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Bulleit Frontier Bourbon 10 ans (# 170)

170 F Bulleit Frontier Bourbon 10 ansNom : Bulleit Frontier Bourbon 10 ans

Type : Straight Bourbon Whiskey

Région : Kentucky, É-U

Taux d’alcool : 45,6%

Site web : bulleit.com/whiskey/bulleit-bourbon-10-year-old

Prix : 50$

Disponibilité : SAQ #12820292

Avec cette fiche, je vais pouvoir boucler la boucle de la gamme régulière des whiskies Bulleit. En effet, le grand frère de 10 ans d’âge est le dernier offert de cette gamme, du moins pour le moment. Il serait composé du même mélange de grains que le Bulleit Frontier, soit environ 2/3 maïs et 1/3 seigle avec un peu d’orge malté, le tout vieilli dans des tonneaux de chêne américain carbonisés. La différence se trouve dans le nombre d’années que le précieux liquide a séjourné dans ces derniers, soit 10 années plutôt que les 5 à 7 ans du Frontier de base. Un peu plus de raffinement, d’adoucissement et de rondeur sont à envisager.

Ma dégustation :

Couleur : Cuivre profond, reflets ambre orangé, sirupeux

Nez : seigle, maïs, épices, zeste d’agrumes

Goût : seigle, maïs, épices, marmelade, boisé

Finale : moyenne, boisée, épices sucrées

La couleur du 10 ans semble (de mémoire) légèrement plus foncée que le Frontier régulier et offre quelques reflets ambrés. Sa texture est bien sirupeuse, les nombreuses coulisses demeurent longtemps figées aux rebords du verre.

Au nez, c’est une explosion de seigle, de maïs et d’épices. Les épices prennent le dessus et se mélangent à quelques notes de zeste d’agrumes compotés à la cassonade légèrement brûlée. Puis, tout comme dans le Bulleit Rye 95, à l’arrière-plan je note une petite pointe de plastique brûlé.

L’entrée en bouche est ce qu’il y a de plus classique comme Bourbon. Tout d’abord, le seigle et le maïs se mélangent à la cannelle et la muscade, le tout baignant dans un sirop de cassonade légèrement chauffé. Par la suite, les agrumes en marmelade sont accompagnés d’une fine touche de cerise noire. De douces notes boisées et légèrement brûlées font acte de présence et lentement prennent le contrôle.

La finale, d’une longueur moyenne et délicatement boisée, s’étire de longs moments et offre un petit retour des épices légèrement sucrées.

C’est un bon bourbon, les quelques années supplémentaires en barriques lui ont donné la chance de développer quelques saveurs supplémentaires, plus de douceur et de rondeurs. Un bon petit « upgrade » !

Brasserie Dunham – LaPatt Porter Robuste – Fût de whisky (# 169)

169 F LaPatt Porter futs de whiskyNom : Brasserie Dunham – LaPatt Porter Robuste 

Type : Porter Robuste vieilli en fût de whisky Canadien 

Région : Dunham, Québec 

Taux d’alcool – IBU : 7% – 51 IBU

Embouteillage : ±début 2014

Lorsque j’ai entendu la rumeur que Brasserie Dunham préparait leur Porter Robuste vieilli en fût de whisky canadien, je me suis dit que ça devrait sûrement me plaire et bien approprié pour mon blogue ! J’ai alors réussi à mettre la main sur trois bouteilles.  Celle-ci est la troisième du lot et a passé près de 2 ans à se reposer dans mon cellier !

Et cette bière, elle est comment ?

D’un noir plus que profond, elle est coiffée d’une mousse dense et bien crémeuse de couleur lait au chocolat. L’effervescence devrait être plutôt minimale, mais elle est me semble relativement plus gazeuse que la version régulière.  Est-ce voulu ou bien une petite erreur à l’embouteillage ?

Au nez, c’est du café torréfié bien foncé et du chocolat noir amer. Quelques effluves de barriques sont également présents.

En bouche ce sont encore les notes d’espresso bien rôti et le chocolat noir qui dominent. Par la suite, on peut constater que le temps a fait son œuvre car la madérisation offre quelques saveurs supplémentaires tels les fruits séchés et confits.  Ces notes de vieillissement en bouteille accompagnent merveilleusement bien les saveurs chocolatées et torréfiées de ce Porter Robuste.  Par la suite, quelques pointes d’épices et de boisées dérivant des fûts de whisky canadien viennent lier le tout et ce, pour notre plus grand plaisir.

La finale est sur le grain torréfié, le chêne mouillé au whisky et une petite pointe d’amertume qui laisse enfin apparaître les 51 IBU annoncés.

Comme vous le savez, j’adore les whiskies canadiens et la bière.  LaPatt Porter Robuste,  ma bière favorite de la gamme régulière de Brasserie Dunham, j’ai grandement apprécié cette version « pimpée ».  Les notes boisées et épicées provenant des fûts combinées à la madérisation ajoutent quelques couches de complexité des plus intéressantes.

En espérant que Brasserie Dunham répètera l’expérience lors de leurs prochains événements « Bottle Release » !

Visitez leur page Facebook et suivez les sur Twitter @BrasserieDunham !

Tomatin 18 ans (# 168)

168 F Tomatin 18 ansNom : Tomatin 18 ans 

Type : Scotch single malt 

Région : Highlands, Écosse 

Taux d’alcool : 46% 

Site web : tomatin.com/18-year 

Prix : 142,60$ 

Disponibilité : LCBO #435859

La distillerie Tomatin est située tout près d’Inverness dans le nord des Highlands. Elle fut fondée en 1897 par John MacDougall, John MacLeish et Alexander Allan lesquels décidèrent eux aussi de profiter du « Whisky Boom » de la fin du 19e siècle.  La gamme principale des whiskies de Tomatin est quand même relativement large, l’entrée de gamme est le Legacy et il est suivi du 12 ans, 14 ans, 18 ans et 36 ans.  Un « Cask Strength » et un Millésime 1988 sont également offerts.

Je vous parle aujourd’hui du Tomatin 18 ans, lequel est affiné en fût de sherry Oloroso.

Ma dégustation :

Couleur : Cuivre foncé, reflets ambre orangé, légèrement sirupeux 

Nez : fruits confits, marmelade à l’orange, épicé, boisé 

Goût : fruits secs et confits, marmelade au miel, épices 

Finale : légèrement sucrée, boisée, très sèche

Au visuel, c’est très joli, un beau cuivre bien foncé avec quelques reflets ambre tirant légèrement sur l’orange brûlée, belle coloration offerte par les fûts d’Oloroso en fin de maturation. Côté texture, c’est légèrement sirupeux, plusieurs fines coulisses se forment et redescendent rapidement au fond du verre.

Au nez, ce sont de délicats parfums de fruits confits et de marmelade à l’orange qui nous accueille. Par la suite la marmelade devient épicée et s’accompagne de notes boisées et mielleuses.  Plus le whisky se repose et s’ouvre, plus les notes sucrées rappellent le miel et le sirop d’érable.

En bouche, c’est l’influence de l’Oloroso qui ouvre la parade, fruits secs et confits tels la figue, les dattes et les raisins Sultana qui macèrent tout bonnement dans un mélange de marmelade au miel et d’alcool. Par la suite, le boisé et les épices de boulangerie viennent raviver l’expérience en ajoutant une petite pointe piquante.  Puis, un caramel au beurre d’érable légèrement chauffé se pointe le bout du nez.

La finale est légèrement sucrée en début et plus elle s’étire plus elle devient épicée, boisée et sèche. À la longue, l’assèchement de la bouche et de la langue est plus que notable et un peu déroutant.

Somme toute un bon whisky « Olorosé ». Il est tout en finesse et offre des saveurs bien typiques, mais qui, à mon goût, manque juste un peu de kick ! J’aurais voulu juste un peu plus de punch en bouche et que la finale donne l’eau à la bouche plutôt qu’un assèchement relativement aride…

Petite réflexion, quand tu réalises que tu as payé ce scotch 54,99$US au NH Liquor Store au lieu du 142$ demandé par la LCBO, il est soudainement pas mal du tout, même avec le taux de change actuel !

Cutty Sark – Prohibition Edition (# 166)

166 F Cutty Sark Prohib EdNom : Cutty Sark – Prohibition Edition

Type : Blended scotch whisky

Région : Écosse

Taux d’alcool : 50%

Site web : cutty-sark.com/the-whisky

Prix : 35,25$

Disponibilité : SAQ #12276400

Pendant les années 20 c’était l’époque de la Prohibition aux États-Unis. Cette époque fut très profitable pour plusieurs « importateurs » de contrebande qui réussissaient à importer des caisses d’alcool aux États-Unis. Ayant pour but de faire un maximum de profit sans se faire prendre par les autorités, la piètre qualité de l’alcool était souvent au rendez-vous. L’un d’entre eux était par contre beaucoup plus soucieux de la qualité de son produit et ce fut assez payant pour lui. En effet, le Capitaine William McCoy faisait la contrebande d’un blended whisky écossais, le Cutty Sark. La qualité du Cutty Sark était tellement supérieure comparativement aux autres choix de contrebande disponible, que les clients demandaient « don’t gimme the cheap stuff, gimme the real thing ‘ya know…the Real McCoy stuff.. », d’où l’expression populaire de nos jours « The Real McCoy », du moins c’est ce que l’équipe de marketing de Cutty Sark tente de nous faire croire…

Le Cutty Sark Prohibition Edition se veut un petit clin d’œil à cette époque. On peut dire que c’est assez réussi avec le look plutôt vintage de sa bouteille brune très foncé et son étiquette rappelant les whiskies de cette époque. Ce scotch whisky de petit lot est vieilli en barrique de chêne américain et tire un généreux 50% d’alcool.

Ma dégustation :

Couleur : jaune or, reflets d’or, sirupeux

Nez : sucre à glacer, poivre, fruits verts

Goût : fruits frais, miel, barrique, fumée légère

Finale : courte, légèrement fruitée et boisée, poivre

Le Cutty Sark Prohibition Edition offre une robe d’un jaune relativement pâle tirant sur l’or avec des reflets scintillants et cristallins. La texture est sirupeuse et bien collante, plusieurs jambes se forment sur les rebords du verre et redescendent lentement au fond.

Au nez, des parfums de sucre à glacer, de vanille et de poivre viennent à la rencontre du miel et du chêne mouillé. Par la suite, puissance d’alcool et fruits verts frais complémentent l’ensemble, plus particulièrement la poire fraîche.

L’entrée en bouche est bien mielleuse et sucrée. Les fruits baignant dans le miel et la vanille sont par la suite brusqués par une poussée d’alcool et de poivre. Quelques notes légères de barriques « toasté » et de fumée se joignent à l’ensemble. Un peu de malt légèrement sucré arrive en début de finale.

La finale, relativement courte, est fruitée et boisée en même temps. Par la suite, le poivre et le sucre légèrement brûlé s’étire un peu. Petit bémol, on voudrait avoir peut-être un peu plus de longueur et de profondeur à la finale.

À première vue, on pourrait s’imaginer un autre blend insipide avec un marketing du tonnerre. Effectivement, le département du marketing a fait un excellent travail, mais détrompez-vous, nous avons affaire à un blend qui sort de l’ordinaire et offre un degré de complexité relativement intéressant et qui dépasse les attentes. On pourrait penser qu’il est fait pour des cocktails, mais c’est un excellent whisky à déguster « neat » ou « on the rock », comme à l’époque de la Prohibition, et à 35$, c’est pratiquement un prix de contrebande !

Canadian Club – Chairman’s Select 100% Rye (# 165)

165 F Canadian Club 100% ryeNom : Canadian Club – Chairman’s Select 100% Rye

Type : Whisky canadien 100% Seigle

Région : Ontario, Canada

Taux d’alcool : 40%

Site web : canadianclub.com/rye

Prix : 26$

Disponibilité : SAQ #12592980

Le « buzz » pour les whiskies à haut pourcentage en seigle bat son plein (lesquels contiennent souvent entre 90% et 100% de seigle), tant chez nos voisins du sud que chez nous. On peut constater que depuis quelque temps, la majorité des grandes distilleries d’Amérique du Nord offre de plus en plus ce type de whisky. Ce n’est vraiment pas surprenant quand on remarque la popularité qu’ont connue les whiskies comme Lot 40 et Alberta Premium au Canada et Whistle Pig et Sazerac aux États-Unis. Même le « 2016 World’s Best Whisky » de Jim Murray est un whisky canadien contenant 90% de seigle, mais ça, c’est un autre dossier…

Donc, nos bons amis de Canadian Club ont eux aussi emboîté le pas ils y vont « all in » et offre maintenant le « Chairman’s Select 100% Rye » que je déguste aujourd’hui.

Ma dégustation :

Couleur : cuivre franc, reflets ambre, texture mince

Nez : épices de boulangerie, pain de seigle, sucre brûlé

Goût : seigle piquant, épices, sucre brûlé

Finale : seigle, épices, érable, un peu courte

Ce whisky de seigle canadien offre une robe cuivrée et remplie d’éclats ambre foncé, tout ce que l’on pourrait considérer assez classique. La texture semble par contre plutôt mince, aucune jambe ne se forme sur les parois du verre, seulement des centaines de petites gouttelettes qui demeurent en place.

Au nez, c’est une tonne d’épices de boulangerie et un bon pain de seigle bien chaud qui ouvre la parade. Par la suite quelques effluves de sucre brûlé et de vanille se mélangent à la cannelle, la muscade et le poivre. Par la suite, un peu de « pickles » ressort accompagné de quelques notes d’alcool.

En bouche, c’est vraiment le seigle bien épicé et piquant qui cogne fort. Par la suite les épices persistent et se noient dans quelques bouffées d’alcool. Le tout est rapidement adouci par un sucre vanillé et légèrement chauffé. Le poivre, les épices (particulièrement la muscade), quelques notes de barrique et le seigle reprennent le contrôle en début de finale.

La finale s’installe confortablement sur le seigle, les épices ainsi quelques notes de bois. Elle finit par être un peu sucrée, rappelant peut-être un léger sirop d’érable épicé. Elle est un peu trop courte à mon goût, mais on a simplement à reprendre une petite gorgée.

En ce qui concerne le rapport qualité-prix, à 26$ pour avoir un whisky qui est tout aussi agréable à siroter seul qu’en cocktail, c’est définitivement un incontournable. Par contre, Canadian Club est loin de faire l’unanimité auprès des amateurs de whisky, et même pour cet excellent whisky de seigle il est inévitable que « Haters Gonna Hate »… mais il ne faut surtout pas les écouter !

Bowmore 12 ans (# 162)

162 F Bowmore 12 ansNom : Bowmore 12 ans

Type : Scotch single malt

Région : Islay, Écosse

Taux d’alcool : 40%

Site web : www.bowmore.com/whiskies/12-years-old/

Prix : 58,75$

Disponibilité : SAQ #330803

Le Bowmore 12 ans, quel classique ! Ma passion et mon intérêt pour le scotch et le whisky en général a débutée avec bien sûr le Lagavulin 16 ans. Mais c’est avec le Bowmore 12 ans et le Laphroaig Quatrer Cask que j’ai vraiment commencé à tripper sur Islay, sa fumée, sa tourbe maritime et ses notes iodées. Je ne peux pas croire que c’est la 162e fiche de dégustation sur mon blogue et que je n’avais pas encore parlé de ce classique !

Ma dégustation :

Couleur : Jaune or, reflets or pur, sirupeuse

Nez : Huile de citron-orange, maritime, tourbe mielleuse

Goût : Citron, fumée et tourbe saline, légèrement floral

Finale : Longue et persistante, citron, tourbe, saline

La couleur de ce classique est d’une beau jaune doré et offre de beaux reflets d’or pur, quelle belle couleur invitante. En faisant tournoyer le liquide dans le verre, plusieurs minces coulisses se forment et tentent de redescendre au fond du verre, mais en vains, elles se brisent en plusieurs petites gouttelettes.

Au nez c’est de l’huile de citron et d’orange rappelant un peu les nettoyant à meubles (Murphy’s) qui se mélange à quelques pointes maritimes et iodées. Ensuite, la vanille et une tourbe légèrement mielleuse prennent la relève. Plus le scotch s’ouvre, plus la fumée et la tourbe dominent.

En bouche, c’est un classique qui me rappelle de nombreux souvenirs de jeunesse… les merveilleuses soirées à discuter avec mon père et mon frère au salon, de festivités familiales, de longues soirées de pelletage de tempête de neige… Excusez pour ce moment d’égarement dans mes souvenirs… quelques notes de citron et de fumée se mélangent avec une tourbe légèrement mielleuse et quelques notes iodées et maritimes. Par la suite, c’est curieusement floral, la tourbe sort un peu plus végétale et florale, mais demeure quand même fumée et maritime.

En finale, la tourbe et les notes salines se mélangent à une fumée légère et réconfortante. Que demander de plus d’un classique. Petit bémol, ce classique me semble un peu moins « peat & smoke » que dans mes souvenirs. Après quelques recherches sur le web, j’ai cru comprendre que pour la « nouvelle » version de son 12 ans, Bowmore l’aurait rendu un peu moins agressif et plus accessible, et ce, fort probablement pour rejoindre un plus grand public. C’est quand même une bouteille que je vais désormais garder à la portée de la main… Ne serait-ce que pour le côté nostalgique…

Merci encore ‘Pa !

Alberta Premium – Dark Horse (# 159)

159 F AP Dark HorseNom : Alberta Premium – Dark Horse

Type : Canadien 100% Rye (seigle)

Région : Alberta, Canada

Taux d’alcool : 45%

Site web : n/a

Prix : 34,50$

Disponibilité : SAQ #12729421

Alberta Distillers Ltd, située à Calgary, Alberta, produit le très populaire « Alberta Premium Dark Horse». C’est un whisky fait à 100% de seigle (rye). Il n’est pas fait mention de son âge sur la bouteille, mais il serait fait d’un assemblage de whisky de seigle âgé de 12 ans et de « Small Pot Rye » âgé de 6 ans. Dans le passé, Alberta Distillers Ltd ont également offert de majestueux whiskies 100% seigle de 25 et 30 ans qui ont été louangés par les critiques, mais qui sont malheureusement complètement épuisés. Voyons maintenant cette version dite Dark Horse !

Ma dégustation :

Couleur : cuivre rougeâtre, reflets ambre-foncé

Nez : butterscotch, cassonade, fruits des champs

Goût : sucré, épicé, fruits, bois sec

Finale : Longue, sucrée et épicée, fumée légère

Ce whisky de seigle canadien aborde une couleur relativement foncée, d’un cuivre tirant quasiment sur le rougeâtre offre des reflets ambre-foncé et profonds. Quant à la texture, elle me semble un peu mince, les coulisses sont peu nombreuses, minces et ne parviennent pas à redescendre dans le verre.

Au nez, c’est rempli de butterscotch bien crémeux, mélangé à une cassonade chauffant légèrement dans le beurre et de fruits des champs comme la framboise et la mûre. Par la suite, le seigle croquant, la muscade, la cannelle et la vanille accompagnent le tout avec quelques notes boisées.

Dès l’entrée en bouche, c’est sucré et piquant comme un bon sucre à la crème qui a été légèrement épicé à la cannelle et la muscade. Par la suite les fruits des champs reviennent et s’accompagnent de seigle, d’un peu de poivre et de bois sec. Une petite pointe de fumée (très légère) fait son apparition à l’arrière-plan.

La finale est sucrée et épicée. La cassonade et les épices de seigle sont bien présentes et persistent de longs moments. Puis une légère amertume boisée s’accompagne d’une très légère fumée pour s’étirer pour un bon moment.

Un hype incroyable entourait ce whisky à sa sortie et les premières bouteilles au Canada se sont envolées très rapidement (pas disponible à la SAQ au lancement). Quelques mois plus tard il fût disponible à la SAQ j’ai donc sauté sur l’occasion. Je dois avouer qu’à la première gorgée… Oh mais quelle déception ! Je le trouvais quelque peu ordinaire et fade… peut-être était-ce mes « too high expectations »? Qui sait…

Maintenant, après quelques verres, je dois me raviser, c’est un excellent whisky, remplie de saveurs tant raffinées que rough ! Une belle et bonne bouteille à avoir en permanence à la maison et son prix n’est vraiment pas un obstacle, mais quand vous le voyez, n’attendez pas car il pourrait disparaître de nouveau !