Archives de catégorie : Dégustation Whisky

Crown Royal – Special Reserve (# 65)

Crown Royal SR1

Nom : Crown Royal Special Reserve 

Type : Whisky canadien 

Région : Ontario, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.crownroyal.ca 

Prix : 67,75$ à la SAQ et 52,95$ à la LCBO 

Disponibilité : SAQ#10285581LCBO #321208

Le « Crown Royal » est l’un des whiskies canadiens les plus connus sur la planète et il est le plus vendu aux États-Unis. Il est présentement préparé à la « Crown Royal Distillery » dans la ville de Gimli, située sur les berges du lac Winnipeg au Manitoba. En 1939, pour souligner la visite du roi George VI et de sa femme Queen Elizabeth, le président de Seagram à l’époque Samuel Bronfman décida de produire un whisky bien spécial pour marquer l’évènement, et c’est ainsi qu’est né le « Crown Royal ».

Le présent whisky est une version prémium du Crown Royal, soit la « Special Reserve ». Il fût introduit dans la famille de whiskies Crown Royal en 1992, puis renommée simplement « Reserve » et 2008. Pour la conception de ce whisky, quelques milliers de tonneaux (moins de 1% des 1,6M en réserve) sont spécialement choisis par le Master Blender, ensuite, il en supervise personnellement le vieillissement et la qualité de ceux-ci. Cette période de vieillissement est également plus longue que celle de la version standard du Crown Royal, elle n’est cependant pas indiquée sur la bouteille.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, très visqueux 

Nez : caramel au beurre, épices, alcool 

Goût : épices, vanille, caramel, seigle 

Finale : épicée, amère et sèche

Dans mon verre Glencairn, la couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre très foncé et sa texture est très sirupeuse, voire visqueuse elle me rappelle un peu la texture du Maker’s 46. En effet, les coulisses sont très larges et redescendent lentement au fond du verre.

Au nez, c’est immédiatement très sucré, bonbon au caramel au beurre mou, ça me rappelle un peu les Werther’s, ou est-ce les petits carrés Kraft ? Bref le caramel au beurre est bien présent. Ensuite, se joignent à l’ensemble la vanille et des épices bien marquées. En effet, le piquant du girofle et de la cannelle est bien perceptible dans le bouquet. À l’arrière-plan, on peut percevoir une petite pointe d’agrumes et d’alcool.

L’entrée en bouche est bien piquante et épicée. Avec la texture sur les parois du verre, je m’attendais à une certaine viscosité en bouche, mais elle est plutôt légère, voire aqueuse, plutôt bizarre! Quant aux saveurs, elles sont bien marquées, il y a beaucoup d’épices (cannelle, girofle, muscade), de la vanille et du caramel légèrement chauffé, le tout se mélange ensemble. En début de finale, un petit côté amer (comme un zeste d’agrumes) ainsi qu’un léger goût de seigle prennent place.

La finale débute par un picotement sur la langue et des relents d’épices, surtout la cannelle. L’amertume persiste et augmente en intensité pour finalement laisser sa place aux tanins et à un soudain assèchement de la bouche.

Finalement, tout de même un bon whisky qui, selon moi, se déguste entre amis, sans prétention. .N’ayant qu’un échantillon de 50ml, je n’ai pas pu faire plusieurs tentatives et mon expérience avec ce whisky était malheureusement limitée. Je crois qu’un petit cube de glace aurait peut-être aidé à l’adoucir, surtout en finale.

La présente dégustation est un bon exemple que, quelques fois, il faut « connaître » un peu plus ledit whisky. Lorsque je fais une dégustation de l’une de mes bouteilles, j’y goûte toujours quelques fois afin de me familiariser avec ses différentes caractéristiques. Avec ou sans eau? Un glaçon ou deux? À boire en hiver ou en été ? C’est l’une des limitations qu’apportent les échantillons, une courte expérience passagère. Ils sont intéressants car ils permettent de goûter à plusieurs produits sans nécessairement avoir à acheter la bouteille, mais en même temps cela limite grandement l’expérience globale.

Bushmills – Black Bush (# 64)

Bushmills Black BushNom : Bushmills – Black Bush 

Type : Blended Irish whiskey 

Région : Irlande 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.bushmills.com

Prix : 37,45$ 

Disponibilité : LCBO #61374 (Pas disponible à la SAQ) 

Cette fois-ci, je participe à un « Flash Mob Blog », qu’est-ce que c’est? Et bien voici la petite histoire : 

Un groupe de blogueurs discutait les bienfaits de déguster des whiskies ensemble sur Facebook. Plusieurs étaient intéressés par le concept, c’est alors qu’une idée germa dans l’esprit de Johanne McInnis (@whiskieLassie sur Twitter), une blogueuse de renom et également juge pour le Canadian Whisky Awards 2012. Cela n’avait jamais été fait auparavant et l’idée lui semblait très amusante et intéressante. C’est alors qu’elle pensa à un whisky, à une date et au désir d’avoir le plus grand nombre de blogueurs qui, simultanément, vont poster leurs commentaires et notes de dégustation sur ledit whisky. Voilà qu’est né le « Flash Mob Blog »! Avec l’arrivée de la St-Patrick le 17 mars et la disponibilité plutôt facile mondialement du Bushmills Black Bush (sauf à la SAQ?), et son coût plus qu’abordable, un whiskey irlandais pour la fête des irlandais…concept! 

Alors aujourd’hui le 17 mars à 11h (heure du Québec) plus d’une vingtaine de blogueurs, d’aussi loin qu’Israël jusqu’à la Californie, ont mis en ligne simultanément leur billet sur leur blogue respectif! Ce sera un « Black Bush » Takeover ! 

Le Black Bush est un « blended whiskey » irlandais fait d’un mélange d’environ 80% de « single malt » ayant maturé jusqu’à sept ans dans des barriques de sherry Oloroso espagnol et de Bourbon. 

Avant de commencer, je tiens tout d’abord à remercier Jean-François Pilon (@JFPilon sur twitter) pour l’échantillon. 

Ma dégustation : 

Couleur : dorée-cuivrée reflets rosés, moyennement sirupeux 

Nez : fraîcheur, épices, fruits confits et cerises 

Goût : sucré, fruits confits, épices, boisé 

Finale : sucrée, boisée, épicée, longue 

Bushmills Black Bush-verreDans mon verre sur pied, le whiskey donne une impression de richesse, sa couleur dorée, légèrement cuivrée et lorsque regardé à la lumière, il prend une petite teinte légèrement rosée. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes sont minces et nombreuses et redescendent aisément au fond du verre. 

Au-dessus du verre, c’est frais et vif, un peu comme L’Original (un trait chez Bushmills?), mais le sucré fruité est plutôt celui de fruits confits et beaucoup de cerises, plus précisément les cerises confites dans le sirop. Par la suite, des notes d’épices se joignent à un léger boisé et traversent cette barrière de fruits pour se joindre à cette danse olfactive. Des fragrances céréalières sont également présentes à l’arrière-plan. 

L’entrée en bouche est vive et relativement sucrée. Les fruits confits sont au premier plan. Les pruneaux, les abricots et les cerises, le tout accompagné d’épices de boulangerie et de fines notes boisées lesquelles tapissent chaleureusement la langue. De légers tanins sont également perceptibles sur les joues. Ce qui est surprenant c’est que le goût des cerises est beaucoup moins présent qu’au nez, il est bien là mais moins dominant. Ensuite, des notes boisées et une chaleur d’alcool nous enchantent et nous préparent à la finale! Merveilleux! 

La finale est sucrée et boisée. Les fruits confits sont toujours très présents et sont accompagnés d’un léger goût épicé, lequel picote la langue. Un fin goût boisé est également présent tout au long de cette finale et laisse une sensation riche et chaleureuse, et ce, pour de longs moments! 

Ah! Le Bushmills Black Bush, quel beau whiskey! Il n’est malheureusement pas disponible à la SAQ, et pourquoi donc? (il l’est chez nos voisins Ontariens). Aussi, si vous passez chez nos voisins du sud, je vous souligne que j’avais déjà acheté une bouteille, il y a quelques années, pour 21$, une occasion à ne pas manquer!! 

Bonne St-Patrick et Sláinte Mhaith !

Bushmills Black Bush St-Patricks-Day-Hat

Jameson (# 63)

Jameson

Nom : Jameson

Type : Blended Irish whiskey

Région : Irlande

Taux d’alcool : 40%

Site web :www.jamesonwhiskey.com

Prix : 32,25$ 

Disponibilité : SAQ #00010157

La distillerie John Jameson & Sons a été fondée en 1780 par un homme d’affaires écossais du nom de John Jameson. Oui vous avez bien lu, le whiskey irlandais le plus populaire au monde est en réalité la création originale d’un « scotsman »! Ironique n’est-ce pas!

La distillerie originale était située dans Bow Street à Dublin et était à l’époque l’une des plus importantes d’Irlande. Cette distillerie est aujourd’hui un musée sur le whiskey et toute la production se fait maintenant à la distillerie très moderne située à Midleton. La marque est aujourd’hui la propriété du groupe français Pernod Ricard.

Pour faire le whiskey Jameson, deux céréales sont nécessaires, soit l’orge (maltée et non maltée) ainsi que le maïs. Une fois la fermentation de l’orge complétée, la distillation se fait dans la pure tradition irlandaise, soit par triple distillations dans des « Pot Stills ». Le premier passage prend place dans le « Wash Still », ensuite dans le « Feints Still » et finalement dans le « Spirit Still » afin d’obtenir un liquide ayant un taux d’alcool d’environ 80% à 85%. Pour le maïs fermenté, il est également distillé trois fois, mais dans un « column still » et ce, jusqu’à l’obtention d’un alcool délicat à un taux de 94.4%. Par la suite, les deux alcools sont réduits avec de l’eau afin d’obtenir un taux entre 60-70% d’alcool et mis en barriques. Les barriques utilisées sont d’anciens tonneaux de Bourbon, d’anciens « sherry butts » et « port pipes ». Une fois le vieillissement terminé, le taux d’alcool est ramené à 40% et le tout est finalement embouteillé.

Et maintenant, Sláinte Mhaith !

Ma dégustation :

Couleur : dorée, reflets ambrés, texture mince

Nez : céréales, feuillage vert, fruits verts

Goût : doux, sucré, salade de fruits extra cerises, épices

Finale : amère et cassonade brûlée, assez longue

La couleur de ce whiskey irlandais est d’un doré avec de légers reflets ambrés plutôt pâles. La texture semble tout de même assez mince malgré les nombreuses jambes sur les rebords du verre. Elles ne parviennent pas à redescendre au fond du verre.

Au nez, c’est discret et simple. Au premier plan, ce sont les céréales qui arrivent accompagnées d’une certaine odeur de feuillage vert, ça me rappelle l’été quand je taille les arbustes dans le jardin. À l’arrière plan, les effluves de fruits verts comme la pomme Granny Smith et la poire Bartlett. Un sucre un peu cassonade est également présent.

L’entrée en bouche est douce, sucrée et assez délicate. Les fruits (notamment la poire, la pèche et la pomme) sont accompagnés d’une petite saveur de cerises, un peu comme une salade de fruits en coupe « Del Monte » extra cerises! Par la suite, les épices, le boisé ainsi qu’une cassonade légèrement brûlée s’installent et apportent un peu de charpente. Un goût légèrement amer prend place et nous entraîne vers la finale.

La finale est drôlement amère et sucrée en même temps, comme si on avait croqué un pépin de pamplemousse tout en prenant une cuillerée de cassonade qui aurait trop chauffée? (cette sensation est relativement modérée). La longueur de la finale est tout de même surprenante et agréable.

Ce whiskey irlandais n’est pas l’un des plus vendus sur la planète pour rien. En effet, il livre la marchandise, peut-être un peu sans éclat, mais on ne pourrait pas non plus lui reprocher d’être « drabe ». Il saura plaire à un très grand nombre d’amateurs et également aux néophytes qui cherchent à élargir leurs horizons, et c’est probablement la raison pour laquelle tant de gens l’achètent !

Petit rappel en terminant, prochaine soirée du club Whisky Montréal, le 26 mars 2013, sous le thème « Les Irlandais ».

www.whiskymontreal.ca

Bushmills – Original (# 62)

Bushmills Original

Nom : Bushmills – Original 

Type : Blended Irish whiskey 

Région : Irlande 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.bushmills.com 

Prix : 30,50$ 

Disponibilité : SAQ #10753874

Saviez-vous que The “Old Bushmills” Distillery serait la plus ancienne distillerie légalement enregistrée au monde. En effet, son permis d’opération fut le premier à être émis officiellement en 1608 ! Le Bushmills Original est un “blended whiskey” de triple distillation dans lequel des single malts irlandais sont mélangés à des whiskies de grains irlandais. La triple distillation est la coutume en Irlande, ce qui habituellement donne des whiskies plus légers et délicats.

C’est un petit échantillon de 50ml que j’ai ramené dans mes bagages lors d’un voyage chez nos voisins du sud.

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle avec reflets dorés, moyennement sirupeux 

Nez : frais et vif, herbacé et fruits verts, céréales 

Goût : frais et sucré, fruits verts, boisé 

Finale : miel, chêne, longueur moyenne

La couleur de ce whiskey est d’un doré relativement pâle et de beaux reflets dorés apparaissent lorsqu’il est regardé à la lumière. Côté texture, elle semble moyenne et les jambes sont minces et nombreuses sur les rebords du verre et elles redescendent rapidement au fond du verre.

Au nez, on ressent une fraîcheur et une vivacité marquante. Ensuite des odeurs d’herbes et de fruits verts, plus particulièrement la pelure d’une pomme Granny Smith, arrivent au premier plan. Par la suite, ce sont des céréales sucrées et la vanille.

L’entrée en bouche est un peu discrète, voir mince. Puis soudainement, c’est frais et relativement sucré. On peut goûter immédiatement la douceur de la pomme verte (mais sans son acidité) et de la poire pas tout à fait mûre. Ensuite, le bois prend place. L’entrée du chêne est en délicatesse et s’installe calmement. Par la suite, un goût un peu mielleux se joint à ces notes de bois afin de nous transporter confortablement vers la finale.

La finale est mielleuse, sucrée et légèrement boisée. En effet les saveurs sucrées de fruits verts sont maintenant plus mielleuses. Le chêne est toujours bien présent et ces notes boisées nous accompagneront chaleureusement pour de longs moments.

Un beau blended whiskey d’introduction, qui se prend sans prétention et qui se laisse boire tranquillement et agréablement. Je le prendrais bien volontiers à la place d’un certain écossais légèrement teinté de rouge!

Sur mon blogue, c’est officiellement mon premier whiskey irlandais. Bien sûr j’ai déjà goûté au classique Jameson (dégustation à venir). Aussi, il y a bien longtemps, j’avais une bouteille de Bushmills 10 ans. Elle m’a aidée à faire mes premiers pas dans le vaste monde des whiskies.  Selon moi, les whiskies irlandais sont souvent « oubliés » des amateurs, et je m’inclus parmi ceux-ci! Je me dois de rectifier la situation et avec l’arrivée de la St-Patrick le 17 mars prochain, je crois que je vais continuer mon voyage sur l’Île d’Émeraude…

En terminant, avis aux intéressés, la prochaine soirée du club Whisky Montréal aura lieu le 26 mars 2013 sous le thème « Les Irlandais » !

Pour vous inscrire : www.whiskymontreal.ca

Grand Old Parr ’70 (# 61)

Grand Old Parr

Type : Blended scotch whisky 

Région : Écosse 

Taux d’alcool : non mentionné sur l’étiquette 

Site web : NA 

Prix : ? 

Disponibilité : version actuelle disponible 

« Old Parr » fait référence à un certain Thomas Parr, un Anglais qui aurait vécu jusqu’à l’âge très vénérable de 152 ans (1483-1635) ! Cette histoire de longévité extrême est également un peu obscure, incertaine et contestée.

Ce Grand Old Parr est un blended scotch whisky pour lequel il y a très peu d’information de disponible sur internet. Les bouteilles qui sont actuellement offertes sont celles de 12 ans et de 18 ans. Il y a aussi quelques embouteillages spéciaux de disponible, mais ils semblent quand même difficiles à dénicher.

Celle que j’ai en ma possession est une autre bouteille « oubliée » dans un bar, cette fois elle provient d’un ami. Elle daterait elle aussi du début des années ’70 (voir ma fiche du Seagram’s V.O. 1971). Aucune mention d’âge y est inscrite, le taux d’alcool est absent (probablement 40%) et elle n’a pas de code CUP non plus!

Ma dégustation :

Couleur : dorée très pale, texture mince.

Nez : très discret, raisins secs, pomme verte, caramel brûlé

Goût : Glosettes aux raisins, fruits en conserve

Finale : raisins secs, vieux bois mouillé

La coloration est particulièrement pâle, du moins pour un blended traditionnel. Une fois devant la lumière, la couleur ressort un peu plus, elle est d’un doré pâle. La texture me parait peu sirupeuse, quelques coulisses se manifestent sur les parois du verre mais se transforment rapidement en gouttelettes, et ce, avant même d’atteindre le fond du verre.

Le nez est tellement discret que l’on doit s’y prendre à quelques reprises pour en déceler les parfums. Les raisins secs et la pomme verte apparaissent finalement. Un caramel légèrement brûlé est présent à l’arrière-plan. C’est pas mal ça…

En bouche, la première impression me rappelle le Glenrothes Select Reserve, mais avec trop d’eau. Le goût des Glosettes aux raisins et des fruits en conserve sont au premier plan. Un peu sucré et piquant sur la langue. Le tout semble tout de même « délavé »?

La finale est d’une longueur moyenne, les raisins secs sont encore bien présents et accompagnent un goût de vieux bois mouillé. Une pointe un peu amère arrive par la suite.

Est-ce le blend qui est « ordinaire » ou bien la bouteille qui aurait moins bien résistée au passage du temps? Un peu déçu mais pas surpris car le propriétaire de la bouteille m’avait avisé qu’il n’y avait rien à s’exciter!…et il avait bien raison!! Ce n’est pas une bouteille qui passera à l’histoire de mes dégustations, même si elle a quand même quelques années d’histoire derrière elle. Je suis malgré tout bien content d’avoir fait l’expérience.

Merci à mon ami Charles pour l’échantillon.

Seagram’s V.O. – Vintage 1971 (# 60)

SeagramsVO 1971Nom : Seagram’s V.O. (Vintage 1971)

Type : Whisky canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : aucun

Prix : 33,25$ (1,14L)

Disponibilité : SAQ #11584136 (version actuelle)

Lors de la dernière fête du Nouvel An avec la famille de ma conjointe, une petite surprise m’attendait !

Mais avant tout, retournons quelques années en arrière. Ma conjointe a malheureusement perdu son père dans un tragique accident de travail alors qu’elle n’avait que 13 ans. Vous devinez bien sûr que je ne l’ai pas connu. Si je fais une déduction basée sur les histoires que l’on m’a racontées au fil des ans, je suis certain qu’on s’entendrait à merveille lui et moi. Un bon vivant qui aimait la bonne compagnie, la bonne bouffe, le plein-air, la chasse et la pêche. Il aimait se retrouver en famille et faire la fête, faire découvrir sa musique et ses goûts à ses enfants, ses proches et son entourage, bref pour moi, il aurait été un beau-père de rêve!

Depuis le décès de son mari, ma belle-mère a gardé les quelques bouteilles d’alcool qui étaient dans le bar personnel de son époux et ces bouteilles sont demeurées intactes et parfaitement entreposées depuis! Mais que se cache-t-il dans ce bar « oublié » ? Alors la petite surprise qui m’attendais était une bouteille de whisky canadien Seagram’s V.O. Pas un whisky d’exception vous me direz, j’en conviens, mais ce qui est intéressant, c’est plutôt le sceau mentionnant « Bottled in Bond – 1971 »! Il s’agit d’une bouteille de whisky qui fût embouteillée avant même ma naissance! Est-ce qu’après toutes ces années le whisky aurait conservé ses propriétés? Cela m’intriguait et j’ai alors décidé de m’en servir un verre et d’y goûter…

Content de l’expérience, je suis reparti à la maison avec cette bouteille avec l’intention d’en faire une dégustation un peu plus approfondie.

Ma dégustation :

J’ai tenté de trouver une bouteille échantillon afin de faire une comparaison entre le Seagram’s d’hier et celui d’aujourd’hui, mais en vain…

Couleur : dorée très pâle et peu sirupeuse

Nez : seigle, vanille, caramel épicé

Goût : vanille, épices, sucre brûlé,

Finale : amère, épices, longueur moyenne

SeagramsVO 1971 goulotAvant tout, la bouteille était pleine environ au deux tiers et quand même en bon état malgré ces quarante ans passées.

L’absence de code CUP sur la bouteille démontre qu’effectivement elle date un peu. La mention « Bottled in bond » avec un sceau sur le goulot mentionnant 1971 témoigne également de l’âge du produit.

La couleur est d’un doré quand même assez pâle et la texture assez mince et peu sirupeuse. Les coulisses sont étroites, éparpillées et se transforment rapidement en gouttelettes qui ne parviennent pas à redescendre au fond du verre.

Au nez, c’est très délicat et simple. Certains diront que ça sent le whisky! Tout est quand même là, on sent l’odeur du « rye » accompagnée de ses épices, de la vanille ainsi qu’un caramel crémeux. Également une odeur de vieux livres poussiéreux semble être présente à l’arrière-plan. Est-ce l’aspect « dusty » qu’apporte le seigle ou simplement son vieil âge qui tente de s’imposer?

En bouche, dès l’entrée c’est une vanille très présente qui nous accueille. Par la suite arrivent les traditionnelles saveurs épicées du « rye ». Un sucre légèrement brûlé est également présent. Par la suite une saveur légèrement amère accompagne la morsure d’alcool, laquelle est un peu inattendue. L’ensemble est quand même assez mince et sans complexité. C’est un peu ce à quoi je m’attendais.

La finale, amère et épicée, est de longueur moyenne et quand même agréable. On peut également sentir certains tanins sur le palais et les joues et un léger boisé qui tente de percer le tout. Soudainement une chaleur interne réconfortante se fait sentir, ce qui apporte un petit sourire sur le coin de mes lèvres.

Un whisky canadien qui avait été conçu, selon moi, (la version actuelle l’est sûrement encore) pour être mélangé dans des cocktails plutôt que pour le déguster « neat ». Par contre, le but de cet exercice n’était pas de trouver la perle rare, mais plutôt de constater si le whisky avait perdu de ses attributs au fil de ces quatre décennies. J’ai tout simplement pu constater que ce whisky est pas mal ce à quoi je m’attendais, sans surprise et sans extravagance, mais de belles saveurs épicées, de vanille et de sucre caramélisé. Je peux alors me permettre de présumer que l’altération du temps fût minimale sur le whisky.

Petite mise en garde : Toujours connaître l’origine et l’état de conservation de la bouteille, surtout si elle était déjà ouverte lorsque vous l’avez trouvée. Dans le doute, s’abstenir de consommer.

En terminant, un gros merci à mon beau-père Paul-Émile et « Cheers » !

Club Whisky Montréal: Soirée Islay!! (#55, 56, 57, 58, 59)

Club Whisky Montreal_logo

Mardi le 29 janvier 2013 en soirée, au Masonic Memorial Hall (2295, St-Marc, Montréal, Québec), se tenait le tout premier événement officiel du Club Whisky Montréal! Les membres inscrits se sont vu remettre leurs verres officiels du club. Six beaux verres Glencairn avec le logo du club gravé dessus. Une belle réussite, Bravo!

verres WM

La soirée avait pour thème « Islay ». Pour le choix des scotchs, la même formule que la dernière fois a été retenue, c’est-à-dire quelques semaines avant l’événement, les participants avaient accès à un sondage Doodle sur internet afin de faire leurs choix de scotchs, tous évidemment de l’île mythique d’Islay. Voici donc les cinq ayant reçu le plus de votes qui ont été retenus pour la soirée :

Bruichladdich – The Laddie Ten (46%)

Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (50%)

Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (50%)

Bowmore 15 ans Darkest (43%)

Douglas Laing – Laphroaig 15 ans (50%)

Tout au long de cette soirée, Jean-François Pilon, Président du club nous a conduit avec main de maître dans ce petit voyage sur l’île d’Islay. Informations intéressantes sur les distilleries de l’île, des différentes façons de chacune d’elles de distiller, comment elles obtiennent leurs orges maltés et quels en sont les niveaux de phénols, les différents fûts utilisés et les différences entre ceux-ci. Aussi, pour chaque scotch dégusté, tant pour le nez, le goût et la finale, une interaction entre les membres et l’animateur prenait place, chacun y allait avec ses commentaires et observations. Ce fut très intéressant et instructif !!

Maintenant, voici mes appréciations pour ces cinq scotchs :

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Bruichladdich Laddie Ten

Nom : Bruichladdich – The Laddie Ten (# 55)

Taux d’alcool : 46%

Prix : 64$

Disponibilité : LCBO

Whisky Montréal voudrait remercier Narada Brind’Amour de la boutique lecacaoyer.com pour « l’échantillon ».

Nez : Dès le versement dans le verre, une odeur de « Bubble gum » rose domine. Après quelques minutes elle disparaît et c’est maintenant la pomme verte et les poires fraîches qui s’installent. Ensuite,  un sucré d’orge malté s’ajoute au bouquet.

Goût : Dès l’entrée en bouche c’est frais et sucré. Des saveurs de fruits frais, d’orge grillé et de caramel à la fleur de sel arrivent ensuite. Les tanins sont vifs et apportent un support à l’expérience.

Finale : La finale est assez boisée et sèche. Après quelques instants, un goût de pastilles aux cerises (Halls) se fait sentir. Plus la finale s’étire et plus le salin l’emporte.

Un scotch acceptable, mais je m’attendais à un peu plus, étant donné les éloges faites sur internet depuis son embouteillage. Peut-être un peu doux pour mes attentes d’un scotch d’Islay. Certains membres l’ont décrit comme un scotch « de femme » ! Peut-être…

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Bunnahabhain 10 D&LNom : Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (# 56)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 104$

Disponibilité : SAQ #11775987

Nez : Au nez, c’est immédiatement du caramel brûlé qui se mélange à des fruits secs comme des raisins Sultana et des pruneaux. À l’arrière-plan, une légère tourbe est présente et se marie à une odeur de bois sec.

Goût : Au goût, l’orange au chocolat est bien présente. Par la suite, les pruneaux se mélangent aux épices. Le boisé, qui semble légèrement grillé, est également bien marqué.

Finale : La finale est bien enrobante et bien fruitée avec des goûts d’orange, de pruneaux et de figues séchées. Le tout s’allonge sur un salin océanique.

Wow !! Belle découverte, j’ai déjà goûté leur OB 12 ans, j’avais bien aimé. Mon voisin de table, qui possède une bouteille de 12 ans chez lui, me mentionnait que ce 10 ans lui apparaissait plus complexe.

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Caol Ila 16 and D&LNom : Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (# 57)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 149$

Disponibilité : SAQ #11776111

Nez : À la première approche, l’alcool est bien présent. Par la suite, une douce fumée accompagne une légère odeur citron/limette. Des odeurs salines et maritimes sont également présentes à l’arrière-plan.

Goût : En bouche, une douce tourbe légèrement fumée nous accueille dès les premiers instants. Par la suite, le sucré d’une cassonade légèrement brûlée accompagne brillamment des notes d’agrumes, de vanille et des tanins chaleureux.

Finale : La fumée se joint à des notes vanillées et légèrement sucrées. Plus elle s’étire, plus des notes salines et maritimes dominent.

Oh Wow! Le Caol Ila 12 ans est magnifique, mais celui-ci est sublime!…rien à redire, à part que j’en voudrais encore!!

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Bowmore 15 ans DarkestNom : Bowmore 15 ans Darkest (# 58)

Taux d’alcool : 43%

Prix : 95,75$

Disponibilité : SAQ #10870704

Nez : les effluves sont assez boisés, des notes de sherry (fruits secs) accompagnent la framboise, le chocolat et la cassonade.

Goût : en bouche, léger et plutôt floral. La lavande accompagne des notes de lilas. Par la suite, le sucre légèrement brûlé accompagne une fumée qui me rappelle un feu de camp en plein été.

Finale : la finale est très sherried, les fruits secs et des notes un peu vineuses accompagnent celles d’un feu de camp qui vient de s’éteindre. Une amertume marquée prend également place.

Je dois avouer que depuis plusieurs années je voulais m’acheter une bouteille de ce Bowmore, mais plus maintenant, ce fut définitivement ma déception de la soirée. En s’appelant « Darkest » je m’attendais à être écorché un peu plus.

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Laphroaig 15 ans D&LNom : Douglas Laing Laphroaig 15 ans (# 59)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 152$

Disponibilité : SAQ #11776007

Nez : Au nez, dès les premiers instants, ce sont des noix grillées et fumées. Puis arrivent les notes médicinales (de l’Ozonol ou du Polysporin) et un petit côté marin prend place à l’arrière-plan.

Goût : En bouche, c’est du caramel brûlé, de la tourbe et de la fumée, les notes médicinales si typiques à Laphroaig sont maintenant bien en place.

Finale : La finale est digne d’un bon Laphroaig, c’est à dire des saveurs intense de fumée, de tourbe légèrement épicée et médicinale. Ce qui me surprend, c’est que, pour un Laphroaig, la finale est intense, mais excessivement courte, on dirait qu’elle augmente en intensité et puis, tout d’un coup, plus rien! Elle se termine.

Magnifique sur toute la ligne, mais la finale semble s’écourter beaucoup plus rapidement que les Laphroaig dit « OB »…

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En conclusion, Islay est vraiment une île mythique où tout peut se produire. Les amateurs s’attendent habituellement à ce que les scotchs en provenance d’Islay soient absolument très tourbés, fumés et océaniques alors qu’elle est capable des plus subtils parfums et des délicatesses inespérées. Peut-être faut-il s’ouvrir et laisser les attentes de côté et apprécier le produit pour ce qu’il est, un bon scotch biens fignolé, et non un scotch « d’Islay » avec des caractéristiques prédéterminées! La question est lancée…

Encore une fois Bravo à toute l’équipe de Whisky Montréal pour une soirée enrichissante et un beau voyage!

Prochain rendez-vous, le 26 mars à 19h et le thème sera : Les whiskies Irlandais !

Pour vous inscrire: www.whiskymontreal.ca