Dorée pâle avec des reflets ambrés, texture moyenne

Nez : Les fruits et le chocolat noir sont dominants avec une légère perception de fumée et de tourbe.

Goût : Un léger mélange de tourbe et de d’agrumes sucrés prédomine.  Ensuite, tout en douceur, la fumée fait son apparition.  Par la suite, une sensation mielleuse se fait sentir en bouche, un régal!

Finale : Une fine pointe de tourbe légèrement sucrée est accompagnée d’un chocolat mi-amer, la finale est douce mais très longue, puis, le miel prend finalement le dessus.

Le HP 18 ans est le scotch préféré de la gamme pour M. Laverdière.  Avec raison, on dirait que tout y est, c’est bien balancé et complexe.  Bravo!

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Finalement ce fut une soirée des plus agréable en compagnie de M. Marc Laverdière, un ambassadeur passionné par ses distillerie et qui connais très bien ses scotch et communique l’information avec passion.  Dans la salle, une « gang » de passionnés de whiskies qui, je le répète, buvait tant ses paroles que ses scotchs !

Le prochain évènement du Club Whisky Montréal se tiendra le 19 novembre prochain au restaurant Lawrence.  La liste des whiskies proposés n’est pas encore déterminée, mais Jean-François Pilon, l’un des organisateurs de la soirée laissa supposer une thématique « Les cadeaux de Noël » … à  quelques semaines de Noël, ce sera parfait!

Et bien sûr, j’y serai !

🙂

The Arran Malt – Amarone Cask Finish (# 40)

TheArranMalt_Amarone Cask


Nom : The Arran Malt – Amarone Cask Finish

Type : Scotch single malt

Région : Ile d’Arran, Écosse

Taux d’alcool : 50%

Site web : www.arranwhisky.com

Prix : 60$

Disponibilité : SAQ #11544054 (plus disponible)

Pour ce scotch, la distillerie d’Arran a décidée de se lancer dans un affinage assez particulier, celui d’un vin rouge, mais pas n’importe quel vin rouge, le fameux Amarone italien. Pour savoir en quoi consiste le vin « Amarone », je vous invite à lire l’article de M. Jacques Benoît du journal La Presse sur le sujet. Une autre bonne décision de leur part, de garder leurs scotchs authentiques et naturels, sans ajout de caramel de coloration et sans filtrage à froid (non chill-filtered).

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle, reflets rosés, texture légère

Nez : vin rouge, fruits, alcool, céréales

Goût : tawny port, fruits, boisé

Finale : assez persistante, sucrée, légère

La couleur de ce single malt est assez particulière, la teinte plutôt dorée pâle est également garnie de reflets assez rosés, lesquelles témoignent de son séjour en barriques d’Amarone, ce fameux vin italien. La texture semble un peu légère, les jambes descendent plutôt rapidement et laissent de petites gouttelettes sur les rebords du verre.

Le nez est très intense et parfumé. Au premier plan, c’est frais et vif. Ce qui frappe en premier, c’est l’odeur d’un vin rouge mélangé à des oranges, un peu comme une bonne Sangria! La vivacité de l’alcool se fait également sentir. Par la suite, se joint un léger parfum fruité et sucré de raisins, de poire, de sucre d’orge et de zeste d’orange.

L’entrée en bouche est immédiatement sucrée. Puis, une vague de saveurs frappe comme un train! Le fruité d’un bon vin rouge, le caramélisé d’un tawny port, les fruits, le zeste d’orange aux épices. Un souffle d’alcool arrive ensuite pour se joindre à un boisé bien franc. Les papilles sont en plein travail! En entrée de finale, on finit par percevoir un certain piquant sur la langue et l’effet des tanins du bois sur les joues.

En ajoutant un peu d’eau, les saveurs s’adoucissent et on peut percevoir une petite touche céréalière à l’arrière plan.

La finale est franche, boisée et sucrée. Le bois prend maintenant beaucoup de place et les arômes de vins deviennent de plus en plus celles d’un tawny. Par contre, ces saveurs sucrées et fruitées se dissipent assez rapidement pour ne laisser que la sensation du bois en bouche.

C’est mon deuxième Arran, le premier était le 10 ans (voir ma fiche ICI) et encore une fois, cette toute jeune distillerie m’impressionne! Je me demande ce que les autres « Cask finisk » ont à offrir, Bourbon et Sherry, deux mots qui déjà m’inspirent beaucoup! Malheureusement le Amarone Cask Finish n’est plus disponible à la SAQ, mais qui sait peut-être reviendra-t-il? Et s’il était appelé à revenir, malgré une finale un peu courte, je vous le recommande fortement, une bien belle expérience!

Le Club Whisky Montréal arrive bientôt !!

Bonjour à tous et à toutes,

Une bonne nouvelle pour les amateurs de whiskies de la grande région de Montréal… Enfin un club de dégustation de whiskies est sur le point de voir le jour!  En effet, les organisateurs prévoient le lancement officiel du club pour janvier 2013.

Afin de préparer le terrain, ils prévoient organiser quelques séances de dégustation et autres activités, et ce, d’ici la fin de 2012 !

Ça bouge pas mal !  Ils sont sérieux !

Assez sérieux que le site web est déjà en ligne: www.whiskymontreal.ca !

Assez sérieux que la première séance est déjà fixée!

En effet, amateurs de whiskies du Grand Montréal, mettez le 15 octobre 2012 à votre agenda !!  En effet une soirée avec nul autre que Marc Laverdière, ambassadeur pour Highland Park et The Macallan !  Mais faites vites car les places sont limitées!

Voici le lien pour réserver votre place :

Dégustation Highland Park & The Macallan avec Marc Laverdière

Et bien sur, je vais y être !

 

(petit scoop, on pourra goûter le Highland Park – Thor, mais chut ! 😉 )

Laphroaig – Quarter Cask (# 39)


Nom : Laphroaig – Quarter Cask

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 48%

Site web : www.laphroaig.com

Prix : SAQ 65,50$

Disponibilité : SAQ #10999938

Le Laphroaig Quarter Cask est un scotch qui a passé la fin de sa maturation dans des fûts de chêne de plus petites tailles, soit l’équivalent, vous l’aurez deviné, du quart d’un tonneau standard. Ceci permet au liquide d’avoir un plus grand contact avec le bois dans dans la barrique, tout en accélérant le vieillissement. De plus, il est non filtré à froid, ce qui lui permet de conserver toutes ses saveurs ainsi que son authenticité.

La première édition du Quarter Cask fut lancée en 2004. Avec cette façon de faire, Laphroaig renoue avec une ancienne tradition datant du XIXe siècle. À cette époque, ces plus petits tonneaux facilitaient le transport à dos de cheval et assurément plus facile à cacher afin d’éviter les percepteurs de taxes!

Ma dégustation :

Couleur : Ambre pâle, reflets dorés

Nez : Tourbe, médicinal, citron, fumée

Goût : Tourbe, fumée, antiseptique, salin

Finale : tourbée, fumée, très persistante et saline

À la lumière, la couleur est d’un ambre assez pâle et le liquide laisse passer des reflets tirant sur le doré. Quelques instants après avoir fait tournoyer le liquide dans le verre, des coulisses fines et bien définies apparaissent sur les rebords du verre. Lentement elles redescendent au fond.

Au dessus du verre, on sent définitivement que c’est un bon Laphroaig! Tourbe puissante et odeur médicinale sont au premier plan avec une petite présence d’alcool. Mais une odeur légèrement sucrée perce définitivement cette puissante barrière olfactive. Le citron, ou plutôt l’huile de citron, celle que l’on retrouve dans les produits pour le bois (style savon Murphy’s). Puis finalement arrive la fumée, laquelle vient remettre le tout en place.

Dès l’entrée en bouche, on sent que c’est puissant, la brûlure d’alcool se fait sentir immédiatement. Par la suite, la tourbe, la fumée et le zeste de citron font leur apparition et prennent toute la place, et ce, pour un bon moment. Ensuite les saveurs médicinales bien typiques de Laphroaig (le fameux Listerine) se mélangent à une cannelle bien piquante et rugueuse. La présence des tanins du bois se font bien sentir et tapissent pleinement les joues et le palais. Progressivement, une amertume (citron-pamplemousse) et une légère touche océanique se réunissent pour nous transporter vers la finale.

La finale est toute en puissance et perdure pour de longs moments. La fumée revient accompagnée de la tourbe, qui maintenant semble légèrement sucrée. Tout en s’étirant, cette finale se remplie de notes océaniques et salines, lesquelles finissent par prendre le dessus.

Comme je l’ai déjà dit, avec Laphroaig, il faut avoir fait ses devoirs et être bien averti! Pour ceux qui désirent s’aventurer sur cette avenue plutôt à sens unique, ce Laphroaig Quarter Cask est vraiment un des meilleurs, sinon LE meilleur rapport qualité/prix.

Selon moi, pour un scotch d’Islay offrant toutes ces caractéristiques, à ±65$, c’est définitivement le « Best bang for your buck » !

The Glenrothes – Select Reserve (#38)

Nom : The Glenrothes – Select Reserve

Type : Scotch single malt

Région : Speyside, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.theglenrothes.com

Prix : 60,50$

Disponibilité : SAQ 10769201 

La distillerie The Glenrothes est située en plein cœur de la région du Speyside, tout près des distilleries bien connues de Macallan et Aberlour. Saviez-vous que cette région compte plus de 50% des distilleries de l’Écosse entière! La distillerie Glenrothes fut construite en 1878 par James Stuart & Co., qui à l’époque dirigeait également la distillerie Macallan. La particularité de Glenrothes est que plutôt que d’offrir comme la majorité des distilleries des scotchs avec mention d’âge (10 ans, 16 ans, etc.), elle a opté pour un système millésimé, comme par exemple le Glenrothes Vintage 1998, le 1995 ou le 1991.

Petite exception pour le Select Reserve que je vous présente aujourd’hui. Le « Malt Master » de la distillerie, John Ramsey, a plutôt fait une sélection de ses meilleures barriques pour ensuite en faire un assemblage représentatif des différents attributs de la distillerie, et ce, en gardant les mêmes standards de qualité.

Ma dégustation :

Couleur : dorée riche, texture assez légère

Nez : fruits, champêtre (?), céréales

Goût : fruits en conserve, raisins « Sunmaid », épices

Finale : maltée, sucrée, fruitée, vanille

La couleur est d’un beau doré riche avec des reflets bien reluisant à la lumière. Côté texture, le liquide semble assez léger, les jambes sur le verre sont nombreuses mais étroites et redescendent plutôt lentement. Aucune gouttelette ne se forme sur les rebords du verre, le liquide redescend complètement, ce qui démontre malgré tout une certaine texture.

Au nez, c’est timide, mais varié. Des parfums de fruits tels les agrumes, les raisins secs et la banane légèrement verte se mélangent à des parfums floraux et d’herbes sèches. Le tout est accompagné d’un léger sucre d’orge et de céréales.

L’entrée en bouche est très douce et agréable, le scotch est léger et frais. Le goût des petits raisins secs « Sunmaid » est au premier plan et bien marquant. C’est accompagné par les saveurs des fruits en conserve (pèches et poires), lesquelles sont également bien présentes. Par la suite viennent les épices du bois accompagnées d’un petit pimenté qui pique légèrement la langue. Une certaine astringence légèrement citronnée apparaît en début de finale.

La finale est douce et assez longue, bien maltée, sucrée et fruitée. Les saveurs reviennent encore et sont marquées par le retour du sucre d’orge, qui cette fois semble un peu plus caramélisé. Plus cette finale s’allonge, plus la vanille tente de ressortir.

Un scotch agréable, léger, frais et bien fruité. Lors de chaleurs accablantes, comme au Québec cet été, ou à la fin d’un copieux repas, ce whisky fera belle figure afin d’apporter un peu de fraîcheur et de légèreté. Bien hâte d’avoir la chance d’essayer un autre produit de cette distillerie. En terminant, petite mise en garde aux amateurs de tourbe, de fumée et de robustesse, soyez avertis qu’ici on est dans la dentelle et la finesse.

Collingwood (# 31)

 

 

Nom : Collingwood

Type : Whisky Canadien (blend)

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : http://www.collingwoodwhisky.com

Prix : 29,95$

Disponibilité : LCBO #244186

 

Le whisky canadien Collingwood est distillé par Canadian Mist Distillery. Cette dernière est la propriété du géant américain Brown-Forman laquelle détient entre autres les marques Jack Daniel’s, Woodford Reserve et Southern Comfort.

Canadian Mist Distillery est située dans la ville de Collingwood en Ontario. Elle puise ses eaux dans la baie de Nottawasaga. Cette baie est située dans le sud de sa plus grande sœur, la majestueuse baie de Georgie, laquelle fait partie du lac Huron, l’un des «Grands Lacs », qui, à eux seuls contiennent plus de 20% de toute l’eau douce sur Terre!  Bon, assez de géographie.

Le Collingwood est issu d’une triple distillation et d’une maturation en fut de chêne blanc américain. Après la période de maturation nécessaire, les barriques sont ensuite transférées dans une gigantesque cuve en inox pour le mariage. La particularité de ce whisky se trouve à cette étape, des douelles (staves) d’érables légèrement grillées sont ajoutées pour la deuxième période de maturation ajoutant une couche supplémentaire de saveurs et de complexité. Ce procédé me rappelle un peu celui du Bourbon Maker’s 46.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre reflets rosés, texture moyenne

Nez : fruits rouges (cerises, framboises), vanille, un peu « bourboné »

Goût : Cerises noires, érable et épices

Finale : épicée, sucrée, assez courte

La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre intense et démontre des reflets tirant légèrement sur le rosé. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes se dissipent rapidement et finissent par se transformer en petites gouttelettes sur les rebords du verre.

Au nez, c’est bien présent, sucré et épicé. On sent également les fruits rouges, plus particulièrement les cerises et framboise fraîches. Une vanille légèrement grillée se mélange à ces odeurs fruitées. Viennent ensuite des effluves d’épices et de céréales qui me rappellent les Bourbons.

En bouche, c’est bien agréable, pas trop agressif, mais pas trop délicat non plus. Encore les fruits rouges avec une prédominance de cette fameuse cerise noire qui revient en bouche. Une légère pointe d’érable sucré et fumé fait surface et vient se mélanger à ces saveurs fruitées. En ouverture de finale les épices tels la muscade, la cannelle et le poivre sont bien marquées et prennent bien leur place en ce début de finale.

La finale est bien marquée par les épices et un léger piquant poivré. Par la suite, les épices s’adoucissent, sans nécessairement disparaître, et puis un retour du sucré, qui cette fois, est plus du côté de la vanille que de l’érable. Cette finale est malheureusement un peu trop courte.

C’est un bon whisky canadien qui offre des saveurs intéressantes et un peu différente, le whisky en soit « sonne » un peu comme un Bourbon mais plus doux. Est-ce que les demandes et exigences de Brown-Forman y seraient pour quelque chose? Aussi, j’aurais bien aimé que le goût d’érable soit beaucoup plus dominant, plus au premier plan, mais il arrive plutôt en renfort.

Lagavulin 12 ans « Cask strength » 2011 Limited Edition (# 29)

 

 Nom : Lagavulin 12 ans « Cask strength » 2011 LE 

Type : Scotch single malt 

Région : Islay, Écosse 

Taux d’alcool : 57,5% 

Site web : aucun 

Prix : 116,25$ 

Disponibilité : SAQ 10332893


Cette fois-ci, je vais déguster la version 12 ans du Lagavulin, mais pas une version standard, plutôt l’Édition Limitée « Natural Cask Strength » embouteillée en 2011.

Qu’est-ce que le « Cask strength »? En français, on pourrait traduire par « à la puissance du fût », c’est-à-dire tel qu’il était dans la barrique. En temps normal, le « Master distiller » sélectionne différentes barriques pour créer son assemblage dit « 12 ans » (ce qui correspond à l’âge du whisky le plus jeune de l’assemblage). Il va ensuite y ajouter de l’eau afin d’en réduire le pourcentage d’alcool à un taux désiré, majoritairement entre 40% et 46%. Dans le cas du « Cask strength », rien n’est ajouté au whisky, c’est la pleine puissance, tel qu’il se trouvait dans la barrique. Les taux sont rarement sous les 55% d’alcool et il faut souvent ajouter un peu d’eau afin d’en ouvrir les saveurs. Il faut également être prudent lors de sa consommation car la tête peut subitement se mettre à tourner!

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle avec reflets cuivrés, moyennement sirupeux

Nez : fumée, algues salées, tourbe, noisette

Goût : brûlure d’alcool, fumée, tourbe, océanique

Finale : fumée, tourbée, océanique

La couleur du Lagavulin 12 ans est d’un doré pâle avec des reflets légèrement cuivrés. En comparaison avec le Lagavulin 16 ans dégusté il y a quelques semaines, le 12 ans semble plus pâle. Côté texture, ça semble par contre similaire, moyennement sirupeuse et les jambes, encore une fois se dissipent rapidement tout en se transformant en petites gouttelettes sur les parois du verre.

Au nez, c’est assez présent et la brûlure d’alcool est légèrement perceptible. La fumée, très abondante est accompagnée d’odeurs salines et océaniques. En comparaison avec le 16 ans, la tourbe est un peu plus discrète. Également un parfum légèrement sucré et « nutty » (noisette) est présent.

Dès l’entrée en bouche, l’alcool frappe fort! La fumée prend le contrôle et la tourbe est de retour à son poste. Un salin maritime et une certaine amertume s’installent et se mélangent avec un léger boisé-épicé. Les tanins du bois se font légèrement ressentir sur la langue. En y ajoutant un peu d’eau c’est beaucoup plus docile. Un caramel sucré et vanillé se marie maintenant avec la fumée. La brûlure d’alcool est également diminuée de beaucoup.

La finale est très Lagavulin, persistante, fumée, tourbée et très océanique et l’amertume perdure tout aussi longtemps. Avec l’ajout d’eau, la finale est légèrement plus sucrée et l’amertume beaucoup moins présente, voir pratiquement disparue.

Personnellement, j’ajoute rarement de l’eau à mes whiskies. Je préfère les déguster plein de force et de vigueur, même pour les « cask sterngth ». Il est arrivé à quelques occasions où c’était absolument nécessaire, je pense au Bourbon Booker’s avec ses 63,4% d’alcool! Ce Lagavulin 12 ans est un « cask strength » qui, selon moi, nécessite aussi une certaine quantité d’eau afin d’en libérer ses vraies saveurs. En fait en y ajoutant de l’eau, il semble se rapprocher un peu plus du 16 ans mais sans avoir toute sa complexité.

Une petite réflexion toute personnelle : À quoi bon payer la bouteille 10$ de plus pour ensuite devoir y ajouter de l’eau?