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Forty Creek – Confederation Oak Reserve (# 30)

Un petit spécial cette fois, une dégustation en simultanée avec deux autres blogueurs, soit whiskyplus.ca et rhumsetbieres.com. Nous avons dégusté le même whisky canadien, à savoir le Forty Creek – Confederation Oak Reserve. Il sera intéressant de voir les différences relevées par chacun. Voici les liens vers leurs articles respectifs :

Whiskyplus.ca Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Rhumsetbieres.com Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Et voici la mienne :

030 F 40 creek confederation oakNom : Forty Creek – Confederation Oak Reserve

Type : Whisky Canadien

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.fortycreekwhisky.com

Prix : 69,95$

Disponibilité : LCBO #195651

Les whiskies Forty Creek proviennent de la Kittling Ridge Distillery, laquelle est située dans la ville de Grimsby en Ontario. Son fondateur, John K. Hall, a également été vigneron pendant 20 ans avant de se décider à se lancer dans l’art de la distillation et de fonder sa propre distillerie en 1992.

Pour cette fiche, je fais la dégustation de leur « Confederation Oak Reserve » (lot #1867, bouteille #13 092). La particularité de ce whisky canadien, c’est qu’une deuxième période de vieillissement a été faite dans des tonneaux de chêne canadien. Tel qu’expliqué sur le site www.fortycreekwhisky.com, le chêne canadien est de même variété que le chêne américain. Par contre, dû aux hivers canadiens beaucoup plus rigoureux, il mature beaucoup plus lentement. Ceci fait en sorte que le bois est beaucoup plus dense et les saveurs y sont différentes et surtout plus dominantes.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre avec reflets dorés et ambres, assez sirupeux

Nez : épicé, boisé et sirop d’érable

Goût : épices, caramel au beurre d’érable, très boisé

Finale : longue, caramel à l’érable, chêne grillé

La couleur de ce whisky canadien est d’un cuivre légèrement doré ayant des reflets ambrés. Sa texture est assez sirupeuse et laisse de belles coulisses onctueuses sur les rebords du verre.

Au-dessus du verre, c’est un peu timide. Des effluves épicés ce mélange à une touche boisée et légèrement vanillée. Un sirop d’érable semble également vouloir prendre une petite place. À l’arrière-plan, une pointe légèrement fruitée un peu comme un sirop de fruits en conserve réussit à se frayer un chemin.

En entrée on est marqué par un sirupeux « butterscotch » vanille-érable, lequel tapisse la langue rapidement. Ensuite, graduellement et tout en douceur, apparaissent les tanins du bois sur les papilles et les joues. Avec l’arrivée de ces tanins, on sent que les épices veulent maintenant prendre leurs places. Des épices boulangères (comme la cannelle, la muscade et le girofle) se marient avec le goût boisé du chêne, lequel est particulièrement marqué. En introduction de finale une légère amertume se fait sentir. Je n’ai pas ajouté d’eau pour ce whisky.

La finale, relativement longue, commence avec une amertume qui s’adoucit avec le retour d’un caramel onctueux à l’érable. Les tanins sont toujours perceptibles et maintenant le chêne semble avoir légèrement chauffé, voir grillé.

À la lecture de tout cela, l’expérience en bouche peut sembler violente ou robuste, mais au contraire, c’est équilibré, en douceur et très agréable. Le boisé très présent se marie à merveille avec les épices et les notes légèrement sucrées. Selon moi, c’est un excellent whisky qui offre une expérience enrichissante.

Je vais probablement me laisser tenter par leurs autres whiskies, le « Double Barrel Reserve » ou le très prisé « Port Wood Reserve », si je peux réussir à mettre la main sur une bouteille…

Booker’s True Barrel Bourbon (# 24)

024 F Booker's True Barrel

Nom : Booker’s True Barrel Bourbon (7 ans 11 mois, batch # B96-L-23)

Type : Straight Bourbon

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 63,4%

Site web : http://www.smallbatch.com/bookers

Prix : 58$ à la SAQ

Disponibilité : Plus disponible pour le moment, devrait revenir à l’automne

M. Booker Noe est le « Master Distiller » pour James B. Beam Distilling Co et cette version serait son whiskey signature. S’inspirant d’une tradition vieille de 200 ans, Booker Noe prépara cette édition pour la première fois en 1992 afin d’en faire un cadeau des Fêtes pour ses amis proches. Ce « True Barrel Bourbon » serait le premier Bourbon à être embouteillé directement de la barrique, non dilué, non filtré. Il a été vieilli pour une période de sept ans et onze mois et la présente bouteille porte le numéro « B96-L-23 ».

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé reflets rougeâtres

Nez : caramel au beurre, épicé, fruité

Goût : caramel, pain d’épices, fruits

Finale : anesthésiante, caramel épicé

La couleur est des plus typiques, un beau cuivre foncé avec des reflets orangés et rougeâtres. Puisque c’est un « straight Bourbon », aucun agent de coloration n’a été ajouté, c’est donc la couleur naturelle de ce Bourbon. Il est moyennement sirupeux et je dois avouer que cela me surprend légèrement.

Au nez, ouf!, il faut faire attention d’entrée de jeu, les vapeurs d’alcool sont fortes dans le verre, mais derrière se cache un agréable caramel au beurre. En y allant plus prudemment, on peut percevoir des notes d’épices comme la cannelle et la muscade. Les fruits, entre autre la pêche ainsi que le maïs se mélangent au tout et donnent une odeur des plus racées, typiquement Bourbon. L’ajout d’eau neutralise les vapeurs d’alcool, ce qui aide aux autres odeurs à prendre plus de place.

L’entrée en bouche se fait plutôt agressive, on ressent immédiatement l’alcool, c’est très présent et ça brûle dans le nez! Mais après ce stade, de merveilleuses saveurs prennent place partout en bouche, le caramel, le pain d’épices, les fruits et une chaleur au fond de l’âme se fait sentir. Les tanins sur la langue et les joues sont également bien présents et en arrière-plan, une subtile réglisse noire tente de se frayer un chemin. Bref c’est complet ! En étant plus prudent et en prenant de plus petites gorgées, l’alcool se contrôle beaucoup mieux et on peut profiter pleinement de toutes ces merveilleuses saveurs. En ajoutant de l’eau, c’est beaucoup plus domestiqué. Plus agréable? Je n’en suis pas certain, par contre c’est pas mal moins agressif. Personnellement, je préfère les plus petites gorgées « full flavor »!

La finale laisse un sentiment d’engourdissement dans la bouche. Est-ce l’alcool qui a un effet anesthésiant ou bien ce sont les tanins du bois qui sont encore bien présents ? Par la suite un doux caramel au beurre légèrement épicé prend place pour un bon moment.

Un excellent Bourbon, qui nous fait vivre une expérience « cask strength » au sens propre du mot. Brut, robuste et brûlant. Il faut y aller avec prudence car il ne pardonne pas. L’ajout d’eau adoucit légèrement le tout, mais personnellement je préfère le garder bien brut et user de plus de prudence!!

Maker’s 46 (# 20)

020 F Makers 46Nom : Maker’s 46

Type : Bourbon 

Région : Kentucky, États-Unis

Taux d’alcool : 47%

Site web : www.makersmark.com/makers46

Prix : 50$ (payé 23$ Maine US)

Disponibilité : SAQ #11467204

La distillerie de Maker’s Mark débuta ses opérations en 1954, lorsque T. William Samuels Senior acheta une distillerie du nom de « Burk’s Distillery » dans la ville de Loretto, Kentucky. C’est en 1958 que la première bouteille de Maker’s Mark fut embouteillée et porta le fameux sceau en cire rouge. Pendant plus de cinq décennies, le Maker’s Mark fut embouteillé selon la même recette et sans qu’aucune autre variante ne soit produite par la distillerie.

Puis, en 2009, pour la première fois de son histoire, un nouveau produit fait son apparition avec le fameux sceau de cire rouge, le Maker’s 46. Un Bourbon auquel des bâtonnets de chêne carbonisés ont été ajoutés dans la barrique en cours de vieillissement. La présentation est vraiment réussie, avec ses formes plus arrondies, la bouteille fait très sexy…!

Ma dégustation :

Couleur : cuivre foncé, texture sirupeuse

Nez : butterscotch, cannelle, érable, fruité

Goût : épices, fruité (cerises, pêches) boisé

Finale : sucrée, cannelle, vanille, bois brûlé

D’un ambre rougeâtre et très cuivré, on peut dire que pour un Bourbon, c’est assez représentatif, une belle couleur qui est très « Bourbon »!  La texture est aussi assez onctueuse et sirupeuse, les coulisses sur le rebord du verre semblent se figer en place.

Au nez, un caramel (butterscotch) assez présent, un peu d’épices (cannelle) se mélange avec le sirop d’érable foncé, ça me rappelle un peu le bon pain doré d’un beau dimanche matin ensoleillé! Il semble y avoir une petite touche fruitée en arrière plan. Ça sent comme un bon Bourbon!

En bouche, c’est une chaleur explosive d’épices et de fruits. En effet, la cannelle et la muscade sont incorporées à une sensation de chaleur (47% d’alcool) et le tout s’apprête à accueillir des saveurs fruitées telles les cerises mûres et les pêches en conserve. Les tanins du bois sont également bien présents et prennent toute la place sur la langue et les joues. Le maïs et la vanille typique du Bourbon se font enfin percevoir, mais c’est plutôt à l’arrière plan.

La finale est assez sucrée, comme un bon Bourbon. Le sirop d’érable foncé et une cannelle envoûtante se mélangent finalement avec un soupçon de vanille et de bois brûlé. La finale est moyennement longue mais les tanins demeurent un bon moment.

En révisant mes notes express lors de mes vacances cet été, je constate que le Maker’s 46 est une version un peu plus complexe et intéressante que le Maker’s Mark original que j’avais dégusté à ce moment. Finalement, les 12,25$ supplémentaires à la SAQ pour le Maker’s 46 sont, selon moi, un bon investissement.

Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish (# 17)

Crédit Photo: Québec Whisky
Nom : Bowmore – 16 ans Bordeaux cask finish

Type : Scotch single malt (cask strength)

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 53,5%

Site web : www.bowmore.com

Prix : 126$

Disponibilité : SAQ #11064739

 

 

Petite histoire :

Ce Bowmore âgé de 16 ansfait partie d’une série spéciale de « cask finish ». Celui-ci est fini dans des barriques ayant contenu du vin de Bordeaux (les autres éditions étant Bourbon, Oloroso et Porto). Il a été distillé en 1992 puis mis en barriques de Bourbon pour une durée de six ans. Ensuite, le 20 novembre 1998 il fut transféré dans des fûts ayant contenu du vin de Bordeaux pour un autre dix ans. En Juillet 2008, ayant atteint son apogée, il fut alors embouteillé à la « puissance du fût », non altéré de 53,5%.

Ma dégustation :

Couleur : ambre foncé, reflets cuivrés

Nez : Fumée légère, fruits rouges (cerises, framboises), butterscotch

Goût : Sucré et légèrement tourbé, boisé, vin (complexe)

Finale : Caramel, fumée, saline, tourbe persistante

De couleur ambre plutôt foncé avec de beaux reflets cuivrés. Ce scotch est également assez sirupeux tout en laissant de belles « jambes » sur les rebords du verre.

Au nez, l’odeur d’une fumée légère entre en jeu avec celle des petits fruits rouges comme la cerise mure et la framboise. Le butterscotch et un petit bord de mer légèrement salin font leur apparition à l’arrière plan.

L’entrée en bouche est plutôt sucrée mais est vite bousculée par la tourbe et la fumée qui, malgré leur délicatesse prennent maintenant toute la place. Puis le boisé et ses tanins se joignent à cette danse plutôt complexe. Ce petit boisé (oaky) est accompagné d’une sensation de vin, je dirais plutôt de porto tawny (un peu caramel). Toutes ces saveurs semblent bien balancées. Aussi, malgré ses 53,5% d’alcool, la brûlure est quand même très minime.

La finale persiste pour l’éternité!, enfin presque. Le porto-caramel se mélange avec la fumée et la tourbe, cette dernière revient avec un salin maintenant très perceptible.

Un scotch single malt tout de même très complexe pour mon palais si peu expérimenté. Un apprentissage très enrichissant et plaisant. J’avais ce scotch depuis un certain temps sans l’avoir vraiment dégusté à fond! Maintenant que c’est fait, je constate qu’il est bien dommage qu’il m’en reste à peine pour un service!

Alberta Premium – 30 ans (# 15)

015 F Alberta Premium 30 ans

 

Nom : Alberta Premium – 30 ans

Type : Canadien 100% Rye (seigle)

Région : Alberta, Canada 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : n/a 

Prix : 49,95$ 

Disponibilité : LCBO, disponibilité limitée.  Non disponible à la SAQ

 

Alberta Distillers Ltd est située évidemment à Calgary, Alberta. Elle produit le très réputé et populaire « Alberta Premium », un whisky 100% fait de seigle (rye).  Il ne fait pas état d’âge, mais il serait en fait un 5 ans d’âge.  Dans le passé, ils ont également produit une version 25 ans qui a été louangée par les critiques, mais qui semble malheureusement complètement épuisée.

La présente dégustation porte sur leur dernière édition limitée, le Alberta Premium 30 ans.  Après ces 30 années passées en barrique et après que les « Anges » aient pris leur part à chaque année, il restait du précieux liquide que pour 8400 bouteilles malgré un embouteillage à 40% d’alcool.  Malheureusement, cette édition est déjà pratiquement épuisée à la LCBO.  Fait intéressant, avec ses 30 années de vieillissement, il serait le plus vieux « Rye Whisky » au monde!

Merci à mon ami Louis pour ce magnifique cadeau, très apprécié.

Un autre merci à www.canadianwhisky.org pour les informations complémentaires puisqu’elles sont plutôt manquantes sur internet.  Vous pouvez également lire les critiques très complètes de Davin de Kergommeaux, critique professionnel et auteur de ce remarquable site dédié aux whiskies canadiens.  Voici ces critiques pour le 30 ans et le 25 ans.

Ma dégustation : 

Couleur : orange dorée 

Nez : Boisé et épicé, puis cannelle, muscade, zeste de citron, faible odeur de seigle 

Goût : Boisé, tabac, vanille, muscade, caramel, seigle, poivre 

Finale : sucrée et acidulée, tannique, moyennement persistante. 

Les odeurs sont assez complexes.  Très épicé et boisé, on perçoit les odeurs de bois de la barrique ainsi que les notes épicées qu’elles apportent.  Après un certain temps, les odeurs prennent toutes leurs places, elles s’ouvrent.  On peut alors percevoir les épices comme la cannelle et la muscade.  Vient ensuite des odeurs d’agrumes, principalement le zeste de citron.  On peut également sentir le seigle, légèrement sucré, qui est présent à l’arrière plan.

En bouche, « kaboom!!! », quelle explosion de saveur, mais en toute élégance et sans robustesse!  Le chêne est très présent puis, une pointe de tabac frais fait subitement son apparition laquelle est plutôt inattendue.  Ensuite on fait place à la vanille et la muscade et on sent toute l’ampleur des tanins du bois sur la langue.  Une petite pointe de cannelle se joint au portrait.  Ensuite un butterscotch crémeux se mélange avec l’arrivée du seigle tout en douceur.  Une note assez poivrée fait son apparition pour préparer la finale.

La finale entre avec un poivré qui est agréablement accompagné des tanins qui sont maintenant partout en bouche.  Puis un caramel brûlé s’installe pour une bonne période.

Je me demande comment aurait été ce whisky si on avait poussé le taux d’alcool à 46% ?

Avec ces trente longues années passées en barrique, on peut constater que le temps fait très bien son travail.  Ce whisky est le plus âgé que j’ai dégusté à ce jour.  Une très belle découverte.  Si je pouvais mettre la main sur une deuxième bouteille et la mettre à la réserve afin de pouvoir prolonger cette expérience…

Définitivement un magnifique whisky !

Auchentoshan – Three Wood (# 12)

 

Nom : Auchentoshan – Three Wood 

Type : Scotch single malt

Région : Lowlands, Écosse 

Taux d’alcool : 43% 

Site web : www.auchentoshan.com 

Prix : environ 60$ 

Disponibilité : N’est plus disponible à la SAQ

 

Petite histoire :

La distillerie d’Auchetoshan est située en banlieue de Glasgow, la plus grande ville d’Écosse.  Elle fut fondée en 1823, du moins c’est ce que prétend l’emballage, mais après quelques recherches sur internet j’ai trouvé les dates de 1800, 1817 et 1822.  Probablement que la date « officielle » est 1823.  Une particularité intéressante de cette distillerie est qu’ils utilisent la technique de triple distillation, contrairement à la grande majorité des autres distilleries d’Écosse, qui eux utilisent la double distillation.  Le site web d’Auchentoshan explique vraiment bien leur procédé de triple distillation, voici le lien : 

http://www.auchentoshan.com/triple-distillation-(our-way)/triple-distillation.aspx 

Maintenant concernant le Triple Wood, c’est un single malt whisky qui a été vieillit dans trois différents fûts (de là le nom de « Three Wood »), soit de bourbon américain, de sherry Oloroso et de Pedro Ximenez.

Ma dégustation : 

Couleur : ambrée foncée, texture sirupeuse 

Nez : légèrement fruité, butterscotch, bois torréfié (?) 

Goût : très boisé, butterscotch crémeux, léger picotement d’alcool

Finale : boisée, légère amertume et finale assez courte 

La couleur est d’un ambré assez foncé tirant légèrement sur le rouge, coloration qui vient fort probablement du passage en barrique de sherry.  Le liquide est assez sirupeux et laisse de belle « jambes » sur le rebord du verre.

Le nez est, à première approche, assez présent mais les différentes odeurs sont plutôt discrètes et difficiles à identifier.  À l’arrière plan, c’est légèrement fruité avec une touche de butterscotch.  Je perçois aussi une petite note de bois torréfié mais je ne suis pas certain (la meilleure description serait la coupe d’une planche de chêne dont la scie aurait forcée et que le bois a chauffé) un peu bizarre!  Ces odeurs sont plutôt subtiles dans l’ensemble.

En bouche, c’est très boisé et les tanins du bois sont en force et très présents.  Un léger picotement d’alcool réchauffe l’intérieur, mais sans brûlure.  Le butterscotch est crémeux et onctueux.  Après avoir ajouté quelques gouttes d’eau, le tout s’adoucit délicatement, le sherry fait finalement son apparition (à moins que ce soit moi qui le cherche trop?).  Après l’ajout de quelques gouttes d’eau le caramel prend également plus de place.

La finale est encore boisée et les tanins du bois sur la langue et les joues se font sentir un bon moment.  Le caramel-butterscotch est tout en douceur en début de finale et une légère amertume prend doucement place. Par contre, une fois les tanins disparus de la bouche, la finale s’écourte et disparaît assez rapidement.

Un scotch d’entrée de gamme et j’aimerais bien le comparer avec les 10 et 12 ans de Auchentoshan.  Il me rappelle un peu le boisé des bourbons, mais sans les belles notes sucrées et épicées de ces derniers.  C’est tout de même un bon scotch d’entrée de gamme et bien parfait comme « everyday sipper » pour l’amateur de boisé.

Sur une note plus personnelle, ce scotch m’avait enchanté il y a un an, surtout pour son prix et ses notes boisées, mais maintenant il me laisse un peu sur mon appétit, ou plutôt sur ma soif.

Petites dégustations express en vacances (# 5, 6, 7 et 8)

Pendant mes vacances à l’extérieur du Québec, j’aime bien faire un peu de ce que j’appelle du « whisky hunting », c’est-à-dire trouver whisky, Scotch et Bourbon qui ne sont pas disponibles à la SAQ ou bien qui ont un avantage monétaire substantiel.

Pendant mes recherches, je voulais me procurer un petit « 10oz » de Bourbon et en faire une petite critique estivale.  Malheureusement, en version 10oz il n’y avait rien de bien intéressant, que du « tord boyaux »!  Puis en voyant le choix impressionnant de miniatures (50ml) disponible, je me suis dis pourquoi ne pas faire quatre petites dégustations express !!  Alors j’ai acheté quatre miniatures : un Woodford Reserve – Distiller’s Select, un The Glenlivet 12 ans, un Knob Creek 9 ans et un Maker’s Mark.

Alors voici mes commentaires pour ces Whiskies :

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Woodford Reserve – Distiller’s Select (# 5)

12 juillet 2011

Aujourd’hui, la température a frôlé la barre des 39oC !! Très chaude et humide.  Sur la terrasse à 23h, il faisait encore 31oC.  Un petit Bourbon serait le bienvenu (avec un verre d’eau glacée à coté).

Nez: Alcool assez fort, miel, vanille, épices, mais le tout disparait assez rapidement, est-ce que l’air salin du bord de l’Atlantique serait en cause ?

Goût: L’alcool brûle légèrement, saveurs enveloppantes en bouche, vanille, muscade, caramel crémeux, assez sucré, mais il y a un petit quelque chose d’autre, est-ce le boisé ?

Finale: assez persistante et le boisé finalement fait son apparition avec une légère touche de seigle.

Beau Bourbon, très agréable et surprenant !

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The Glenlivet – 12 ans (# 6)

13 juillet 2011

Bel orage électrique venant de l’Atlantique en début de soirée, la température s’est rafraîchi, temps parfait pour un petit single malt.

Nez: subtile odeur de pomme verte, voir bonbon sûr à la pomme verte, herbes fraîches.

Goût: Hein ? Quel goût ?  Ce scotch goûte simplement le scotch.  Aucune subtilité perceptible.  Un léger caramel se fait sentir lors de la deuxième gorgée, mais c’est tout.

Finale: assez courte laissant une amertume franche (sans jeu de mot) la pomme verte revient mais cette fois c’est le pépin que l’on croque.

Assez ordinaire, un scotch de tous les jours.  Une petite déception pour ce produit renommé!

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Knob Creek – 9 ans (# 7)

14 juillet 2011

Journée la plus froide de la semaine et assez venteuse.  La température oscillait entre 25oC et 27oC et la soirée beaucoup plus fraîche.  En voyant le taux d’alcool de 50% du Knob Creek, je me disais que ce serait la soirée parfaite !

Nez: caramel au beurre (butterscotch), vanille, légère touche de cannelle, alcool très peu perceptible malgré ses 50%.

Goût: sec et les tanins du bois sont présents, épicé, alcool légèrement perceptible, beaucoup moins porté sur le sucré que les Bourbons que j’ai goûté à ce jour.

Finale: franche et longue, goût épicé avec la vanille et le boisé du chêne qui en ressortent.

Finalement un très bon Bourbon, moins sucré, plus épicé et boisé. Selon moi, plus raffiné que le Woodford Reserve dégusté en début de semaine.

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Maker’s Mark (#8)

15 juillet 2011

Dernière soirée de ces merveilleuses vacances en famille, tout est prêt pour le long voyage de retour. Maintenant c’est le dernier repos.  Goûtons alors à ce Maker’s Mark.

Nez: boisé, vanille, épices (cannelle / muscade) nez assez délicat.

Goût: assez sec mais quand même plus sucré que le Knob Creek, épices et légère sensation d’alcool.

Finale: sèche, boisée, assez longue et vanillée, mais sans plus.

Finalement, un bon Bourbon, mais il manque un peu de substance.

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En conclusion, le grand gagnant de cette petite dégustation estivale est sans hésitation le Knob Creek – 9 ans.  Vraiment un beau Bourbon, plein de saveur et de réconfort !

Viennent ensuite le Woodford Reserve et pas loin derrière, le Maker’s Mark.  Pour l’étranger du groupe, le Glenlivet 12 ans (car c’est un Scotch), un peu décevant.