Carvalheira – Flor de Limão (#90)
Nom : Carvalheira – Flor de Limão
Type : Cachaça aromatisée au citron vert
Région : Brésil
Taux d’alcool : 38%
Disponibilité : Brésil, États Unis
Qu’est-ce que l’on déguste aujourd’hui ? De la Cachaça ! Je n’avais jamais entendu parler de cet alcool avant. Une collègue de bureau qui est originaire du Brésil m’a parlé avec passion de la Cachaça et de son cocktail national, le Caipirinha, un genre Mojito brésilien ! Elle m’a alors apporté cette bouteille pour mon plaisir personnel.
Mais qu’est-ce que c’est au juste ? Après quelques discussions avec elle et des recherches sur le net, je peux assurément conclure que c’est l’aguardente nationale du Brésil. C’est un alcool obtenu par la distillation du jus de la canne à sucre ayant préalablement fermenté. Le procédé semble similaire au rhum, mais comporte certaines différences dont je vais vous épargner les détails, Internet et Wikipédia peuvent certainement faire ce travail mieux que moi ! En gros, le rhum est vieilli en barriques alors que la Cachaça est habituellement distillée et immédiatement embouteillée, comme la vodka par exemple. Certaines Cachaças dites « premium » peuvent également être vieillies en barriques, mais pour porter la mention « aged », le vieillissement doit être au minimum d’une année. La version vieillie est par contre moins traditionnelle au sein de la communauté brésilienne, elle la préfère pura ou en cocktail, comme le Caipirinha.
La version qui m’a été offerte est aromatisée au citron vert (limão), merci à Ana et son mari pour ce cadeau très apprécié !
Ma dégustation :
Couleur : claire et limpide, texture sirupeuse
Nez : lime, tequila reposado, sucre blanc
Goût : lime, canne à sucre, menthol
Finale : zeste de lime, amère et courte
Le liquide est dénudé de toute coloration, il est clair comme de l’eau de roche ! Clair et limpide avec une texture relativement sirupeuse, il semble prêt à retrouver ses amis dans un cocktail !
Au nez, c’est évidemment le citron vert qui domine, c’était prévisible puisque cette version de Cachaça y est aromatisée. Au-delà de ces arômes d’agrumes bien marqués, l’ensemble rappelle un peu une tequila reposado. Aussi, des odeurs un peu végétales et fraîches se mélangent avec celles du sucre blanc.
En bouche, après le citron vert, lequel est définitivement au premier plan, on remarque une saveur un peu sucrée rappelant légèrement le rhum blanc (est-ce la canne à sucre qui ressort?). Par la suite, le zeste d’agrumes (citron et lime) se mélange à de la menthe, ou plutôt le menthol, ce qui apporte une certaine fraîcheur.
Une fois avalé, le goût de la tequila reposado revient accompagné d’une petite chaleur qui réchauffe l’intérieur. Ensuite le zeste de lime reste en bouche et développe une amertume qui écourte la finale. Juste à temps pour en reprendre une gorgée.
Une boisson qui ne demande qu’à être mélangée simplement avec des fruits exotiques frais et avec beaucoup de glace, question de garder le tout bien frais !
J’ai également essayé le fameux cocktail Caipirinha. Mélangé à de la lime et à beaucoup de glace concassée, il apporte un rafraîchissement instantané et c’est effectivement très délicieux et savoureux !
Et voici la recette du Caipirinha :
Dans un verre « old fashioned » ajouter:
– 2 à 3 quartiers de lime
– 2 à 3 cuillères à table comble de sucre de canne sur les tranches de lime.
Bien écraser la lime et le sucre avec un pilon ou une cuillère de bois et ajouter ensuite :
– 2 à 3 onces de Cachaça
Bien mélanger afin de dissoudre complètement le sucre, ajouter de la glace concassée.
Voilà !
Ardbeg – Galileo (# 89)
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 49%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 155$
Disponibilité : SAQ #11940583
Une nouvelle édition par Ardbeg, le Galileo. Une édition lancée afin de célébrer une expérience d’Ardbeg, en partenariat avec une société de recherche américaine NanoRacks LLC, afin de lancer quelques fioles contenant des composés micro organiques dans l’espace afin d’analyser certains paramètres…ouf! pour plus d’info ICI (en anglais), disons que c’est assez technique et scientifique ! Disons que l’équipe de marketing d’Ardbeg ne manque pas d’imagination !
En attendant de voir ce qui adviendra de cette « expérience », attardons-nous plutôt sur la présentation du Galileo. Le lettrage et le graphisme de l’emballage donnent un look très « sci-fi-rétro-futuriste » des années cinquante rappelant un peu l’environnement de l’excellente et très populaire série de jeu vidéo Fallout, les geeks et les gamers parmi vous feront certainement le lien. Quant au whisky, il fut distillé en 1999 et embouteillé en 2012 et aurait passé ces quelques années dans d’ex-fûts de Bourbon et de Marsala et il est embouteillé à 49%. Assez intéressant ! La recette semble gagnante, voyons voir.
Ma dégustation :
Couleur : Caramel doré, texture mince
Nez : Tourbe, fumée légère, pain aux noix grillées, végétal
Goût : Tourbe, salin, boisé, floral
Finale : Tourbe sucrée/salée, fumée, maritimes
Assez pâle, la couleur est d’un caramel doré tirant légèrement sur le roux. Quant à la texture, en faisant tournoyer le précieux liquide dans le verre, il laisse de nombreuses et minces coulisses sur les parois du verre, lesquelles tardent à redescendre au fond du verre et finissent par se transformer en gouttelettes.
Au nez, c’est bien présent et très Islay, même ma blonde assise à l’autre extrémité de la pièce a eu des effluves ! De la tourbe et une fumée légère se mélangent à des odeurs de pain aux noix grillées ainsi qu’à des notes végétales et florales. Un nez complexe dont on ne se lasse pas ! Typiquement Ardbeg !
En bouche, c’est de la tourbe sucrée et le salin maritime qui attaquent dès les premiers instants. Par la suite, des notes boisées, vanillées et épicées ainsi que la chaleur de l’alcool font acte de présence. Puis, la fumée et quelques notes florales se mélangent à une légère saveur de réglisse (ou est-ce l’anis étoilé ?) Le tout se fait en parfaite harmonie et nous transporte vers la finale…
La finale, en un mot, ce serait WOW ! Elle perdure de très longs moments et le rappel des saveurs se fait sur toutes les sphères. La tourbe sucrée/salée et de la cassonade brûlée se joignent à la fumée. Sur la langue, la sensation râpeuse et piquante des épices et des tanins du bois se font bien sentir. L’anis étoilé (ou est-ce la réglisse?) revient légèrement, puis les notes salines finissent par prendre le dessus et demeurent de longs moments.
Encore un bon coup d’Ardbeg, tant pour le whisky que pour la campagne de publicité ! En effet cette histoire de molécule dans l’espace à fait beaucoup jaser sur le net et dans les réseaux sociaux ! Les attentes étaient hautes pour le Galileo, et la marchandise a bien été livrée, tant sur Terre que dans la Station Spatiale Internationale !
Maintenant attendons la suite de cette fameuse expérience hors du commun…
Encore une fois, merci à Charles pour l’échantillon.
Woodford Reserve – Double Oaked (#88)
Nom : Woodford Reserve – Double Oaked
Type : Straight Bourbon Whiskey
Région : Kentucky, États-Unis
Taux d’alcool : 45,2%
Site web : woodfordreserve.com/DoubleOaked
Prix : ± 29,95$ US
Disponibilité : pas disponible à la SAQ ou la LCBO
Les Bourbons de Woodford Reserve (comme bien d’autres) sont fabriqués entièrement à la main et en petits lots (small batch). Mais qu’est-ce que Double Oaked veut dire? Tout simplement qu’après la première période de maturation standard de Woodford, une deuxième maturation prend place dans une nouvelle barrique de chêne qui, avant d’être légèrement carbonisée, a été énormément dorée afin de faire ressortir les notes plus douces et sucrées du bois, comme mentionné sur le site de Woodford :
“Uniquely matured in separate, charred oak barrels – the second barrel deeply toasted before a light charring – extracts additional amounts of soft, sweet oak character”
Voilà, c’est plus clair maintenant!
Le Woodford Reserve « de base » est disponible à la SAQ (code SAQ #10323111). C’est un bon Bourbon mais, à un peu plus de 47$, je le trouve un peu cher. Vous pouvez également lire ma Dégustation Express de ce dernier lors de mes vacances 2011.
Ma dégustation :
Couleur : cuivre profond avec reflets orange, très sirupeux
Nez : Alcool, épices boulangères, boisé
Goût : Maïs, cerises sucrées, épices, tarte pomme-caramel, très boisé
Finale : Longue, sucrée et boisée, pointe d’amertume
La couleur de ce bourbon est d’un cuivre très profond et foncé. Avec la lumière, il offre en plus des reflets de couleur orange brûlée, un “beau” Bourbon. La texture semble assez visqueuse et lourde, les coulisses sont larges et nombreuses sur les parois du verre.
Au nez, l’alcool arrive dès les premières bouffées. Par la suite, les épices boulangères (cannelle, muscade et girofle), le caramel brûlé et la cerise s’installent et s’imposent. À l’arrière-plan, des odeurs légèrement boisées font leur apparition et se joignent à l’odeur traditionnelle du Bourbon. Mais le tout est également accompagné d’une faible odeur de plastique ? Un peu bizarre et inattendu.
En bouche c’est très Bourbon! Maïs, cerises sucrées, épices et caramel brulé sont bien au rendez-vous. Soudainement, avec l’arrivée du bois et de ses tanins, les saveurs d’une tarte pomme-caramel font leur entrée! Superbe! Par la suite, le boisé prend de la force et finit par dominer le palais pour un bon moment. Puis l’onctuosité du caramel et du maïs finit par revenir adoucir le tout pour nous transporter vers la finale.
La finale est magnifique, longue, boisée, sucrée et persistante, que demander de plus! Avec le temps, les notes boisées finissent par dominer et une petite amertume s’installe lentement.
Un beau bourbon qui offre de belles saveurs qui sont bien marquées par la présence du bois et des épices. Selon moi, il est plus intéressant que le Woodford Reserve « standard », surtout pour le prix demandé aux États-Unis en comparaison avec la version régulière disponible à la SAQ.
Ce Double Oaked a bien réussi à nous tenir compagnie sur la terrasse pendant mes vacances estivales! En y ajoutant deux glaçons, il devenait bien rafraîchissant, quoique un peu trop dilué à mon goût à la dernière gorgée… J’y pense, je pourrais aller me procurer des « Bombes Glacées » d’Alambika.ca . Ce serait une bonne alternative et je pourrais en même temps vous en donner mes impressions et appréciations.
À suivre !
Ardmore – Traditional Cask (# 87)
Nom : Ardmore – Traditional Cask
Type : Scotch single malt
Région : Highlands, Écosse
Taux d’alcool : 46%
Site web : http://www.ardmorewhisky.com/
Prix : environ 50$ US
Disponibilité : pas disponible à la SAQ ou LCBO
Premièrement, merci à Peter Lemon de la communauté Whisky Bloggers sur Facebook pour la belle photo. Voici le lien vers l’article à propos de l’Ardmore Traditional Cask sur son magnifique blog The Casks .
Ardmore serait l’une des plus grandes distilleries d’Écosse. Elle demeure quand même quelque peu méconnue car la très grande majorité de son distillat est réservée pour l’assemblage du Teacher’s, un blend très populaire. Aussi, le manque d’embouteillage officiel contribue à la garder légèrement dans l’ombre. À ma connaissance, seulement le Traditionnal Cask ainsi que des versions de 25 et 30 ans sont embouteillées comme single malt sur une base régulière. On peut également trouver des versions d’embouteilleurs indépendants, tels Signatory et Gordon & MacPhail.
Le Traditional Cask commence son vieillissement dans d’ex-fûts de Bourbon, pour être ensuite transféré dans des « quarter casks » afin d’en accélérer le vieillissement.
Nez : Tourbe, odeurs médicinales, pain aux noix grillées
Goût : Tourbe médicinale, citron frais, boisé
Finale : boisée, tourbée, feu de camp
Au nez c’est assez surprenant, je ne m’attendais vraiment pas à cela de ce petit « Speysider » ! Quand même assez délicates mais bien présentes, des odeurs de tourbe médicinale et de pain aux noix grillées sont au premier plan. Les senteurs médicinales sont très « Pharmacy », tels les diachylons et le Polysporin. Aussi, une petite touche de plastique brûlé se mélange à de légers parfums de noix grillées. Loin derrière, un petit sucré de fruits rouges tente de faire sa place.
En bouche, une tourbe médicinale et sucrée fait immédiatement son entrée! Ma foi, cette distillerie est-elle bien située dans le Speyside (ou est-ce les Highlands ?) ou alors elle se situe à quelque part entre Laphroaig et Caol Ila? Par la suite, citron frais et notes médicinales se mélangent à des saveurs végétales et florales. Un caramel légèrement salé fait ensuite acte de présence. Des épices, du bois et ses tanins arrivent ensuite et nous transportent vers la finale.
La finale est de longueur raisonnable, avec du bois, de la tourbe, une petite fumée de feu de camp et un sucré qui semble légèrement brûlé. L’ensemble est fort agréable et très surprenant.
Il est dommage que nous n’ayons pas ce scotch à la SAQ car pour le prix, il est fort intéressant et il serait très certainement capable de satisfaire et de surprendre (peut-être même à l’aveugle?) les amateurs d’Islay. Je crois qu’il pourrait très assurément faire honneur en remplacement d’un Laphroaig Quarter Cask.
Merci à JF Pilon de Whisky Plus pour l’échantillon.
Ardbog (# 86)
Type : Scotch single malt
Région : Islay, Écosse
Taux d’alcool : 52,1%
Site web : www.ardbeg.com
Prix : 120$US
Disponibilité : Sherry-Lehmann (NYC)
La distillerie Ardbeg récidive pour 2013 et elle a fait du 2 juin le Jour Ardbeg (Ardbeg Day), et encore une fois cette année, les amateurs de cette distillerie ont droit à une édition limitée qui se nomme, non pas « Ardbeg Day 2013 » mais plutôt Ardbog! Un jeu de mot avec le nom de la distillerie faisant aussi référence au « bog » (marais de tourbes) qui sont si présents sur l’ile d’Islay et qui sont également responsables des saveurs de tourbe et de fumée d’une bonne majorité des scotchs d’Islay. Cette tourbe est un peu devenue la « signature » des scotchs d’Islay. Cet embouteillage en édition limitée à ±12 000 bouteilles.
Cette année il est question d’un assemblage de scotch ayant séjourné 10 ans (sans mention d’âge sur la bouteille) dans d’ex-fûts de Bourbon et de Manzanilla, un vin rouge espagnol (Xérès) d’appellation d’origine contrôlée. Ce bel assemblage de fûts devrait apporter des saveurs complexes bien enfouies dans un marais de tourbe saline et de boucane !
Ça s’annonce bien !!
Ma dégustation :
Couleur : Ambre pâle avec reflets rose-orangés
Nez : Maritime, tourbe, fumée, fruits confits, pain aux noix
Goût :Salin, tourbe, noix grillés, fruits confits, espresso
Finale : Longue, salée, tourbée, boisée, sucrée
D’un ambre assez pâle avec des reflets laissant apparaître des couleurs teintées de rose et d’orange. La texture semble quand même assez sirupeuse, les coulisses sont fines et nombreuses sur le verre.
Ardbeg? Oh que oui! De la tourbe sucrée, des odeurs salines, maritimes et fumées à profusion! Il faut aussi faire attention à la morsure d’alcool, laquelle est quand même bien présente. Derrière cette barrière quasi impénétrable de robustes parfums, on peut tout de même déceler qu’une certaine complexité est bien présente. Des effluves de pain aux noix grillés, de fruits confits ainsi que des notes légères de bois et de vanille réussissent à s’imposer dans l’ensemble, Impressionnant!
L’entrée en bouche est immédiatement imprégnée de saveurs salines et maritimes. Puis la tourbe et la fumée arrivent et sont également accompagnées de saveurs rappelant les noix grillées et salées. Tranquillement, des saveurs de fruits confits ayant cuits dans un sirop (à l’érable?) viennent adoucir le tout et apporter un peu de dentelle. Puis on reprend du mouvement, café espresso fraîchement moulu, tanins bien marqués et saveurs boisées, tout en nous transportant allègrement vers la finale.
Longue, salée, tourbée, boisée, sucrée… La finale est longue, persistante et enveloppante. Les papilles jonglent avec les notes salines et tourbées tout en se frottant à des saveurs de boisées et des tanins bien en place. Plus elle s’étire plus elle est sucrée/salée.
Hé bien, je dois avouer que l’Ardbog est, selon moi, de beaucoup supérieur à l’Ardbeg Day original (édition 2012). Aussi, ayant une période de vieillissement similaire à l’Ardbeg Ten il est difficile de ne pas les comparer. L’Ardbog me semble être plus équilibré et raffiné, c’est un peu comme si l’Ardbeg Ten s’était vêtu de sa plus belle tenue de gala. Bon OK comparaison douteuse…
Merci à Charles pour l’échantillon.
Forty Creek – Copper Pot Reserve (# 85)
Nom : Forty Creek – Copper Pot Reserve
Type : Whisky Canadien
Région : Ontario, Canada
Taux d’alcool : 43%
Site web : http://fortycreekwhisky.com
Prix : 28,45$
Disponibilité : LCBO #285254
Un ami qui habite la capitale nationale a, je crois, un petit faible pour le whisky canadien. Les Alberta Premium, Crown Royal, Gibson’s Finest, CC Small Batch n’ont plus de secret pour lui ! Et bien sûr, en bon « ontarien », il encourage les entreprises locales et il est également un fan de la distillerie Forty Creek. L’automne dernier, nous parlions justement de Forty Creek et il me fit part qu’il avait acheté leur dernière expression, le Copper Pot Reserve. Humm? Je ne connaissais pas celui-là et il piqua ma curiosité. Après quelques recherches j’ai découvert que c’était une toute nouvelle expression fraîchement embouteillée. Pour ce whisky, Forty Creek utilise sa recette traditionnelle, c’est-à-dire que les trois principaux grains qui le composent sont l’orge, le maïs et le seigle, lesquels sont distillés séparément dans un « copper pot still » traditionnel. Ensuite, le vieillissement s’effectue en barrique de chêne blanc.
Il était tellement certain que j’allais l’apprécier, que lors d’une visite à Montréal, il décida de m’en apporter une bouteille : « Tu vas voir, c’est tout un whisky !» me dit-il…
Ma dégustation :
Couleur : cuivre avec reflets rubis, texture sirupeuse
Nez : sucre brun brûlé, fruits confits dans l’alcool, épices
Goût : cassonade brûlée, cerises confites, érable, cannelle
Finale : épices intenses, caramel-érable
Lorsque versé dans le verre, immédiatement le Copper Pot Reserve démontre ces belles couleurs intenses d’ambre cuivré avec des reflets se situant entre le rubis et l’orangé. Sa texture est sirupeuse et dense, les coulisses sont larges et nombreuses et redescendent très lentement sur les rebords du Glencairn.
Le nez, intense et présent, déborde de sucre brun brûlé, ou est-ce plutôt de la mélasse? Bref c’est brut et sucré! Par la suite, des fruits confits macérant dans l’alcool et les épices se joignent à l’ensemble.
En bouche, la cassonade légèrement brûlée, les cerises et les fruits confits sont accompagnés d’une petite présence d’alcool qui réchauffe l’ensemble. En se développant en bouche, le sucré se raffine et devient plutôt un caramel crémeux avec une légère pointe de sirop d’érable. Par la suite, Bang! La cannelle et la muscade arrivent au cube et dominent les papilles pour de longs moments. Les tanins et des saveurs boisées prennent ensuite la relève pour nous transporter vers la finale.
La finale est au début dominée par des notes boisées, épicées et de fruits confits. À tour de rôle, les fruits confits et la cannelle changent de place pour, tranquillement, laisser la place à un crémeux caramel-érable, lequel s’étire pendant de longs instants. Une légère amertume peut être perçue en toute fin, juste à temps pour reprendre une petite gorgée.
Mon ami avait bien raison, quel whisky! Il offre des saveurs bien marquées, bien en place et procure une satisfaction totale. C’est également un whisky qui, malgré ses saveurs marquées, se laisse siroter agréablement et sans difficulté. Lors d’une bonne soirée entre « chum », la bouteille pourrait se retrouver soudainement vide… et ce, assez rapidement ! C’est définitivement un whisky que je qualifierais de « Must have ». En plus, le prix demandé fait en sorte qu’on n’a pas vraiment à se poser la question…
CWM: Michel Couvreur – L’Unique (# 84)
Avant de passer au 5e de la soirée, je voulais quand même prendre quelques instants pour parler du 4e whisky: le très délicieux Laphroaig Quarter Cask. Ayant déjà fait une fiche pour ce dernier, je voulais quand même glisser quelques lignes sur l’accord suggéré qui était constitué de fromages québécois, à savoir L’étoile de St-Rémi, le Perron 4 ans et le Hercule de Charlevoix. Selon moi, l’accord avec le cheddar Perron et le bleu L’étoile de St-Rémi étaient les meilleurs ! Je vais sûrement répéter l’expérience avec des amis à la maison. Je m’étais gardé un peu de saumon fumé pour le Laphroaig car je m’attendais à un match parfait, mais non, le saumon était complètement dominé par cette petite merveille qu’est le Quatrer Cask.
Voici ma fiche du Laphroaig Quarter Cask
Maintenant :
Nom : Michel Couvreur – L’Unique (whisky de grain)
Taux d’alcool : 44%
Prix : 53$
Disponibilité : SAQ #10943731
Accord suggéré : Chocolats
Le cinquième whisky de la soirée était un whisky de grain, le Michel Couvreur – L’Unique. C’était la première fois que je goûtais à un whisky de grain. L’accord suggéré était des petites bouchées de chocolat blond préparées par le très sympathique Narada Brind’Amour, chocolatier et propriétaire de la Chocolaterie Le Cacaoyer de l’Assomption. Je me dois d’aller y faire un petit tour !
Nez : Nez très léger et délicat, petit fruits caramélisés et sucrés.
Goût : En bouche c’est du caramel onctueux à la vanille le tout avec quelques petites saveurs d’épices de boulangerie.
Finale : Un peu courte et sucrée et légèrement boisée.
L’accord était bon, mais selon moi, la bouchée de chocolat était tellement délicieuse qu’elle prenait le dessus sur l’ensemble. Bravo à notre chocolatier M. Brind’Amour !
Pour ce qui est du whisky, je suis bien content d’avoir finalement goûté à une whisky de grain mais je suis tout de même demeurer sur mon appétit, ou plutôt sur ma soif…
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En conclusion de cette soirée sur les accords whisky et bouffe, ce fut très enrichissant et encore une fois j’ai pu faire de belles découvertes.
En ce qui concerne les accords, selon moi, la meilleure façon de faire pour agencer les mets et les whiskies, tout comme avec le vin et la bière, c’est de ne pas avoir peur de faire des erreurs, d’oser et d’essayer des combinaisons d’accords différents et insolites. Souvent, l’idée que l’on pourrait se faire d’un accord pourrait donner des résultats surprenants et même un peu inattendus !



