Archives d’auteur : Frank J. Plamondon
Highland Park – 12 ans (# 190)
Type : Scotch single malt
Région : Highlands (Île d’Orkney), Écosse
Taux d’alcool : 43%
Site web : highlandparkwhisky.com/12-year-old/
Prix : 76$ 69,75$
Disponibilité : SAQ #204560
Comme je le mentionnais dans ma fiche du Highland Park Thor, cette distillerie s’empreigne beaucoup du fait que les Iles Orcades (dont fait partie l’ile d’Orkney) étaient un territoire Viking. Ils ont pratiquement tout revampé leur ligne de produits sur ce thème. En effet, le 10 ans se nomme « Viking Scar », le 12 ans « Viking Honour » et le 18 ans « Viking Pride ». Aussi, plusieurs autres éditions font références à l’esprit Viking, c’est stylé, invitant et tellement marketing, je présume que c’est vendeur…
Aujourd’hui je vous présente la version 12 ans, qui n’est malheureusement pas imprégnée de tout l’honneur Viking, c’est simplement l’ancien embouteillage…
Ma dégustation :
Couleur : cuivre, reflets or roux, sirupeux
Nez : toffee, floral, malt sucré
Goût : Toffee, champs de fleur, poivre, fumée légère
Finale : florale, poivrée, fumée légère
La couleur du Highland Park 12 ans est d’un cuivre bien franc et lorsque regardé à la lumière il offre quelques reflets dorés légèrement roux. Les jambes sont plutôt larges, peu nombreuses et assez paresseuses, en effet, elles tardent à redescendre au fond du verre.
Au nez, l’accueil est fait par un caramel toffee bien sucré et accompagné de quelques notes florales et mielleuses. Par la suite, le malt doré et rôti se joint à l’ensemble. Un peu d’alcool et de bois se font une petite place à l’arrière-plan.
Dès l’entrée en bouche, c’est le toffee bien crémeux et collant qui s’installe. Par la suite, s’ajoutent quelques notes de fleurs des champs et de rayon de miel. Après quelques instants en bouche, une légère brûlure d’alcool s’accompagne de quelques notes de poivre noir et d’épices. Une petite pointe de fumée se présente à l’entrée de la finale.
En finale, les notes florales, mielleuses et poivrées se laissent bercer par une légère vague de fumée. Une finale qui s’étire quelque temps et à laquelle on finit par percevoir un léger salin.
Un classique dans le style, le Highland Park 12 ans est une belle porte d’entrée pour se familiariser avec le style de la distillerie, avant de se lancer aux éditions plus costaudes et complexes tel le très renommé 18 ans, pour lequel une fiche devrait suivre un jour, du moins je l’espère bien…
Au moment de publier cet article, je constate que la SAQ a baissé le prix de 6,25$, il est maintenant 69,75$ !
Wild Turkey – Forgiven (# 189)
Nom : Wild Turkey Forgiven (2013 Batch 302)
Type : Mélange de Straight Bourbon & Rye whiskies
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 45,5%
Site web : wildturkeybourbon.com/product/wild-turkey-forgiven
Prix : 55$US
Disponibilité : non disponible à la SAQ
Selon l’histoire, cette version de Wild Turkey serait en fait une erreur monumentale d’assemblage de barriques qui finalement tourna pour le mieux, de là le nom L’Excusé (Forgiven)…
L’assemblage de ce whisky est composé de 78% de Straight Bourbon de 6 ans d’âge et de 22% de Straight rye d’exception vieilli 4 ans, lesquels sont par la suite assemblés dans des barriques de chêne américain au niveau de carbonisation de type “Alligator” (#4) pour une période d’affinage supplémentaire…
Est-ce vraiment une erreur ou bien un bon coup purement marketing…?
Ma dégustation :
Couleur : Cuivre franc, reflets ambrés
Nez : Maïs (pop-corn), épices, caramel, fruits rouges
Goût : Maïs sucré, seigle épicé, caramel doré, bois brûlé
Finale : Seigle et maïs légers, boisé, courte
La couleur est plutôt typique des Bourbons avec son roux cuivré bien franc et offrant de beaux reflets ambrés et dorés. Les jambes sont fines, nombreuses et tardent à reprendre leur place au fond du verre.
Au nez, c’est le maïs éclaté bien chaud légèrement épicé. Ce pop-corn est par la suite nappé d’un caramel légèrement sucré, un brin vanillé et légèrement doré. Par la suite le seigle et ses épices font acte de présence et prennent bien leur place. Puis arrive quelques notes bien agréables de petits fruits rouges comme la framboise et la cerise rouge. À l’arrière-plan, quelques notes boisées se pointent le bout du nez.
En bouche, c’est un bon Bourbon bien franc et un Rye bien tassé qui se présente, quel délice. En effet, le charmant amalgame de Bourbon-Rye est à l’avant-plan, le maïs sucré et le seigle aigre-épicé sont tous deux au rendez-vous et se laissent vaillamment accompagner d’une chaleur d’alcool réconfortante ! Par la suite, quelques notes de petits fruits rouges (encore la framboise et la cerise), un peu de vanille et d’épices de boulangerie entrent en jeu, c’est vraiment fougueux ! Par la suite le bois de barrique brûlée s’ouvre pour la finale.
Pour ce qui est de la finale, c’est un peu de seigle, de maïs, d’épice un et de bois brûlé, mais c’est malheureusement un peu court. C’est comme si l’ensemble s’était essoufflé trop rapidement et ne pouvait finir la course et s’emparer de toute la gloire…
Pas un mauvais Bourbon, pas le meilleur non plus, j’avais des attentes peut-être un peu trop élevées, mais en même temps, à 55$ US… mouain…
Microbrasserie Kruhnen – Ada Kaleh (# 188)
Premièrement, merci à Ovi Bercan, Maître Brasseur et proprio de Microbrasserie Kruhnen pour cette bouteille offerte en cadeau !
Nom : Microbrasserie Kruhnen – Ada Kaleh
Type : Stout blanche aux grains de café
Région : Blainville, Québec
Taux d’alcool : 6,4%
Embouteillage : octobre 2017
Au regard, elle est d’un orange cuivré, légèrement trouble et une effervescence minimale, de petites bulles fines remontent lentement, comme un stout.
Au nez, ce sont les grains de café frais et légèrement rôtis qui s’imposent. Ensuite, un peu de grains maltés, de chocolat noir, mais c’est vraiment le café qui domine.
En bouche, l’Ada Kaleh, « feel » pratiquement comme un stout, c’est vraiment surprenant. Si on se ferme les yeux, on a vraiment le feeling de goûter un stout au café bien rôti, peut-être légèrement moins soyeux, mais à peine. Par la suite quelques notes de malt grillé, une petite touche de chocolat noir et l’amertume bien tranchante du houblon viennent compléter le tout.
La finale offre une amertume persistante, tant de café espresso que de houblon amerrissant. Petit retour des grains grillés et de chocolat noir…
-« Stout au café vous dites? Impossible elle est de la couleur d’une belle IPA… »
-« Goûtez-y les yeux fermés j’vous l’dis… »
-… ? ? !
-« Hmmm??? Wow!!!… je suis abasourdi, c’est impossible…! »
Hé oui, Ovi a créé l’impossible (ou presque), un stout qui trompe l’œil et l’esprit…
Bravo encore une fois à Ovi Bercan et Kruhnen pour cette autre belle réussite.
Glen Moray 12 ans (# 186)
Type : Scotch single malt
Région : Speyside, Écosse
Taux d’alcool : 40%
Site web : glenmoray.com
Prix : 48,75$
Disponibilité : SAQ #11904363
Glen Moray est une distillerie du Speyside située sur les berges de la rivière Lossie près de la ville d’Elgin. Elle était initialement une brasserie du nom de West Brewery et elle fut convertie en distillerie en 1897. Elle a été par la suite vendue aux propriétaires de Glenmorangie vers 1920 et est depuis 2008 la propriété de la compagnie française La Martiniquaise. La gamme des whiskies de Glen Moray est plutôt conventionnelle avec ses éditions de 12, 15 et 18 ans ainsi qu’une version « premium » de 25 ans d’âge. Ils offrent également une version tourbée à environ 40ppm.
Malheureusement la SAQ nous offre seulement la version 12 ans que je vous présente aujourd’hui.
Ma dégustation :
Couleur : or pâle, reflets dorés, sirupeux
Nez : fruits frais, sucre blanc, vanille boisée
Goût : fruits frais et confits, boisé, vanille
Finale : longue, sucrée, fruitée et boisée
Au visuel, ce scotch est d’un invitant or bien brillant offrant des reflets dans la même palette de doré. Sa texture est légèrement sirupeuse, les jambes sont tout de même nombreuses, larges et redescendent lentement au fond du verre.
Au nez, dès l’approche du verre c’est un panier de fruits du verger bien frais telles que la pomme verte, la poire et la pêche blanche le tout saupoudré de sucre blanc. Par la suite une légère touche de bois toasté et une douce vanille se mélangent à l’ensemble.
En bouche, c’est fruité, sucré, mais en toute délicatesse. Les fruits du verger sont encore au rendez-vous, mais maintenant quelques abricots secs et d’oranges confites se mélangent à l’ensemble. Puis, le bois légèrement torréfié fait apparaître une belle vanille légèrement épicée à la cannelle et au gingembre (mais quand même à faible dose). La douceur sucrée, légèrement boisée et épicée tapisse le palais et apporte un sourire sur mes lèvres.
La finale est un peu courte mais plutôt plaisante, elle est légèrement fruitée, sucrée et boisée, c’est tellement agréable que ça donne le goût d’y replonger aussitôt… dangereux !
Un très bon petit scotch facile d’approche et sans prétention, et avec un certain degré de complexité, parfait pour ceux qui voudraient s’initier au monde des singles malts, sans se ruiner… personnellement ce serait une bouteille que je pourrais avoir souvent sous la main.
Ezra Brook’s Bourbon (# 185)

Nom : Ezra Brook’s Bourbon
Type : Sour mash whiskey
Région : Kentucky, États-Unis
Taux d’alcool : 45%
Non disponible en SAQ
En route pour un petit séjour à Boston, ma blonde et moi arrêtons bien évidemment au très populaire New Hampshire Liquor Store situé aux abords de l’Interstate 93. On « fouine » et regarde un peu, on ramasse quelques trucs. Rendu à la caisse il y a un gros bac de bouteilles miniatures à 1$… je vois ce petit whiskey, je me dis alors, pourquoi pas, c’est juste 1$…
Je dois avouer qu’avant même d’y goûter, j’avais quelques légers préjugés quant à la qualité de ce whiskey à 1$, mais…
Ma dégustation :
Au nez c’est étonnamment intéressant et relativement complexe, cerise noire au premier plan, maïs sucré et une bonne dose d’épices sont aux premières loges. Par la suite un peu de réglisse noire fait une légère apparition.
En bouche, dès le début, ce sont les épices et la cerise noire qui frappent fort. Les épices persistent et se laissent accompagner par quelques notes de poivre noir et d’alcool. Un léger brûlé de barrique arrive en arrière-plan.
La finale est longue et chaude et se laisse dominer par les épices et les saveurs typiques d’un sour mash…
C’est un très bon whiskey, avec des saveurs typiques et bien en place, il est très abordable et pas mal complet, peut-être un léger manque de profondeur, mais disons que pour le prix demandé, il en « clanche » certains… belle découverte mais c’est dommage qu.’il ne soit pas disponible en SAQ.
Basil Hayden’s Bourbon (#184)
Type : Straight Bourbon whiskey
Région : Kentucky, É-U
Taux d’alcool : 40%
Site web : basilhaydens.com
Prix : 52$
Disponibilité : SAQ #10331516
Le Bourbon de Basil Hayden’s fait partie de la gamme « The Small Batch Bourbon Collection » de Jim Beam. Il y a quelques années, une mention d’âge de 8 ans était inscrite sur la bouteille, mais maintenant la distillerie a joint le mouvement « NAS » (No Age Statement), permettant ainsi un mélange de Bourbons plus jeunes mais tout en conservant les exigences législatives du Straight Bourbon. Il est également un peu faible en taux d’alcool comparativement à plusieurs autres Bourbons qui frôlent souvent les +50% d’alcool, il a pour cela longtemps été boudé par les grands amateurs de Bourbon. Il contient également une plus grande portion de seigle que bien d’autres de ses frères, ce qui, pour moi, est un petit plus !
Ma dégustation :
Couleur : cuivre franc, reflets ambre doré, légèrement sirupeux
Nez : Seigle, maïs, cerises vanille
Goût : Seigle épicé, caramel vanillé
Finale : boisée, seigle et épices, sucrée
Ce Bourbon offre une couleur d’un traditionnel cuivre laquelle est légèrement ambrée avec des reflets d’ambre doré. La texture semble un peu mince, les jambes sont quand même nombreuses mais très minces et redescendent rapidement au fond du verre.
Au nez, c’est le seigle épicé et le maïs sucré qui se trouvent à l’avant-plan. Par la suite, c’est la cerise noire et au marasquin qui entre en scène, le tout accompagné d’un peu de cassonade chauffée et de vanille. Une légère brûlure d’alcool peut se faire sentir si on prolonge trop le nez dans le verre.
En bouche, c’est également le seigle épicé et poussiéreux (dusty) qui ouvre le bal. Par la suite, le sucré du maïs et un caramel mou légèrement vanillé apportent un peu de douceur et de velouté à l’ensemble. Les cerises, les fruits rouges et les épices de boulangerie prennent la relève et se laissent valser par un peu de bois légèrement brûlé.
La finale, est légèrement boisée, le seigle et les épices sont bien présents mais ne sont pas piquantes. Plus elle s’étire et plus le sucré apaise le tout.
Un bourbon qui est relativement doux, ou comme disent les Américains « a mellow fellow » ! Il est quand même typé et racé avec ses saveurs bien marquées tout en étant relativement plus doux et plus facile d’approche que ses amis, Booker, Baker et Knob ! Faut dire que son taux d’alcool de « seulement » 40% aide fortement à cette petite douceur, ce qui risque peut-être de déplaire à l’amateur de Bourbon un peu plus punché…





