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Dewar’s White Label (#137)
Type : Blended scotch whisky
Région : Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.dewars.com
Prix : 35,25$ (pour 1,14 L)
Disponibilité : SAQ #11495601
La Maison Dewar’s a été fondée par John Dewar Senior en 1846. Par la suite ses deux fils, John A. et Thomas, prennent la relève. Ils réussissent à faire prospérer la marque et elle finira par rejoindre les leaders mondiaux vers 1896. Dans mes anciennes fiches j’ai eu l’occasion de visiter la Maison Dewar’s, soit le salon (le Dewar’s 12 ans) et la salle VIP (le Dewar’s 18 ans), il faudrait tout de même aller jeter un œil au rez-de-chaussée !
Le White Label est le scotch d’entrée de gamme chez Dewar’s. Mais il ne faut surtout pas le négliger puisqu’il est le blended scotch le plus vendu chez nos voisins du sud, selon Dewar’s bien sûr. Il faudrait peut-être demander à Monsieur Johnnie Walker et aux frères Chivas ce qu’ils pensent de cette affirmation !
Ma dégustation :
Couleur : sucre doré, reflets d’or, texture moyenne
Nez : pomme-caramel, tourbe fumée légère, alcool
Goût : fruits du verger, cassonade brulée, tourbe fumée
Finale : amère, légèrement fumée et courte
Le visuel est surprenant pour un blend, on est assez loin du classique ambre foncé avec reflets cuivre. En effet, la couleur est plutôt d’un doré pâle rappelant le sucre d’érable avec des éclats tirant légèrement sur l’or massif. La texture est moyennement sirupeuse, les jambes sont nombreuses et minces et redescendent rapidement au fond du verre.
Au nez, ce qui surprend c’est le mélange sucré-fumé. Les odeurs d’une pomme sucrée baignant dans un caramel au beurre se mélangent à une légère tourbe fumée. Une petite touche d’alcool, de menthol et de plastique brûlé se pointe le bout du nez à l’arrière-plan.
L’entrée en bouche est un peu amère et marquée d’une touche assez alcoolisée. Par la suite un peu de pomme verte, de poire et de cassonade brûlée. Par la suite arrive simplement une légère tourbe fumée.
La finale est amère, légèrement fumée et très courte. Le sucré des fruits de vergers tente de briser la barrière d’amertume, mais sans succès.
Après ma visite du Domaine Dewar’s, je constate que le rez-de-chaussée manque un peu de panache ! C’est quand même un « petit » blend assez intéressant, mais qui manque un peu de tonus et de prestance à mon goût. Je dois avouer que je reste un peu sur ma faim, ou plutôt sur ma soif. Selon moi, il est plutôt fait pour confectionner des « drinks » et des cocktails. Sur une note plus positive, je vais tout de même largement le privilégier au JW Red !
J’aimerais bien pouvoir visiter le hall du Club Privé (le fameux Dewar’s Signature) mais pour ce faire, je dois trouver une clé ! Quelqu’un en aurait une pour moi ?
Lot No. 40 – Édition 2012 (# 136)
Nom : Lot No. 40 – Édition 2012
Type : Whisky canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.corby.ca/brands/Lot40
Prix : 40,25$
Disponibilité : SAQ #12183588
Du seigle, du seigle et encore du seigle ! Le Lot No.40 est un whisky canadien qui est fait de 90% de seigle et 10% de seigle malté. Il est distillé dans un alambic charentais en cuivre (copper pot still) de 12 000 litres. Le distillat est par la suite vieilli entre 7 et 8 ans en barriques de chêne. L’édition 2012 est une renaissance d’un whisky « superstar » datant de la fin des années 1990, lequel avait fait fureur à l’époque. Selon Davin de Kergommeaux, auteur de Canadian Whisky: The Portable Expert (qui est, à mon humble avis, LA référence en matière de whiskies canadiens), la version 2012 serait très près de l’édition originale.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre profond, reflets ambre foncé, très sirupeux
Nez : seigle, bois de cèdre, cornichons
Goût : seigle, poivre, épices
Finale : sucrée-amère, pain de seigle, épices
La couleur de ce whisky canadien de seigle est d’un cuivre profond et intense et offrant des reflets d’un bronze foncé. La texture sur le verre est très sirupeuse, après avoir fait tournoyer le liquide dans le verre, des nombreuses et fines coulisses se forment et redescendent lentement au fond du verre.
Au nez, c’est la sécheresse légèrement aigre du seigle qui est au comité d’accueil. Quelques notes de bois de cèdre et d’épices suivent par la suite et sont accompagnées de l’odeur des bons vieux « pickles », ou plutôt le jus de ces délicieux cornichons. Quelques notes fruitées sont perceptibles à l’arrière-plan.
En bouche, Bang ! Le seigle, le poivre et les épices « rentrent aux toasts » (de pain de seigle) ! C’est très piquant et épicé sur la langue et les joues. Quelques légères notes de bois de cèdre sont également de la partie. Après un certain temps, le seigle devient un peu plus sucré et se mélange avec quelques notes de fruits maraîchers et de sucre brun légèrement caramélisé.
La finale est légèrement sucrée et est accompagnée d’un goût de pain de seigle grillé. Puis, une petite touche d’amertume s’installe et est escortée, voire même dominée, par le retour du poivre et des épices de boulangerie.
Un whisky canadien de corps et de robustesse, plein d’épices et de seigle ! Certains diront qu’il est déséquilibré, d’autres qu’il manque de finesse et de polissage. Personnellement j’aime bien ses saveurs bien tranchées et puissantes, je dirais qu’il est « canon » voir même « sur la coche » !
Bruichladdich – Port Charlotte 10 ans (# 134)
Nom : Bruichladdich – Port Charlotte 10 ans
Type : Scotch single malt
Région :Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.bruichladdich.com
Prix : 69$
Disponibilité : SAQ #11963689 (présentement non disponible)
Avec la série « Port Charlotte », Bruichladdich rend hommage à une distillerie légendaire qui a fermé ses portes il y a déjà bien longtemps. Seulement quelques bâtiments de cette distillerie sont encore intacts, notamment les entrepôts que Bruichladdich a acquis et les utilisent pour le vieillissement des tonneaux de scotch destinés à cette gamme.
Les scotchs « Port Charlotte » sont à l’origine d’un projet visant à produire des scotchs whiskies très tourbés. Ce projet a débuté en 2006 avec l’embouteillage du PC5 qui était, vous l’aurez deviné, âgé de cinq ans, puis ont suivi les PC6, PC7, PC8, PC9 pour finalement aboutir au Port Charlotte 10 ans. Ce dernier fait maintenant partie de la gamme principale des scotchs de Bruichladdich.
Le Port Charlotte 10 ans est considéré « Heavily Peated » avec ses 40ppm de phénol. C’est en effet extrêmement tourbé quand on le compare à la majorité des autres scotchs qui ont un taux de phénol de 20ppm ou moins. Par contre, c’est relativement peu si on le compare à l’Ardbeg Supernova et au Bruichladdich Octomore, lesquels tirent respectivement 100ppm et 130ppm !
Ma dégustation :
Couleur : Or éclatant reflets dorés, sirupeux
Nez : Tourbe sucrée, fumée, citron
Goût : tourbe fumée et sucrée, agrumes-fruits rouges, cassonade
Finale : tourbe, feu de camp, sauce BBQ
La couleur de ce scotch d’Islay est d’un or éclatant et lorsque regardé à travers la lumière il offre quelques reflets tirant entre l’ambre et l’orangé. La texture est assez sirupeuse les coulisses fines et nombreuses tardent à redescendre. Quelques fines particules sont en suspension dans le liquide.
Au nez, dès que le whisky est versé, on peut immédiatement sentir la tourbe sucrée et fumée. À l’approche, c’est vraiment de la tourbe légèrement fumée et quelques notes florales. Par la suite apparaît une fumée citronnée accompagnée d’une odeur me rappelant les coquilles de noisettes. Quelques notes maritimes se retrouvent également très loin à l’arrière-plan.
En bouche, la tourbe se dévoile lentement et est légèrement sucrée et fumée. Par la suite, la cassonade légèrement brûlée accompagne les épices et la morsure d’alcool. Une petite amertume de zeste d’agrumes, particulièrement le citron, qui se joint à l’ensemble. Des petits fruits rouges sucrés cuisant dans la cassonade font acte de présence en début de finale.
La finale, sucrée et fruitée est également tourbée et persistante. La tourbe, le bois de feu de camp et la sauce BBQ aux fruits s’étirent sur de longs moments tout en laissant un sourire bien ancré sur mon visage.
Ah bien ça, c’est quand même pas mal du tout ! Une belle expérience où la tourbe et la fumée, tout en étant présentes, laissent quand même beaucoup de place aux autres saveurs pour s’exprimer. Un scotch whisky d’Islay tourbé, mais sans trop « décaper », qui est quand même abordable (lorsque disponible) et qui offre une belle qualité.
Je le recommande !
Canadian Club – 12 ans « Small batch » (# 133)
Nom : Canadian Club – 12 ans « Small batch »
Type : Whisky canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.canadianclub.com
Prix : 27,25$
Disponibilité : SAQ #126466
Canadian Club doit sûrement être le whisky canadien le plus connu au monde, de par son nom évocateur et significatif, mais également à cause de son histoire. Pendant la prohibition américaine des années 20, le Canadian Club était le whisky canadien de contrebande le plus distribué aux États-Unis. Plusieurs gangsters, le plus connu est sans aucun doute Al Capone, qui trafiquaient des cargos complets de Canadian Club afin de le vendre et le distribuer dans les réseaux criminalisés des grandes villes du Nord-Est des États-Unis.
On peut revivre une partie de cette époque historique en suivant les plans machiavéliques de « Nucky Thompson » dans l’excellente et très populaire série télévisée produite par HBO, « Boardwalk Empire ». À plusieurs reprises dans la série, on peut voir des entrepôts complets remplis de caisses de CC prêtes à être marchandées. Saviez-vous que le personnage de « Nucky » dans la série est une version fictive et romancée d’Enoch L. Johnson, un homme très influent dans le monde politique et au sein du crime organisé d’Atlantic City à cette époque.
Aujourd’hui, Canadian Club est couramment disponible en 5 versions :
- le Premium, environ 6 ans d’âge
- le Reserve, 9 ans d’âge
- le Classic 12 ans « small batch »
- le Sherry Cask 8 ans « small batch »
- le Dock 57, un whisky aromatisé aux fruits
Il y a également des éditions un peu plus âgées (20 ans, 30 ans) mais qui sont un peu plus difficiles à trouver.
Celui qui nous intéresse aujourd’hui est le Classic 12 ans « small batch ».
Ma dégustation :
Couleur : cuivre franc avec des reflets orangés, sirupeux
Nez : caramel, épices, fruits rouges
Goût : petits fruits, carrés Kraft, épices
Finale : courte, sèche, épicée
La couleur est ce qu’il y a de plus « whisky ». Jouissant d’un beau cuivré et bien marqué de reflets orangés, elle est très attrayante et inspirante. Il est relativement sirupeux, les coulisses sont nombreuses, fines et redescendent rapidement au fond du verre.
Au nez, c’est assez timide. Des parfums passablement légers de cassonade sucrée et de caramel légèrement brûlé sont accompagnés d’épices de boulangerie et de notes vanillées. Par la suite des petits fruits rouges tentent de se frayer un chemin à travers une bouffée d’alcool et d’une petite odeur de plastique fondu. À l’arrière, une très timide pointe d’érable fait acte de présence.
Dès l’entrée en bouche, ce sont des petits fruits et une chaleur d’alcool qui se manifestent en premier. Par la suite, les petits caramels carrés au beurre style « Kraft » se mélangent à quelques notes d’épices et de bois. Les épices et le bois assèchent la bouche et quelques notes lointaines d’érable apparaissent en début de finale.
La finale est relativement sèche et courte. Le caramel au beurre et l’érable tentent de faire acte de présence, mais l’assèchement nous pousse à reprendre une gorgée.
C’est un whisky que j’aime bien traîner un peu partout, sur la terrasse l’été, en camping… bref il est un peu passe partout. Je l’ai tellement aimé, que j’avais terminé la bouteille avant même d’avoir eu le temps de faire une dégustation officielle ! J’ai « malheureusement » été « obligé » d’en racheter une autre bouteille, et pour ce prix, ce n’était vraiment pas un sacrifice !
Dewar’s 18 ans (# 132)
Type : Blended scotch whisky
Région : Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.dewars.com/dewars-18-year-old
Prix : 60$
Disponibilité : SAQ #12041774
Quatre différentes versions de blends sont disponibles chez Dewar’s. Le White Label, le 12 ans, le 18 ans et finalement le Signature qui contiendrait des scotchs très rares et âgés. Tout comme le Dewar’s 12 ans, Le 18 ans bénéficie d’une période supplémentaire de mariage en fût de chêne, que Dewar’s nomme le « Double-Aging ». Cette méthode permet aux whiskies qui composent le « blend » une période additionnelle passée en fûts de chêne afin de bien prendre le temps de s’amalgamer et de se stabiliser, et ce, afin de développer encore plus de saveurs et de complexité.
Je dois avouer que la présentation globale du produit est soignée et affiche le look d’un produit de luxe. Une belle boîte rectangle soignée avec fermoir aimanté, me rappelant un peu le Longmorn 16 ans.
Le contenant est bien magnifique et soigné, maintenant voyons si le contenu est à la hauteur de l’image projetée !
Ma dégustation :
Couleur : caramel brûlé, reflets orangés, mince
Nez : fruits rouges et pommes, vineux, caramel
Goût : fruits rouges, raisins Sunmaid, cuir
Finale : sucrée, caramel, tabac, boisée
Ce blend est d’une belle couleur ambre tirant un peu sur le caramel brûlé et offrant de beaux reflets orangés et légèrement rosés. Sa texture semble par contre un peu mince. En effet, les coulisses, quoi que très nombreuses, sont fines et se transforment en gouttelettes avant même d’avoir rejoint le fond du verre.
Au nez, ce sont des petits fruits rouges et des pommes fraîches qui ouvrent le bal. Par la suite quelques notes vineuses se joignent à un léger caramel au beurre.
En bouche, dès l’entrée, c’est l’attaque des petits fruits rouges juteux et des raisins secs « Sunmaid » macérant dans le vin rouge. Puis des notes de cuir et de feuilles de tabac prennent la relève. Par la suite, quelques notes d’épices et de bois font acte de présence. En début de finale, le caramel au beurre bien crémeux s’installe avec les notes boisées.
Au début, la finale est assez sucrée et onctueuse en bouche, le caramel au beurre, les fruits rouges et les notes de cuir dominent. Par la suite, plus elle s’étire, plus elle se transforme sur des notes un peu amères et la feuille de tabac et le boisé reviennent.
Assez intéressant et satisfaisant. Il est tout en finesse et avec une couche de complexité intéressante. Définitivement une coche (ou deux) au-dessus de son petit frère âgé de 12 ans. Avec ces 18 ans d’âge, la qualité de la présentation et bien sûr la qualité du produit en tant que tel, en font un scotch qui saura à coup sûr épater la galerie ainsi que plaire au néophyte désirant s’initier au vaste monde des Scotch whiskies.
Autres produits de Dewar’s :
Le Dewar’s Signature est disponible à la SAQ pour la modique somme de 225$
Le Dewar’sWhite Label est également disponible à la SAQ, dont une fiche de dégustation devrait suivre.
Monkey Shoulder – Batch 27 (# 130 )
Nom : Monkey Shoulder (batch #27)
Type : Blended malt scotch whisky (vatted)
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.monkeyshoulder.com
Prix : 29,95$ US
Disponibilité : un peu partout aux États-Unis
Le groupe William Grant & Sons a conçu le Monkey Shoulder en 2005, un Blended malt whisky (anciennement vatted malt), sa composition ne contient alors aucun whisky de grains. En effet, uniquement des singles malts du Speyside le composent, et pas n’importe lesquels, des malts provenant de Balvenie, de Glenfiddich et de la plus discrète Kininvie, qui est fermée depuis 2010 (je présume que maintenant ils utilisent des malts de leur super distillerie d’Alisa Bay ?). Une fois le vieillissement en ex-fûts de Bourbon terminé pour chacun, un mariage s’effectue dans un « marring tun » pour une période de trois à six mois. Ça promet !
Mais c’est quoi le « Monkey Shoulder » ? Pourquoi ce nom aussi étrange pour un scotch whisky ? Le « monkey shoulder » est une condition physique que les malteurs d’antan pouvaient développer après de longues heures à tourner l’orge manuellement dans le processus de séchage du grain. La douleur à l’épaule faisait en sorte que le bras pendouillait un peu à la manière des singes. Ce whisky est donc en l’honneur de tous ces hommes ayant connu cette condition. Aujourd’hui cette opération est effectuée majoritairement avec de la machinerie.
Ma dégustation :
Couleur : ambre-or, reflets rosés, sirupeux
Nez : délicate marmelade, miel, vanille
Goût : oranges et fruits confits, miel, tabac
Finale : longue, mielleuse, marmelade d’orange
Lorsqu’on prend le temps d’admirer ce scotch à la lumière, il offre une belle couleur valsant entre l’ambre et l’or, ses reflets légèrement rosés et ses nombreuses et fines jambes donnent l’impression d’un liquide luxuriant.
Au nez, c’est plutôt délicat et sucré. Une marmelade d’orange légèrement sucrée et acidulée se mélange à une touche mielleuse et céréalière. À l’arrière-plan, un toffee légèrement vanillé prend place.
En bouche, dès les premiers instants, ce sont les oranges et les fruits confits qui dominent. Par la suite, le miel et quelques notes d’épices prennent la relève. À l’arrière-plan, une légère vanille prend place avec des saveurs m’évoquant l’odeur de feuille de tabac.
La finale débute avec cette même saveur de tabac frais pour ensuite revenir tout doucement vers le miel et la marmelade d’orange légèrement amère. Elle s’étire de longs moments sur ces notes sucrées.
Le Monkey Shoulder, est-ce que ce serait le secret précieusement gardé par les amateurs de Balvenie et de Glenfiddich? En effet, le profil aromatique offert par l’amalgame de scotchs provenant de ces distilleries (surtout Balvenie selon moi) en fait une valeur sure, et à moins de 30$US la bouteille, « it’s a steal ! », mais chut ! Il faut par le dire trop fort !
À quand ce genre de beaux produits à la SAQ et, SVP, à un prix « compétitif ».
Kilchoman – Vintage 2006 Release (# 129)
Nom : Kilchoman – Vintage 2006 Release
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : kilchomandistillery.com
Prix : ?
Disponibilité : très limité
Ma « Kilchomanologie 101 » se termine avec le plutôt célèbre « Vintage 2006 ». Je dis « célèbre » car au moment de sa mise en vente, il créa tout un « hype » au sein des amateurs de scotch sur la planète. Il est maintenant bien difficile de trouver cet embouteillage. Il a bien sûr été distillé en 2006 et a passé 5 ans à maturer dans d’ex-fûts de Bourbon (dont 80% dans des fûts de premiers remplissages). C’est donc en 2011 que Kilchoman offrait aux amateurs de whiskies leur scotch le plus âgé à ce jour.
Arrêtons le bavardage et goûtons-y !
Ma dégustation :
Couleur : doré pâle, reflets d’or, très sirupeux
Nez : tourbe saline, citron, fruits cuits
Goût : épices, fruits mielleux, légère tourbe fumée
Finale : longue, tourbée, sucrée, épices, légèrement boisée
Lorsque regardé à la lumière, ce scotch est d’un doré pâle offrant des reflets miel doré. Côté texture, il est très sirupeux, les jambes sont nombreuses, fines et semblent figées sur les parois et finissent lentement par redescendent au fond du verre.
Au nez, la tourbe domine, on la sent même à quelques distances du verre. En s’approchant, la tourbe est saline, légèrement citronnée et fruitée. À l’arrière-plan, ce sont des fruits de vergers légèrement poêlés au beurre et épices.
Dès l’entrée en bouche c’est l’attaque des épices ! En effet, le girofle, la muscade et la cannelle font sentir leur présence sur la langue tout en étant accompagnés par une légère brûlure d’alcool. Puis, les fruits mielleux font tranquillement leur apparition au cœur de toutes ces épices. Quelques notes florales et de réglisse noire tentent de s’installer en début de finale. Tout au long, la fumée et la tourbe sont bien présentes mais tout en douceur.
La finale est longue, tourbée et sucrée. Le retour des épices et des fruits mielleux accompagnés d’une légère touche boisée apporte un sentiment de réconfort et de satisfaction à l’ensemble.
Avec ce Vintage 2006, on peut constater que quelques années supplémentaires de maturation dans des fûts de bonne qualité font une énorme différence pour adoucir et polir les « rough edges » que l’on retrouvait dans les versions un peu plus jeunes.
Kilchoman est définitivement en train de se tailler une place parmi les grandes distilleries, tant sur Islay que dans toute l’Écosse!
Bravo!



