Archives de catégorie : Dégustation Whisky
Isle of Jura – Prophecy (# 54)
Nom : Isle of Jura – Prophecy
Type : Scotch single malt
Région : Île de Jura, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : www.isleofjura.com
Prix : 83$
Disponibilité : SAQ #11632476 (plus disponible pour le moment)
La distillerie de l’Île de Jura offre de nos jours des scotchs qui sont habituellement de nature plus huileuse (oily). Par contre, il arrive à l’occasion qu’elle propose une édition dite « Heavily Peated », laquelle se rapproche un peu des caractéristiques de certains scotchs offerts par les distilleries de l’Ile d’Islay, sa voisine immédiate. C’est le cas pour ce Prophecy.
Qu’en est-il de cette fameuse prophétie? Nous savons que cette distillerie fût fondée en 1810 par Archibald Campbel (voir ma fiche du 16 ans) et sur son site web, on peut y trouver une référence à cette mythique prophétie de l’Île de Jura, en voici un résumé:
« Au début du 18ème siècle, les Campbell de Jura expulsèrent une sage voyante très âgée. Laissant libre cours à son ressentiment, elle prédit que le dernier des Campbell quitterait l’île borgne, avec ses maigres biens transportés dans un chariot tiré par un seul cheval blanc. Au fil du temps, cette histoire s’est transformée en légende et la prophétie est tombée dans l’oubli, jusqu’en 1938, date à laquelle Charles Campbell, ayant perdu un œil lors de la Première Guerre mondiale, tomba dans la déchéance et mena son vieux cheval blanc sur la jetée pour la dernière fois. »
Mythe ou réalité? Il faudrait se rendre sur l’île de Jura et poser quelques questions… En attendant, voici mes appréciations de ce scotch.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre pâle reflets orangés, sirupeux
Nez : tourbe, fumée, noisette grillée, épices
Goût : malt et miel sucré, tourbe, bois brûlé, épices
Finale : charmeuse, tourbe, épices, océanique
Ce scotch est d’une belle couleur cuivrée démontrant des reflets tirant sur l’orangé. La texture est assez sirupeuse et le liquide laisse de belles coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre.
Au dessus du verre, au premier plan c’est de la tourbe, mais pas la tourbe grasse et crasseuse de certains scotchs d’Islay, mais plutôt une tourbe légèrement sucrée et florale. Cette belle tourbe « propre » laisse passer une petite pointe de fumée. Par la suite, noisette grillée, épices et notes océaniques se joignent à ces parfums afin de compléter ce bouquet agréable et assez complexe.
L’entrée en bouche est surprenante, on s’attend à de la tourbe bien tranchante mais c’est plutôt un goût assez doux et sucré, légèrement mielleux et malté, le tout accompagné de saveurs un peu florales, voir plutôt savonneuses (soapy)! Puis, arrive en douce la tourbe carbonisée accompagnée de notes légèrement médicinales à la Laphroaig, mais en beaucoup plus subtil. À l’arrière-plan, c’est du bois légèrement brûlé et des épices boulangères telles la cannelle et la muscade. On peut également ressentir de légers tanins sur les joues et la langue.
La finale est longue et charmeuse, elle débute par une tourbe bien présente et des élans de fumées refont surface. Par la suite, le temps que les tanins se calment, un petit goût caramélisé et épicé accompagne le tout. Puis, c’est légèrement amer et des notes océaniques prennent place et se mélangent avec cette amertume. Le tout perdure pour de longs instants…
Suite à ma légère déception du Isle of Jura 16 ans, je peux dire que ce Prophecy redonne à cette distillerie l’estime que j’avais pour elle. En effet, leur 10 ans, qui avait été l’un de mes premiers single malt, m’avait beaucoup séduit et m’avait poussé à aller plus loin dans mes découvertes. Le coté tourbé « propre » de ce Prophecy plaira sûrement à l’amateur qui désire s’initier aux scotchs tourbés mais sans nécessairement se frapper à un monstre d’Islay.
Laphroaig – Triple Wood (# 53)
Nom : Laphroaig – Triple Wood
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web :www.laphroaig.com
Prix : 79,99$US
Disponibilité : SAQ #11805111 (90$) et LCBO #272195 (89,95$)
L’été dernier, lors des vacances estivales, nous sommes passés dans le New Hampshire. Directement sur l’Interstate 93 se trouve le célèbre « New Hampshire Liquor & Wine Outlet » et nous nous y sommes arrêtés. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça ! C’est gigantesque, il y a du choix autant du côté des vins que des spiritueux! Dans la section « Scotch/Whisky », le choix en était impressionnant! Pas de scotch mystérieux, mais les distilleries les plus connues y étaient toutes et avec plusieurs expressions pour chacune! La rangée y faisant face était tout aussi intéressante, c’était le paradis des Bourbons! Difficile de faire un choix quand tu peux choisir uniquement deux bouteilles! C’est alors que j’ai vu la bouteille de Laphroaig Triple Wood. Comme vous le savez sûrement maintenant, j’affectionne grandement cette distillerie. Mon choix était donc facile.
Le Laphroaig Triple Wood est en quelque sorte un Quarter Cask pour lequel on aurait ajouté une période supplémentaire de maturation, ou plutôt un affinage (finishing) dans d’anciens fûts de sherry Oloroso. Voyons maintenant les résultats.
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle, reflets orangés
Nez : Fumée, tourbe, zeste d’agrumes et fruits confits
Goût : Citron amer, tourbe, fumée, fruits confits, salins
Finale : fumée, tourbée, citron, saline
La couleur de ce scotch est d’un ambre plutôt pâle et quand on regarde le liquide à travers la lumière, des reflets d’une teinte légèrement orangée sont bien présents. Après avoir fait tournoyer le scotch dans mon verre, de minces coulisses apparaissant sur ses parois et redescendent lentement au fond. Elles sont par contre peu nombreuses.
Au-dessus du verre, on sent bien que c’est un Laphroaig. La fumée, la tourbe et la traditionnelle odeur médicinale sont bien présentes, mais l’ensemble me semble moins « in your face » qu’à l’habitude, plus en délicatesse. Par la suite, des odeurs fruitées de zeste d’agrumes confits font leur apparition mais plutôt en douceur et en retrait. À l’arrière-plan, une odeur de pain aux noix légèrement grillé tente de se frayer un chemin à travers le tout. Une petite présence d’alcool se fait également sentir.
L’entrée en bouche, est assez douce pour un Laphroaig, pour une seconde, c’est légèrement amer (citronné) mais par la suite les notes Laphroaig se font sentir, la tourbe, les notes médicinales et la fumée sont au rendez-vous, on peut sentir que c’est puissant ou plutôt que ça devrait l’être? Il manque définitivement le petit « Oomph! » Laphroaigesque habituel, on dirait que l’ensemble est sur les « brake ». Les agrumes et les fruits confits se joignent à cette danse et des tanins boisés font également leur apparition. Puis, une amertume (zeste d’agrumes et citron) et un salin prennent place et nous transportent vers la finale.
La finale est tout de même en puissance et s’étire sur de longs moments. Fumée, tourbe, citron ainsi que des notes océaniques se complètent tout au long de cette finale. Elle perdure un long moment et les notes salines viennent qu’à finalement prendre le dessus.
Un bon Laphroaig? Oui. Mon préféré? Non. En comparaison avec le Laphroaig 10 ans, il semble manquer de « torque ». En comparaison avec le Laphroaig Quarter Cask, on dirait que le passage en fût d’Oloroso, lui aurait donné de légères notes de fruits confits mais l’aurait du même coup détroussé en partie des atouts privilégiés gagnés par la maturation dans les « quart de fût ». La finale, quant à elle, est quand même longue et agréable et ajoute un léger baume sur l’ensemble, qui selon moi, manque malheureusement un peu sa cible.
Maltus 2012 – Simple Malt par Brasseurs Illimités (# 52)

Nom : Maltus – Simple Malt (Brasseurs Illimités)
Type : Liqueur de malt
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 11,9 %
Site web : http://www.brasseursillimites.com
Prix : 25$
Disponibilité : Épiceries fines et dépanneurs spécialisés
Aujourd’hui, je vous présente un autre produit de chez nous, « La Maltus » de la gamme Simple Malt des Brasseurs Illimités. Une bière cette fois ? En quelque sorte, c’est une liqueur de malt. Par contre, le maître brasseur nous suggère de plutôt la déguster comme un bon Scotch, deux doigts à la fois, et il nous ordonne : « n’allez surtout pas vous en servir une pinte bien fraîche! »
Presque sans houblon, une seule variété de malt, effervescence très faible, vieillie pendant 9 mois dans des anciens fûts de chêne ayant contenu du Kentucky Bourbon de marque Jim Beam ! Tous ces éléments réunis m’inspiraient et c’est alors que j’ai décidé de partager mon expérience avec vous.
Quant à la disponibilité de ce produit, elle est presque nulle maintenant. En effet, l’engouement des québécois pour les bières de microbrasseries pousse leurs maîtres brasseurs à se dépasser et à créer des produits de plus en plus d’exception. Le hic, c’est que ces produits spéciaux sont souvent brassés en de très petites quantités et les consommateurs aux aguets se les arrachent.
Personnellement, je suis choyé d’avoir dans ma ville un petit commerce du nom de Saveurs Unies. Une épicerie fine où l’on peut se procurer une belle variété de produits du terroir québécois ainsi que des huiles d’olives fines, vinaigres balsamiques, sels, épices, fines herbes et bien sûr, une très belle sélection de bières de microbrasseries québécoises. La boutique Saveurs Unies est fièrement tenue depuis 2010 par des gens exceptionnels. Chantal Héroux et son conjoint Stéphane communiquent bien leurs passions et connaissent à fond les produits offerts et n’hésitent pas à partager leurs découvertes avec la clientèle. En entrant dans la boutique, on se sent presque chez-soi, l’accueil y est toujours jovial et invitant. Si vous passez par Terrebonne, insérez à votre horaire un petit arrêt chez Saveurs Unies, vous ne le regretterez sûrement pas !!
Saveurs Unies
547, boul. Des Seigneurs
Terrebonne (Québec)
(450) 964-0000
Page Facebook : www.facebook.com/pages/Saveurs-Unies
C’est d’ailleurs grâce à eux que j’ai pu mettre la main sur cette bouteille. Maintenant, ouvrons cette Maltus :
Ma dégustation :
Couleur : cuivre rougeâtre, effervescence très faible
Nez : malt caramélisé et torréfié, boisé léger et vanille
Goût : malt sucré, caramel, cerises noires, vanille, boisé
Finale : sucrée mielleuse, « bourbonnée » et boisée, longue et onctueuse
La couleur est d’un cuivre profond avec des reflets rougeâtres. Au premier regard, pour une « bière », l’effervescence est plutôt faible, les bulles sont très fines et peu nombreuses mais une petite mousse demeure tout autour du verre. La texture est peu sirupeuse.
Au-dessus du verre, l’odeur sucrée du malt caramélisé et légèrement torréfié est bien présente et domine le bouquet olfactif. En arrière plan on peut constater qu’un petit combat prend place entre des parfums de vanille et de boisé, lesquels se battent pour gagner leur place.
L’entrée en bouche est sucrée et maltée et les fines bulles picotent légèrement la langue. Ensuite, un caramel légèrement brûlé accompagné de cerises noires et de fruits confits prennent place au devant. Tout comme au nez, les notes de boisés et de vanille sont présentes et chatouillent les papilles.
En début de finale, une petite sensation chaleureuse se fait sentir. En bouche, c’est un sucré un peu mielleux et boisé qui demeure. Après quelques instants, l’ensemble laisse une sensation ressemblant légèrement à un bourbon, mais en plus doux. Ensuite, le sucré du malt revient et se mélange maintenant avec une pointe légèrement amère.
Notez bien qu’une fois entamée, elle peut se conserver quelques semaines sans grande dégradation, bien entendu si on a pris soin de refermer le bouchon « swing top ».
Une très belle réussite! Elle me rappelle légèrement les bières de type « Scotch Ale » ou « Wee Heavy » qu’on aurait fait vieillir en fûts de chêne, mais la complexité et la profondeur qu’on y retrouve fait en sorte qu’elle se doit d’être classée dans une catégorie bien à part.
En effet, elle peut se servir comme un bon Scotch. Par une belle soirée d’hiver, à petite lampée, bien lentement dégustée et le tout chaleureusement accompagné 😉
Deuxième évènement du Club Whisky Montréal ! (#52, 53, 54)
Lundi le 3 décembre 2012 en soirée, au restaurant Lawrence, se tenait le deuxième évènement du Club Whisky Montréal nommé « Oloroso des Fêtes ». Quelques semaines avant ce deuxième évènement les participants pouvaient faire leur choix parmi une quinzaine de suggestions via un sondage en ligne. Les cinq whiskies qui ont été retenus pour cette soirée sont les suivants :
- Glendronach – 12 ans « Original »
- Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght »
- Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux
- Isle of Jura – Prophecy
- Ardbeg – Uigeadail
Voici mes notes pour trois de ces cinq scotchs, puisque ma fiche complète de l’Ardbeg Uigeadail se retrouve ICI. Une fiche complète suivra pour le Isle of Jura – Prophecy.
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Nom : Glendronach – 12 ans « Original »(# 52)
Taux d’alcool : 43%
Prix : 58,50$
Disponibilité : SAQ #10784099
Nez : les raisins secs, les abricots et le caramel à la vanille se mélangent à des notes de porto (sherry) et de bois grillé.
Goût : l’entrée en bouche est assez vineuse et accompagnée de fruits confits. Ensuite, un caramel, qui cette fois est légèrement épicé, vient se mélanger à des saveurs de porto et de feuilles de tabac.
Finale : encore le porto qui se mélange au chocolat noir et aux fruits confits. On ressent également fortement les tanins tout au long de la finale, laquelle est d’une longueur convenable.
Pour l’expérience du « sherried » c’est bien, mais personnellement, ce n’est pas un de mes préférés!
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Nom : Glengoyne – 12 ans « Cask Strenght » (# 53)
Taux d’alcool : 57,2%
Prix : 72,75$
Disponibilité : SAQ #10784136
Nez : Des parfums de fruits secs tels les abricots et les raisins « golden » se mélangent aux épices et à un caramel au beurre. Une certaine fraîcheur se fait sentir et l’alcool est plutôt discret malgré les 57,2%
Goût : En bouche, les saveurs sont dominées par les épices et la poire fraîchement coupée, le tout accompagné par des arômes de bois grillé. Encore une fois l’alcool ne se fait pas sentir.
Finale : Assez longue, une amertume (comme croquer un pépin d’agrume) et un fruité sont présents en même temps. Intéressant.
Beau Cask Strenght qui livre la marchandise et remplit les attentes sans pour autant casser la baraque.
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Nom : Bruichladdich – 16 ans Cuvée Margaux (# 54)
Taux d’alcool : 46%
Prix : 103$
Disponibilité : SAQ #11200260
Nez : Délicat et sucré, fruits des champs, poire et raisin vert et un peu maritime(?).
Goût : raisins verts et rouges, miel, zeste d’agrumes, beaux tanins bien balancés.
Finale : Longue, vineuse, et assez liquoreuse, elle laisse un goût en bouche que je connais, mais malheureusement je n’arrive pas à l’identifier!
Ah magique, de la finesse, du luxe et en même temps de la simplicité, mais oh, combien efficace!
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Pour le Isle of Jura – Prophecy, « stay tuned » une fiche complète devrait suivre dans les prochaines semaines ! Disons que ce fut ma surprise de la soirée…
Quant au Ardbeg, que dire de plus, magnifique, voir ma fiche complète : Ardbeg – Uigeadail
En conclusion, encore une belle soirée, pleine de découvertes ! Félicitations à Jean-François Pilon pour l’animation dynamique, pertinente et intéressante ainsi qu’à toute l’équipe pour l’organisation.
BRAVO, continuez ce beau travail !!
🙂
Intermiel – Médiéval Réserve (# 51)
Nom : Intermiel Médiéval Réserve
Type : Hydromel liquoreux (sarazin)
Région : Québec, Canada
Taux d’alcool : 16%
Site web : http://www.intermiel.com/hydromel/
Prix : 25,55$
Disponibilité : SAQ #11259296
Avec le temps des Fêtes qui arrive, je vous présente un produit bien de chez nous : Le Médiéval Réserve d’InterMiel, un hydromel liquoreux. Peut-être pourrait-il trouver sa place au sein de vos festins à venir?
Mais qu’est-ce qu’un hydromel? Et bien c’est simplement un mélange d’eau et de miel que l’on fait fermenter soit avec les levures se trouvant naturellement dans le miel ou en y ajoutant des levures exogènes. Pour le Médiéval, InterMiel a utilisé un miel de sarrasin, ce qui donne un hydromel plus foncé et plus corsé. Ensuite, InterMiel le fait vieillir en fût de chêne « …comme au temps des chevaliers » (mention sur la bouteille). La présentation de la bouteille est également très « médiévale ». Une belle bouteille en grès, le bouchon scellé par un collet en cire rouge, l’étiquette et le lettrage d’époque, bref c’est très réussi!
Ma dégustation :
Couleur : Ambre foncé, reflets cuivrés, sirupeux
Nez : Miel sucré, fruits secs, épices de boulangerie, boisé-vanillé
Goût : Miel, fruits secs, enrobant, épices
Finale : Miel, boisée et longue
En versant le liquide dans mon verre, je m’attendais à un liquide légèrement trouble, un peu comme une bière blanche (probablement l’effet de la bouteille en grès) et oh! Surprise, c’est clair et la couleur est d’un bel ambre très foncé avec des reflets cuivrés et un peu de rouge-orangé. La texture est également assez dense, les coulisses sur les rebords du verre sont larges et semblent assez collantes. Elles sont très lentes à redescendre au fond du verre.
Au-dessus du verre, c’est immédiatement la puissance du miel sucré, mais pas un miel léger et doré, mais plutôt un miel robuste qui aurait commencé à cristalliser. Ensuite des effluves de fruits secs et d’épices de boulangeries (la cannelle et la muscade dominent) prennent place. Puis, en toute délicatesse, un boisé légèrement vanillé fait son apparition à l’arrière-plan.
En bouche, c’est le sucré du miel et les fruits secs qui arrivent au premier plan et sont accompagnés d’une certaine touche végétale. Le tout frappe fort et la texture sirupeuse tapisse aisément les joues et la langue. Un petit retour d’alcool avec une pointe un peu épicée vient réchauffer l’ensemble. Ensuite on laisse la place à de légers tanins accompagnés d’une certaine astringence qui assèche la bouche momentanément. Le retour du miel et des fruits secs, qui maintenant sont accompagnés d’une légère touche boisée, nous transportent vers la finale.
La finale est évidemment très mielleuse et sucrée. Une amertume un peu végétale, accompagnée d’un boisé s’installent pendant un bon moment. Ensuite, le tout s’adoucit et redevient mielleux. Une onctuosité et un crémeux s’installent en bouche et ce, pour un bon moment.
C’est définitivement un magnifique produit de notre terroir québécois pour lequel, selon moi, nous devons en être fiers! Avec le temps des Fêtes qui approche et les longues soirées d’hiver, cet hydromel sera sûrement le bienvenu pour terminer les repas et également nous réchauffer lors des soirées froides à venir. Voici certains accords que nous suggère InterMiel :
« Il se déguste en apéritif avec un bloc de foie gras…un vrai délice ! Il accompagne les fromages forts : fromage à pâte persillée ou bleu, roquefort, cheddar fort… Il se sert avec les desserts: gâteaux, pâte d’amande, pâtisseries, macédoine de fruits… »
À considérer comme cadeau pour vos hôtes lorsque vous serez invités, un cadeau original et surprenant. Par la même occasion, pensez à acheter une bouteille pour vous, vous ne serez pas déçu !
Pour les intéressés du potentiel de garde de ce produit, le mien a été acheté directement chez InterMiel (à Mirabel Saint-Benoît) au mois de juillet 2011 et il a passé tout ce temps dans ma réserve! Selon moi, il pourrait y dormir encore quelque temps.
Still Waters Distillery – Single Malt Vodka (# 50)
Aujourd’hui, c’est une petite fête, un évènement pour freakywhisky.ca !
Hé oui, déjà 50 fiches de dégustation! Pour cette fiche « marquante », je vais faire un petit spécial, ce n’est pas un whisky, du moins pas encore. Effectivement, ce liquide ne peut être appelé « whisky » pour le moment, car il n’a pas passé les trois années réglementaires en barriques exigées par les lois canadiennes. C’est plutôt un distillat d’orge malté provenant de la Still Waters Distillery, donc un « Canadian single malt » non vieilli.
Nom :Still Waters Distillery – Single Malt Vodka
Type : Vodka single malt
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 40%
Site web : www.stillwatersdistillery.com
Prix : 34,95$
Disponibilité : LCBO #138313 (non disponible à la SAQ)
La vodka, très populaire dans les pays de l’Europe de l’Est et la Russie, est une eau-de-vie habituellement fabriquée avec une base de pommes de terre ou de céréales. Mes expériences avec la vodka de dégustation, je dois l’avouer, sont plutôt minces. Je connais seulement les Belvedere et Grey Goose. Mon expérience se limite plus à la vodka de mixologie tels Absolut, Smirnoff, Moskovskaya ou Polar Ice.
Still Waters Distillery a vu le jour en janvier 2009, et ce grâce à deux passionnés de whisky, Barry Bernstein et Barry Stein. Après avoir agi à titre d’embouteilleur indépendant pendant plusieurs années, ils décidèrent enfin de mettre leur passion en deuxième vitesse. Ils voulaient distiller leur propre whisky. Ils firent alors venir directement d’Allemagne un « pot still » fabriqué sur mesure, et après quelques mois, la distillation débuta.
Ce qui est intéressant dans le cas présent, c’est de pouvoir goûter au « whisky » avant son passage en tonneaux, ce que les américains appellent du « White dog ». Still Waters Distillery embouteille ce produit sous le nom de Single Malt vodka.
Ma dégustation :
Couleur : éclatante comme du cristal et limpide, texture mince.
Nez : céréales, herbes, bonbons à la banane
Goût : alcool, bonbons sucre d’orge, céréales
Finale : courte, herbacée, sucrée
La couleur, ou plutôt l’absence de couleur donne l’impression du cristal liquide. Hé oui, c’est clair comme de l’eau de roche! La texture du liquide est légèrement sirupeuse, on peut le constater en regardant les coulisses sur les rebords du verre, lesquelles sont nombreuses mais fines.
Au nez, c’est délicat et fin. Le premier parfum qui arrive ressemble à celui des bonbons mous en forme et au goût (artificiel) de banane. Ensuite, viennent les odeurs d’herbes humides, de céréales et d’agrumes. L’alcool perce un peu et me rappelle que c’est avant tout une vodka. Les odeurs se mélangent bien et donnent un ensemble légèrement fruité et sucré.
La texture en bouche est plaisante et fraîche. Soudainement, l’alcool mord à belles dents et est adouci par les bonbons sucre d’orge et à la crème de banane. Ensuite, une amertume se développe, un peu comme lorsque l’on croque dans un pépin d’agrume. Puis un goût sucré et herbacé prend le dessus et s’intensifie.
Sans surprise, la finale est un peu courte. Elle demeure herbacée et sucrée pour un petit moment et pour ensuite s’écourter et ne laisser qu’un sentiment de réconfort intérieur, lequel se prolonge quand même un bon moment.
Belle découverte bien intéressante. Je dois avouer que j’avais un petit préjugé envers la vodka; qu’elle n’était qu’un simple « tord-boyau » qui servait à être mélanger avec divers jus de fruits, tels le jus de canneberges ou d’orange. Mais maintenant, avec l’arrivée de la mixologie évolutive, les alcools fins sont de plus en plus nombreux et prisés, et c’est bien ainsi.
Still Waters Distillery nous offre ici un produit qui me semble de qualité et bien fait. Maintenant, j’ai bien hâte que ce même liquide, lequel dort présentement en barrique, soit embouteillé et enfin pouvoir goûter à ce « single malt whisky » bien canadien!
Maintenant, pour ma cinquantième fiche, je m’improvise mixologue et vous donne une petite « invention » qui fera changement du « Vodka-Canneberges ».
« Peaty Nail » Martini :
1½ oz de Still Waters Single Malt Vodka
1 oz d’Ardbeg 10 ans
¾ oz de Drambuie
½ oz jus de lime
Déposer 4-5 cubes de glace dans un « shaker ».
Ajouter les alcools et le jus de lime.
Shaker quelques instants et passer au strainer dans un verre Martini.
Garnir d’un zeste de lime et servir.
Longmorn – 16 ans (# 49)

Nom : Longmorn – 16 ans
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 48%
Site web : aucun
Prix : 97$
Disponibilité : SAQ #10999954
L’esthétisme de la présente bouteille et de son emballage sont parmi les plus soignés que j’ai vus à ce jour, et probablement l’un des plus « packaging » sous la barre des 100$. Le boîtier, qui n’est pas le traditionnel cylindre de carton, s’ouvre de façon non conventionnelle, un peu à la manière d’un coffre. Un aimant retient le couvercle bien fermé. Beaucoup d’information se retrouve sur ce boîtier, quoique c’est écrit un peu trop petit. La bouteille aussi est d’un certain “chic”, un simili cuir garnit la base de la bouteille et une petite bague métallique orne le goulot avec le logo “g” de Longmorn et l’inscription embossée « non-chill filtered » y apparait. Tout est soigné et bien présenté. Au look, une bouteille qui ferait certainement un beau cadeau de Noël pour le beau-père!
Ma dégustation :
Couleur : ambre pâle, reflets dorés, texture moyenne
Nez : fruits confits et conserve, menthol, malt
Goût : fruits, malt, épices
Finale : fruits confits, épices, fumée légère
La couleur est d’un bel ambre avec des reflets dorés. La texture semble assez sirupeuse, les jambes sont longues et fines et prennent un bon moment à redescendre dans le verre.
Au nez, c’est sucré et enivrant. On a droit à un vrai festival de fruits. Les pruneaux, les abricots et le zeste d’orange confits se mélangent à la pêche et la poire en conserve. Après avoir laissé le scotch respirer quelques instants, on peut percevoir à l’arrière-plan une odeur de menthol et une légère note de malt fumé.
En bouche, c’est sucré, fruité, malté et très sirupeux. En effet, dès l’entrée en bouche, les fruits confits et le malt que l’on retrouvait au nez dominent les saveurs. La texture du liquide est effectivement riche et sirupeuse et tapisse entièrement la bouche assez facilement. Un élan d’alcool passe par le nez et nous rappelle que ce scotch est à 48%! Avec cette chaleur d’alcool, arrivent en trombe les épices, lesquelles sont très dominantes et accompagnées des tanins du bois qui tapissent les joues et laissent une sensation un peu sèche.
En finale, lentement la douceur sucrée des fruits confits et du malt reviennent pour adoucir la sécheresse laissée par les épices et les tanins. D’une longueur et d’une complexité étonnante, la finale de ce scotch nous réserve plein de saveurs différentes. Tout au long de cette finale, les fruits confits, le malt et un goût léger de cuir (hé oui!) s’enchaînent les uns après les autres. Ensuite, les épices reviennent pour assécher de nouveau la bouche, nous forçant à reprendre une nouvelle gorgée. La légère odeur de fumée ressentie au nez tente de se faire une petite place dans cette finale, mais elle demeure discrète et timide à l’arrière-plan.
Vraiment, BRAVO! Selon moi, c’est un scotch vénérable! Tout semble y être et bien en équilibre. Les odeurs sont bien franches, les saveurs bien développées et expressives et une finale qui nous force à reprendre une nouvelle gorgée! Un Speysider que je recommande fortement. Petite tache, plusieurs critiques et blogueurs sur l’internet ont été déçus de ce Longmorn 16 ans car ce dernier remplaçait l’expression 15 ans, laquelle était apparemment magnifique et plus abordable. J’aimerais bien avoir la chance de goûter ce Longmorn 15 ans!
Et pour terminer, oui, ça ferait un très beau cadeau pour le beau-père, en autant qu’il aime le whisky!






