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Jameson (# 63)

Jameson

Nom : Jameson

Type : Blended Irish whiskey

Région : Irlande

Taux d’alcool : 40%

Site web :www.jamesonwhiskey.com

Prix : 32,25$ 

Disponibilité : SAQ #00010157

La distillerie John Jameson & Sons a été fondée en 1780 par un homme d’affaires écossais du nom de John Jameson. Oui vous avez bien lu, le whiskey irlandais le plus populaire au monde est en réalité la création originale d’un « scotsman »! Ironique n’est-ce pas!

La distillerie originale était située dans Bow Street à Dublin et était à l’époque l’une des plus importantes d’Irlande. Cette distillerie est aujourd’hui un musée sur le whiskey et toute la production se fait maintenant à la distillerie très moderne située à Midleton. La marque est aujourd’hui la propriété du groupe français Pernod Ricard.

Pour faire le whiskey Jameson, deux céréales sont nécessaires, soit l’orge (maltée et non maltée) ainsi que le maïs. Une fois la fermentation de l’orge complétée, la distillation se fait dans la pure tradition irlandaise, soit par triple distillations dans des « Pot Stills ». Le premier passage prend place dans le « Wash Still », ensuite dans le « Feints Still » et finalement dans le « Spirit Still » afin d’obtenir un liquide ayant un taux d’alcool d’environ 80% à 85%. Pour le maïs fermenté, il est également distillé trois fois, mais dans un « column still » et ce, jusqu’à l’obtention d’un alcool délicat à un taux de 94.4%. Par la suite, les deux alcools sont réduits avec de l’eau afin d’obtenir un taux entre 60-70% d’alcool et mis en barriques. Les barriques utilisées sont d’anciens tonneaux de Bourbon, d’anciens « sherry butts » et « port pipes ». Une fois le vieillissement terminé, le taux d’alcool est ramené à 40% et le tout est finalement embouteillé.

Et maintenant, Sláinte Mhaith !

Ma dégustation :

Couleur : dorée, reflets ambrés, texture mince

Nez : céréales, feuillage vert, fruits verts

Goût : doux, sucré, salade de fruits extra cerises, épices

Finale : amère et cassonade brûlée, assez longue

La couleur de ce whiskey irlandais est d’un doré avec de légers reflets ambrés plutôt pâles. La texture semble tout de même assez mince malgré les nombreuses jambes sur les rebords du verre. Elles ne parviennent pas à redescendre au fond du verre.

Au nez, c’est discret et simple. Au premier plan, ce sont les céréales qui arrivent accompagnées d’une certaine odeur de feuillage vert, ça me rappelle l’été quand je taille les arbustes dans le jardin. À l’arrière plan, les effluves de fruits verts comme la pomme Granny Smith et la poire Bartlett. Un sucre un peu cassonade est également présent.

L’entrée en bouche est douce, sucrée et assez délicate. Les fruits (notamment la poire, la pèche et la pomme) sont accompagnés d’une petite saveur de cerises, un peu comme une salade de fruits en coupe « Del Monte » extra cerises! Par la suite, les épices, le boisé ainsi qu’une cassonade légèrement brûlée s’installent et apportent un peu de charpente. Un goût légèrement amer prend place et nous entraîne vers la finale.

La finale est drôlement amère et sucrée en même temps, comme si on avait croqué un pépin de pamplemousse tout en prenant une cuillerée de cassonade qui aurait trop chauffée? (cette sensation est relativement modérée). La longueur de la finale est tout de même surprenante et agréable.

Ce whiskey irlandais n’est pas l’un des plus vendus sur la planète pour rien. En effet, il livre la marchandise, peut-être un peu sans éclat, mais on ne pourrait pas non plus lui reprocher d’être « drabe ». Il saura plaire à un très grand nombre d’amateurs et également aux néophytes qui cherchent à élargir leurs horizons, et c’est probablement la raison pour laquelle tant de gens l’achètent !

Petit rappel en terminant, prochaine soirée du club Whisky Montréal, le 26 mars 2013, sous le thème « Les Irlandais ».

www.whiskymontreal.ca

Bushmills – Original (# 62)

Bushmills Original

Nom : Bushmills – Original 

Type : Blended Irish whiskey 

Région : Irlande 

Taux d’alcool : 40% 

Site web : www.bushmills.com 

Prix : 30,50$ 

Disponibilité : SAQ #10753874

Saviez-vous que The “Old Bushmills” Distillery serait la plus ancienne distillerie légalement enregistrée au monde. En effet, son permis d’opération fut le premier à être émis officiellement en 1608 ! Le Bushmills Original est un “blended whiskey” de triple distillation dans lequel des single malts irlandais sont mélangés à des whiskies de grains irlandais. La triple distillation est la coutume en Irlande, ce qui habituellement donne des whiskies plus légers et délicats.

C’est un petit échantillon de 50ml que j’ai ramené dans mes bagages lors d’un voyage chez nos voisins du sud.

Ma dégustation :

Couleur : dorée pâle avec reflets dorés, moyennement sirupeux 

Nez : frais et vif, herbacé et fruits verts, céréales 

Goût : frais et sucré, fruits verts, boisé 

Finale : miel, chêne, longueur moyenne

La couleur de ce whiskey est d’un doré relativement pâle et de beaux reflets dorés apparaissent lorsqu’il est regardé à la lumière. Côté texture, elle semble moyenne et les jambes sont minces et nombreuses sur les rebords du verre et elles redescendent rapidement au fond du verre.

Au nez, on ressent une fraîcheur et une vivacité marquante. Ensuite des odeurs d’herbes et de fruits verts, plus particulièrement la pelure d’une pomme Granny Smith, arrivent au premier plan. Par la suite, ce sont des céréales sucrées et la vanille.

L’entrée en bouche est un peu discrète, voir mince. Puis soudainement, c’est frais et relativement sucré. On peut goûter immédiatement la douceur de la pomme verte (mais sans son acidité) et de la poire pas tout à fait mûre. Ensuite, le bois prend place. L’entrée du chêne est en délicatesse et s’installe calmement. Par la suite, un goût un peu mielleux se joint à ces notes de bois afin de nous transporter confortablement vers la finale.

La finale est mielleuse, sucrée et légèrement boisée. En effet les saveurs sucrées de fruits verts sont maintenant plus mielleuses. Le chêne est toujours bien présent et ces notes boisées nous accompagneront chaleureusement pour de longs moments.

Un beau blended whiskey d’introduction, qui se prend sans prétention et qui se laisse boire tranquillement et agréablement. Je le prendrais bien volontiers à la place d’un certain écossais légèrement teinté de rouge!

Sur mon blogue, c’est officiellement mon premier whiskey irlandais. Bien sûr j’ai déjà goûté au classique Jameson (dégustation à venir). Aussi, il y a bien longtemps, j’avais une bouteille de Bushmills 10 ans. Elle m’a aidée à faire mes premiers pas dans le vaste monde des whiskies.  Selon moi, les whiskies irlandais sont souvent « oubliés » des amateurs, et je m’inclus parmi ceux-ci! Je me dois de rectifier la situation et avec l’arrivée de la St-Patrick le 17 mars prochain, je crois que je vais continuer mon voyage sur l’Île d’Émeraude…

En terminant, avis aux intéressés, la prochaine soirée du club Whisky Montréal aura lieu le 26 mars 2013 sous le thème « Les Irlandais » !

Pour vous inscrire : www.whiskymontreal.ca

Club Whisky Montréal: Soirée Islay!! (#55, 56, 57, 58, 59)

Club Whisky Montreal_logo

Mardi le 29 janvier 2013 en soirée, au Masonic Memorial Hall (2295, St-Marc, Montréal, Québec), se tenait le tout premier événement officiel du Club Whisky Montréal! Les membres inscrits se sont vu remettre leurs verres officiels du club. Six beaux verres Glencairn avec le logo du club gravé dessus. Une belle réussite, Bravo!

verres WM

La soirée avait pour thème « Islay ». Pour le choix des scotchs, la même formule que la dernière fois a été retenue, c’est-à-dire quelques semaines avant l’événement, les participants avaient accès à un sondage Doodle sur internet afin de faire leurs choix de scotchs, tous évidemment de l’île mythique d’Islay. Voici donc les cinq ayant reçu le plus de votes qui ont été retenus pour la soirée :

Bruichladdich – The Laddie Ten (46%)

Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (50%)

Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (50%)

Bowmore 15 ans Darkest (43%)

Douglas Laing – Laphroaig 15 ans (50%)

Tout au long de cette soirée, Jean-François Pilon, Président du club nous a conduit avec main de maître dans ce petit voyage sur l’île d’Islay. Informations intéressantes sur les distilleries de l’île, des différentes façons de chacune d’elles de distiller, comment elles obtiennent leurs orges maltés et quels en sont les niveaux de phénols, les différents fûts utilisés et les différences entre ceux-ci. Aussi, pour chaque scotch dégusté, tant pour le nez, le goût et la finale, une interaction entre les membres et l’animateur prenait place, chacun y allait avec ses commentaires et observations. Ce fut très intéressant et instructif !!

Maintenant, voici mes appréciations pour ces cinq scotchs :

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Bruichladdich Laddie Ten

Nom : Bruichladdich – The Laddie Ten (# 55)

Taux d’alcool : 46%

Prix : 64$

Disponibilité : LCBO

Whisky Montréal voudrait remercier Narada Brind’Amour de la boutique lecacaoyer.com pour « l’échantillon ».

Nez : Dès le versement dans le verre, une odeur de « Bubble gum » rose domine. Après quelques minutes elle disparaît et c’est maintenant la pomme verte et les poires fraîches qui s’installent. Ensuite,  un sucré d’orge malté s’ajoute au bouquet.

Goût : Dès l’entrée en bouche c’est frais et sucré. Des saveurs de fruits frais, d’orge grillé et de caramel à la fleur de sel arrivent ensuite. Les tanins sont vifs et apportent un support à l’expérience.

Finale : La finale est assez boisée et sèche. Après quelques instants, un goût de pastilles aux cerises (Halls) se fait sentir. Plus la finale s’étire et plus le salin l’emporte.

Un scotch acceptable, mais je m’attendais à un peu plus, étant donné les éloges faites sur internet depuis son embouteillage. Peut-être un peu doux pour mes attentes d’un scotch d’Islay. Certains membres l’ont décrit comme un scotch « de femme » ! Peut-être…

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Bunnahabhain 10 D&LNom : Douglas Laing – Bunnahabhain 10 ans (# 56)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 104$

Disponibilité : SAQ #11775987

Nez : Au nez, c’est immédiatement du caramel brûlé qui se mélange à des fruits secs comme des raisins Sultana et des pruneaux. À l’arrière-plan, une légère tourbe est présente et se marie à une odeur de bois sec.

Goût : Au goût, l’orange au chocolat est bien présente. Par la suite, les pruneaux se mélangent aux épices. Le boisé, qui semble légèrement grillé, est également bien marqué.

Finale : La finale est bien enrobante et bien fruitée avec des goûts d’orange, de pruneaux et de figues séchées. Le tout s’allonge sur un salin océanique.

Wow !! Belle découverte, j’ai déjà goûté leur OB 12 ans, j’avais bien aimé. Mon voisin de table, qui possède une bouteille de 12 ans chez lui, me mentionnait que ce 10 ans lui apparaissait plus complexe.

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Caol Ila 16 and D&LNom : Douglas Laing – Caol Ila 16 ans (# 57)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 149$

Disponibilité : SAQ #11776111

Nez : À la première approche, l’alcool est bien présent. Par la suite, une douce fumée accompagne une légère odeur citron/limette. Des odeurs salines et maritimes sont également présentes à l’arrière-plan.

Goût : En bouche, une douce tourbe légèrement fumée nous accueille dès les premiers instants. Par la suite, le sucré d’une cassonade légèrement brûlée accompagne brillamment des notes d’agrumes, de vanille et des tanins chaleureux.

Finale : La fumée se joint à des notes vanillées et légèrement sucrées. Plus elle s’étire, plus des notes salines et maritimes dominent.

Oh Wow! Le Caol Ila 12 ans est magnifique, mais celui-ci est sublime!…rien à redire, à part que j’en voudrais encore!!

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Bowmore 15 ans DarkestNom : Bowmore 15 ans Darkest (# 58)

Taux d’alcool : 43%

Prix : 95,75$

Disponibilité : SAQ #10870704

Nez : les effluves sont assez boisés, des notes de sherry (fruits secs) accompagnent la framboise, le chocolat et la cassonade.

Goût : en bouche, léger et plutôt floral. La lavande accompagne des notes de lilas. Par la suite, le sucre légèrement brûlé accompagne une fumée qui me rappelle un feu de camp en plein été.

Finale : la finale est très sherried, les fruits secs et des notes un peu vineuses accompagnent celles d’un feu de camp qui vient de s’éteindre. Une amertume marquée prend également place.

Je dois avouer que depuis plusieurs années je voulais m’acheter une bouteille de ce Bowmore, mais plus maintenant, ce fut définitivement ma déception de la soirée. En s’appelant « Darkest » je m’attendais à être écorché un peu plus.

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Laphroaig 15 ans D&LNom : Douglas Laing Laphroaig 15 ans (# 59)

Taux d’alcool : 50%

Prix : 152$

Disponibilité : SAQ #11776007

Nez : Au nez, dès les premiers instants, ce sont des noix grillées et fumées. Puis arrivent les notes médicinales (de l’Ozonol ou du Polysporin) et un petit côté marin prend place à l’arrière-plan.

Goût : En bouche, c’est du caramel brûlé, de la tourbe et de la fumée, les notes médicinales si typiques à Laphroaig sont maintenant bien en place.

Finale : La finale est digne d’un bon Laphroaig, c’est à dire des saveurs intense de fumée, de tourbe légèrement épicée et médicinale. Ce qui me surprend, c’est que, pour un Laphroaig, la finale est intense, mais excessivement courte, on dirait qu’elle augmente en intensité et puis, tout d’un coup, plus rien! Elle se termine.

Magnifique sur toute la ligne, mais la finale semble s’écourter beaucoup plus rapidement que les Laphroaig dit « OB »…

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En conclusion, Islay est vraiment une île mythique où tout peut se produire. Les amateurs s’attendent habituellement à ce que les scotchs en provenance d’Islay soient absolument très tourbés, fumés et océaniques alors qu’elle est capable des plus subtils parfums et des délicatesses inespérées. Peut-être faut-il s’ouvrir et laisser les attentes de côté et apprécier le produit pour ce qu’il est, un bon scotch biens fignolé, et non un scotch « d’Islay » avec des caractéristiques prédéterminées! La question est lancée…

Encore une fois Bravo à toute l’équipe de Whisky Montréal pour une soirée enrichissante et un beau voyage!

Prochain rendez-vous, le 26 mars à 19h et le thème sera : Les whiskies Irlandais !

Pour vous inscrire: www.whiskymontreal.ca

Isle of Jura – Prophecy (# 54)

Jura Prophecy

Nom : Isle of Jura – Prophecy

Type : Scotch single malt

Région : Île de Jura, Écosse

Taux d’alcool : 46%

Site web : www.isleofjura.com

Prix : 83$

Disponibilité : SAQ #11632476 (plus disponible pour le moment)

La distillerie de l’Île de Jura offre de nos jours des scotchs qui sont habituellement de nature plus huileuse (oily). Par contre, il arrive à l’occasion qu’elle propose une édition dite « Heavily Peated », laquelle se rapproche un peu des caractéristiques de certains scotchs offerts par les distilleries de l’Ile d’Islay, sa voisine immédiate. C’est le cas pour ce Prophecy.

Qu’en est-il de cette fameuse prophétie? Nous savons que cette distillerie fût fondée en 1810 par Archibald Campbel (voir ma fiche du 16 ans) et sur son site web, on peut y trouver une référence à cette mythique prophétie de l’Île de Jura, en voici un résumé:

 « Au début du 18ème siècle, les Campbell de Jura expulsèrent une sage voyante très âgée. Laissant libre cours à son ressentiment, elle prédit que le dernier des Campbell quitterait l’île borgne, avec ses maigres biens transportés dans un chariot tiré par un seul cheval blanc. Au fil du temps, cette histoire s’est transformée en légende et la prophétie est tombée dans l’oubli, jusqu’en 1938, date à laquelle Charles Campbell, ayant perdu un œil lors de la Première Guerre mondiale, tomba dans la déchéance et mena son vieux cheval blanc sur la jetée pour la dernière fois. »

Mythe ou réalité? Il faudrait se rendre sur l’île de Jura et poser quelques questions… En attendant, voici mes appréciations de ce scotch.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre pâle reflets orangés, sirupeux

Nez : tourbe, fumée, noisette grillée, épices

Goût : malt et miel sucré, tourbe, bois brûlé, épices

Finale : charmeuse, tourbe, épices, océanique

Ce scotch est d’une belle couleur cuivrée démontrant des reflets tirant sur l’orangé. La texture est assez sirupeuse et le liquide laisse de belles coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre.

Au dessus du verre, au premier plan c’est de la tourbe, mais pas la tourbe grasse et crasseuse de certains scotchs d’Islay, mais plutôt une tourbe légèrement sucrée et florale. Cette belle tourbe « propre » laisse passer une petite pointe de fumée. Par la suite, noisette grillée, épices et notes océaniques se joignent à ces parfums afin de compléter ce bouquet agréable et assez complexe.

L’entrée en bouche est surprenante, on s’attend à de la tourbe bien tranchante mais c’est plutôt un goût assez doux et sucré, légèrement mielleux et malté, le tout accompagné de saveurs un peu florales, voir plutôt savonneuses (soapy)! Puis, arrive en douce la tourbe carbonisée accompagnée de notes légèrement médicinales à la Laphroaig, mais en beaucoup plus subtil. À l’arrière-plan, c’est du bois légèrement brûlé et des épices boulangères telles la cannelle et la muscade. On peut également ressentir de légers tanins sur les joues et la langue.

La finale est longue et charmeuse, elle débute par une tourbe bien présente et des élans de fumées refont surface. Par la suite, le temps que les tanins se calment, un petit goût caramélisé et épicé accompagne le tout. Puis, c’est légèrement amer et des notes océaniques prennent place et se mélangent avec cette amertume. Le tout perdure pour de longs instants…

Suite à ma légère déception du Isle of Jura 16 ans, je peux dire que ce Prophecy redonne à cette distillerie l’estime que j’avais pour elle. En effet, leur 10 ans, qui avait été l’un de mes premiers single malt, m’avait beaucoup séduit et m’avait poussé à aller plus loin dans mes découvertes. Le coté tourbé « propre » de ce Prophecy plaira sûrement à l’amateur qui désire s’initier aux scotchs tourbés mais sans nécessairement se frapper à un monstre d’Islay.

Deuxième évènement du Club Whisky Montréal ! (#52, 53, 54)

Lundi le 3 décembre 2012 en soirée, au restaurant Lawrence, se tenait le deuxième évènement du Club Whisky Montréal nommé « Oloroso des Fêtes ». Quelques semaines avant ce deuxième évènement  les participants pouvaient faire leur choix parmi une quinzaine de suggestions via un sondage en ligne. Les cinq whiskies qui ont été retenus pour cette soirée sont les suivants :

  • Glendronach – 12 ans « Original »
  • Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght »
  • Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux
  • Isle of Jura – Prophecy
  • Ardbeg – Uigeadail

Voici mes notes pour trois de ces cinq scotchs, puisque ma fiche complète de l’Ardbeg Uigeadail se retrouve ICI. Une fiche complète suivra pour le Isle of Jura – Prophecy.

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Glendronach 12 ansNom : Glendronach – 12 ans « Original »(# 52)

Taux d’alcool : 43%

Prix : 58,50$

Disponibilité : SAQ #10784099

Nez : les raisins secs, les abricots et le caramel à la vanille se mélangent à des notes de porto (sherry) et de bois grillé.

Goût : l’entrée en bouche est assez vineuse et accompagnée de fruits confits. Ensuite, un caramel, qui cette fois est légèrement épicé, vient se mélanger à des saveurs de porto et de feuilles de tabac.

Finale : encore le porto qui se mélange au chocolat noir et aux fruits confits. On ressent également fortement les tanins tout au long de la finale, laquelle est d’une longueur convenable.

Pour l’expérience du « sherried » c’est bien, mais personnellement, ce n’est pas un de mes préférés!

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Glengoyne 12 ans CSNom : Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght » (# 53)

Taux d’alcool : 57,2%

Prix : 72,75$

Disponibilité : SAQ #10784136

Nez : Des parfums de fruits secs tels les abricots et les raisins « golden » se mélangent aux épices et à un caramel au beurre. Une certaine fraîcheur se fait sentir et l’alcool est plutôt discret malgré les 57,2%

Goût : En bouche, les saveurs sont dominées par les épices et la poire fraîchement coupée, le tout accompagné par des arômes de bois grillé. Encore une fois l’alcool ne se fait pas sentir.

Finale : Assez longue, une amertume (comme croquer un pépin d’agrume) et un fruité sont présents en même temps. Intéressant.

Beau Cask Strenght qui livre la marchandise et remplit les attentes sans pour autant casser la baraque.

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Bruichladdich margaux 16 ansNom : Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux (# 54)

Taux d’alcool : 46%

Prix : 103$

Disponibilité : SAQ #11200260

Nez : Délicat et sucré, fruits des champs, poire et raisin vert et un peu maritime(?).

Goût : raisins verts et rouges, miel, zeste d’agrumes, beaux tanins bien balancés.

Finale : Longue, vineuse, et assez liquoreuse, elle laisse un goût en bouche que je connais, mais malheureusement je n’arrive pas à l’identifier!

Ah magique, de la finesse, du luxe et en même temps de la simplicité, mais oh, combien efficace!

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Pour le Isle of Jura – Prophecy, « stay tuned » une fiche complète devrait suivre dans les prochaines semaines ! Disons que ce fut ma surprise de la soirée…

Quant au Ardbeg, que dire de plus, magnifique, voir ma fiche complète : Ardbeg – Uigeadail

En conclusion, encore une belle soirée, pleine de découvertes ! Félicitations à Jean-François Pilon pour l’animation dynamique, pertinente et intéressante ainsi qu’à toute l’équipe pour l’organisation.

BRAVO, continuez ce beau travail !!

🙂

Intermiel – Médiéval Réserve (# 51)

Intermiel Médiéval

Nom : Intermiel Médiéval Réserve 

Type : Hydromel liquoreux (sarazin) 

Région : Québec, Canada 

Taux d’alcool : 16% 

Site web : http://www.intermiel.com/hydromel/ 

Prix : 25,55$ 

Disponibilité : SAQ #11259296 

Avec le temps des Fêtes qui arrive, je vous présente un produit bien de chez nous : Le Médiéval Réserve d’InterMiel, un hydromel liquoreux. Peut-être pourrait-il trouver sa place au sein de vos festins à venir?

Mais qu’est-ce qu’un hydromel? Et bien c’est simplement un mélange d’eau et de miel que l’on fait fermenter soit avec les levures se trouvant naturellement dans le miel ou en y ajoutant des levures exogènes. Pour le Médiéval, InterMiel a utilisé un miel de sarrasin, ce qui donne un hydromel plus foncé et plus corsé. Ensuite, InterMiel le fait vieillir en fût de chêne « …comme au temps des chevaliers » (mention sur la bouteille). La présentation de la bouteille est également très « médiévale ». Une belle bouteille en grès, le bouchon scellé par un collet en cire rouge, l’étiquette et le lettrage d’époque, bref c’est très réussi!

Ma dégustation : 

Couleur : Ambre foncé, reflets cuivrés, sirupeux 

Nez : Miel sucré, fruits secs, épices de boulangerie, boisé-vanillé 

Goût : Miel, fruits secs, enrobant, épices 

Finale : Miel, boisée et longue 

En versant le liquide dans mon verre, je m’attendais à un liquide légèrement trouble, un peu comme une bière blanche (probablement l’effet de la bouteille en grès) et oh! Surprise, c’est clair et la couleur est d’un bel ambre très foncé avec des reflets cuivrés et un peu de rouge-orangé. La texture est également assez dense, les coulisses sur les rebords du verre sont larges et semblent assez collantes. Elles sont très lentes à redescendre au fond du verre.

Au-dessus du verre, c’est immédiatement la puissance du miel sucré, mais pas un miel léger et doré, mais plutôt un miel robuste qui aurait commencé à cristalliser. Ensuite des effluves de fruits secs et d’épices de boulangeries (la cannelle et la muscade dominent) prennent place. Puis, en toute délicatesse, un boisé légèrement vanillé fait son apparition à l’arrière-plan.

En bouche, c’est le sucré du miel et les fruits secs qui arrivent au premier plan et sont accompagnés d’une certaine touche végétale. Le tout frappe fort et la texture sirupeuse tapisse aisément les joues et la langue. Un petit retour d’alcool avec une pointe un peu épicée vient réchauffer l’ensemble. Ensuite on laisse la place à de légers tanins accompagnés d’une certaine astringence qui assèche la bouche momentanément. Le retour du miel et des fruits secs, qui maintenant sont accompagnés d’une légère touche boisée, nous transportent vers la finale.

La finale est évidemment très mielleuse et sucrée. Une amertume un peu végétale, accompagnée d’un boisé s’installent pendant un bon moment. Ensuite, le tout s’adoucit et redevient mielleux. Une onctuosité et un crémeux s’installent en bouche et ce, pour un bon moment.

C’est définitivement un magnifique produit de notre terroir québécois pour lequel, selon moi, nous devons en être fiers! Avec le temps des Fêtes qui approche et les longues soirées d’hiver, cet hydromel sera sûrement le bienvenu pour terminer les repas et également nous réchauffer lors des soirées froides à venir. Voici certains accords que nous suggère InterMiel :

« Il se déguste en apéritif avec un bloc de foie gras…un vrai délice ! Il accompagne les fromages forts : fromage à pâte persillée ou bleu, roquefort, cheddar fort… Il se sert avec les desserts: gâteaux, pâte d’amande, pâtisseries, macédoine de fruits… » 

À considérer comme cadeau pour vos hôtes lorsque vous serez invités, un cadeau original et surprenant. Par la même occasion, pensez à acheter une bouteille pour vous, vous ne serez pas déçu !

Pour les intéressés du potentiel de garde de ce produit, le mien a été acheté directement chez InterMiel (à Mirabel Saint-Benoît) au mois de juillet 2011 et il a passé tout ce temps dans ma réserve! Selon moi, il pourrait y dormir encore quelque temps.

Longmorn – 16 ans (# 49)

Nom : Longmorn – 16 ans 

Type : Scotch single malt 

Région : Speyside, Écosse 

Taux d’alcool : 48% 

Site web : aucun 

Prix : 97$ 

Disponibilité : SAQ #10999954

L’esthétisme de la présente bouteille et de son emballage sont parmi les plus soignés que j’ai vus à ce jour, et probablement l’un des plus « packaging » sous la barre des 100$. Le boîtier, qui n’est pas le traditionnel cylindre de carton, s’ouvre de façon non conventionnelle, un peu à la manière d’un coffre. Un aimant retient le couvercle bien fermé. Beaucoup d’information se retrouve sur ce boîtier, quoique c’est écrit un peu trop petit. La bouteille aussi est d’un certain “chic”, un simili cuir garnit la base de la bouteille et une petite bague métallique orne le goulot avec le logo “g” de Longmorn et l’inscription embossée « non-chill filtered » y apparait. Tout est soigné et bien présenté. Au look, une bouteille qui ferait certainement un beau cadeau de Noël pour le beau-père!

Ma dégustation :

Couleur : ambre pâle, reflets dorés, texture moyenne 

Nez : fruits confits et conserve, menthol, malt 

Goût : fruits, malt, épices 

Finale : fruits confits, épices, fumée légère 

La couleur est d’un bel ambre avec des reflets dorés. La texture semble assez sirupeuse, les jambes sont longues et fines et prennent un bon moment à redescendre dans le verre.

Au nez, c’est sucré et enivrant. On a droit à un vrai festival de fruits. Les pruneaux, les abricots et le zeste d’orange confits se mélangent à la pêche et la poire en conserve. Après avoir laissé le scotch respirer quelques instants, on peut percevoir à l’arrière-plan une odeur de menthol et une légère note de malt fumé.

En bouche, c’est sucré, fruité, malté et très sirupeux. En effet, dès l’entrée en bouche, les fruits confits et le malt que l’on retrouvait au nez dominent les saveurs. La texture du liquide est effectivement riche et sirupeuse et tapisse entièrement la bouche assez facilement. Un élan d’alcool passe par le nez et nous rappelle que ce scotch est à 48%! Avec cette chaleur d’alcool, arrivent en trombe les épices, lesquelles sont très dominantes et accompagnées des tanins du bois qui tapissent les joues et laissent une sensation un peu sèche.

En finale, lentement la douceur sucrée des fruits confits et du malt reviennent pour adoucir la sécheresse laissée par les épices et les tanins. D’une longueur et d’une complexité étonnante, la finale de ce scotch nous réserve plein de saveurs différentes. Tout au long de cette finale, les fruits confits, le malt et un goût léger de cuir (hé oui!) s’enchaînent les uns après les autres. Ensuite, les épices reviennent pour assécher de nouveau la bouche, nous forçant à reprendre une nouvelle gorgée. La légère odeur de fumée ressentie au nez tente de se faire une petite place dans cette finale, mais elle demeure discrète et timide à l’arrière-plan.

Vraiment, BRAVO! Selon moi, c’est un scotch vénérable! Tout semble y être et bien en équilibre. Les odeurs sont bien franches, les saveurs bien développées et expressives et une finale qui nous force à reprendre une nouvelle gorgée! Un Speysider que je recommande fortement. Petite tache, plusieurs critiques et blogueurs sur l’internet ont été déçus de ce Longmorn 16 ans car ce dernier remplaçait l’expression 15 ans, laquelle était apparemment magnifique et plus abordable. J’aimerais bien avoir la chance de goûter ce Longmorn 15 ans!

Et pour terminer, oui, ça ferait un très beau cadeau pour le beau-père, en autant qu’il aime le whisky!