Archives du blogue
Glenfiddich – 12 ans (# 140)
Type : Scotch Single Malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.glenfiddich.com/ca
Prix : 52$
Disponibilité : SAQ #00012385
Le Glenfiddich 12 ans est le porte-étendard de la distillerie, et probablement des Scotch single malt en général. Il est facilement reconnaissable de par sa bouteille verte triangulaire très typique et bien sûr par sa réputation. C’est le single malt le plus vendu dans le Monde.
Il est vieilli, vous l’aurez deviné, pendant au minimum 12 ans. Ce vieillissement s’est fait dans des fûts de chêne dont certains ont préalablement contenu du Bourbon et d’autres du Sherry. Une fois le choix des barriques fait et l’assemblage terminé, le tout passera une période de mariage et d’adoucissement d’environ 9 mois dans leur « marrying tun » avant d’être embouteillé.
En écrivant la fiche pour le Glenfiddich 15 ans Solera Reserve, je me suis rendu compte que je n’avais jamais fait la dégustation du 12 ans sur mon blogue ! C’est quand même étonnant puisque tout a commencé (ou presque) avec ce fameux « Glenfi » 12 ans. En effet, mon père avait toujours une bouteille verte triangulaire de « Glenfi » dans son armoire. J’ai donc souvent dégusté ce scotch avec mon père à plusieurs reprises, c’est probablement le scotch que j’ai bu le plus souvent !
Je me devais alors de lui rendre le respect qu’il mérite…
Ma dégustation :
Couleur : dorée, reflets rosés, texture moyenne
Nez : poires, agrumes, miel, boisé
Goût : miel, fruits, agrumes, boisé-épicé
Finale : « Sherry », agrumes, miel, courte
La couleur de ce scotch est assez représentative d’un « cliché » de whisky! D’un or scintillant tirant un peu sur l’ambre et offrant quelques reflets rosés… suave ! Les jambes sont minces et nombreuses mais peinent à redescendre au fond du verre, s’accrochant aux parois en petites gouttelettes.
Au nez, c’est délicat et jovial, on a droit à des poires coupées et du zeste d’agrumes fraîchement râpés. Par la suite, des pommes « Granny » et des notes de bois légèrement grillé baignant dans un rayon de miel doré prennent le dessus. À l’arrière-plan on perçoit un léger caramel au beurre qui a légèrement trop chauffé.
L’entrée en bouche est, tout comme le nez, délicate et vive en même temps, le miel, les fruits frais et les agrumes s’entrecroisent sur les papilles de la langue pour ensuite laisser un léger picotement qui appelle les notes boisées à prendre la relève. « Butterscotch », épices légères et un boisé léger s’allongent pour laisser place à la finale.
La finale, quoiqu’un peu courte, est relativement sur le « sherry » et laisse place à quelques notes rappelant un brin les feuilles de tabac et les fruits confits. Puis, les agrumes et le miel reviennent enrober le tout.
Comme scotch d’entrée de gamme chez Glenfiddich, c’est quand même canon ! Ce n’est pas pour rien qu’il est le Single malt le plus vendu au monde ! Facile à boire et offrant une complexité quand même intéressante, surtout pour celui qui voudrait s’initier au monde des Single malts tout en demeurant confortablement sur les sentiers battus.
Glenfarclas 105 (# 138)
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 60%
Site web : www.glenfarclas.co.uk/105-Cask-Strength
Prix : 86,25$
Disponibilité : SAQ #11532862
La distillerie Glenfarclas fut fondée en 1836 par un certain Robert Hay et c’est en 1865 que John Grant achète la distillerie. Elle appartient d’ailleurs toujours à la famille Grant et c’est maintenant la 6e génération qui prend la relève. John LS Grant en est le « Chairman » et George S. Grant agit à titre d’Ambassadeur pour la distillerie.
Les scotchs de Glenfarclas sont vieillis soit en fûts de Bourbon et majoritairement en fûts de Sherry Oloroso ou Fino, ce qui permet à leur scotch d’avoir un profil très axé sur le Sherry. L’éventail de la gamme est très varié, allant de l’abordable 10 ans en passant par une gamme variée d’âge (12, 15, 17…) pour atteindre le vénérable 40 ans. Depuis 2007, ils ont également la gamme « The Family Cask », comprenant 43 embouteillages dits « single cask » millésimés entre 1954 et 1994.
Le « 105 » est un scotch qui aurait vieilli pendant 10 ans et embouteillé à 60% d’alcool. Son nom proviendrait d’un souvenir de Noël 1968 que Grand-père Grant aurait fait en embouteillant à la puissance du fût de 105 « British proof », le nom est alors resté.
Ma dégustation :
Couleur : ambre avec reflets cuivrés, texture sirupeuse
Nez : fruits frais et confits, cassonade brûlée, alcool
Goût : Fruits frais, secs et confits, alcool, épices
Finale : Longue, sucrée, chaleureuse
La couleur de ce scotch est d’un cuivre relativement foncé avec un léger penchant sur l’ambre bien éclatant. Lorsque regardé à la lumière du jour, les reflets offerts sont sans rappeler ceux d’une belle « cenne noire » flambant neuve. Côté texture, c’est visqueux et collant, le liquide reste littéralement collé aux parois du verre. Après un long moment, de larges et rares coulisses se forment.
Au nez, c’est une délicate salade de fruits frais, la poire la pomme verte qui sont au premier plan. Par la suite, les fruits secs et confits (raisins, figues, pruneaux) baignent dans un sirop fait de cassonade au beurre qui a un peu trop chauffé. Attention à la force brutale de l’alcool, elle peut frapper fort !
L’entrée en bouche est, avec surprise, assez douce et sucrée. Pomme verte, poire et sucre blanc sont d’entrée de jeu. Puis les fruits secs et confits accompagnés des petits raisins secs « Sunmaid » reprennent leur place et augmentent la sensation de sucré. Puis, comme un coup de poing inattendu, le 60% d’alcool nous frappe en pleine gueule ! Cette force brutale est accompagnée d’un piquant de cannelle, de girofle et de notes boisées excessivement bien marquées. Une fois le coup encaissé, les fruits confits baignant maintenant dans le sherry viennent adoucir l’ecchymose…
La finale est relativement longue et sucrée. Les fruits confits dominent et sont également accompagnés de quelques notes rappelant le cuir et le tabac frais. Après quelques gorgées, on peut ressentir un petit feu intérieur réconfortant et bien agréable. J’adore les « Cask Strength » !
On peut dire que ce Glenfarclas est « sur la coche », du moins la mienne! Comme je le disais plus haut, j’adore les whiskies du type « Cask Strength ». La pleine puissance du fût et plein de saveurs et on peut souvent y ajouter une petite quantité d’eau sans briser sa structure et l’aider à s’ouvrir sur de nouveaux horizons !
Est-ce que je vous l’ai dit ? J’adore les « Cask Strength » !
Lot No. 40 – Édition 2012 (# 136)
Nom : Lot No. 40 – Édition 2012
Type : Whisky canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 43%
Site web : www.corby.ca/brands/Lot40
Prix : 40,25$
Disponibilité : SAQ #12183588
Du seigle, du seigle et encore du seigle ! Le Lot No.40 est un whisky canadien qui est fait de 90% de seigle et 10% de seigle malté. Il est distillé dans un alambic charentais en cuivre (copper pot still) de 12 000 litres. Le distillat est par la suite vieilli entre 7 et 8 ans en barriques de chêne. L’édition 2012 est une renaissance d’un whisky « superstar » datant de la fin des années 1990, lequel avait fait fureur à l’époque. Selon Davin de Kergommeaux, auteur de Canadian Whisky: The Portable Expert (qui est, à mon humble avis, LA référence en matière de whiskies canadiens), la version 2012 serait très près de l’édition originale.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre profond, reflets ambre foncé, très sirupeux
Nez : seigle, bois de cèdre, cornichons
Goût : seigle, poivre, épices
Finale : sucrée-amère, pain de seigle, épices
La couleur de ce whisky canadien de seigle est d’un cuivre profond et intense et offrant des reflets d’un bronze foncé. La texture sur le verre est très sirupeuse, après avoir fait tournoyer le liquide dans le verre, des nombreuses et fines coulisses se forment et redescendent lentement au fond du verre.
Au nez, c’est la sécheresse légèrement aigre du seigle qui est au comité d’accueil. Quelques notes de bois de cèdre et d’épices suivent par la suite et sont accompagnées de l’odeur des bons vieux « pickles », ou plutôt le jus de ces délicieux cornichons. Quelques notes fruitées sont perceptibles à l’arrière-plan.
En bouche, Bang ! Le seigle, le poivre et les épices « rentrent aux toasts » (de pain de seigle) ! C’est très piquant et épicé sur la langue et les joues. Quelques légères notes de bois de cèdre sont également de la partie. Après un certain temps, le seigle devient un peu plus sucré et se mélange avec quelques notes de fruits maraîchers et de sucre brun légèrement caramélisé.
La finale est légèrement sucrée et est accompagnée d’un goût de pain de seigle grillé. Puis, une petite touche d’amertume s’installe et est escortée, voire même dominée, par le retour du poivre et des épices de boulangerie.
Un whisky canadien de corps et de robustesse, plein d’épices et de seigle ! Certains diront qu’il est déséquilibré, d’autres qu’il manque de finesse et de polissage. Personnellement j’aime bien ses saveurs bien tranchées et puissantes, je dirais qu’il est « canon » voir même « sur la coche » !
Domaine Pinnacle – Réserve 1859 (# 135)
Nom : Domaine Pinnacle – Réserve 1859
Type : Cidre de glace fortifié
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 16%
Site web : domainepinnacle.com
Prix : 45$
Disponibilité : SAQ #10850156 et directement au domaine
Le Domaine Pinnacle est situé à Frelighsburg dans les Cantons-de-l’Est. Les propriétaires, Suzan et Charles Crawford, exploitent avec brio une pommeraie de plus de 430 acres laquelle est située sur les flancs du Mont Pinacle. Après plusieurs années de développement et de perfectionnement, c’est en 2000 qu’ils en viennent à offrir leur premier cidre de glace, lequel remporta de nombreux prix. Aujourd’hui, épaulés d’une équipe dévouée et professionnelle, ils offrent maintenant une panoplie de cidre et de cidre de glace, tant pétillant que vieilli en fût de chêne. Ils offrent même un whisky à l’érable (Coureur des Bois) et un Gin (Ungava).
En l’honneur de l’année de construction de la maison sur le Domaine Pinnacle, ils ont créé leur Réserve 1859, un cidre de glace fait de six variétés de pommes (Cortland, McIntosh, Lobo, Empire, Spartan, Golden). Ce cidre est par la suite fortifié à l’eau-de-vie de pomme et vieilli en cuve d’inox pendant un an. Le tout est par la suite placé dans des fûts de chêne des Appalaches neufs, de deuxième et de troisième remplissage pour un minimum de 3 ans.
Bonne nouvelle : Pour le moment, l’eau-de-vie de pomme était importée mais M. Dara Djaldi, Directeur de production et R&D au Domaine Pinnacle me confirme que maintenant ils vont utiliser une eau-de-vie de pomme provenant de leur propre alambic ! 100% Québécois ! Voilà le secret !
Ma dégustation :
Couleur : ambre-or reflets cuivre, texture mince
Nez : pommes cuites, caramel au beurre, miel
Goût : compote aux pommes, miel, boisé
Finale : pommes sucrées, légèrement boisée, miel
Le Réserve 1859 se présente dans une robe de couleur dorée se trouvant entre le jus de pomme et le sirop d’érable clair et offre de beaux reflets cuivrés. Coté texture, c’est quand même mince, peu de jambes qui retombent rapidement au fond du verre.
Au nez, des parfums de pommes cuites dans une sauce caramel au beurre sont au premier plan. Puis, un peu de miel de sarrasin et d’épices de boulangerie s’ajoute à l’ensemble.
L’entrée en bouche est marquée par le jus de pomme brut, la cassonade grillée et le miel. Par la suite, l’ensemble se raffine et s’adoucit, les pommes et la cassonade se font maintenant dorer dans la poêle avec un peu de miel et de beurre. On y ajoute par la suite quelques notes de muscade et de boisé. Imaginez-vous ajouter cette douce compote sur un brie fondant ou même un morceau de cheddar vieilli !
La finale est vraiment sur les pommes dorées et sucrées, puis l’acidité de la pomme rencontre un instant les légers tanins du bois et assèche légèrement la bouche. Le miel refait surface et vient adoucir l’ensemble. Superbe!
Encore un très beau et bon produit du terroir québécois. Rempli de raffinement et de finesse tout en offrant corps et structure. Bravo à l’équipe du Domaine Pinnacle et continuez de nous impressionner.
Avec l’alambic et tous ces fûts disponibles, je me demande ce que pourrait être leur prochaine surprise ?
Bruichladdich – Port Charlotte 10 ans (# 134)
Nom : Bruichladdich – Port Charlotte 10 ans
Type : Scotch single malt
Région :Islay, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.bruichladdich.com
Prix : 69$
Disponibilité : SAQ #11963689 (présentement non disponible)
Avec la série « Port Charlotte », Bruichladdich rend hommage à une distillerie légendaire qui a fermé ses portes il y a déjà bien longtemps. Seulement quelques bâtiments de cette distillerie sont encore intacts, notamment les entrepôts que Bruichladdich a acquis et les utilisent pour le vieillissement des tonneaux de scotch destinés à cette gamme.
Les scotchs « Port Charlotte » sont à l’origine d’un projet visant à produire des scotchs whiskies très tourbés. Ce projet a débuté en 2006 avec l’embouteillage du PC5 qui était, vous l’aurez deviné, âgé de cinq ans, puis ont suivi les PC6, PC7, PC8, PC9 pour finalement aboutir au Port Charlotte 10 ans. Ce dernier fait maintenant partie de la gamme principale des scotchs de Bruichladdich.
Le Port Charlotte 10 ans est considéré « Heavily Peated » avec ses 40ppm de phénol. C’est en effet extrêmement tourbé quand on le compare à la majorité des autres scotchs qui ont un taux de phénol de 20ppm ou moins. Par contre, c’est relativement peu si on le compare à l’Ardbeg Supernova et au Bruichladdich Octomore, lesquels tirent respectivement 100ppm et 130ppm !
Ma dégustation :
Couleur : Or éclatant reflets dorés, sirupeux
Nez : Tourbe sucrée, fumée, citron
Goût : tourbe fumée et sucrée, agrumes-fruits rouges, cassonade
Finale : tourbe, feu de camp, sauce BBQ
La couleur de ce scotch d’Islay est d’un or éclatant et lorsque regardé à travers la lumière il offre quelques reflets tirant entre l’ambre et l’orangé. La texture est assez sirupeuse les coulisses fines et nombreuses tardent à redescendre. Quelques fines particules sont en suspension dans le liquide.
Au nez, dès que le whisky est versé, on peut immédiatement sentir la tourbe sucrée et fumée. À l’approche, c’est vraiment de la tourbe légèrement fumée et quelques notes florales. Par la suite apparaît une fumée citronnée accompagnée d’une odeur me rappelant les coquilles de noisettes. Quelques notes maritimes se retrouvent également très loin à l’arrière-plan.
En bouche, la tourbe se dévoile lentement et est légèrement sucrée et fumée. Par la suite, la cassonade légèrement brûlée accompagne les épices et la morsure d’alcool. Une petite amertume de zeste d’agrumes, particulièrement le citron, qui se joint à l’ensemble. Des petits fruits rouges sucrés cuisant dans la cassonade font acte de présence en début de finale.
La finale, sucrée et fruitée est également tourbée et persistante. La tourbe, le bois de feu de camp et la sauce BBQ aux fruits s’étirent sur de longs moments tout en laissant un sourire bien ancré sur mon visage.
Ah bien ça, c’est quand même pas mal du tout ! Une belle expérience où la tourbe et la fumée, tout en étant présentes, laissent quand même beaucoup de place aux autres saveurs pour s’exprimer. Un scotch whisky d’Islay tourbé, mais sans trop « décaper », qui est quand même abordable (lorsque disponible) et qui offre une belle qualité.
Je le recommande !
Canadian Club – 12 ans « Small batch » (# 133)
Nom : Canadian Club – 12 ans « Small batch »
Type : Whisky canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.canadianclub.com
Prix : 27,25$
Disponibilité : SAQ #126466
Canadian Club doit sûrement être le whisky canadien le plus connu au monde, de par son nom évocateur et significatif, mais également à cause de son histoire. Pendant la prohibition américaine des années 20, le Canadian Club était le whisky canadien de contrebande le plus distribué aux États-Unis. Plusieurs gangsters, le plus connu est sans aucun doute Al Capone, qui trafiquaient des cargos complets de Canadian Club afin de le vendre et le distribuer dans les réseaux criminalisés des grandes villes du Nord-Est des États-Unis.
On peut revivre une partie de cette époque historique en suivant les plans machiavéliques de « Nucky Thompson » dans l’excellente et très populaire série télévisée produite par HBO, « Boardwalk Empire ». À plusieurs reprises dans la série, on peut voir des entrepôts complets remplis de caisses de CC prêtes à être marchandées. Saviez-vous que le personnage de « Nucky » dans la série est une version fictive et romancée d’Enoch L. Johnson, un homme très influent dans le monde politique et au sein du crime organisé d’Atlantic City à cette époque.
Aujourd’hui, Canadian Club est couramment disponible en 5 versions :
- le Premium, environ 6 ans d’âge
- le Reserve, 9 ans d’âge
- le Classic 12 ans « small batch »
- le Sherry Cask 8 ans « small batch »
- le Dock 57, un whisky aromatisé aux fruits
Il y a également des éditions un peu plus âgées (20 ans, 30 ans) mais qui sont un peu plus difficiles à trouver.
Celui qui nous intéresse aujourd’hui est le Classic 12 ans « small batch ».
Ma dégustation :
Couleur : cuivre franc avec des reflets orangés, sirupeux
Nez : caramel, épices, fruits rouges
Goût : petits fruits, carrés Kraft, épices
Finale : courte, sèche, épicée
La couleur est ce qu’il y a de plus « whisky ». Jouissant d’un beau cuivré et bien marqué de reflets orangés, elle est très attrayante et inspirante. Il est relativement sirupeux, les coulisses sont nombreuses, fines et redescendent rapidement au fond du verre.
Au nez, c’est assez timide. Des parfums passablement légers de cassonade sucrée et de caramel légèrement brûlé sont accompagnés d’épices de boulangerie et de notes vanillées. Par la suite des petits fruits rouges tentent de se frayer un chemin à travers une bouffée d’alcool et d’une petite odeur de plastique fondu. À l’arrière, une très timide pointe d’érable fait acte de présence.
Dès l’entrée en bouche, ce sont des petits fruits et une chaleur d’alcool qui se manifestent en premier. Par la suite, les petits caramels carrés au beurre style « Kraft » se mélangent à quelques notes d’épices et de bois. Les épices et le bois assèchent la bouche et quelques notes lointaines d’érable apparaissent en début de finale.
La finale est relativement sèche et courte. Le caramel au beurre et l’érable tentent de faire acte de présence, mais l’assèchement nous pousse à reprendre une gorgée.
C’est un whisky que j’aime bien traîner un peu partout, sur la terrasse l’été, en camping… bref il est un peu passe partout. Je l’ai tellement aimé, que j’avais terminé la bouteille avant même d’avoir eu le temps de faire une dégustation officielle ! J’ai « malheureusement » été « obligé » d’en racheter une autre bouteille, et pour ce prix, ce n’était vraiment pas un sacrifice !
Dewar’s 18 ans (# 132)
Type : Blended scotch whisky
Région : Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.dewars.com/dewars-18-year-old
Prix : 60$
Disponibilité : SAQ #12041774
Quatre différentes versions de blends sont disponibles chez Dewar’s. Le White Label, le 12 ans, le 18 ans et finalement le Signature qui contiendrait des scotchs très rares et âgés. Tout comme le Dewar’s 12 ans, Le 18 ans bénéficie d’une période supplémentaire de mariage en fût de chêne, que Dewar’s nomme le « Double-Aging ». Cette méthode permet aux whiskies qui composent le « blend » une période additionnelle passée en fûts de chêne afin de bien prendre le temps de s’amalgamer et de se stabiliser, et ce, afin de développer encore plus de saveurs et de complexité.
Je dois avouer que la présentation globale du produit est soignée et affiche le look d’un produit de luxe. Une belle boîte rectangle soignée avec fermoir aimanté, me rappelant un peu le Longmorn 16 ans.
Le contenant est bien magnifique et soigné, maintenant voyons si le contenu est à la hauteur de l’image projetée !
Ma dégustation :
Couleur : caramel brûlé, reflets orangés, mince
Nez : fruits rouges et pommes, vineux, caramel
Goût : fruits rouges, raisins Sunmaid, cuir
Finale : sucrée, caramel, tabac, boisée
Ce blend est d’une belle couleur ambre tirant un peu sur le caramel brûlé et offrant de beaux reflets orangés et légèrement rosés. Sa texture semble par contre un peu mince. En effet, les coulisses, quoi que très nombreuses, sont fines et se transforment en gouttelettes avant même d’avoir rejoint le fond du verre.
Au nez, ce sont des petits fruits rouges et des pommes fraîches qui ouvrent le bal. Par la suite quelques notes vineuses se joignent à un léger caramel au beurre.
En bouche, dès l’entrée, c’est l’attaque des petits fruits rouges juteux et des raisins secs « Sunmaid » macérant dans le vin rouge. Puis des notes de cuir et de feuilles de tabac prennent la relève. Par la suite, quelques notes d’épices et de bois font acte de présence. En début de finale, le caramel au beurre bien crémeux s’installe avec les notes boisées.
Au début, la finale est assez sucrée et onctueuse en bouche, le caramel au beurre, les fruits rouges et les notes de cuir dominent. Par la suite, plus elle s’étire, plus elle se transforme sur des notes un peu amères et la feuille de tabac et le boisé reviennent.
Assez intéressant et satisfaisant. Il est tout en finesse et avec une couche de complexité intéressante. Définitivement une coche (ou deux) au-dessus de son petit frère âgé de 12 ans. Avec ces 18 ans d’âge, la qualité de la présentation et bien sûr la qualité du produit en tant que tel, en font un scotch qui saura à coup sûr épater la galerie ainsi que plaire au néophyte désirant s’initier au vaste monde des Scotch whiskies.
Autres produits de Dewar’s :
Le Dewar’s Signature est disponible à la SAQ pour la modique somme de 225$
Le Dewar’sWhite Label est également disponible à la SAQ, dont une fiche de dégustation devrait suivre.




